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Nakunaru Academy

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 La solitude, c'est mieux à deux, surtout lorsqu'on est gauche.

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Message Sujet: La solitude, c'est mieux à deux, surtout lorsqu'on est gauche.   Lun 1 Aoû - 13:36


« Ca va Côme ? »

Jim se retint difficilement de rire face au comique de la situation et Timothy quand à lui s’approchait du pauvre malheureux qui se relevait péniblement tout en laissant filer quelques jurons. Côme fut le premier surpris par cette chute épique. A l’aide de ses deux mains, il se tint en équilibre sur un pied en s’aidant du corps de Timothy afin de se maintenir droit. Il soupira en baissant le regard sur son pantalon partiellement déchiré. Pourtant la journée avait plutôt bien commencé, à aucun moment son don ne lui avait joué de tour. Il s’était bien rattrapé, le garnement. Il plia et déplia durant quelques secondes la jambe écorchée, et finit par la poser au sol. Le malchanceux se détacha de son ami.

« Ca va aller, t’es sur ? »
« T’en fais pas, ce n’est rien d’autre qu’une éraflure, je vais m’en remettre. »
« T’es quand même salement amoché. » Jim réussit à articuler cette phrase entre deux éclats de rire.
« Ne fais pas attention à cet énergumène, on va t’emmener à l’infirmerie. »

Au moins lorsqu’il était chez lui, ce genre de désagrément pouvait s’éviter. Il connaissait les emplacements des meubles avec exactitude et s’il fermait les yeux, il était même encore capable de vous décrire précisément chaque pièce de la maison. Ici, la seule pièce qu’il saurait représenter aisément n’était autre que la chambre où il séjournait et donc il se prenait dans les pieds tout ce qui était possible et inimaginable. Un banc déplacé, une chaise qui traînait, un cartable qui dépassait. Il y en avait pour tous les goûts. Et pourtant Côme n’était connu pour sa maladresse auparavant mais maintenant, il s’était créé une vraie réputation.

Et Jim qui se moquait à chaque fois qu’il s’étalait au sol sans crier gare. Il fallait dire qu’il n’avait jamais connu quelqu’un qui se mangeait autant d’obstacle dans la figure en une seule journée, et ce n’était nullement pour lui en déplaire. Sadique ? Non, juste moqueur. Le jeune homme connaissait plus ou moins les dons de ses deux amis bien qu’il n’en ait jamais discutés. Cela pouvait paraitre étonnant mais ce n’était un sujet qui les avait intéressés. Ils avaient parlé normalement de chose et d’autres sans voir l’utilité d’éclairer leur potentiel. Et après tout, ce n’était pas comme si Côme allait claironner fièrement son pouvoir en sachant que les autres le prendraient possiblement pour un vieux voyeur alors qu’il ne le maitrisait nullement. Les preuves étaient faites, il suffisait d’examiner son corps couvert de blessures et d’hématomes de toutes tailles.

Il boitillait le long d’un couloir, suivant Jim qui menait la marche. Teddy, lui, était en retrait comme pour garder un œil sur les deux autres. Ils arrivèrent devant le local, et Jim y entra naturellement sans même frapper à la porte avant que Timothy n’ait pu le réprimander de ses manières. Sans plus suivre la conversation de ses camarades, Côme clopina jusqu’au lit le plus proche afin de s’y poser. La douleur se calmait à présent qu’il venait de soulever son pantalon, ainsi il ne frottait plus contre sa blessure. D’ailleurs, il ne s’était pas manqué: il avait de longues et fines griffures qui lui couvraient une partie du mollet.

« Et beh, c’est du joli. Tu ne t’es vraiment pas loupé. » Constata le rouquin en s’approchant légèrement pour observer l’étendu des dégâts, Côme soupira simplement en réponse – s’il on pouvait considérer ce souffle comme telle. S’il avait pu éviter cet endroit, mais il n’était pas encore équipé d’un bon désinfectant. Timothy scanna rapidement la pièce du regard, et attendit encore quelques secondes avant de prononcer un mot.

« Je vais aller chercher quelqu’un. »
« Attend, j’viens avec toi ! Le distributeur est tout près, et il me faut impérativement une bouteille. »
« Tu as besoin de quelque chose, tant qu’on y est Côme ? »
« Non, c’est bon, merci. »

L’infirmerie, il avait toujours détesté cet endroit. Mais il semblerait qu’avec ce don catastrophique, cette pièce allait le voir souvent. Il s’abaissa et plia soigneusement son pantalon, un jeans noir délavé, pour en faire un épais rebord. Comme cela, il ne devrait plus le tenir bêtement. Comme dessus il avait revêtu un simple tee-shirt à longue manche rayé blanc et vert émeraude qui possédait une fine capuche. Sa jambe valide sursautait faiblement, extériorisant son impatience. Ses orbes bleutés dévièrent de l’armoire à pharmacie vers la porte, et finalement se portèrent sur une fenêtre à semi ouverte. Combien de secondes ou de minutes venaient de s’écouler ? Aucune idée, et pourtant il y avait l’horloge pour le lui indiquer. Le temps en tout cas lui paraissait interminable.

