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Nakunaru Academy

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 Quand on veut, on peut ! [Yuyu ♥]

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Message Sujet: Quand on veut, on peut ! [Yuyu ♥]   Lun 8 Aoû - 14:10







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C
hangement de plan.

Ah, il est huit heures, est tu as déjà envie de te casser. Et oui, tu es comme ça. Tu es le genre de nana qui ne tient pas en place pendant cinq petites minutes. Alors rien qu'imaginer passer tout un LUNDI en cours, ça te fais sombrer dans les abysses du désespoir. En fait, le lundi n'est pas un jour particulièrement éprouvant, mais c'est quand même de la torture. Parce que c'est le début de la semaine. Alors quand tu penses que t'as encore quatre autres jours comme celui-là pour être en week-end, c'est déprimant.

Tu marches alors péniblement dans la rue, en direction de l'académie. Tes pas sont résistants, à un tel point que tu pries pour te faire kidnapper par un violeur psychopathe. Non, en fait tu conjures le sort. Parce que quand même c'est trop grave, ça. C'est un truc qui t'arrive souvent. Tu espères un truc, et après tu te dis à toi même que tu annules ton souhait. Ou quand tu te fais des défis du style « Il faut que je sois couchée avant de Laz' sorte des toilettes ». Alors tu inventes un autre truc moins grave pour te sortir de cette situation.

Mais en attendant, tu marches vers ton école. La musique à fond dans les oreilles, tu ne fais pas attention à ce qui t'entoure. C'est bien pour ça que tu faillis te faire écraser à chaque traversée, ou que tout les passants te râlent dessus dès que tu les cogne. Mais pourquoi y'a-t-il tellement de monde aujourd'hui, aussi ?! Peut être parce qu'il fait super beau. Mais il fait aussi super chaud, ce qui est plus un inconvénient qu'autre chose, tu trouves. Qu'y a-t-il de bien à suer comme un porc sous un soleil de plomb ?

Tu es presque arrivée. Tu faire passer le temps (et ralentir tes pas), tu sors ton portable pour démarrer un jeu. Oui, tu arrives à te concentrer dans un jeu sur portable ET à marcher en même temps. Ça, c'est une technique que tu as maitrisé au fil du temps. Sauf que bien sur, et c'est là tout son avantage, tu marches moins vite. Tu espères donc arriver en retard dans ton cours de japonais.

Sauf que là, il y a une faute dans ta technique. Un élément imprévu, quelque chose de vicieux, de pervers, de sale, d'hideux, d'horrible. Oui, je parle bien de ça. Du papier journal fraîchement posé sur le sol. Et c'est donc lui, qui te fais te casser la gueule contre le douloureux béton froid qui constitue la route. Tu ramasses alors ton assassin fortuit d'une main rapace et frustrée.

Tu lis vite fait ce qu'il y a écrit dessus, parce que tu te fais chier. Ouais, Nakunaru, truc, Zoo. Et là, tu entends un petit déclic dans ton cerveau à la lecture de ce mot : Zoo. Tes yeux s'illuminent. Tu vas faire « l'école buissonnière ». En fait, tu ne sais pas pourquoi tu viens d'appeler ça comme ça, mais bon. Peut-être pour la classe, en fait. Tu mets donc ton plan à exécution tout en laissant retomber le papier sur le sol.

Au lieu de continuer vers l'établissement, tu tournes à gauche, direction zoo. C'est comme tout à coup, tu étais de super bonne humeur. Tu as envie de courir jusqu'à être super essoufflée, de danser jusqu'à tomber par terre comme une couillonne et tout. Tu enchaines alors de petits pas dansants, très mal reçus par les autres gentils citoyens qui te le font remarquer à coup de « On se calme, mademoiselle ». Mais toi aujourd'hui, tu as décidé que tu allais t'éclater. Tu leur réponds donc très vulgairement en leur montant ton majeur fort bien manucuré. Parce que personne ne doit dicter ta conduite.

Au bout d'un joli chemin fleuri, tu aperçois de loin un grand complexe, ledit zoo. Tu avances donc sûre de toi jusqu'au bâtiment. Oui parce qu'en fait, avant, tu croyais que tu t'étais perdue, mais ça, il faut pas le dire, c'est tout. C'est un dossier confidentiel perturbateur et fouteur de honte.

Tu n'es jamais allée dans un zoo. Alors tu crois que ça va être super méga génial et tout, que tu vas croiser des chocobos et des Ultros en liberté, tout ça. Mais du tout. Tu ne le sais pas encore, hein, alors on va pas te casser ton délire, quand même. Tu arrives donc devant l'immense truc qui n'est pas sans t'impressionner. Tu observes de loin avant de t'avancer. Et c'est là que tu commets une erreur inattendue.

Tu remarques … la caisse. Et oui, le zoo, ce n'est pas gratuit. Tu es dégoutée. Sauf que c'est toi, attends. Tu as décidé que tu irais au zoo, alors tu IRAS au zoo. Tu commences par faire le tour du complexe pour trouver une faille. Ça tombe bien, il est au ciel ouvert.

Tu avances à pas de loup, comme si ça te rendait plus discrète. Tu te régales de ton délit. Tu adores commettre des infractions. Sauf que cette fois, c'est du sérieux. Genre Splinter Cell, quoi. Tu repères un grillage un peu abimé, facilement cassable. Ça, tu l'avais déjà fait des millions de fois, alors c'était une simple formalité pour toi.

La main tremblante, tu t'approches du grillage le plus discrètement possible. Et oui, même si c'est une tâche facile, il ne faut pas se faire repérer. Qui sait ce qui pourrait t'arriver. Tu n'as pas envie d'atterrir au poste, non plus. Fopadékonner. Parce que même si tu veux faire passer le temps, t'as pas envie d'avoir des problèmes. Déjà que t'as failli te faire péter la gueule par des passants en colère avant, tu veux pas en avoir plus.

Tu t'accroupis. Tu regardes à gauche, puis à droite. Personne en vue. Tu peux donc t'atteler à ta tâche. Tu commences par faire tourner les branches inférieures, puis celles encore au dessus, ainsi de suite. Bien sur, tu devras ramper sur le sol pour pouvoir passer, alors tu vas te salir, mais tu t'en fous.

Voilà, opération terminée. Tu as réussi à ouvrir suffisamment le grillage pour pouvoir passer en rampant. Tu t'apprêtes donc à te coucher sur le sol. Mais d'abord, tu dois changer ton portable de poche, parce que sinon il sera écrasé. Oui, tu es toujours très soigneuse avec ton petit portable. Une fois allongée, tu commences à ramper discrètement pour passer de l'autre coté.

Tu es vraiment capable de faire n'importe quoi pour t'amuser, ma petite. Tu es tellement imprévisible. Et tellement innocente. Tu ne sais pas vraiment la gravité de tes gestes, puisque tu es une enfant. Mais tu es une enfant criminelle, aussi.

Changement de plan. Tu préfères jouer à Splinter Cell.

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Message Sujet: Re: Quand on veut, on peut ! [Yuyu ♥]   Jeu 11 Aoû - 20:15


Je n’étais pas prêt…Pas près du tout…J’étais arrivé hier à l’académie et aller en cour aujourd’hui était complètement impensable et au dessus de mes moyens. J’ai besoin de me calmer un peu, de me remettre de mes émotions d’hier. Maman avait compris, elle savait très bien que même si je détestais manquer les cours, je ne pouvais me permettre d’y aller car c’est certain qu’avec l’anxiété de la veille, j’aurais eu 99% des chances de faire une crise d’anxiété en cour et c’est pour cette raison qu’elle a accepté de motiver cette absence à la secrétaire... Par contre, demain, je n’aurai pas le choix ; Anxiété ou non, je ne peux manquer deux jours de classes de suites et surtout pas mes deux premiers.

Par contre, je n’avais pas l’intention de passé la journée couché, pas question ! Surtout par une belle température comme celle-ci. J’ai passé quelque temps hier à regarder le plan des limites de l’école. Vous savez quoi ? J’ai eu peine à y croire mais il y a un zoo! Oui…Un vrai de vrai zoo dans les limites…Surprenant hein ? J’en étais ravies, il n’y à rien que j’aime plus que les animaux, ils sont tellement mignons ! Le choix de l’activité de la journée à donc été plutôt facile. J’ai l’intention d’y aller seul, les animaux seront ma seul compagnie. J’ai beau avoir regardé le plan, je vais devoir chercher un peu car comme vous le savez déjà, mon sens de l’orientation est à -1000.

Je n’ai pas osé réveiller maman, elle aurait certainement voulu venir mais je préfère y aller seul, c’est en quelque sorte une façon pour moi de tenter de chasser la peur de la solitude, je dois travailler ce petit point de ma personnalité. Après tout… Il n’y à rien à être seul hein ? Rien du tout… Roh, voilà que je recommence à me ronger les ongles, je crois que je ne suis pas certain de ma dernière affirmation. Peut-être devrais-je faire revenir mon amie imaginaire ? Ha bien sûr…De quoi aurais-je l’air à parler seul ? Puis, à 12 ans, on a plus d’amis imaginaire, qu’est ce que je raconte ! Si je n’avais pas aussi peur du ridicule, Lily serait revenu depuis longtemps. Elle n’attend qu’un petit signe de ma part pour revenir. C’est elle qui m’a aidé lorsque mon père est mort. Sacré Lily, elle me remettait toujours le sourire. J’allais parfois même à me demander si elle était vraiment imaginaire. Hum…Je ne parlerai pas de mon père si je veux réussir à passé une belle journée.
Ce matin, en me regardant dans le miroir, je dois admettre que même si mes cheveux d’allures dépeigner me font paraître mignon, j’ai le goût de les brosser. De passer à autre chose. La seule raison pour laquelle je les laissais toujours d’allures dépeigner était de tenter d’imiter mon père. À présent que j’ai fais le deuil, je me demande si je ne ferais pas mieux de les peigner car …Même si ce n’est qu’un détail, peut-être que cela pourrait m’aider à passé à un autre stade de ma vie. Je secoue la tête négativement, je ne suis pas encore prêt ! Je me brosse les dents et file de la chambre avant de réveiller ma mère.

Dernier détail, j’ai oublié de prendre de l’argent, je re-rentre sur la point des pieds et prend l’argent dans la petite banque de ma mère…Je lui remettrai…Un jour ! Finalement, j’ai tout. Je peux partir ! J’entends ma mère bouger et je sors rapidement avant qu’elle me parle.

À gauche ou à droite ? À droite ! Enfin…Je crois ? Heureusement, cette fois, il y a quelqu’un dans le corridor, je lui demande donc timidement le chemin. Parfait, je sais maintenant où je vais. Je vois même la grille à présent. Je marche vers la caisse lorsque…Quelque chose attire mon attention. Quelque chose bouge sous la grille…Curieux, je me dépêche de payer et me dirige vers la grille. Ce quelque chose était finalement quelqu’un…. Je recule, je ne suis pas rassuré. Qui aurait la mauvaise intention de passé par infraction ? Et si ces intentions était mauvaise ? C’est une jeune fille…Pourquoi n’a-t-elle pas payé ? Et si son intention était de maltraiter une pauvre petite bête ? Humm..Mon pauvre Yuki, tu deviens complètement paranoïaque, me dis-je. De plus, plus je la regarde, plus elle à l’air inoffensive. Lorsqu’elle se relève, je me surprend même à lui adresser la parole….

-Hum…tu savais que…L’entré était là bas ?


Oui…Je n’avais pas trouvé mieux à dire…Pitoyable hein ? Je l’avoue, mais c’est déjà mieux que rien !





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Message Sujet: Re: Quand on veut, on peut ! [Yuyu ♥]   Ven 21 Oct - 9:49







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T
u te prends pour plus forte que ce que tu es.


C'est en fait putain de dur de te hisser par terre sans toucher cette grille hyper coupante, alors ça te surprend. Nan mais, sérieux, tu t'attendais à quoi ? T'as cru que t'aller rentrer par effraction dans le parc en entrant par une porte ? Bah nan ma vieille, tu es hardcore. Bah ouais, tu te hisses par terre comme un asticot qui veut devenir tireur d'élite, tu ouvres un grillage avec tes mains de tapettes, et en plus tu te salis comme si ta vie en dépendait.

Sauf qu'en fait, toi, tu n'aimes pas du tout être sale. En fait, ça t'as toujours insupporté. Cette sensation de crasse incrustée qui englue tout ton petit corps de jeune fille jusqu'à que tu sombres dans une dépression profonde, juste toi et ta crasse. Pire, tu as toujours envie de te gratter la tête, quand t'es sale. Malgré le fait que tes cheveux ne soient jamais gras, tu en as toujours l'impression. Comme si toute cette fausse graisse capillaire faisait apparaître des petites bestioles qui te bouffent le crâne.

Mais bon, là, tu t'en fous un peu, attends. T'es entrain de devenir une criminelle, quand même. T'es trop fière de toi. T'as l'impression que tu voles la Joconde. C'est dire, hein. Mais bon, tu continues donc à te hisser misérablement par terre en ramassant tout les détritus entreposés par terre. Mais bon, y'a pas de crottes de chien, alors c'est déjà pas mal. T'en juste plein de petits trucs végétal dans tes longs cheveux noirs et des tonnes des litres de terre boueuse sur ta magnifique robe de lolita préalablement achetée la veille.

Ton corps est presque entièrement extirpé du méchant grillage, alors tu t'accordes quelques secondes de pause face à ton exploit. Tu poses confortablement la tête sur le sol, puis tu commences à compter jusqu'à soixante. Ça, c'est un truc que tu fais souvent pour te reposer « juste quelques secondes» avant d'aller en cours. Tu fermes les yeux et tu comptes pour te reposer. Tu sais qu'à la fin de ce petit compte à rebours il faudra te lever, alors tu comptes ACCIDENTELLEMENT BIENSUR très lentement pour allonger le temps. T'es trop intelligente ma petite, même dans ton auto-punition t'essaie de frauder.

T'as l'impression d'être dans ton lit. En moins confortable et en plus piquant, mais t'as quand même l'impression d'être au lit. Mais tu en plus, même agglutinée au sol entre l'extérieur et le zoo, t'as l'impression que personne ne te voit, que tu réussis ton plan à merveille. Tu danses intérieurement à y penser. Cinquante-sept, Cinquante-huit, Cinquante neuf, Cinquante-neuf virgule cinq, Cinquante neuf virgule soixante-quinze... Soixante. Et oui, c'est arrivé. Tu rouvres donc les yeux pour finir ton périple criminel. Parce que si jamais tu n'ouvres pas le yeux, ton pacte sera rompu et les forces du mal s'acharneront sur toi, c'est bien connu.

Et après, c'est le drame. D'un seul coup, tu vois des pieds. Oui des pieds. Tellement effrayants, tellement méchants, vils, monstrueux, audacieux, FALLACIEUX. Et puis, les pieds, ça se ballade jamais tout seul, qui plus est. Et donc, pour faire durer le suspense (et pour faire un peu comme dans les films, genre la caméra qui monte doucement jusqu'à voir ENTIEREMENT la personne), tu montes très doucement ta tête pour apercevoir celui qui va te faire passer un seule tout petit quart-d'heure.

Ridda, elle ne pouvait jamais s'empêcher de faire des gros fail. Elle se croit forte, fait sa belle, mais quand elle est dans la merde, elle est comme tout le monde, elle flippe un peu. Bon quand même pas énormément parce qu'elle sait qu'elle a rien à perdre, mais bon, elle a quand même ce petit truc dans les jambes comme une personne entièrement normale, pour une fois. Sauf qu'elle, se petit pincement, ce piment rouge mastiqué, cette sueur d’excitation, elle en raffole. C'est même son petit plaisir. Cet adrénaline montant jusqu'à son cerveau jusqu'à qu'il explose littéralement.

Et là, tu t’aperçois que tu avais tout faux. Ce n'était qu'un pauvre gamin court sur pattes qui avait l'air totalement flippé à l'idée de te voir.
Et alors là, tu fais ta belle. Tu te lèves genre énervée avec un air de tsundere en chaleur constante jusqu'à être entièrement debout. Tu le regardes alors de haut, du genre « Kestuveux gamin ? » Tout en remuant énergétiquement ta crinière noire COMME LA NUIT WHOUHOOOOU.

Et donc, d'un air colérique, tu t'adresses au nabot :

« T'as cru j'étais conne ou quoi ?T'as un problème avec ça darling ? L'autre on dirait il va se pisser dessus il parle avec moi ! Kesya, t'as cru c'était toi qui allait m’empêcher d'aller au zoo sans payer ? HOHOHO t'as vraiment cru que c'était la fiesta garçon. Parce que tu vois, PERSONNE ne peut me dire ce que MOI je fais. Et donc, si tu veux VRAIMENT que je te laisses en vie, t'as intérêt à rien dire à personne et a me payer une barbe-à-papa, sinon j'te défonce ! Merci d'avance baby ♥ !»

T'as vraiment été mauvaise sur ce coup. Tu viens de lui casser la gueule verbalement pour rien. En plus, tu le trouvais mignon cte garçon. Et il avait l'air sympa. Mais bon, il faut d'abord affronter l'EPREUVE DE FORCE avant de connaître la RIRI.



Tu te prends pour plus forte que ce que tu es. Mais c'est rigolo.


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Message Sujet: Re: Quand on veut, on peut ! [Yuyu ♥]   Dim 23 Oct - 14:57


Mon pauvre Yuki, tu te laisse faire par une fille !

Je la regarde, elle est encore sur le sol à ramper. Lorsqu’elle m’a vu arriver, elle à semblé paniquer. Mais lorsqu’elle à vu que ce n’était qu’un gamin, en l’occurrence moi, son expression à vite passé de ‘’ j’aurai des ennuies ‘’ à ‘’ je suis supérieur à lui’’. J’ai baissé les yeux, je déteste qu’on me regarde de haut, je me sens si petit ! Déjà que je n’ai pas confiance en moi du tout, imaginez lorsqu’on me pose un regard du genre ‘’ T’es minus, et tu le sais’’. Enfin, c’est comme ça que j’ai perçu son regard! Lorsqu’elle a commencé à parler, ce fut pire : Je n’étais plus simplement minuscule, je ramollissais de plus en plus jusqu’à fondre complètement. Bien sur, c’est une façon de parler, j’étais toujours là, il n’y avait pas de flaque pour me remplacer mais c’était l’impression que j’avais. Elle avait raison, j’étais terrorisé. En lui adressant la parole, je n’avais pas voulu l’empêcher de quoi que se soit mais elle m’a perçut comme un emmerdeur qui irait la ‘’stooler’’. J’ai bien des défauts, mais pas celui-ci. J’ai bien pire en fait : Je suis beaucoup trop peureux pour aller dénoncer la moindre petite infraction auquel je pourrais assister. N’est-ce pas là un défaut qui fait encore plus mauviette ? De toute façon, vous ne m’apprenez rien, je sais que je suis ce qu’on pourrait appeler une ‘’poule mouillée’’ et je n’en suis pas fier mais vu l’enfance que j’ai eu, je crois que j’ai mes raisons…

Pour en revenir au moment présent, je suis resté longtemps sans dire un mot, la bouche grande ouverte et les yeux vides. Après ce stade, j’ai tenté de me ressaisir et j’ai respiré fortement. Elle avait le culot de me demander une barbe à papa. Celle dont je m’étais apporté le peu d’argent que j’avais pour pouvoir me l’offrir lors de ma visite. Celle dont je salivais juste à l’idée d’en sentir l’odeur de sucre. J’ai beau me laisser souvent piler sur les pieds, je n’allais pas lui donner mon argent. Encore là, un autre défaut s’ajoute à ma longue liste : La générosité. Et oui, je vois très bien vos yeux grands ouverts du genre ‘’ depuis quand la générosité est un défaut’’ et surtout ‘’quel rapport à la générosité dans cette histoire’’. Évidement, j’ai réponse à vos deux questions. Pour la première, c’est simple ; lorsqu’on pense plus aux autres qu’à nous même, cela peut devenir un défaut puisqu’on peut s’oublier et à la longue, être malheureux. Pour la suivante, c’est un peu plus complexe. Vous savez, dans ma vie, malgré toute les difficultés que j’ai eu, malgré la mort de mon père et malgré mon anxiété; Je n’ai jamais manqué de rien. En la regardant, je ne peux m’empêcher de me demander si la raison de son entrée par infraction ne serait pas signe de pauvreté. Peut-être ne pouvait-elle simplement pas se permettre le luxe d’une sortie au zoo. Son agressivité venait peut-être aussi du fait que m’intimider pour une barbe à papa était le seul moyen d’en avoir une. J’ai donc pilé sur ma peur, solidifié la ‘’flaque’’ que j’avais formé au sol, et j’ai repris mes esprits.

-Heum…Et si… Si nous en partagions une plutôt ?

Oui, je n’allais pas me laisser faire, mais puisque j’avais formé l’hypothèse de la pauvreté, je voulais lui faire plaisir.

Je remontai la tête jusqu’à affronter son regard. Un sourire timide illumina même mon visage blanc comme un drap. J’avais chaud, j’étais nerveux, je n’avais pas l’habitude de m’adresser ainsi au gens. Je ne savais pas non plus comment elle réagirait, si elle refuserait catégoriquement de partager quoi que se soit avec un minable comme moi. Mon sourire disparu, j’étais de nouveau incertain et soucieux.


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Message Sujet: Re: Quand on veut, on peut ! [Yuyu ♥]   




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