www :: CONTEXTE
www :: REGLEMENT
www :: LE PAS A PAS
www :: AVATARS/POUVOIRS PRIS
www :: METIERS
RPs/demandes libres
Rien pour le moment


NOMS

POUVOIRS
Nakunaru Academy

Partagez | 
 

 Et si la vie était un roman à l'eau de rose? {Megumi}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage



Invité

Invité


Message Sujet: Et si la vie était un roman à l'eau de rose? {Megumi}   Lun 8 Aoû - 15:35


La fin de la dernière heure de cours allait bientôt sonner. Eiji regardait le professeur parler comme si ce dernier ne savait pas que dans exactement une minute et trente-trois secondes la cloche allait retentir dans le couloir et que tout les élèves présents dans la classe allaient déguerpir le plus vite possible, pour vaquer à des occupation bien plus distrayantes. Or, le professeur, lui parlait comme si cette heure n'allait jamais se finir, et il était bien le seul à être passionné parce qu'il disait. Même Eiji, alors qu'il était l’archétype de l'élève studieux, ne l'écoutait que d'une oreille, et, chose rare dans ses habitudes, il jeta un bref coup d’œil à sa montre en soupirant : plus que quinze secondes.
Le jeune homme n'avait pas vraiment « d'occupation distrayante » à laquelle se consacrer, il n'avait que les bouquins en tête. Tandis que les autres garçons de la classe sortiraient avec leurs petites amies, ou iraient faire un tour au batting center, Eiji serait dans un coin ou il serait sur qu'on ne le dérange pas, en train de tourner les pages d'un gros livre tiré de son immanse bibliothèque (enfin, immense, il n'avait pas pu tout ramener de son ancien chez lui). Par là, Eiji était quelqu'un qui sortait de l'ordinaire, mais il devait surtout être une personne très ennuyeuse. La sonnerie se fit entendre, à la secondes ou Eiji l'avait prédit, alors que tous les élèves fourraient en vitesse leurs affaires dans leurs sacs et sortaient, lui prit son temps pour ranger ses affaires, et sortit un livre de son sac, sans bouger de sa chaise et sans quitter sa position assise. Il en profita pour prévenir le professeur qu'il resterait un peu plus longtemps dans la salle, et qu'il se chargerait de fermer la porte lui même. Il n'écouta pas la réponse du professeur, il savait que ce dernier, et ses collègues avaient une confiance aveugle en l'élève studieux qu'il était.

Le jeune homme était installé au dernier rang, vers la fenêtre. La place que tout le monde voulait avoir pour ne pas se faire remarquer quand il regardait par la fenêtre quand les cours devenaient ennuyeux. C'est donc aussi la place de ceux qui passent inaperçus, ceux qui se camouflent tellment bien dans le décor par leur banalité qu'ils finissent par se faire oublier. Eiji ne savait pas vraiment si ses camarades se préoccupaient de son existence ou non, mais ça ne les empêchaient pas de lui demander ses devoirs pour rattraper les cours qu'ils n'avaient pas suivi. En général, quand la raison de leurs lacunes était leur manque d'attention en cours, il se faisaient gentiment rembarrer par Eiji qui leur refusait de façon très direct cette aide qui aurait pu lui être précieuse. C'est vrai quoi. A quoi bon aider des cas qui sont – selon Eiji – desespérés. Si il n'y a rien a faire, autant ne rien faire.