Il attendit encore cinq longues minutes, dans l’espoir d’apercevoir une silhouette connue ou non. La solitude, il ne la supportait pas. Finalement, il se leva. Il suffisait qu’il ait les médicaments à disposition et il saurait se soigner tout seul. Il en avait tellement l’habitude après tout. Un dernier regard à la porte, mais personne ne se montrait. Alors il se décida, et s’approchait en clopinant faiblement vers l’armoire à pharmacie. Mais il y eut un imprévu, encore. La jambe blessée heurta une chaise, Côme tenta de s’y rattraper mais ne pouvant pas la voir, il la manqua. Une de ses mains amortit le chute mais il ne pu éviter de se prendre le coin du siège dans le ventre. Il se retrouva à quatre pattes, une jambe à demie tendue – celle qui était meurtrie par sa précédente maladresse – et une main sur le siège, l’autre à terre. Il se laissa retomber mollement sur les fesses, une main portée à son ventre.

C’était du joli, vraiment.
Maudit pouvoir. Un jour, il aura sa peau.


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Message Sujet: Re: La solitude, c'est mieux à deux, surtout lorsqu'on est gauche.   Mar 2 Aoû - 16:22


C'était dégueulasse tout ce qu'il devait supporter à cause de tous ces stupides étudiants qui trouvaient marrants de faire de sa vie un calvert tous les jours. Enfin, il n'était sûrement pas visé en tant que tel, qui le connaissait, lui surveillant engagé pour les heures les plus incongrues? Néanmoins, à toutes les rares fois où se retrouvait sur un quart de travail régulier, il se passait des choses qui n'était pas nécessairement pour lui faciliter la tâche. Dans la dernière heure, il avait eu le temps de surprendre deux jeunes en train de se fumer un pétard, une fille qui essayait d'entrer dans les toilettes des gars ainsi qu'un groupe d'élèves en train de sécher. Et là, c'était l'heure où on retrouvait un paquet de gens dans les couloirs, parce qu'ils n'étaient plus en classe. Vraiment, ce n'était pas la joie. Il fallait garder l'oeil grand ouvert et s'assurer que personne ne fasse de conneries. Dur dur... Il y a toujours un imbécile ou deux pour faire des conneries. Parce que oui, impossible de faire qu'une seule connerie à la fois à cet âge-là. La première en cache une autre. Immanquablement. Même que plus souvent qu'autrement, il y en a bien plus qu'une autre derrière. Dépister tous ces manquements au règlement, c'était son boulot de pion, mais comment c'était chiant. Pourquoi déjà avait-il choisi ce métier? À cause des jeunes filles? Euh... Non. C'est pas un pervers malgré tout. Il était resté tout simplement parce qu'il n'avait pas d'ambition au niveau de son plan de carrière. Il ne savait pas ce qu'il voulait faire à la fin de ses études, il ne voulait pas continuer à étudier, il ne voulait pas tomber en apprentissage, il ne voulait pas se casser la tête. C'était juste plus simple de devenir pion. Fallait pas de diplômes, pas de formation. On avait tout juste besoin de lire les règlements et de les apprendre. Énormes les pré-requis quoi. Du coup, il n'avait pas pris la peine de chercher autre chose. De toute façon, il était scrupuleux sur les règles en ce qui concernait les autres. Du coup, il était pris à courir à droite et à gauche pour attraper les délinquants de Nakunaru. Aussi simple que ça.

Bref, l'état de la surveillance était étonnement calme. C'était louche. Très louche même. Tous les mômes semblaient calmes et paisibles. Ça cachait quelque chose. Depuis quand les gamins se comportaient avec civisme? On aurait pu croire qu'il était aigri comme un vieux pépère, mais imaginez-vous de toujours devoir engueuler une bande de binoclards boutonneux avec un chemin de fer dans la bouche? Bah, il n'avait rien contre les lunettes, mais disons que dans le visage de jeunes gosses arrogants qui se prenaient pour les rois du monde juste parce que leur don était plus cool que le sien, ça te donne juste envie de leur casser le nez à coups de poing. Naturellement, c'était un comportement à éviter, pour le professionnalisme de la chose, mais la visualisation, c'est toujours bénéfique pour les gens un peu sur les nerfs. Pas qu'il l'était vraiment, mais bon, si ça pouvait l'empêcher de casser la gueule de quelqu'un et d'être renvoyé... C'est qu'il faut comprendre que notre Axel n'est pas quelqu'un de très tolérant et patient. Il se fait énervé et il cogne. Ah, violence, quand tu nous tiens...

