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Nakunaru Academy

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 Je vis dans mon monde coloré, juste pour t'embêter. [Xely ♥]

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Message Sujet: Je vis dans mon monde coloré, juste pour t'embêter. [Xely ♥]   Ven 5 Aoû - 9:25



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It’s not that I’m lazy.

«I don’t wanna work today
Maybe I just wanna stay
Just take it easy cause there's no stress.
»

    Une simple envie de couleurs. De changement. C'est la seule raison, aussi simple soit-elle, qui t'a poussée à te lever avec ce petit sourire narquois. Non, aujourd'hui, tu n'as pas la tête à ça. Tu ne peux tout simplement pas mettre les pieds dans une salle de classe grisâtre et mal décorée, où une bande de crétins accompagnés d'une prof frigide t'attendent de pied ferme. Enfin, en fait, ils en ont certainement rien à foutre que tu sois là ou pas. C'est ce qui t'arrange, justement. Petite délinquante. De toute façon, tu sais très bien que comme toujours, il n'y aura aucune incidence. Personne n'en à rien à battre.

    Néanmoins, Laz ne peut pas s'en empêcher. Cette petite excitation, ce petit pincement exquis ressenti juste avant de s'évader de l'enceinte de l'établissement. Le simple fait de se le répéter dans la tête rend l'action encore plus kiffante. Le souffle rapide, la brunette se faufilait discrètement au dessus de la grille de métal, ce qu'elle n'était pas sure de faire au début, vu la solidité plutôt limite de l'édifice. Le petit Golem aurait pu l'exploser avec ses poings de caillasse, évidemment. Cependant, ce serait vraiment trop calé dans le genre «JE FAIS BLEU ET JE LAISSE DES TRACES ♥». Et puis, ça casse un peu l'esprit Prison Break.

    Ça y est. Tu es de l'autre côté. Ton petit corps svelte s'est hissé vers la liberté, juste pour cette journée. En fait, au fond de toi, tu sais que de fuir de cette façon n'alertera personne. Ils croiront peut-être que tu es malade. Quand bien même ils comprenaient que tu t'étais cassée, qu'est ce que ça pourrait faire ? C'est habituel, après tout. Mais tu ne peux pas refouler cette impression de crime excitant. Pour toi, grave ou pas, ce geste reste un délit scolaire, exécuté dans le mensonge et bien sur puni par les représentants du système. Enfin, dans la théorie. Tu t'en fous, toi, tu veux juste sécher, pour montrer ton petit côté anticonformiste que tu aimes tant. Les étudiants sont en cours ? Bah non. Pas toi. Pas miss Lazuli.

    Ses pas se faisaient de plus en plus lents. En effet, l'adolescente se sentait maintenant en sécurité. Plus de risque d'être prise, ici, en pleine ville. Après tout, il arrivait souvent que des étudiants sortent en ville. Les gens se disaient certainement en la voyant qu'elle devait ne pas avoir cours. Ou ne se disaient rien du tout, en fait. Tout simplement parce qu'ils s'en foutent complétement d'elle, actuellement. Ils ont leurs petites affaires, comme tout le monde. Mais bon, c'est obligatoire : Laz sèche, donc elle se transforme en une sorte de fugitif psychopathe sentant tous les regards sur elle. Pas si différente des autres adolescents, quoi.

    Pourtant, tu marches la tête haute. C'est ce qui te rend unique. Quoi qu'il arrive, tu n'as honte de rien. Quand bien même tu te ferais cafter, cela ne rendrait pas ta petite escapade moins satisfaisante. Seulement plus courte, quoi. Et puis, tu ferais tout pour te disculper. En restant la plus franche possible, hein, soyons clair. Ça reste Lazuli, quand même. Maintenant, tu t'es décidée. Eux, ils sont en cours d'Arts Plastiques, à jouer avec de vieilles couleurs ternes et salissantes. Alors toi, tu as choisi d'admirer de vraies couleurs. De ressentir de vraies sensations d'adrénaline, pour rendre ta fuite encore plus savoureuse. T'éclater pendant qu'eux s'ennuient. Encore une fois, tu veux juste ne pas faire comme les autres. Tu aimerais tellement les narguer, les prévenir que toi, pendant que ces boulets font des ronds avec du jaune caca, tu monteras dans l'éclair, le nouveau manège repeint pour l'occasion de sa réédition. Ouais, le parc d'attraction et ses néons, ses sucreries et son lot de sensations. C'est parfait.

    Qui plus est, le ciel était d'une beauté éclatante ce jour là. La brunette ne pouvait pas se retenir de ricaner malicieusement à l'idée que ses camarades soient enfermés dans une salle avec un soleil pareil. Selon elle, c'était le côté sadomaso des cours. Par exemple, la fillette a toujours savouré les jours de congés offerts à cause des examens des plus vieux, pendant qu'eux se creusaient la tête devant quinze mille sujets en stressant pour leur avenir. Le tout sous un soleil de plomb, s'il vous plait. C'est pour cette raison que Lazy profite le plus possible des journées du genre. Pour ne pas avoir à regretter sa liberté le jour où ça sera à son tour de suer devant un examen encore plus tordu que les montagnes russes sur lesquelles elle projetait de monter.

    Que ça soit clair. Tu n'as pas la flemme d'aller en cours. Ok, tu portes pas le surnom Lazy pour rien. Mais bon, tout de même. Aujourd'hui, ce n'est pas une question de flemmardise. Non, tu veux juste décompresser. Hurler ta joie. Bouffer des cochonneries sucrées à ne plus en pouvoir. Juste pour pouvoir le raconter aux autres après, et les faire rager. Affirmer sa différence. Comme pour clamer une prétendue supériorité. T'es juste un peu sadique, en fait. Et tu l'assumes tout à fait. Ton MP3 à fond sur les oreilles, tu sais que bientôt tu vas devoir l'enlever, musiques entrainante du parc oblige. Néanmoins, tu tiens à profiter de tes sons personnels, surtout des plus joyeux. Oui, tu es d'une extrême bonne humeur. «Le malheur des uns fait le bonheur des autres» comme on dit. C'est l'idée d'aller au parc ou de narguer les autres qui te fait ça ? Qui sait, Laz.

    «Octo-octo-octopus, Ultros!!
    Loves to tease us, Ultros!!
    He'll be popular, Ultros!!
    Raw wheat, raw rice, Ultros!!

    Fungahhh!!
    This is your punishment!
    Chupon !
    »

    Ouais, bon. Ok, tu écoutes des musiques complétement débiles, en ce moment. C'est la version traduite du jap ça, en plus. Mais tu y peux rien, c'est juste trop motivant. Ton casque bien placé entre tes jolies cornes de pierre, tu danses entre les passants sans prendre la pein de t'excuser quand tu les pousses. Tu te doutes qu'ils entendent et te prennent pour une tarée. Mais tu t'en tapes. Parce que tu l'es un peu, en fait. Néanmoins, tu n'es pas méchante. Tu n'y arrives pas. Juste complètement barrée. Tu l'assumes, c'est ce qui compte. Ton cœur fait des bonds dans ta poitrine en apercevant les magnifiques couleurs du parc d'attraction. Peu importe la luminosité du ciel, rien ne pourra taire les éclats des néons multicolores qui explosent comme un feu d'artifice dans tes yeux. Tu y es, ma jolie.

    En plongeant la main dans sa poche, la jeune fille, plutôt élégante ce jour là, adressa un sourire malicieux au vendeur de pomme d'amour. Celui-ci fit de même, surpris par l'enthousiasme que libérait l'adolescente. Une telle joie de vivre, ce n'est pas commun, après tout. Ni un look pareil. Cette fille avait juste un contact avec tout le monde. En fait, Laz aimait toute la population mondiale. Du moins, à la base. Après, en fonction de la personne, cela peut évoluer. En bien ou en mal. Armée de son fruit sucré, la brunette se dirigeait maintenant vers le manège sur lequel elle fantasmait mentalement depuis plusieurs heures. Pour elle, l'adrénaline qu'elle allait ressentir était comme un aboutissement de son délit exquis. Ce plaisir qui contrastait avec l'ennui total des salles de cours, quoi.

    Pourtant, tu n'es pas vraiment fan des manèges «à risque» habituellement. Serait-ce pour te donner un genre ? Surement pas. Ce ne serait pas digne de toi. Car tu assumes tout ce que tu fais ou penses, Lazuli. Non, si tu le fait, c'est pour toi. Pour t'éclater. Ressentir. Vibrer. Vivre, quoi. Ce que les autres étudiants ne peuvent pas faire actuellement, en fait. Tu te rends compte que tu en fais peut-être un peu trop. Que de raconter tout ça aux autres pourraient te faire mal voir. Cependant, tu t'en tapes. Ce n'est pas forcément ce que tu veux. Mais voir leur visage jaloux, c'est juste trop bon. Soudain, tu soupires. La queue est immesurable. Tu sens que tu vas poireauter ici pendant au moins une heure.

    Phoque da life, le monde !

    Pas que Lazuli soit une asociale, hein. Bien au contraire. Seulement, elle n'est pas forcément très patiente. Mais qu'importe : elle attendrait. Pour son petit plaisir personnel. Pour l'apogée de sa sortie furtive en solitaire. D'un geste rapide, l'adolescente replaça alors son casque sur ses oreilles, consciente qu'elle aurait le temps de bouger les fesses sur place pendant un petit moment. Les cornes bien dressées, la pomme d'amour en bouche, elle secouait le corps en rythme, pendant que sa tête dodelinait doucement. Lazuli se sentait flotter. Oui, elle était bien, là. En kiff, en sécurité dans son petit parc. Son crime paraissait totalement parfait.



It’s not that I’m lazy. I think I’m just crazy.

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[Voala, j'espère que ça te va ;;]

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Message Sujet: Re: Je vis dans mon monde coloré, juste pour t'embêter. [Xely ♥]   Dim 7 Aoû - 7:17


Congé. Ce mot est plein de romantisme et de passion. À travers ces cinq petites lettres, on peut entr'apercevoir maintes choses passionnantes et amusantes. Il était rare que notre homme ait congé lors d'une journée de la semaine. Même qu'en fait, ça n'arrivait quelque chose comme jamais. Pourtant, par un drôle de sort du hasard, on lui avait interdit de se pointer au travail cette journée-là, ce qu'il trouvait fort fâcheux. Qui lui avait volé son travail pour qu'on n'ait pas besoin de lui? C'était assez agaçant. Enfin, il pourrait en profiter pour faire un peu de ménage dans son appartement, c'était déjà ça. Il serait bien temps d'ailleurs... Peut-être qu'il retrouverait de vieilles croûtes de pizza sous son lit. Ça expliquerait la mauvaise odeur qui se dégageait de sa chambre depuis un moment. Il avait bien essayé de la faire partir en ouvrant la fenêtre, mais après tout, il ne fallait pas qu'il attrape la crève à cause d'un courant d'air la nuit et alors bon... Pourtant, ça pouvait être autre chose, mais quoi... telle était la question. De toute façon, il s'y était un peu habitué aussi. Il l'aurait même oublié si Ludwig n'en avait pas fait le commentaire l'autre jour. Quand c'était déjà? Il n'arrivait pas à s'en souvenir exactement. En tout cas, c'était une fois où il avait fait des heures supplémentaires, une journée qu'il préférait un peu oublier en fait, comme ce n'était pas très gai, ni très plaisant. Puis, les sauterelles galopantes comme la rouquine sur laquelle il était tombé, ça ne créait pas de bons souvenirs. Enfin, peut-être, parfois, mais pas dans ce cas-là. S'il avait encore été à l'époque de sa prime jeunesse... euh, bon, disons plutôt quelques dix-douze ans en arrière, il aurait pu trouver ça rigolo, d'aller fouiner dans le sous-sol et de casser la gueule de quelqu'un, juste pour le plaisir. À vingt-huit ans, engagé comme surveillant, ça ne l'amusait plus. Enfin, disons que ça l'aurait fait rigoler à vingt-huit ans, mais pas en tant que pion.

Bref, tout ça pour dire que c'était la première fois de sa carrière, qui avait commencé quelques six ans plus tôt, il était en congé, une journée de vacances bien méritée comme qui dirait. Sauf que notre homme ne savait pas quoi en faire. Comme il travaillait constamment, exceptés les fins de semaines et autres fériés, il n'avait pas de hobbies, pas de passion particulière. Après, avec son caractère carrément merdique quand il le voulait bien, et il le voulait apparemment assez souvent, il ne se faisait pas tellement d'amis. D'ailleurs, il n'en désirait pas. Les relations sociales, ça n'engendraient qu'une tonne de tracas supplémentaires dont il n'avait pas besoin. Déjà qu'il avait toujours sur le dos son imbécile de frère, bien qu'il ait toujours eu de meilleures notes à l'école, ainsi que son andouille de soeur... Il n'avait pas besoin de rajouter quelques personnes à la liste de crétins qui se mêlaient de sa vie intime. Après, oui, il recherchait l'âme soeur, enfin, pas ardemment, mais il avait bien hâte de trouver, faut pas essayer de comprendre. Vous savez, l'illogisme d'un personnage n'a pas de limites en ce qui concerne l'auteur et je me plais bien à raconter tous ces détails contradictoires. Après tout, le saint peuple à le droit de savoir ce qu'il en est. Ou pas. Enfin bon, c'est juste un peu de liberté de presse et ça passe très bien. La plupart du temps. Ou peut-être pas, mais on s'en fou, je fais ce que je veux et même que je pourrais blablater comme ça encore longtemps, mais je suis complaisante et je retourne à mon récit, qui n'a d'ailleurs pas vraiment avancé depuis quelques six cent dix-sept mots. Maintenant encore plus. Brefouille.

Il s'était pointé au boulot inutilement. Il avait marché, de son appartement, jusqu'à l'école. Sa bicyclette était cassée. Bon cassée était un bien grand mot pour dire que la chaine était débarquée et que du coup, il fallait la remettre en place pour que le vélo se remette à rouler. Et Axel était vraiment à chier pour réparer les choses. Alors il avait laissé son machin à deux roues sur le perron de son logement, en attendant que quelqu'un de plus qualifié ne vienne s'en occuper. Ce quelqu'un étant son jumeau. Comme quoi un des jumeaux avaient reçu tout le potentiel sans rien laisser au plus jeune. D'ailleurs, ça énervait assez Axel qu'il se la joue le grand frère alors qu'il avait vécu quoi... une demi-heure de plus que lui. Ouhhhh! La grosse différence d'âge! L'équivalent de dix ans! Imaginez qu'il se fasse un ami du même âge que lui, mais de deux mois plus... Ça lui ferait un autre enquiquineur sur le dos. Des entremetteurs, il en avait déjà deux, c'était suffisant, non? En fin de compte, après ce déplacement inutile, il ne lui restait plus qu'à retourner chez lui et enfiler cigarettes sur cigarettes.

En plein milieu du chemin, son téléphone portable se mit à vibrer, puisqu'il ne le laissait jamais en mode sonnerie. Il regarda l'afficheur et considéra qu'il était mieux de répondre, sinon, son frère débarquerait chez lui et continuerait d'appeler. La poisse. Qu'est-ce qu'il lui voulait encore celui-là? Comme toujours, c'était la même histoire: sortir, avoir un plaisir fou. Le fait était que notre Axel chéri n'avait jamais éprouvé quelque plaisir, aussi minime soit-il, dans les sorties organisées de son frère. Déjà, dès le départ, il était forcé d'y aller, ce qui ne maximisait pas son enthousiasme. Et cette fichue manie de toujours emmener plein de filles... Aujourd'hui, comme hier, il devrait supporter des heures de déplaisir et d'ennui. Quel malheur d'avoir été en congé. Par ailleurs, comment Ludwig l'avait-il appris? Un doute s'insinua dans son esprit, jusqu'à ce qu'il devienne une certitude. Le crétin! Il allait lui faire sa fête. Pour une fois, il n'essaya pas d'éviter la sortie. Il lui ferait sa fête...

Il atteignit, on ne sait comment, très rapidement le parc d'attractions où il devait retrouver son jumeau. C'était curieusement bondé pour journée d'école, mais peut-être qu'une sortie avait été organisée ou encore, tous les jeunes adultes de la ville s'étaient donnés un point de rendez-vous. Axel paya paisiblement son entrée et se mit en marche pour trouver le point de rencontre, oubliant de prendre une carte. En marchant, il croisa un groupe d'énervés qui ne firent pas attention à lui et le bousculèrent. Il perdit l'équilibre et dans sa tentative de reprendre pied, il attrapa un machin qui ressemblait à de la roche. Heureusement, il ne tomba pas trop. Une fois remis bien droit, il se tourna. Sa main lâcha rapidement qu'il avait pris pour un poteau. Ce n'en était rien: c'était une espèce de corne sur la tête d'une jeune fille. Ce n'était pas son jour de chance...


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Message Sujet: Re: Je vis dans mon monde coloré, juste pour t'embêter. [Xely ♥]   Lun 8 Aoû - 9:09



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Pourtant, tout était parfait.