Eiji avait donc ouvert son livre – un de ses nombreux romans à l'eau de rose, dont il gardait sa large collection à l'abri des regard – et commença à le dévorer tranquillement avec un sourire aux lèvres. Sourire provoqué par la naïveté du scénario. Enfin, c'était assez commun pour un Roman de ce genre :
Sachiko était amoureuse de Yousuke au début du roman, mais un mystérieux inconnu, Akira, vint troubler l'idylle de Sachiko et Yousuke. Prévisible. La jeune femme ne tarderait pas à être tiraillée entre ces deux bellâtres, même si le lecteur présentait déjà que Sachiko allait abandonner Yousuke, qu'elle finirait par trouver fadasse, et vivrait une aventure sans pareille avec le ténébreux Akira...
C'est comme si tout avait disparu autour d'Eiji, il était dans sa bulle, et n'entendait plus rien. Du tout. Et c'est a peine s'il aurait fait attention si quelqu'un se plantait devant son bureau et lui retirerait sa chaise pour lui faire une mauvaise blague. Enfin, à quoi bon? Qui préférerait rester à l'école plutôt que d'aller s'amuser dans la petite ville du campus?


Revenir en haut Aller en bas



Invité

Invité


Message Sujet: Re: Et si la vie était un roman à l'eau de rose? {Megumi}   Mar 30 Aoû - 11:31


Tic, tac. Sa petite montre indiquait que la sonnerie allait retentir. Les petits bruits des stylos, les chuchotements des élèves, toutes ces choses qui montraient que Megumi était nulle part ailleurs qu’en cours. La tête posée sur ses bras, les yeux totalement clos, la brunette semblait ne plus écouter, elle était là, immobile, à songer, encore et toujours. Comment sa vie serait si elle n’avait pas ces dons étranges ? Comment sa vie serait si cette école n’existait pas ? Comment sa vie serait si son esprit n’était pas … dérangé ? Comment sa vie serait si … Avec des « et si », il était si simple de reconstruire tout un monde … Tout un univers pouvait s’écrouler, si tous les « et si » prononcés ou même pensés se réalisaient. Ce serait tellement différent … Mais son monde pouvait s’écrouler. Elle s’en fichait. Totalement. Personne ne la retenait, ici bas. Rien ne lui demandait de rester, rien ne lui demandait de continuer sa petite vie. Pourtant, elle restait, âme errant dans l’espoir de trouver des personnes … compréhensives ? Adorables ? Normales mais amusantes ?

Life is a Game, we play.

Oui … Si la vie était un jeu, tout serait beaucoup plus drôle. Tellement plus drôle. Tellement plus … intéressant. La vie en elle-même ne représentait de l’intérêt que lorsqu’il se passait des choses. Des meurtres ? Pourquoi aller si loin ? Rien ne nécessitait la mort de quelqu’un … Tac, tac, tac. Un stylo qui brise ses songes. « SILENCE ! », aurait-elle pu hurler si le professeur n’était pas là. « S’il n’était pas là ». Encore un si. Comme toujours. Il n’y avait que ça. Et les chuchotements repartirent, tintamarre incessant d’élèves agacés. Possibilité de balancer un stylo ? Acquise. Probabilité de le faire ? 100%. Cible acquise ? Encore en recherche. Elle tourna doucement la tête et, au moment où son petit rêve sadique s’apprêta à prendre forme …

Driiiiing~ ♪

Un soupir. Un long soupir. « Putain. », voilà l’expression qui lui traversa l’esprit. Elle passa si vite que Megumi s’étonna toute seule. C’était une journée qui commençait totalement de travers et qui allait sûrement continuer de la même manière. À moins que. Faut être un peu … fou, non ? Megu’ se leva, attrapant son sac – qui n’avait pas été ouvert –, se dirigeant vers la sortie. Une longue marche allait débuter, une marche bien lente … ou presque ? Dans sa tête se passaient tout un tas de choses. Des gages délirants et autres débilités en tout genre. Oh oui, elle était folle. Oh oui, c’était marrant de voir toutes ces images. Puis, d’un coup, elle passa sa main dans sa poche, cherchant son MP3 quand …

    « Et merde. »