Bref bref bref... Il n'y avait rien pour l'irriter, n'eut été le fait que justement, rien ne devait le faire. Il n'y avait pas d'élèves en pleine délinquance, personne à pincer, et ça le choquait vraiment. Où se cachaient-ils pour accomplir leurs méfaits? Il était impossible que l'intégralité du corps étudiant se montre sage. C'était du jamais vu. Quelque part, il y aurait un imbécile pour jouer à l'enfoiré. C'était évident, inévitable même. Depuis qu'il était en poste, il n'y avait pas eu une seule heure sans qu'il n'attrape quelque abruti à faire le con ici et là. Il devait être au mauvais endroit. Ou encore, on l'avait repéré et la masse gardait le profil bas. Non, il n'aimait pas cette impression de paisible qui flottait dans l'air. C'était tout simplement trop louche, trop improbable et utopique. Et l'utopie, il n'osait même pas s'en créer une, de peur d'en être trop déçu. Le mieux qu'il pouvait faire, c'était d'espérer être promu ou de trouver en emploi moins chiant et de se caser avec la femme qui voudrait bien de lui et dont il voudrait bien. Après, on verrait pour les morveux, ça ne faisait pas encore partie de ses projets d'avenir, bien qu'il approcha la trentaine. De toute façon, les hommes... eh bah... ce sont des hommes quoi et en ce qui concerne tout ça, ils sont hommes. Comment c'est pas clair? Bah, vous êtes bêtes, c'est tout. On ne peut pas parler de ça comme d'une tâche sur un vieux t-shirt. C'est trop ridicule. Enfin...

Comme rien ne se passait dans les lieux populés et fréquentés des masses d'élèves, il ne restait plus qu'à aller en observation ailleurs. Sur les étages, dans les locaux où on ne devait retrouver personne. C'était là qu'ils devaient tous se cacher, en espérant ne pas se faire découvrir. C'était maintenant évident, clair comme de l'eau de roche même. Ça lui sautait au visage maintenant qu'il y pensait. Même qu'il était surpris de ne pas s'être fait cette réflexion plus tôt. Enfin, il ne pouvait pas tout savoir du premier coup non plus. Surtout à la vitesse que filent ses pensées. C'était bien le genre de personne qui ne pouvait pas rester concentrer sur la même chose durant des heures. Son cerveau fonctionnait à merveilles, seulement, il n'aimait pas s'arrêter sur quoi ce soit. Il ne prenait pas les choses avec légèrement, il n'y songeait seulement pas à deux fois.

En arpentant les couloirs, un vacarme attira son attention. Enfin bon, vacarme. Allons-y plutôt pour un bruit de chute, ça sera déjà plus réaliste et ça correspondrait mieux à la situation. Ça venait de l'infirmerie. Et voilà! Il l'avait trouvé son malfaiteur! Quelque élève drogué devait être allé fouiné dans le stock de médicaments de l'infirmière pour en voler quelques uns! Mais, il ne laisserait pas passer cette erreur comme ça. Comment que les élèves étaient trop bêtes parfois. Ils s'armaient de mille précautions, mais au moment crucial, ils faisait un boucan d'enfer qui alertait toujours les autorités. Ah, voilà qui le rassurait. Tout était toujours normal dans son école. Il se précipita donc dans la petite assez, juste à temps pour voir un gamin tomber sur les fesses, une main sur le ventre. Il nota la chaise renversée. Elle avait servi à perpétré le crime, mais s'était ranger du côté de la justice au dernier moment en faisant tomber l'imprudent!

-Alors comme ça, on essaie de voler du stock médical, chenapan? Fit Axel d'un ton narquois d'où perçait une certaine gaieté.

Vraiment, il était trop heureux d'avoir fait cette prise. Ça le rendait beaucoup trop extatique cette histoire. Voir même qu'il se sentait pris d'euphorie. Lui qui se plaignait un peu plus tôt de tout le mal que lui donnait ces turbulents étudiants aux pouvoirs incontrôlables...


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Message Sujet: Re: La solitude, c'est mieux à deux, surtout lorsqu'on est gauche.   Mar 16 Aoû - 12:36


Spoiler:
 

Ce don était un calvaire, il ne rouspéterait jamais assez son inutilité.

Il soupira fortement, repoussant avec une mauvaise humeur palpable la chaise - enfin, ce qu’il devinait être une chaise - à l’aide de sa main. Il n’avait même pas la force de se lever, déjà fatigué de cette journée. Et où était donc passé ces deux amis ? Ils s’étaient perdus dans les couloirs de cet immense bâtiment ou l’avaient-ils juste oublié ? Et l’infirmière qui jouait les abonnées absentes. Une main vint se porter automatique jusqu’à son ventre afin de masser l’endroit endoloris par la seconde chute de la journée. Nul doute qu’un bel hématome ne tarderait pas à se manifester. Il souleva son tee-shirt pour apercevoir l’étendu des dégâts. Il avait juste la peau légèrement épluchée sur la hanche gauche. Pas de sang, juste une forte sensation de brulure ressentie à l’endroit de la collision.

Ses yeux se portèrent autour de lui. La pièce était à présent vide, le mobilier avait disparu comme par enchantement – ou plutôt par un sortilège de mauvais goût. Il clignait des paupières, comme si ce simple geste allait remettre les meubles à leur place. Il voyait uniquement quelques liquides, colorés ou transparents, flotter anormalement dans les airs en possédant des formes diverses et bien définies. Il soupira bruyamment, une nouvelle fois. Rien n’y faisait, il ne savait nullement le contrôler – et c’était bien pour cela qu’il était dans cette académie, après tout. Il allait devoir s’entrainer, mais comment ? Il ne le savait absolument pas. Il se passa une main dans les cheveux, une mine agacée peinte sur le visage. Ses doigts tâtèrent le sol à la recherche d’un obstacle. Un meuble, un mur, un lit : un rien aurait fait l’affaire pour se redresser.