«GENTLEMEN, GENTLEMEN
Shiai wa seiseidoudou! Namaashi namamekashiku CHIRA CHIRA CHIRA to CHIRA RIZUMU
»

    C'est étrange, tout de même. Le parc d'attraction pourrait parfaitement servir de zoo humain, tellement la diversité des individus présents est marquée. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cet endroit n'accueille pas que de jeunes délinquants qui sèchent, non. En fait, en regardant autour de soi, on peut très nettement se rendre compte que les adultes, dans les alentours de Nakunaru, kiffent autant prendre du bon temps que les étudiants en mal de plaisir. Décidément, rien n'est normal, par ici, que ça soit les habitants, les élèves et même les mœurs qui ont l'air de perdurer depuis un bon moment.

    Quoi qu'il en soit, tu prends un malin plaisir à stalker les gens présents aux alentours de ta petite personne. De ta petite carrure d'allumette, tu ne peux pas voir bien haut, cela dit. M'enfin, tu t'en fous. Les gens à tes côtés te suffisent pour te divertir, ne serait-ce que le temps de pouvoir enfin monter sur ce foutu manège, dont la couleur hante tes rêves les plus fous. Tu trouves ça amusant, regarder les autres sans retenue. En fait, tu fais ça un peu partout, que ça soit en cours, dans l'internat, à la piscine, au réfectoire, et même en dehors. Pour toi, lorsqu'il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, faut pas déconner. Si tu pouvais, tu crierais des trucs du genre «Ouah il est beau le mec là !» ou «Omagade t'as vu la nana habillée comme une pouffiasse derrière ?» Mais tu ne le fais pas, pour deux raisons. Déjà, parce que se parler à soi même à haute voix, ça le fait moyen, surtout quand t'es sensé tutoyer quelqu'un. Bien que tu sois timbrée, c'est bof si les gens aux alentours pensent plus à t'envoyer dans un asile plutôt que de rire à tes idioties. Et puis, ces petits commentaires très peu discrets sont souvent l'œuvre d'une sortie avec Ridda. Donc bon, tu préfères pas lui voler la vedette en étant seule. Quand même, t'es pas comme ça. C'est bien, tu es fière de toi, petite Laz. Brave petite.

    Malgré la chaleur plutôt pesante, le parc était maintenant plein à craquer. Comme dans de nombreux endroits dans les alentours de Nakunaru, dès que le soleil se pointait, le bruit et la bonne humeur se répandaient aussi vite que la lumière engloutissant l'ombre de la nuit. La brunette, pensive, ne se gênait pas pour agiter ses fesses au rythme des sons qui entraient dans ses oreilles au milieu de tous les passants. Ceux-ci, d'ailleurs, ne faisaient pas vraiment attention à l'adolescente qui les toisait comme s'ils venaient d'une autre planète. Ce n'est pas qu'elle était surprise de quoi que ce soit, c'était juste sa façon habituelle de regarder les inconnus. Curieuse, c'est un adjectif qui la décrit merveilleusement bien. Néanmoins, il arrivait souvent à Lazy, durant son attente qui devenait interminable, de détourner le regard de ses spécimens d'étude personnels pour fixer avec envie les magnifiques wagonnets du manège qui faisait la renommée du parc.

    Bien sur, tout ces gens ne sont pas uniquement là pour la même attraction que toi, tu le sais. Mais tu ne peux t'empêcher de lancer des regards perçants aux gens passant devant toi, comme si cela allait les faire disparaître de la file, ou allaient être tellement intimidés par tes yeux revolvers qu'ils se casseraient en courant. Faut pas rêver non plus, ma petite. C'est pas parce que tu es dans une usine à fantasmes d'enfants qu'il faut dérailler. Seulement, tu es toi. On ne peut pas te demander une chose pareille. Pour ton bien être mental, tu es obligée de te taper de petits sketchs. Rien que pour pas devenir folle dans ton toi intérieur. Ok, c'est peut-être pas très clair dit comme ça. Mais tu te comprends, on va dire. La bouche pleine de sucre, tu gardes tes dents bien accrochées dans la même partie de ta pomme d'amour, histoire de faire durer le plaisir encore et encore. Ce n'est pas tous les jours que tu peux déguster des trucs aussi bons. Enfin, tu pourrais. Cependant, ça impliquerait de sécher tous les jours. Faudrait pas que tu aies des problèmes, non plus. Alors tu savoures ce petit moment, au milieu de tonnes de personnes qui calculent même pas que tu es dans le délit. Le rêve. Fallait écouter, Lazuli. Même dans un endroit pareil, faut pas trop se faire d'illusions.

    S'envoler. C'est la sensation que la jeune fille venait de ressentir en sentant sa tête être projetée vers le sol. D'abord, ses yeux brillants fixaient les rails saillantes et colorées du manège, qui l'obnubilaient depuis qu'elle avait croisé leur forme atypique. Puis subitement, c'était le bleu du ciel qui se faisait engloutir par le vert de son iris. Ce pincement tout bizarre, qui bouffe ses entrailles, comme une appréhension de la suite, s'empara très rapidement de la fillette en orbite autour de son propre corps. Ce soleil, auparavant si protecteur, devenait une agression pour tes pauvres globes oculaires. Heureusement, la brunette était dotée d'un système de réflexes débiles certes, mais néanmoins très efficace. En agitant les bras comme une idiote, son organisme avait pensé redresser ce minable cure-dent qui lui servait de corps. Cependant, voyant que cette technique très élaborée était inefficace, Lazuli entreprit une sorte de macarena couplé à du breakdance pour espérer retomber au moins sur le cul. Ou pas, en fait. C'était une zone de son corps entre très traumatisée. Quoi qu'il en soit, la brunette avait eu de la chance d'être suffisamment entrainée à faire des mini-jeux sur Wii Fit, puisqu'elle réussit à ne pas s'écraser lamentablement sur le sol devant des centaines d'inconnus.

    Du coup, tu te sens vénère. Une rage aussi stressante que motivante dévore tes nerfs aussi vite qu'un gros se jette sur un paquet de cookies au nougat. Oui, tu te sens comme devant un niveau de Super Mario Bros que tu aurais recommencé des centaines de fois sans passer le premier checkpoint. Tu te dis que cette fois, c'est la bonne. T'as l'envie de vaincre. T'iras loin, ma petite. Alors, armée de ton regard méprisant scotché sur ta face à l'expression hautaine et avide de vengeance, tu te tournes avec dédain, histoire de faire sentir à ton adversaire qu'on ne touche pas aux cornes des inconnus comme ça. Ou pas sans demander, oh. Et là, c'est le drame.

    Ce mec. Tu le connais, tu en es persuadée. Rien que ses yeux te frappent, au premier abord. Ce n'est pas la première fois que tu les fixes. Lentement, l'information que tu redoutes monte le long de ta colonne vertébrale. Tu pries intérieurement pour que ça ne soit pas ce que tu crois. Tout ton corps se crispe pour empêcher ce petit réseau électrique d'arriver à destination. Malheureusement pour toi, ton petit numéro ne te fait penser à autre chose que quelques millisecondes, et ne détourne pas le visage de ton opposant de ton stimulus visuel. Au fond de toi, tu espères que ta baisse de confiance en toi ne se voit pas. Cependant, tu sais très bien que c'est impossible, et pour cause : toi, tu te sens fondre comme une glace au soleil. Tu as l'impression que tout ton corps est en train de se décomposer sous le regard interrogatif de ce mec. Alors si lui ne voit rien, c'est que tu es vraiment très forte. Ou qu'il est vraiment myope. Et oui, Laz. Mario a fait un Game Over.

    La chaleur devint insoutenable, malgré le fait que l'adolescente n'était même pas dans une pièce close. Ses yeux brûlaient de douleur, agressés par la luminosité ainsi que par les larmes salées qu'elle retenait malgré elle. Lazuli se souvenait, maintenant. Ce mec était un pion de Nakunaru. Ces trois simples mots résonnaient comme un glas dans la tête de la brunette, dont l'estomac était devenu une grosse boule de nerfs faisant des bonds crispés. Soudain, tout le début de la journée défila devant ses yeux. Oui, lorsqu'elle avait quitté l'académie, la fillette était totalement sûre d'elle. Tout était parfait. Du coup, elle n'avait même pas pris la peine de regarder derrière elle. Alors celle-ci fut tout à coup persuadée qu'il l'avait vue. Il l'avait suivie ? Ses joues s'embrasèrent de peur. Ouais, c'était sûrement ça. Elle s'était faite cafter. Et merde.

    Pourtant, tu avais envisagé cette possibilité. Tu t'étais même dit que ça ne serait pas si grave que ça, si on te trouvait ici, à t'amuser au lieu d'être en cours à te faire chier. C'était sans compter le stress engendré par la situation en question. Du coup, toute ton assurance partit en fumée aussi vite que tes joues s'étaient empourprées. Pour toi, il était clair qu'il avait fait tout ce chemin pour te punir. C'était évident. Néanmoins, le monde ne tourne pas autour de toi, ma jolie. Et oui, aussi bizarre que ça puisse paraître, les surveillants aussi ont une vie en dehors de l'académie. Mais toi, tu ne penses qu'à ta petite fuite et au fait que tu te penses grillée. S'il était là, peut-être qu'on avait remarqué ton absence, finalement ? Peut-être que tout le monde est à ta recherche et pense qu'un malade t'a kidnappé ? Ridda serait certainement en train de pleurer. Tu ne voulais faire souffrir personne, toi. Pauvre Lazuli. Tes petits films t'emmèneront loin.

    Putain. Cet échange de regards ne durait que depuis quelques minutes, et pourtant Lazy avait l'impression de regarder ses yeux depuis déjà deux fois plus de temps qu'elle avait attendu pour monter dans ces foutus montagnes russes. Au bord de la crise de nerf, la fillette sentait son cœur remonter dans sa gorge, qui la grattait terriblement. Il va falloir s'expliquer, ma belle.

    Je. Euh. Mais c'est pas ce que tu crois … Tu vois ici c'est tellement plus amusant … Je voulais inquiéter personne. Et les manèges … J'avais faim aussi. Je.

    Ouais, ça veut rien dire du tout. Peut-être que ça le déstabiliserait et le ferait fuir, pensant qu'il s'adresse à la mauvaise personne ? Rêve pas, Laz. Voilà, tu voulais monter sur les montagnes russes ? Et bah c'est comme si c'était chose faite. En mieux. L'adrénaline, il n'y a que ça de vrai, non ? Te voilà servie.


Pourtant, tout était parfait. C'est ainsi que l'on voit que la perfection est un facteur subjectif, hein.

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Message Sujet: Re: Je vis dans mon monde coloré, juste pour t'embêter. [Xely ♥]   Mer 10 Aoû - 18:43


Pendant ce qui ressembla à une fraction de seconde, Axel ressentit ce qu'on pourrait nommer remords. Toutefois, il ne fallait pas rêver. À peine cette impression avait-elle frôlé les nimbes de son esprit que déjà elle fuyait loin, tellement loin. C'était un peu comme s'il n'avait jamais eu ces pseudos-regrets. Après tout, n'oublions pas que nous parlons d'un type carrément à côté de la plaque la plupart du temps. Du coup, naturellement, il se sentit mal, quelques instants, d'avoir entraîné cette gamine dans sa chute, mais rapidement, ce genre de pensée s'évapora. N'avait-il pas été bousculé également? C'était le genre de choses qui se produisait toujours dans les endroits surpeuplés. C'était d'ailleurs pourquoi il haïssait cet endroit. Il n'avait aucun intérêt à y rester même. Toutefois, il avait rendez-vous avec Ludwig et il était bel et bien temps qu'il lui donne une de ces raclées bien senties qu'il se plaisait à lui prodiguer quand il mettait ses nerfs à vifs. Ce qui arrivait par ailleurs bien trop souvent. Enfin, en ce moment, Ludwig n'était pas vraiment au centre de ses priorités. Il fallait juste déguerpir au plus vite et éviter une crisette de la part de la cornue. Eh... Des têtes décorées de pareilles cornes, il lui semblait que ce n'était pas la première fois qu'il en croisait. Où avait-il déjà vu cette étrange coiffe? Il mit un bon temps avant de s'avouer que ça devait bien être à l'académie. Grosse comme elle l'était, toute petite et frêle, l'air juvénile, il aurait été surprenant qu'elle ne fasse pas partie de la populace de pensionnaires Nakunariens turbulents. Maintenant qu'il avait saisit cela, il se fichait bien de savoir qui elle était, encore moins de fuir. Au diable Ludwig, au diable le congé, il venait de prendre en plein la main dans le sac une étudiante. On ne l'avait pas averti qu'il y avait une sortie prévue pour la journée et si ça avait été le cas, la gamine aurait sûrement traîné avec des copines. Ah, si elle avait séché en groupe... il n'y aurait vu que du feu...

«Tiens, on dirait qu'elle sait qui je suis...» songea-t-il avec nonchalance. En fait, c'était dur de l'oublier, avec un physique pareil, un peu comme elle. Elle, on la reconnaissait à l'aide de ses deux cornes de pierre. Lui, il avait ces yeux vairons, rouge et bleu, complètement hors de l'ordinaire. Enfin, les albinos étaient rares, de mêmes que les yeux vairons, ce qui pouvait expliquer un peu tout ça. Et pourtant, notre surveillant était loin d'être albinos. On n'avait jamais compris d'où lui venait cette étrange couleur d'iris. Rouge. Au moins, il pouvait se consoler en se disant que le rouge était une charmante couleur qui représentait la passion et l'amour. Bon, disons seulement l'amour, car la passion... ça ne faisait pas vraiment partie de notre Axel en gros. Bref, avec les années de pratique, notre pion en herbe, plus si en herbe que ça en fait, avait appris à remarquer quand les élèves se sentaient pris de... culpabilité? Oui, c'est le mot qui convient. Après avoir fait quelques bêtises et s'être fait prendre, c'était comme s'ils ne pouvaient pas s'empêcher de laisser transparaître leurs méfaits devant lui. Pratique. Enfin, au départ, ce n'était pas tant évident que ça, mais disons que la petite rougeur sur ses joues. En temps normal, Axel adorait les joues rougies par la gêne chez une fille, ça les rendait absolument trop mignonnes et puis voilà. Pas cette fois-ci par contre. Il ne pouvait pas la trouver adorable. De un, elle avait des cornes et ça lui faisait plutôt penser au diable qu'à une poupée de porcelaine et de deux, elle était sa proie du moment et les chasseurs ne trouvent pas leur victime jolie, mais plutôt appétissante. Enfin, naturellement, il ne comptait pas dévoré la fille, ça serait vraiment bête: il ne donnait pas encore dans le cannibalisme.

Comme il fallait s'y attendre, la jeune fille tenta de se justifier. Mais quelles bonnes raisons y a-t-il pour expliquer pourquoi il était impératif de sécher les cours? Lui-même n'avait jamais réussi à en trouver. En même temps, il ne s'était jamais fait prendre. Et curieusement, devant cette pauvre gamine presque éplorée, il se mit à rire plutôt que de l'engueuler bien raide avant de lui faire un sermon sur l'importance d'assister à ses cours. En fait, il s'était fait une joie bien réelle à l'idée de la prendre sur le fait et de lui infliger des heures et des heures de copie en retenue. L'idée ne l'enchantait plus. Être là, devant cette demoiselle qui essayait de se justifier, c'était ce qui lui était arrivé de mieux depuis le matin. Du coup, il ne se sentait pas le coeur à la punir. Néanmoins, il avait envie de profiter un peu de la situation pour s'amuser.

-Elle est bonne cette pomme? J'ai envie d'en manger aussi en fait. J'ai assez faim. Si tu me rends quelques services, je crois qu'on pourrait arriver à s'entendre.

Il sourit et lui fit un clin d'oeil. Autant profiter de cette gamine un peu. Il verrait après si en échange, il ne la dénoncerait pas. Ça serait plutôt pratique d'avoir un allié pour retrouver Ludwig et la sortie par après. Déjà, il était assez perdu comme ça et il n'avait plus aucune espère d'idée où il était. Au cours de la bousculade, il avait perdu son plan du parc et il ne semblait être nulle part en vue...


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Message Sujet: Re: Je vis dans mon monde coloré, juste pour t'embêter. [Xely ♥]   Mer 19 Oct - 12:52



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Genre, t'as cru.

«I'm spinning out of control
Out of control
I'm spinning out of control
Out of control
Where should I go ?
What should I do ?
I don't understand what you want from me.
»

    Soyons francs. A qui n'est-ce jamais arrivé ? Cette sensation, ce petit pressentiment malsain, cette prémonition amère qui te fait penser que ça va puer grave. Que quelque chose d'horrible va arriver. Dans un film d'horreur, ce sentiment aussi bizarre qu'inutile (mais tellement kiffant, avouons-le) va se faire sentir par une petite musique oppressante où en l'entendant, t'es obligée de te dire qu'il va se passer un putain de truc. Dans la vie, c'est pareil. Sauf que là, t'as pas de musique flippante. T'as juste ton instinct. Merdique, qui plus est.

    Et l'instinct de Lazuli, bien que dominant dans sa philosophie, est un truc que l'on pourrait qualifier d'absurde ou de totalement random. La brunette aura, par exemple, sans raison apparente, l'impression que ce jour précis est un jour merveilleux durant lequel la chance va lui sourire. Intuition féminine, ou une connerie du genre pour tenter de justifier scientifiquement (ou un truc approchant) le fait qu'elle soit persuadée d'être une grosse mouleuse. Sauf que non. Là, dix euros viennent de disparaître dans la méchante caisse-qui-fait-ding du marchand de journaux du coin, généreusement offerts par Lazy en échange de Black Jacks ou de tickets Astro. Perdants hein, faut pas déconner. Mouleuse, hein ?

    C'est précisément cette sensation que tu ressens. Comme quand tu regardes la jaquette de Tintin au Tibet sur Mégadrive. Ouais, tu vas en chier, ma belle. La gueule de ce type t'apparait aussi effrayante qu'un cours d'Allemand. Ou qu'une tartine de Nutella qui par la loi de Chuck Norris tombe sur le tapis du côté bouillasse juste quand ta mère entre dans la pièce. Au choix. En bref, ton ventre n'arrêtera pas de te faire sentir, par quelques pressions aussi mal placées que mesquinement douloureuses que non, c'est vraiment pas ton jour de chance. T'étais là pour t'amuser, tu te rappelles ? Nerveusement, tes petits doigts serrent le bâton de ton met exquis, ayant désormais perdu son goût savoureux au profit de l'aigre saveur de la peur. Il sourit en plus, ce salaud. Instinctivement, tu te dis que c'est certainement une revanche du monde ou même de Dieu sur toi, pour toutes les fois où tu as claqué le même sourire sadique à quelqu'un qui n'avait rien demandé du tout. Sauf que toi, t'as demandé. Enfin, t'as cherché, surtout. T'as pas d'excuses, ma belle. Try again.

    Elle est bonne cette pomme? J'ai envie d'en manger aussi en fait. J'ai assez faim. Si tu me rends quelques services, je crois qu'on pourrait arriver à s'entendre.

    Attends. Les yeux de l'adolescente s'ouvrirent brusquement, comme si la voix du jeune homme venait de la reveiller d'un rêve chelou. Cependant, elle ne rêvait pas ; c'était bien du chantage, non ? Comme si son corps avait compris tout seul, le cœur de Lazuli se mit à battre au rythme effréné de l'agitation environnante. Elle n'avait pas finir en colle comme une conne, raillée par ses potes pour sa journée d'évasion foirée. Non, ce pion était joueur. Le problème, c'est que la miss l'est aussi. Et pas qu'un peu, en fait. Bon, ok, c'est peur-être pas le moment de jouer la maline, sachant qu'une sanction peut lui tomber dessus au moindre pas de travers. M'enfin, c'est Laz, tout de même. Lui dire de ne pas jouer avec le jeu, c'est lui demander l'impossible. Comme de tuer Yoshi. Ou Manger un Kinder Bueno sans lécher le dedans d'abord. Son esprit de contradiction en serait tout chamboulé.

    Tu n'as plus peur, du coup. Non, tout ce que tu souhaites, c'est accomplir le but premier de cette journée si spéciale : t'amuser. Et c'est pas ce gars qui va t'en empêcher. En fait, il va même pouvoir y aider, si tu t'y prends bien. À ce moment, tout ton corps est envahi d'une pluie invisible, mouillant ta peau d'un bien être humide et rafraichissant. Te revoilà toi-même, Laz. Avoir peur, ce n'est pas ton truc. Tout compte fait, tu l'aimes bien, ce type. Il a quand même réussi à te ramener les pieds sur terre. Ou à te laisser t'envoler totalement dans tes trips perso. Petite inconsciente. Tu es peut-être un peu trop téméraire. Mais tu n'y peux rien : tu viens de réaliser le fantasme qui consiste à se faire surprendre lors de l'exécution d'un petit crime exquis; Néanmoins, tu comprends aussi que la peur de te faire chopper est supérieure à l'effet que ça procure de le vivre en live. Ouais, le stress est déjà retombé. Tu n'en as rien à foutre des conséquences. Enfin, c'est ce que tu aimerais te faire comprendre à toi même. Parce que c'est quand même la loose, d'être en colle.

    T'es marrant toi, t'as cru que j'irai te remettre mon Graal sucré aussi facilement ? Prouve moi que t'es un vrai guy et viens avec moi dans c'manège, j'ai pas poireauté ici pendant quinze ans pour rien ow.

    En fait, tu ne sais pas vraiment qu'est ce qui te prend de dire ça, ni pourquoi tu te mets à le tutoyer, d'ailleurs. Mais sur le coup, tu t'en vas complétement le steak. Laz, ou l'art de l'ouvrir sans réfléchir. Peut-être que tu essaies de te prouver que t'es pas une grosse flippette. Une sorte de défi double défi de la communauté tu seras bannie si tu réussis pas, avec tout un tas de représailles sur toi et ta famille. Ou juste pour l'éclate, quoi. Tu te dis que s'il joue le jeu, alors là peut-être, tu joueras avec lui. Enfin, c'est ce que t'es déjà en train de faire. Abrutie, va.


Genre, t'as cru. Euh. Bah ouais, en fait.

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[Désolée pour l'énorme temps de réponse, mais j'ai mes raisons hein ! x'D J'espère que ça va ♥]

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Message Sujet: Re: Je vis dans mon monde coloré, juste pour t'embêter. [Xely ♥]   Jeu 20 Oct - 9:39


Si Axel avait appris quelque chose au cours de sa vie, du point vue de l'étudiant et du pion, c'était qu'il fallait toujours jouer cartes cachées. Et aussi, se mettre les représentants de l'autorité dans la poche. Non, mais avouez que c'est quand même ironique. Dans le passé, il était le premier à braver les règles pour qu'on lui fiche la paix et aujourd'hui, plus à cheval sur les règlements, tu mourais. Genre, il ne vivait que pour faire respecter la divine loi Nakunarienne. Faut pas chercher à comprendre finalement... Même chose quant à savoir pourquoi il avait choisi de ne pas ramener la gamine à l'école en la tirant par l'oreille, un peu comme un Pantalone face à son Arlequin. Ah... La Comedia del Arte... Que de bons souvenirs des ô combien passionnants cours d'art dramatique... D'ailleurs, à l'époque, c'était toujours Axel qui héritait du rôle déplaisant du vieil avare. On aurait dû lui donner un rôle beaucoup plus minime, tant c'était une merde dans la comédie, mais bon... Vu que Ludwig était super doué, il fallait croire qu'on croyait son jumeau aussi talentueux. Ça n'avait jamais marqué la peuplade qu'ils n'étaient pas identiques et que donc, ils n'avaient pas le même code génétique? Apparemment pas. Enfin, passons... Le passé est ce qu'il est, pas moyen de le changer. D'ailleurs, s'il n'avait pas été ainsi, jamais il ne serait devenu ce merveilleux jeune homme qu'il est maintenant. Quoiqu'il ne soit plus aussi fringuant aux yeux d'un paquet de jeunes gens. Parce que oui, la presque trentaine, ça terrorise. Pourtant, il avait toujours l'air aussi smexy qu'avant, même plus avec le petit air de maturité qu'il avait gagné avec l'âge, mais bon. Faut croire que ça ne plaît pas à tout le monde... Ouais, je devrais arrêter de m'égarer comme ça. Ça commence à devenir désespérant.

Au départ, la réaction de la jeune fille amusa clairement Axel, qui ne pouvait pas s'empêcher de rire un peu encore. Elle n'avait pas trop l'air de savoir sur quel pied danser et c'était exactement ce qu'il cherchait comme comportement. Il avait bien le droit de s'amuser un peu lui aussi. Après tout, ce n'était pas à ça que ça servait les journées de congé? À prendre du repos et du plaisir? C'est ce qu'il avait cru comprendre de la chose. Avec le temps, le mot avait perdu de sa signification puisque son dernier congé, outre les fériés et vacances d'été, remontait au temps où il séchait encore les cours. En gros, à sa période scolaire où il était assis derrière les bancs d'école. Ce bon temps révolu, bien qu'il soit toujours pris à l'école, lui qui détestait étudier... Ironique. Il ferait poireauter longtemps son imbécile de frère en s'amusant avec la demoiselle cornue ci-présente et l'idée de faire un peu de chantage l'amusait un peu. Ce jeu, il ne s'y était pas prêter depuis longtemps, il était temps de voir s'il n'avait rien perdu encore de ses réflexes. Après, il n'y avait nul besoin de révéler à sa compagne qu'il n'était pas en fonction ce jour-là. C'était plus amusant de lui faire croire qu'il pourrait la ramener à l'école à tout moment pour qu'elle soit coincée en heure de colle, avec tout plein de copies à faire. Oh, le sadisme du maniaque des copies... Ça ne paraît pas, mais écrire cent fois la même phrases, ça vous tue les neurones et le poignet.

Bah, finalement, elle n'était pas aussi démunie qu'il aurait pu le penser, assez brièvement, au départ. Même qu'elle embarquait tout à fait dans le jeu. Ça, ça faisait plaisir à voir. Un sourire amusé se glissa sur ses lèvres et il se glissa sous les cordons de la file pour se poster aux côtés de l'adolescente. Naturellement, cela suscita quelques bougonnements auprès des gens qui attendaient depuis longtemps déjà, mais qu'est-ce qu'il s'en contre-balançait! Il leur jeta un regard glacial et regarda en avant de lui. Tiens, la populace semblait avoir pris un peu d'avance sur eux pendant qu'ils s'amusaient à parler de pomme d'amour. Il attrapa pas très gentiment la petite démone par le poignet et la tira vers l'avant, histoire que personne ne profite de leur immobilité pour leur voler la place. Ouais, parce que maintenant, il considérait qu'il était en position de dire qu'il était à sa place. Par procuration genre. La gamine avait fait la file pour lui, il se joignait à elle. C'était aussi bête que ça.

-Avance. On va se faire choper notre place sinon. Après ce manège, on va au vendeur de pommes. Je boufferais pas la tienne. Qu'est-ce qui me dit qu'en fait, t'as pas une maladie contagieuse, genre l'hermès buccal ou je ne sais quelle autre drôle de maladie que les gamins aiment à se passer.

Ouais, pas fort de confondre herpès avec Hermès... Enfin, Axel n'avait jamais été très calé en sciences et retenir le nom des maladies, c'était pas trop son fort. C'était limite méchant pour la fille de lui dire ça, avec tout ce que ça insinuait de pas net, mais c'était mieux que dire: «Ouais bah écoute cocotte, j'suis limite dédaigneux alors j'aimerais mieux que ma bouche n'entre pas en contact indirect avec la tienne. Tsé, j'attends comme un petit peu la femme idéale pour ce genre de chose et t'es comme pas trop de mon style...» De un, le langage était un peu trop familier et roturier pour qu'on puisse croire que ces paroles viennent de la bouche divine de mon surveillant. Ensuite, c'était la meilleure façon de trahir son penchant pour les fillettes côté coeur. Bon, pas fillettes, mais disons jeunes pucelles à l'aube de la majorité. Ou un peu plus vieille que la majorité. Ça dépendait des cas. Il ne fallait pas non plus s'arranger pour qu'elle hurle au pédophile en le pointant du doigt. C'est pas très positif pour la carrière d'un type qui bosse dans une école. Et imaginez toutes les interrogations que ça pourrait susciter auprès des élèves. Tout ça parce qu'il préférait fréquenter des filles plus jeunes que lui de quelques années. Bon, plusieurs années, mais chut! C'est pareil dans un cas ou un autre. D'ailleurs, il n'avait jamais rien fait de mal à ses copines. Pas d'abus, pas de pression. Celles qui avaient couché, bah elle l'avait fait de leur plein gré. Et elles étaient majeures. Parce que prudence était sa meilleure amie en amour. Enfin, elle, le p'tit diable, elle n'avait rien à craindre, parce que ce qui se trouvait dans son pantalon ne risquait pas de s'agiter. Comme quoi on peut pas attirer tout le monde.


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