Un juron. Esthétique pour une demoiselle, n’est-ce pas ? Bah, qu’à cela ne tienne. Plus qu’à faire demi-tour. « Les poneys dansent, au clair de la luuuune~ et Alice, douce Alice, a perdu la vue en voulant contempler les arcs-en-ciel qui leur sortaient du derrièèèère~ Pauvre Alice, pauvre Alice, on ne pleurera pas ton suicide ~tralalalala ♫ ». Quelle jolie chanson ! Magnifique, juste magnifique ! Encore plus esthétique ! C’en est … excitant. Megumi se mit à rire, toujours aussi dingue, avançant à son rythme, sachant que quiconque poserait ne serait-ce qu’un doigt sur son lecteur finirait étripé. Hm, du sang. Si ce n’est pas magnifique, de voir le sang couler … C’est toujours mieux, toujours … meilleur. Le sang, le rouge, cette délicieuse odeur … Mais c’en était encore plus amusant lorsque l’excitation était à son comble. Cage aux folles ? Amusement total, non ? C’était si sadique comme attaque. Elle s’en mordilla la lèvre. Quel excellent manège. Quel excellent don.

Tournent, tournent les chevaux dans mon esprit. Se joue encore la mélodie de ton sommeil éternel, dans mes rêves éphémères. J’entends ta voix, laisse-moi encore te toucher. Tu sens mon corps, laisse-moi encore te sentir. Désire-moi. Crie mon nom. Dis-moi que tu m’aimes. Encore. Je ne t’entends plus. Où es-tu ? … Si loin …

Nouveau soupir. Puis, doucement, elle retourna dans la salle, remarquant que l’un des élèves n’était pas parti. Il était là, assis à cette table, plongé dans … plongé dans quoi ? Un pas. Puis deux. Des pas de souris. La Kanetsu pencha la tête doucement. Un livre. Voilà ce qu’il faisait. Il lisait. Quoi comme livre ? Aucune idée. Et … c’était pas trop la préoccupation. D’un pas félin, la demoiselle retourna jusqu’à la table où elle s’était assise, non-loin de celle du jeune homme, récupérant son lecteur.

Une fois parée pour repartir, elle passa non loin de lui, manquant son sac, s’étalant dans un gros « boum » à cause de celui-ci. Aaaaah, maladresse, douce maladresse … Quelle vilaine maladresse. Un sourire naquit sur les lèvres de la jeune femme. Un sourire moqueur. Intérieurement, une grande foule de personnes se moquait d’elle. C’était ses propres moqueries qu’elle affrontait. Et ce n’était pas réellement déplaisant.

    « Ha … Haha … Hahaha … »


Citation :
Désolée du temps et de la qualité médiocre du RP =.=


Revenir en haut Aller en bas



Invité

Invité


Message Sujet: Re: Et si la vie était un roman à l'eau de rose? {Megumi}   Mer 31 Aoû - 6:02


Seul. La solitude. Eiji avait toujours préféré être seul que mal accompagné. La compagnie des autres ne lui apportait généralement que de l'ennui de toute façon. Cependant, même si il appréciait sa solitude, il n'était pas un « sans amis », enfin, pour l'importance qu'ils avaient à ses yeux. Ils servaient généralement de substitut affectif. C'est agréable d'être entouré de personnes qui rient ensembles, mangent ensembles... Font tout ensemble. C'est ça qui dérangeait le jeune homme : est-on vraiment obligé de tout faire avec les autres? N'ayant jamais pu réellement compter sur quelqu'un, il ne savait pas comment on pouvait se retrouver accroché, attaché à une autre personne.
Par amour? Ah. L'amour. Si on prenait l'amour comme le percevait Sachiko et ses deux bellâtres dans son bouquin... C'était simple, et superficiel. Donc inutile. Sans intérêt.

Boum!
Un bruit tira Eiji de son bouquin. Il leva le nez et regarda à droite, à gauche, puis baissa les yeux pour voir une jeune femme, une de ses camarades à l'évidence, étalée par terre. Par précaution, il ferma son livre et le rangea dans la case de son pupitre, tout le monde avait son secret, et lui, il ne tenait pas trop à ce qu'on critique ou se moque de son attrait pour les romans niais à l'eau de rose. Il regarda la fille qui semblait jouer à la serpillière sur le linoléum de la classe. Eiji était un peu surpris, sur le coup, mais une fois la surprise passée, la serpillière était encore par terre. Il ne trouvait pas cette scène particulièrement amusante, ni pathétique.
Eiji remonta ses lunettes sur son nez et regarda sa « camarade-vashingue » par dessous ses lunettes.