Soudainement, Côme suspendit ses mouvements. Des pas brusques frappaient le sol, quelqu’un venait. Peut-être était-ce Jim ou Teddy qui revenait au pas de course. Jim le supplierait de lui pardonner d’avoir pris autant de temps en inventant une histoire abracadabrante comme il savait si bien le faire – ses excuses n’en étaient jamais réellement, avait-il vite remarqué. Et Teddy… Il se contenterait surement d’arborer un air désolé. Mais se que la porte découvrit ne fut ni Jim, ni Timothy, ni même l’infirmière – ou du moins, il ne ressemblait pas à un infirmier. Il lui porta un regard jonglant entre la surprise et la curiosité. En face de lui se trouvait un homme: Grand, très grand même – cela du certainement au fait qu’il avait encore les fesses à terre -, aux cheveux noirs et aux yeux… il n’en prêta vraiment attention. Ce qu’il portait ? Il n’en avait aucune idée. Ces orbes bleutés détaillèrent distraitement et involontairement – qui croirait ça ? – les formes mises à nu. Apparemment, son pouvoir voulait jouer les vieux vicelards aujourd’hui.

« Hein ? » Réellement, il était trop incrédule pour répliquer quoique se soit de plus intelligent.

Avait-il bien entendu ou était-ce la chute qui le faisait délirer ? Chenapan ? Elle avait du le secouer plus qu’il ne le pensait. L’adolescent l’avait écouté d’une oreille peu attentive, plus concentré sur le problème qu’il subissait que sur les paroles du surveillant – il ne pouvait pas être un élève selon ses rapides déductions. Ou était-ce un professeur ? Enfin, la question n’était nullement importante. Un de ces sourcils se haussa, interrogatif. Côme n’avait toujours pas bougé d’un centimètre. Le prenait-il pour l’un de ces vulgaires voleurs et garnements qui couraient les couloirs de l’académie ? Bon, il était vrai qu’il n’était pas non plus un modèle à suivre mais tout de même, il avait sa fierté. Et s’abaisser à voler, jamais il n’oserait.

« Mais non. » Ses sourcils se froncèrent, mécontent. Rarement il appréciait qu’on le prenne pour ce qu’il n’était. « Au risque de vous décevoir, je ne suis nullement venu voler je-ne-sais-quoi ici. » Son ton était légèrement acerbe et calme. On pouvait aisément ressentir cette petite pointe d’énervement qui grondait en lui.

Oui, il avait décelé cette petite note de joie cachée dans la voix de l’adulte. Le pauvre, il allait être sans doute déçu de ne pouvoir sermonner un adolescent dans le tort. Lui n’avait rien fait de mal. Côme n’était pas comme ces élèves qui venaient à l’infirmerie pour éviter un cours, une interro ou que savait-il encore. Non, sa présence ici avait bien une raison bien qu’il aurait préféré ne pas être là. D’ailleurs, il était impossible de rater sa jambe blessée qu’il avait bien mise en évidence pour éviter les frottements avec son jeans. Une main se posa sur son genou comme pour retenir le rebord improvisée de son jeans de peur qu’il se défasse. Ainsi il pouvait attirer l’attention de l’homme sur ses réelles intentions.

« J’ai juste besoin d’un bon désinfectant, comme vous pouvez le voir. C’est tout ce que je demande et comme personne ne venait, j’ai voulu me soigner moi-même. » Se défendit-il du mieux qu’il pu.

Et résultat des courses, il était tombé une deuxième fois.


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Message Sujet: Re: La solitude, c'est mieux à deux, surtout lorsqu'on est gauche.   Ven 19 Aoû - 17:33


Vous savez, quand une profonde fierté nous saisie, lorsqu'on croit avoir fait un bon coup, il y a une sorte d'aura qui se dégage de nous. Inconsciemment, on bombe un peu le torse, on lève la tête, un sourire arrogant sur les lèvres. Chez une fille, ça lui donne l'air plus garce que jamais. Chez un mec, avec une belle gueule et un corps d'Apollon – j'ai le droit de m'amuser un peu là – ça lui donne un air de puissance intérieure qui ferait chavirer quelques coeurs alentours. Un peu comme la parade du lion ou de je ne sais trop quelle autre bestiole fière et royale qui veut séduire une femelle. D'ailleurs, assez curieusement, on dirait que j'associe toujours Axel à la séduction. Allez savoir pourquoi. Ce n'est pas un tombeur, il ne drague pas à qui mieux-mieux, c'est un type sage et fidèle qui veut juste trouver l'âme soeur. C'est pas trop compliqué à comprendre, non? Bref, il n'était pas en période de rut comme un animal, il ne cherchait pas à attirer une sauvage lionne dans un coin obscur. De un, il croyait juste avoir fait un bon coup. De deux, il n'était vraiment pas attirer par les gamines. Les gamines, peut-être que oui, mais en version masculine, c'était pas vraiment pas le cas. Non, dans son cas, si Axel semblait si fier de sa personne, c'était simplement parce qu'il venait de prendre la main dans le sac un élève en train de dérober des médicaments à l'établissement scolaire. Bon, il n'avait pas fait grand chose. Il était quand même arrivé là assez par hasard et il avait entendu du bruit ce qui l'avait attiré. Mais! Il avait été assez intelligent pour se rendre jusque là et surprendre le malfrat! Ouais, il se faisait un peu trop de petits cinémas dans sa tête parfois, mais bon, on n'y peut rien. On ne va pas le changer pour les bienfaits du jeu. On pourrait en fait, mais il est bien plus amusant comme ça voyez-vous.

Bref, vous pouvez imaginer sa cruelle déception lorsqu'il réalisa qu'il était dans l'erreur. Son visage se décomposa l'espace de quelques secondes avant qu'il ne reprenne cet air de neutralité qu'il affectionnait particulièrement. En tout cas, si ce n'était pas son sentiment, il affichait toujours ce visage d'air bête, ni méchant, ni souriant, ce qui laisse à le croire. Eh oui. Ce présumé garnement n'était en fait qu'une pauvre victime du mauvais sort qui avait subit quelques dommages corporels suite à on ne sait trop quels évènements malheureux. Sûrement avait-il fait quelque bêtise, mais il était impossible pour notre séduisant surveillant de savoir si c'était réellement le cas, et même si cela l'avait été, il n'aurait sûrement pas pu le prouver. Le voilà qui était bien embêté. C'était comme si à chaque fois qu'il pensait se trouver une petite joie, quelque merdasse venait la lui voler. À croire que le destin s'acharnait contre lui. C'était vraiment embêtant. Encore une fois, il s'était une fausse joie et il ne faisait pas de doute qu'il, soit le petit gamin à terre, l'avait remarqué. C'était juste trop évident. Enfin, peut-être que ça faisait partie des genres de trucs qu'il ne savait pas voir. Il était peut-être aveugle aussi. Ça serait surprenant, mais il pouvait toujours espérer. Il finit par pousser un soupir de découragement et hausser les épaules.

-Bouge pas. Tu risques de te blesser encore plus. Pour avoir fait un vacarme pareil en allant chercher des bandages, ta blessure est très douloureuse, soit tu es un peu trop maladroit. J'opte pour la seconde option, finit-il par dire, après l'avoir observé un long moment en silence.

Il s'approcha des armoires et farfouilla un peu pour trouver le désinfectant, dans la porte à laquelle il pensa en dernier. Ça se passait toujours comme ça. Tout ce qu'il voulait trouver se trouvait au dernier endroit où il pensait à chercher. Enfin, c'était la vie et ce n'était pas St-Antoine de Padoue qui l'aidait dans ses recherches, pour sûr. De toute façon, il ne croyait pas à ces balivernes. Bref, qu'est-ce que je racontais déjà? Oh oui. Axel avait récupéré du désinfectant et un peu de ouate. Avec un bandage qui traînait par-là. Il avait l'air propre. Il retourna auprès de l'éclopé et s'agenouilla à la hauteur de son genou. Il ne prit pas la peine de le prévenir avant d'appliquer son morceau de ouate imbibé de peroxyde sur l'éraflure. Tant pis si ça brûlait. Ça ne l'avait jamais particulièrement dérangé pour sa part. Il n'était pas infirmier, ni secouriste, mais il lui était déjà arrivé de soigner des blessures, alors il fit cela plus ou moins correctement. Enfin, ça tiendrait le coup jusqu'à ce qu'il tombe sur un guérisseur, sûrement. Il banda la blessure avec une certaine rudesse, mais ce n'était pas vraiment volontaire. Il prenait la peine de le faire au mieux de ses compétences. Il ne serait pas dit qu'Axel Dorpmüller aurait laissé un étudiant seul dans une telle situation. Bon, c'était un peu dramatisé, mais bon. C'était une bonne action au moins.

-Voilà, ça devrait déjà être un peu mieux. Enfin, c'est juste en attendant l'infirmière, dit-il une fois qu'il eut terminé son travail.

Il se releva et tendit la main au jeune homme pour l'aider à se relever. Toutes probabilités calculées, il risquait de se casser la marboulette une fois de plus s'il le laissait à lui même. C'était néanmoins assez stupide de tendre la main à quelqu'un à Nakunaru, avec tous les pouvoirs étranges qu'on trouvait, mais bon. Axel n'était pas du genre à penser à ça. Il était de toute façon déjà trop concentré à songer à lui tendre une main salvatrice.


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Message Sujet: Re: La solitude, c'est mieux à deux, surtout lorsqu'on est gauche.   Lun 29 Aoû - 16:31


Et il avait vu juste. Le visage si fier de l’homme se déforma rapidement lorsque l’adolescent clama son innocence, comprenant ainsi son erreur. Le pauvre. Si Côme avait été d’humeur, il aurait sans doute jouer le jeu afin de lui rendre ce simple petit plaisir, quitte à se faire cataloguer comme étant un sale petit vaurien. Ce n’était pas comme s’il se préoccupait de ce que pensaient les autres à son sujet – Il en aurait jamais fini de déprimer s’il s’en souciait, les jeunes avaient des comportements inhumains parfois, c’était méprisable. Enfin Côme n’avait pas une tête à se faire marcher dessus, malgré ce qu’on pourrait croire avec son caractère si serviable. Au premier abord, il n’en avait peut-être pas l’air mais ce petit enfermait un sacré tempérament.

Mais aujourd’hui, en ce même instant, son éternelle joie de vivre et son amabilité à toute épreuve semblait s’être évanouie. Hélas, la mauvaise humeur les avait balayés d’un simple revers et rien que le fait que cet homme l’accuse sans raison n’aidait pas à la calmer. Pour qui se prenait-il après tout ? Pour un Super Justicier ? C’était d’un ridicule. Côme replaça correctement son tee-shirt d’une main, baissant volontairement le regard sur cette dernière – même s’il ne percevait nullement ses vêtements, tout ce qu’il voyait était sa peau – pour éviter de croiser le corps nu de l’adulte bien qu’il ne pouvait se douter de son don, ni de ce qu’il impliquait. Au fond de lui, il avait dans l’espoir que son pouvoir cesse ses pitreries rapidement. Dans cet état, il ne saurait faire un pas sans se prendre un objet dans les pieds.

Même s’il ne ressentait aucune gêne vis-à-vis cette homme en tenue d’Adam, ce n’était pas comme s’il s’agissait de la première fois que ça lui arrivait. Le plus dérangeant – s’il pouvait dire – était lorsque son homologue était féminin. Il leva le regard quand l’homme prit la parole après un lourd silence, attentif à ces mots. Habituellement au contact des gens, son esprit échauffé s’adoucissait jusqu’à faire disparaître ses pensées négatives mais ici, rien n’y faisait. La sociabilité inexistante chez cet homme ne l’apaisait nullement, et la réplique qu’il lui adressa n’eut meilleure résultat. En quoi le jugeait-il en un si court laps de temps ? Il était vrai qu’il ne tenait pas souvent sur ses deux jambes mais en aucun cas la faute lui revenait. Comment feriez-vous à sa place pour éviter un objet dont vous n’avez pas connaissance sur le moment ? Comme tout le monde, vous vous le prenez dans la figure.

Ses pupilles suivirent les mouvements de l’homme, non sans glisser quelque fois par mégarde sur son fessier – on pouvait appeler ça des petits moments de faiblesse –, mais bien vite il s’efforçait à porter son attention sur une autre partie moins intime de son corps. Il l’observait fouiller les armoires – par déduction, les liquides ne lévitaient pas tout seuls – et ne fit aucun geste. À quoi bon se relever si c’était pour s’écrouler quelques mètres plus loin ? Côme examina ce qu’il tenait entre ces mains: une transportait un liquide pratiquement transparent et l’autre semblait se fermer sur du vide – et logiquement, il devait s’agir d’une boîte de pansements ou encore un rouleau de tissu pour bander sa blessure. Enfin, il pouvait bien imaginer le matériel de secours, étant un adepte des chutes.

Lorsque l’homme s’agenouilla face à lui et qu’il remarqué qu’il s’apprêtait à le soigner, il se précipita à prendre la parole.

« Je peux me débrouiller (ses dents se serrèrent et un fin rictus désenchanté se figea sur son visage alors que l’adulte s’appliquait au bon soin du jeune homme.) seul. » Le dernier mot fut plus souffler en un fin grondement que réellement articuler.

Il avait les sourcils légèrement froncé, une preuve évidente de sa mauvaise humeur. Il ne finirait pas la journée à son simple avis, il allait sans doute se réfugier à l’abri des regards. Sur le toit, possiblement ou mieux encore dans sa chambre où il ne laisserait personne le déranger. Au moins ainsi il n’aurait à assumer les conséquences de son humeur de chien. Bien sur, lorsqu’il affirmait pouvoir se débrouiller sans avoir besoin d’aide, il mentait légèrement. Comment utiliser correctement ce qu’il ne pouvait voir ? Mais il ne savait réellement pourquoi il avait voulu le repousser bien qu’il en avait une vague idée. Ce type ne l’inspirait pas beaucoup. Non pas qu’il n’avait confiance en ces compétences de secouriste mais il avait su si simplement le contrarié qu’il rejetait inconsciemment son aide. Résigné, le jeune homme le laissa s’occuper de son genou non sans garder un œil attentif sur ces faits et gestes. Côme n’était pas quelqu’un qui se plaignait facilement, et les sensations désagréables que produisaient le produit sur son éraflure ne le dérangeaient nullement. Après tout, il était un habitué.

« Merci. » répondit-il poliment lorsque l’homme eut terminé le bandage. Il était peut-être levé du mauvais pied mais il n’oubliait pour autant les bonnes manières.

Du bout des doigts, il alla toucher le tissu qui recouvrait sa blessure qui lui était toujours visible à ses yeux. Cela commençait doucement à l’inquiéter, habituellement, son don n’agissait que quelques brèves minutes seulement mais ici il durait étrangement. Bien que le sentiment fût faible pour le moment, son anxiété pouvait se lire aisément sur les traits de son visage – même s’il arrivait à étouffer par moment cette crainte. Ces paupières clignèrent plusieurs fois à l’apparition d’une main secourable. En fait, ce type n’était pas si insensible qu’il y paraissait. Même si son langage ne lui plaisait toujours pas. Le jeune homme ne se posa plus de question et accepta son aide. Lui qui voulait rester par terre le temps que son pouvoir se calme un peu, mais en même temps rejeter son aide ne ferait que créer une tension inutile entre eux. A part s’il lui expliquait son problème, ce qui était bien sur hors de question.

Aller expliquer à un homme plus fort et viril que vous que depuis qu’il était entré dans cette pièce, il était l’une des victimes de son pouvoir et que, de ce fait, l’adolescent profitait honteusement de l’opportunité qui s’offrait à lui en le matant honteusement. Même si ce n’était la vérité, c’était surement ce qu’allait en déduire l’homme. Côme n’aurait même pas le temps d’expliquer qu’il ne contrôle pas ce don et sans doute ferait-il la rencontre des poings de cet inconnu. Du moins, c’est ce qu’il lui inspirait au premier regard. En prenant sa main, il s’aida également de sa main libre et en un tour de main, il se redressa sur sa jambe valide. Ses orbes bleutés balayèrent rapidement la pièce dans l’espoir de voir apparaitre un mobilier. Mais rien n’y fit. Il soupira. Il porta son regard sur l’homme, une mine clairement embêté peinte sur le visage. Il prenait garde à ne pas baisser les yeux.

« Je peux vous demander un service ? » Il s’abaissa quelques secondes et replaça le pan du pantalon qu’il avait retroussé – bien qu’il ne puisse réellement savoir s’il était bien mis ou non, il sentait que le tissu touchait son mollet et cela était suffisant –, puis replongea ses yeux dans les siens. « Ça va sans doute vous paraître bizarre mais. » Il prit volontairement une pause, son esprit hésitait encore sur la suite de ses paroles. Quelle situation gênante. Il se massa la tempe de l’index et du majeur, voilant à moitié son visage tout en détournant vaguement le regard. Il se jeta finalement à l’eau. « Vous pourriez me guider jusqu’au lit ? Et après, je vous fous la paix, promis. »

Il allait sans doute pour le prendre pour un débile, ou juste pour un type qui n’y voyait pas mieux qu’une taupe.


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Message Sujet: Re: La solitude, c'est mieux à deux, surtout lorsqu'on est gauche.   Mar 6 Sep - 9:25


Si pendant l'opération désinfectant et pansement le jeune homme avait parlé, Axel ne s'en était pas rendu compte. Il était trop concentré à panser la plaie. L'écorchure en gros, pour faire un tantinet moins dramatique. D'ailleurs, c'était peut-être mieux que Côme ne puisse pas voir ce à quoi ressemblait le résultat. Axel n'était pas tellement doué pour les bandages réalisés avec art. Disons que ça semblait tout croche et que le premier venu remarquerait bien que ce n'était pas le travail d'une infirmière. Pour ceux ayant déjà lu Fruits Basket, c'était très ressemblant au bandage que Yuki avait fait pour la main de Thoru. Bref, un peu tout croche. La différence avec Axel, c'était que c'était déjà un tantinet plus serré que notre prince de manga. D'ailleurs, fallait voir à ce que ça ne coupe pas la circulation du pauvre garçon. Il aurait très bien pu serrer un peu trop sans s'en rendre vraiment compte. Axel n'avait jamais été très fort en biologie. Où est le rapport? Bonne question! Juste que la biologie, c'est la science des humains et je me dis que c'est sûrement au programme d'études des médecins. Après, je sais pas, il n'a pas hérité de son manque de talent en science et en mathématique d'un être mystique et invisible... Bref, à Côme de décider si sa jambe allait tomber pour manque de circulation sanguine. Axel il avait fait ce qu'il pouvait, à sa manière un peu brusque et antipathique.

Côté psychologie, c'était aussi une quiche. Alors c'est à peine s'il remarqua son visage quelque peu soucieux. Il songea rapidement que c'était sûrement à cause de son pansement pitoyable, mais il s'était déjà expliqué à ce sujet et quand il partirait, il enverrait l'infirmière à son poste s'il la croisait. Si ça se trouvait, elle était jeune et séduisante – mais il ne serait pas surpris de découvrir qu'en fait, il s'agissait d'un infirmier quinquagénaire bedonnant... Avec la chance qu'il avait ces derniers temps... C'était très probable. Enfin, c'était curieux qu'il ne connaisse pas encore le visage de ses collègues de travail depuis le temps. Certains d'entre étaient déjà là quand il était lui-même étudiant. Mais bon. C'est Axel quoi, le type qui ne voit rien au final. Bref, il avait fait son devoir de membre du personnel. Une fois ce pauvre garçon remis solidement sur ses pattes, il pourrait partir et peut-être trouverait-il un vrai délinquant. Il y en avait certainement. Une école où tous les élèves sont sages comme des agneaux, c'est trop beau pour être vrai. L'utopie du directeur et des employés. Et naturellement, quand on parle de rêves utopiques, on sait très bien que c'est impossible, même dans le meilleur des mondes... Après, le concept d'utopie, c'était trop demander à Axel. Fallait pas trop grillé ses pauvres neurones. Bon, mon portrait de lui jusqu'à présent le dresse comme un deux de tension, mais ce n'est pas tout à fait ça. Probablement que s'il avait eu plus d'intérêt pour les études, il aurait eu de meilleurs résultats. Ce qui expliquait aussi pourquoi il se retrouvait encore à l'école, au poste de misérable pion. Vous parlez d'une perspective de carrière excitante...

Au moins, l'éclopé accepta l'aide de notre charmant, quoique distant, surveillant en attrapant sa main. Axel l'aida à se remettre debout et lâcha sa paume dès qu'il fut certain qu'il n'allait pas basculer vers l'arrière. Inutile de prolonger ce contact physique. De toute façon, il n'aimait pas trop toucher les gens. Genre, à part sa copine – toujours inexistante à cette heure de sa vie – c'était on le touche pas le Axel. C'était le genre de comportement qu'il trouvait trop familier. Surtout entre deux parfaits inconnus. Donc, pour donner un coup de pouce, ça pouvait aller, mais après, il fallait laisser tomber. Comme il détestait quand sa soeur lui sautait dessus et l'étranglait dans un énorme câlin... D'ailleurs, pourquoi je racontais tout ça déjà? C'est déjà trop éloigné de notre sujet principal de discussion. Ah oui! C'était qu'en lâchant la main de l'étudiant, disons qu'il avait été plutôt brutal. Autant qu'on puisse l'être dans ce genre de mouvement, évidemment. Cela pouvait donc porter quelque peu confusion à l'égard de ses intentions qui n'étaient pourtant rien de plus que louables. Pour une fois...

Une fois débarrassé de la tâche de relever notre éphèbe, il était prêt à partir. Il lui jeta ce qu'il croyait être un dernier coup d'oeil, tâchant de voir s'il ne s'était pas laissé entourlouper finalement, mais tout lui avait l'air réglementaire. Dans le pire des cas, ça n'aurait pas été de sa faute si ce type avait des talents surprenants d'acteur. Il s'apprêtait à tourner les talons quand il se fit appeler, plutôt interpeller par le garçon d'environ seize ou dix-sept ans. Il haussa un sourcil, interloqué. Qu'est-ce qu'il pouvait bien vouloir lui demander de plus maintenant qu'il était pansé et relevé? Il hocha simplement de la tête en signe d'assentiment pour toute réponse et dévisagea Côme sans trop de gêne. Pourquoi il s'arrêtait autant? C'était pénible à suivre si vouliez son avis... Cela était fort déplaisant selon notre surveillant. Qu'il dise ce qu'il avait à dire. Il n'allait tout de même pas l'écorcher sur place si? Et si ce n'était qu'un service, ça ne serait sûrement pas indiscret ou on ne sait trop quoi d'autre. Il avait envie de lui crier: «Allez! Accouche! Je n'ai pas que ça à faire moi!», mais il retint ses pulsions intérieures, se disant que ça ne ferait que le ralentir... D'ailleurs, à ce moment, il crachait enfin le morceau.

Axel lui jeta un regard perplexe. Curieux comme demande. Après tout, le lit se trouvait juste... derrière lui. À peine à dix pas de distance. Avait-il perdu sa marchette ce qui expliquait ses chutes? Curieux comme situation... Enfin, il avait déjà dit qu'il acceptait de l'aider un peu plus tôt. Il était donc trop tard pour reculer. Et de toute façon, ce n'était pas trop demandant comme service. Il finit par tout simplement hausser les épaules et se rapprocher du jeune homme, duquel il s'était éloigné un peu plus tôt, après l'avoir aidé à se remettre sur pied.

-Pas de problème, fit-il de ce ton neutre qui lui était bien propre.

Il l'attrapa par l'épaule, un peu comme le ferait deux copains. Il avait choisi cette technique plus pour la commodité de la chose que pour toutes autres raisons. Lorsqu'il ne resta plus qu'un pas à franchir avant d'atteindre le lit, il se retira en s'écartant de quelques pas en fixant le pauvre garçon qui n'y voyait pas très bien en ce moment – même si Axel ne le savait pas encore, s'il le saurait jamais même.

-Voilà. Il ne reste qu'un pas à franchir. Tu n'as pas besoin de moi pour t'allonger? Demanda-t-il, un peu plaisantin.

Ça serait le comble qu'il ait besoin de son aide pour s'asseoir et ensuite se coucher. Il n'était sûrement pas maladroit au point de tomber à côté du lit, si? À dire vrai, ça ne tentait pas tellement à Axel de devoir le mettre au lit. Il pourrait probablement le faire sans problème si cela devait être fait, mais disons que ce genre de situation lui paraissait quelque peu louche... Même plus qu'un simple quelque peu... Enfin, il se faisait sûrement trop d'idées. Autant ne pas anticiper des choses inutiles qui ne se produiront pas de toute façon. D'ailleurs, pourquoi restait-il là, plutôt que de partir? Il n'avait plus rien à faire à l'infirmerie.


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La solitude, c'est mieux à deux, surtout lorsqu'on est gauche.

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