« Ha … Haha … Hahaha … »

Ah. Elle, par contre, cette situation semblait l'amuser. Enfin, elle riait jaune... Il vaut mieux en rire qu'en pleurer, remarque. Il aurait été dans de beaux draps si elle avait fondu en larmes, tout d'un coup, devant lui. Il eut un sourire narquois, il s'installa de profil sur sa chaise, en faisant reposer son bras sur le dossier. Un son finit par sortir de sa bouche, un des premiers de la journée, mis à part les bonjours et les politesses de ce matin.

« Il y a donc des gens assez maladroits pour s'affaler sur le sol d'une classe vide... »


De l'ironie? Non, pas venant de Eiji. Il ne voulait ni la rabaisser, ni s'attirer sa sympathie, il ne faisait que constater les faits. Ceci dit, il se remis normalement sur sa chaise, et plongea sa main sous son pupitre pour aller y chercher son livre. Une fois le bouquin à nouveau en main, il posa son sac sur la table et y remit l'ouvrage. En refermant son sac, il jeta un nouveau coup d'oeil à sa camarade, et reprenant sa pose de profil, s'adressa à nouveau à elle :

« Tu sais, je ne crois pas que le sol soit très propre, la femme de ménage n'est pas encore passée dans la salle, cette semaine... »



/HRP: Pas de problèmes, les pannes d'inspi' ça arrive à tout le monde :3/

Revenir en haut Aller en bas



Invité

Invité


Message Sujet: Re: Et si la vie était un roman à l'eau de rose? {Megumi}   Dim 4 Sep - 8:41


Par terre. Étalée. Les bras en avant. Idiote. Maladroite. Folle. Amusante. Ou plutôt pathétique ? Les deux derniers adjectifs ne lui allaient pas, dans cette situation. Elle était tombée, maladroite, se retrouvant dans un tête à tête magique avec le sol de la classe, sous les yeux d’un être quasiment inconnu. Oui, elle s’était étalée là, comme une pauvre chaussette que l’on aurait lâchée sur le sol. Bravo. Pas très maligne, la Megumi.

Une voix. Dans le néant de son esprit. Une voix. Masculine. Une voix. Celle de celui qui était là. De toute façon, dans cette salle, il n’y avait qu’eux deux. Personne de plus. Un rat de bibliothèque et une folle insouciante. Chances qu’il y ait un dialogue constructif : Aucunes. Chances qu’elle fuit : … Faibles. Chances qu’il y ait un gros silence : Fortes. Hm … Megumi soupira, reprenant ce qu’avait dit le jeune homme. « Il y a donc des gens … » Eh bien oui, il y a des gens … Des gens quoi, déjà … ? « assez maladroits » Oui, il y a des gens assez maladroits, partout, tout le temps, Megumi faisant parti de cette espèce étrange qui est capable de « s'affaler sur le sol d'une classe vide... » … Malheureusement pour lui ? Tout le monde pouvait s’y étaler, non ?

Évidemment, cette remarque pouvait être prise de bien des façons. Mais Megumi ne s’en fichait pas spécialement, c’était une simple remarque, un constat comme un autre, une phrase qui, au moins, se détachait des habituels « Haaaan, tu vas bien ?! Tu ne t’es pas fait mal, j’espère ?! ». Il montrait ainsi que ce n’était pas qu’un simple être banal comme on en voit partout et qui miment presque à la perfection cette réaction ridicule. Oui, elle s’était cassé la figure. Mais non, elle ne voulait pas de compassion … ou d’intérêt. Ou quoi que ce soit, en fait.

Megu’ soupira, regardant autour d’elle. Oui, le sol. Il n’y avait que le sol et le bas des tables qui l’entouraient. Les pieds de … Euh … C’était quoi son nom, déjà ? Pas le temps d’y réfléchir. Même si … Sa présence ici bas devait signifier qu’il ne voulait pas forcément sortir, donc, qu’il aimait la solitude. Et il lisait. Donc, une fois encore, il devait aimer … les cours ? La chaleur d’une salle de classe ? Être seul pour lire un bon livre ? Quel genre de livre ? Hm … Questions sans réponses pour l’instant. Qui finiraient par être des mystères éclaircis. C’était sûr.

    — Malheureusement pour ces gens … Donc malheureusement pour moi, oui, il y en a qui sont assez maladroits pour tomber … Dans une classe vide.


Un nouveau soupir, alors qu’elle constatait les dégâts. Sa tête, heureusement d’ailleurs, allait parfaitement bien. Ses mains, par contre … Et puis ses genoux, avec le frottement, étaient sûrement un peu irrités. Mais tant pis. Ça finirait par passer. Espérons. Il continua, lançant un conseil à l’attention de la brunette. Le sol. Sale. Pas lavé. Nouveau soupir. La demoiselle se redressa, préférant ne pas rester comme une crêpe sur le sol durant toute la journée.

Désormais sur les genoux, elle repensait au fait que non, il n’était pas banal, il ne faisait pas … comme tout le monde. Encore une fois, il aurait pu lui demander si elle désirait une aide quelconque, une main tendue pour l’aider à se redresser, il aurait pu faire … comme tout le monde. Faire quelque chose de faux. Eh bien non, il était honnête. Cet être ne se préoccupait pas de ces broutilles. Une gamelle ? Oui, et alors ? Elle en verra d’autres. La saleté ? Hm … il faudrait peut-être l’éviter, non ? Et voilà, c’était tout, pas besoin d’en demander plus après tout. De toute façon, pourquoi désirer quelque chose d’inutile ? Megumi sourit, se mettant totalement debout, quittant le navire de ses pensées. Elle epousseta tout de même ses vêtements avant de reprendre la parole.

    — Hmph … Merci ? M’enfin. Ce n’est sûrement pas grand chose.


La demoiselle haussa tout bêtement les épaules. C’était rien. Rien de plus qu’une simple phrase prononcée du bout des lèvres, non, rien de bien extraordinaire. Bref. Il fallait maintenant en revenir aux choses … banales. Des sourires, des regards ? Non. Des mots, encore des mots, des blablas, pour passer le temps. Ou … rien du tout. Puis elle regarda son lecteur, ne l’ayant pas regardé tout à l’heure. Avec la chute, l’écran s’était fissuré. Maliiiin~ … Elle soupira encore, assez sur les nerfs. Là, la demoiselle aurait pu balancer de jolis jurons bien malpolis. Mais … non. Elle ne le fit pas. C’était … juste un écran cassé … Non, non, c’était bien plus. « Et merde. » finit-elle par étouffer.

    — Bon … Bah tant pis. Passons. Tu lisais quoi de beau, avant mon arrivée ?


Eh oui, le livre avait disparu … Disparu depuis qu’elle était là. Plusieurs hypothèses pouvaient être données mais deux d’entre elles furent prononcées par Megumi, les deux plus … plausibles, peut-être.

    — Tu as fini par le ranger parce que je suis venue jusqu’ici … Pour parler ? Pour faire autre chose ? Ou, au contraire, parce que ce que tu lisais est … personnel ?


Et toc ? Bah, elle finirait par savoir. Enfin … Peut-être.


Revenir en haut Aller en bas



Invité

Invité


Message Sujet: Re: Et si la vie était un roman à l'eau de rose? {Megumi}   Sam 1 Oct - 6:44


La fille resta à terre encore quelques instants. Des instants qui avaient du lui servir à assimiler les propos qu'il venait de lui adresser, peut-être avait-elle aussi pris le temps de se demander ce que lui faisait ici, à lire.. N'importe qui penserait qu'il aurait meilleur endroit pour ce genre d'activités. Jusqu'à aujourd'hui, Eiji pensait qu'il serait toujours au calme dans une salle de classe. Eh ben, il s'était trompé pour une fois. Elle avoua d'une voix blanche que oui, elle devait être maladroite pour être tombée aussi bêtement, Eiji ajouta un hochement de tête après cette dernière réplique, sans que la fille ne le remarque, cependant.
Il observa du coin de l’œil sa camarade se relever avec précautions, et elle passa sa main sur sa tête et regarda ses main et ses genoux pour voir si elle ne s'était pas blessée, et non, elle n'avait rien. Son état n’inquiétait nullement Eiji, de toute façon, ce n'était pas sa faute à lui si elle s'était ramassée de la sorte

Il l'entendit pousser un grognement et lui adresser un « merci » cynique une fois qu'elle fut debout. Quoi? Parce qu'il aurait dû l'aider à se relever aussi? Bon ,c'est vrai qu'il était resté là sans bouger, en attendant... Pff, ça lui faisait penser à cette scène de son bouquin ou cette cruche de Sachiko trébuche sur une racine pendant une balade en forêt avec son petit ami. Yousouke lui avait tendu sa main et l'avait aidée en disant que « c'est tout naturel, je suis un gentleman! ». Eiji n'était ni le petit ami de cette fille – dieu merci pensa-t-il – ni un gentleman. Pour toute réponse, il adressa un sourire narquois à sa camarade.

Il soupira à son tour, et finit par se lever lui aussi, se retrouvant debout à côté de « Miss Serpillère ». Il allait prendre son sac et partir lire ailleurs, à la bibliothèque, peut-être bien. Mais il entendu à nouveau la fille parler. Ce qu'elle était bavarde, celle-là! Enfin, à côté de lui, tout le monde l'était, bavard... Voilà qu'elle voulait s'enquérir de ce qu'il lisait avant qu'elle n'en arrive là. Merde... Eiji n'allait pas lui dire qu'il lisait un roman débile débordant de niaiseries rose bonbon.
Mais elle revint à la charge, se mettant à poser des questions, maintenant... Qu'est-ce qu'elle voulait à la fin? Se pourrait-il qu'elle ait trébuché juste à côté de lui alors qu'elle tentait de lire par-dessus son épaule? Avait-elle vu? Eiji se retourna vers elle, ne laissant aucun sentiment de panique ou d'animosité paraître sur son visage... Un peu, que c'était personnel, ses lectures... Enfin, ce serait suspect de cacher ce qu'on lit... En général, on répond facilement à la question « tiens, c'est quoi que tu lis? ». Il allait lui répondre franchement... Avait-il vraiment le choix?


« Oui, c'est personnel. Et je te conseille de ne pas essayer d'en savoir plus. »



Sur ce coup là, Eiji ne savait pas si il avait été assez convaincant... Au pire si la fille continuait, elle finirait par se lasser, car il ne donnerait aucune réponse qui pourrait la satisfaire. Ou alors, peut-être était-elle assez polie pour comprendre qu'il ne fallait pas rentrer dans l'intimité des gens. Il y avait une autre solution, engager la conversation avec cette fille et parler d'autre chose... Mais sa camarade avait l'air drôlement entêtée. Tant pis, Eiji était déjà lancé, et il ajouta :


« Et toi? Pourquoi être venue ici? Si tu voulais être tranquille, il a beaucoup d'autre salles vides dans lesquelles tu pouvais t'asseoir... Et dans lesquelles tu ne te serais pas vautrée en essayant d'espionner les lectures d'un autre. »



Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé



Message Sujet: Re: Et si la vie était un roman à l'eau de rose? {Megumi}   




Revenir en haut Aller en bas
 

Et si la vie était un roman à l'eau de rose? {Megumi}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nakunaru Academy :: 
Archives
Archives
 ::  Bye Bye... :: RPs
-
Sauter vers:  

Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit