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Nakunaru Academy

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 Moi, je chante pas! [Mayako my love]

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Message Sujet: Moi, je chante pas! [Mayako my love]   Dim 17 Juil - 20:34


-Allez viens! Ça sera amusant! Puis, tu verras, les copains sont super!

«Ça, j'en doute vois-tu,» songea-t-il en poussant un soupir. De toute façon, il avait déjà prévu autre chose pour son vendredi soir. Quelque chose qui ne le ferait pas souffrir la présence ennuyante et bruyante de personnes inconnues. Outre son frère et sa soeur, il n'entretenait pas vraiment de relations sérieuses. Ça n'entrait pas trop dans son cercle de divertissements en fait. Il préférait et de loin vivre sa petite vie tranquillement et rester à l'écart des éclats et des foules. À ce jour, il avait sa famille et quelques amis et plus, il aurait sa femme et ses enfants. D'ailleurs, il ne doutait pas un seul instant qu'Elsa aurait invité tout un tas de ses copines pour les lui présenter. Tout le monde était pressé de le voir marié celui-là. C'était comme s'ils craignaient qu'on le traîne en justice pour pédophilie. Et ça, ça lui mettait sérieusement les nerfs en boule. Non, mais pourquoi le soupçonnait-on d'être louche parce qu'il sortait avec des filles de plusieurs années plus jeune que lui? Personne ne disait rien des vieux pépères de soixante-dix ans qui sortaient avec de jeunes femmes de trente-huit ans, mais en ce qui concernait un jeune homme de vingt-huit, sortir avec une fille de vingt ans, c'était le drame juridique. Ça ne faisait plus aucun sens d'après lui. Vraiment, où ces idées préconçues avaient vu le jour? Enfin bon, l'histoire des blind dates, ça ne le tentait pas du tout. Pourtant, elle n'aurait de cesse que lorsqu'elle l'aurait persuadé de venir. D'ailleurs, il était surpris qu'elle n'ait pas encore appelé Ludwig à son secours. Cette histoire cachait quelque chose de pas net.

-Écoute Elsie, je n'ai pas la tête à sortir. Je suis crevé et en plus, je déteste ce genre d'endroit où il faut se produire en spectacle. Et puis, tu sais que j'ai une voix à vous en casser les oreilles, répliqua-t-il sur un monotone, pas très convainquant.

C'était le cas, mais il n'était jamais autrement dans ses propos. Elsa le connaissait bien, alors elle devait bien comprendre sa façon de penser quelque part. Après des années à vivre ensemble, il était normal qu'ils se connaissent bien. Enfin, ce n'était pas tellement son genre de penser et quand ça arrivait, il laissait les choses venir et aller sans aucun sens précis. D'ailleurs, s'il s'était adonné à quelque rêverie, il serait mort d'une crise cardiaque en entendant le puissant coup de klaxon juste en-dessous de sa fenêtre. Pas vraiment intrigué, simplement par réflexe, il s'approcha de la baie vitrée et jeta un oeil en bas. Il reconnut assez vite la voiture sport de son frère. Il aurait été difficile de ne pas le faire tant ce dernier se vantait de ce véhicule rouge bien pétant et voyant. Voilà, c'était ça leur plan, ils l'y emmèneraient de force... Il lâcha un gros autre soupir et secoua la tête: c'en devenait désespérant et surtout exaspérant. D'ailleurs, dans ce petite lapsus de temps, il n'avait rien suivi du blabla effréné de son aînée.

-C'est bon, je serai là. Mon ravisseur viens de se pointer à la porte. Sérieux, un de ces jours, je vais finir par vous étrangler tous les deux...

Sans attendre sa réponse, il raccrocha et posa le téléphone sur son pied. C'était pathétique. Enfin, il aurait bien dû se douter qu'il ne s'en échapperait pas avec ces deux-là pour complices. Ils le connaissaient trop bien pour ne pas savoir comment s'y prendre pour le convaincre d'un truc. Quel pied que d'avoir des frères et soeurs par moment... Vraiment, c'était lassant et épuisant. Il aurait nettement préféré une soeur bien calme et gentille qui ne s'occupait pas de marier les autres à la vas-y que je te pousse... Et un karaoké en plus... Personne ne chantait plus mal que lui. Si elle espérait qu'il séduise quelqu'un là-bas... elle avait tout perdu: à la place, il ferait fuir quiconque ayant une once de bon sens, au moins, juste assez pour comprendre que pour protéger leurs oreilles, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Il attrapa son porte-feuille, parce que naturellement, on le forçait à venir, mais on ne paierait pas pour lui, le glissa dans sa poche, ainsi que son téléphone portable dans l'autre avant d'attraper ses clés et de descendre. Bonjour la soirée pourrie et ratée.

-J'vais t'étriper, déclara-t-il à son jumeau en entrant dans la voiture.

Celui-ci se contenta de lui servir un de ces larges sourires qui avaient le don de le mettre en rogne parce qu'ils savaient très bien tous les deux qu'il ne pouvait pas y résister. Déterminé à ne se montrer aucunement agréable, il croisa les bras et fixa intensément la vitre de la voiture, sans même porter un peu d'attention au paysage de la ville. Un peu plus et il faisait un trou à travers la vitre. Quand il se mettait à bouder celui-là... il n'était plus arrêtable, un vrai gamin.

-Axel, cesse de faire du boudin. Ça fait des lustres que tu n'es pas sorti de cet appartement sévère en-dehors du travail. Il faut savoir se détendre un peu. Elsa et moi, on s'inquiète pour toi.
-Occupes-toi de tes fesses, je m'occuperai des miennes. J'ai pas besoin de sortir.
-C'est dans ta tête. C'est à cause de Jolianne non? Je l'ai croisée l'autre jour. Elle m'a dit que mardi dernier, tu semblais vouloir sortir pour le dîner, mais que tu es retourné te cacher dans tes couloirs d'école pour ne pas la croiser. Tu crois pas que t'exagères un peu?
-C'est pas de ma faute si je suis un type sensible. Je pensais à Jolianne. Après tout, c'est moi qui l'ai larguée. À mon avis, ça ne risque pas de lui faire spécialement plaisir de me voir.
-Axel, t'es qu'un con.

Ce dernier évita de répondre. Il ne supportait pas qu'on se mêle de sa vie privée. Surtout amoureuse. De toute façon, comme si Jolianne pouvait l'empêcher de sortir... Du temps où ils formaient encore un couple, il ne sortait pas plus. «Quelle excuse bidon!» songea-t-il. Combien de fois lui faudrait-il insister pour qu'on le laisse tranquille. Il lui semblait que ce n'était pas bien compliqué à comprendre. Fallait pas la tête à Papineau pour ça. Enfin, il avait fait sa part du travail, il ne pouvait rien de plus, sauf espérer que le message finisse par passer.

Le reste du trajet se déroula en silence. Ce qui vint le troubler, c'est le bruit de voix criardes qui s'échappaient dudit karaoké. Il descendit de la voiture et regarda d'un air dégoûté l'établissement: ce serait long et pénible pas de doutes. Fallait pas s'attendre à autre chose. Malgré tout l'horreur de cette situation, il suivit son frère dans la bâtisse, accusant les regards curieux de ceux qui n'arrivaient toujours pas à croire que les jumeaux, ça existait. Les gens acceptaient cordialement le fait que des gens aient des pouvoirs magiques, mais oubliez ça les jumeaux! Le monde à l'envers... Il n'y avait plus rien pour le surprendre... Ils retrouvèrent assez vite le groupe de sa soeur: d'ailleurs, il n'était pas dur à manquer, c'était le plus bruyant comme il fallait s'y attendre. Étant venu avec son frère, il n'aurait aucun moyen de s'éclipser: il n'avait pas sa carte de bus, encore moins une voiture; il ne savait pas conduire de toute façon. Ça s'annonçait long et ennuyant.

-Je vais aux toilettes, déclara-t-il au bout de deux heures de torture.

Il ne comptait pas réellement aller aux toilettes, mais c'était une excuse comme une autre pour s'éclipser un moment. Ce qu'il fit sans tarder, prenant la direction des toilettes pour plus de sureté. Au pire, il irait pour de vrai, ça ne pouvait pas être pire que dans la salle-même. Finalement, il n'eut pas à se rendre jusqu'à cet extrême. Déjà, la foule était déjà moins compacte devant les portes. Avec nonchalance, il s'accota contre la porte des toilettes des dames. Enfin, il n'avait pas remarqué que c'était ça. Heureusement d'ailleurs. Cela aurait changé toute la donne de cette soirée...


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Message Sujet: Re: Moi, je chante pas! [Mayako my love]   Lun 18 Juil - 9:21


Des journées comme celle là, Mayako préférait ne pas en vivre tout les jours, mais quand en plus elle n'est pas fini, elle préférait carrément que celle ci n'ait pas eu lieu d'être.

Alors que Mayako était allongé dans son lit, tel une étoile échouée, et qu'elle rêvait d'un monde simple dans lequel personne n'aurait de don, son téléphone se mit à sonner. Pensant d'abord à son réveil, elle tapa quelques secondes sur celui ci pour l'éteindre, mais se rendant compte que rien ne se produisit elle attrapa son portable tout en se demandant ce qu'il pouvait bien faire allumé. Jamais éteint quand il le faudrait celui là. Elle referma ses yeux quelques secondes tant la lumière de celui ci était forte dans cette obscurité totale. Elle n'eut pas besoin d'affronter cette lumière une nouvelle fois, le téléphone avait finit de brailler... Enfin, c'est ce qu'elle eut le plaisir de croire durant quelques secondes. En effet, la personne semblait vraiment vouloir la joindre. Elle jeta un rapide coup d'œil à son réveil qui lui indiqua 8h30, et tout en maudissant intérieurement la personne qui pouvait la réveiller à cette heure ci, elle plissa les yeux et déchiffra le nom qui s'affichait à l'écran: Angelle. C'était bien son genre ça. Mais quand comprendra t elle que ce n'est pas humain de réveiller les gens de si bonne heure ? Et un samedi matin qui plus est ! Elle soupira et décrocha, ce qu'elle regretta aussitôt quand la voix aigu et surexcitée de son amie retentit dans ses oreilles. Elle recula le téléphone de quelques centimètres et ne l'approchait que pour grommelait des « Oui oui » sans importance. Tout en gardant le téléphone dans une main, elle se leva et se dirigea vers la cuisine pour se préparer à déjeuner. Concentré sur le café qu'elle essayait de verser dans une tasse, elle continua d'acquiescer tout ce qu'Angelle pouvait lui dire, sans pour autant en écouter un seul mot. Grave erreur, c'est en entendant la voix de celle ci monter d'un cran dans les aigus, ce qu'elle n'aurait jamais cru possible avant de la rencontrer, qu'elle se rendit compte qu'elle avait peut être fait une bêtise. Et tout en s'asseyant, café à la main, sur le canapé du salon, elle lui demanda de répéter, ce qu'Angelle fit sans hésiter.


« Alors à 9h on va faire les boutiques, et puis à 11h on va au cinéma. Le nouveau film de Kriss Gramp vient de sortir, on ne peut vraiment pas le louper ! Et puis, tu verras, à l'entrée il y a un mec trop mignon, vous êtes faits l'un pour l'autre, tu dois absolument venir ! Et après on ira manger dans un petit restaurant français, je connais le patron, c'est le père de mon copain. Tu sais Alexandre ! Je t'ai parlé d'Alexandre hein ? Si tu le voyais, je suis sûr que tu l'adorerais ! Oh mais je sais, ce soir je dois aller avec lui et quelques amis au Karaoké, tu n'as qu'à nous rejoindre, je pourrais te le présenter ! En fait, c'est pas une proposition, tu me dois bien ça non ? Comme au bon vieux temps ! Tu sais que je ne suis pas souvent là en plus et que ça me fait vraiment plaisir de pouvoir passer une journée comme ça avec toi, je ne pas là pour longtemps en plus, je ne suis que de passage, et j'ai vraiment envie de m'amuser ! Allez dit oui, s'il te plait, ne me refuse pas encore une sortie ! »

Mayako faillit s'étouffer avec son café en regardant l'heure.

« Angelle ! Il est 8h40, comment veux tu que je sois prête en si peu de temps ? Tu ne préfères pas qu'on se rejoigne directement au cinéma ?
- Maya ! Je savais que tu accepterais ! Attends moi, je monte, je vais t'aider à te préparer. »

C'était tout à fait le genre d'Angelle ça, elle ne se préoccupait pas de ce que les autres disaient, il fallait que ça avance dans son sens et pas autrement. Mayako soupira mais ne pouvant plus reculer, elle accepta, une nouvelle fois. Elle se dirigea vers la porte, et à peine l'avait elle ouverte qu'une furie c'était engouffrée dans l'appartement en s'extasiant de tel vase ou de tel tableau. Mayako se dirigea vers la cuisine, y déposa sa tasse, et sans se préoccuper d'Angelle, elle se dirigea vers la salle de bain, mais c'était sans compter sur l'aide de celle ci qui lui apporta tout ce dont elle avait besoin. En regardant les différentes tenues qu'elle lui apportait, Mayako se demanda d'où elle pouvait les sortir, elle ne savait même pas qu'elle avait de telles robes... Et si courtes ! Elle ne pouvait décemment pas porter ça. Enfin, elle ne le pouvait pas, mais Angelle ne lui en laissa pas le choix. C'est ainsi qu'elle réussi à sortir dans la rue une demi heure après, habillée, d'après elle, comme une barbie. Elle avancèrent le long de la rue principale, Mayako tirant sur sa robe pour essayer de l'allonger un peu, et Angelle s'extasiant sur toute les boutiques. Dès qu'elle s'arrêtèrent, Mayako en profita pour s'assoir et enlever ses talons, juste un instant. Elle n'avait vraiment pas l'habitude de marcher avec, et elle se sentait vraiment mal à l'aise habillé de la sorte. Elle ne regrettait pas d'avoir accepté cette sortie, bien qu'Angelle ait un comportement de gamine, après tout c'est quand, même l'une de ses rares amis, mais ce qu'elle regrettait c'était de l'avoir laissé l'habiller comme si elle s'occupait d'une poupée. Elle aurait arrêté de bouger, on l'aurait confondu avec un mannequin. Cela serait sûrement flatteur pour certain, mais ça ne l'était pas pour elle. En effet, elle ne souhaitait pas ressembler à toutes ces filles semblables les unes aux autres. Enfin, elle ne le souhaitait pas mais à ce moment là elle en faisait partie... De toute manière, c'était peut être le mieux aujourd'hui vu que ce soir elle serait avec des amis à Angelle, au moins elle pourrait se fondre dans la masse.

Après avoir fait quelques boutiques, et avoir achetés de nombreux vêtements pour Angelle, que Mayako aidait à porter, elles se dirigèrent vers le cinéma. Mayako eu honte pour son amie quand celle ci se tortilla devant ce jeune homme qui, visiblement, n'était pas intéressé. Malgré ce petit incident, et le film plus qu'ennuyeux, tout se déroula bien.

Après cette séance de cinéma, vint le tour du restaurant français. Au grand soulagement de Mayako, celui ci était fermé suite à un petit imprévu, une fuite d'eau. Tant mieux, au moins elle n'aurait pas à supporter tout une bande d'hystérique parlant une langue qu'elle ne comprend que très peu. En voyant la mine abattu d'Angelle, elle lui proposa de passer chez elle pour manger et déposer ses sacs, mais ce fut peine perdue, elle avait déjà repéré un autre petit restaurant non loin de là. Dommage, elle aurait quand même bien aimé ce changer pour ce soir. Le repas ce passa merveilleusement bien et semblait même calmer Angelle. Elle parlait toujours de sa voix stridente, mais elle était plus posée. Mayako songea sérieusement à l'emmener ici plus souvent, au moins ses tympans seraient reposés.

Mayako était épuisée, elle avait marché toute la journée, et quand elle jeta un coup d'œil à l'heure elle manqua de s'étouffer. Il était déjà 19h, la journée était passée vraiment trop vite, elle n'avait toujours pas réussi à se convaincre que ce soir tout se passerait bien. Durant une seconde elle songea à prétexter une maladie, un rendez-vous ou quoi que ce soit qui pourrait la dispenser de cette soirée karaoké, mais en regardant Angelle elle se dit qu'elle ne pouvait pas lui faire ça. Elle comptait sur elle, et puis, elle pouvait bien se sacrifier une soirée, c'était pour son amie qu'elle le faisait. Après tout, ça partait quand même d'une bonne intention. Alors bras dessus, bras dessous, elles partirent en direction de celui ci.

Arrivée au karaoké, et rien qu'en entendant les cris qui en émanait, Mayako eu déjà envie de repartir. Elle se ressaisit et prit sur elle pour y entrer. Elle fut surprise de constater qu'à l'intérieur les cris était quelque peu étouffé par la musique et les bruis environnants. Tant mieux, au moins cela limiterait aussi son mal de tête.

Après avoir fait la connaissance de quelques amis d'Angelle, de ce fameux Alexandre, et d'avoir bu trois cocktails, ce qu'elle ne faisait jamais d'habitude, elle commençait à se sentir mal. Des groupes commençaient à se former et Mayako avait préféré se mettre à l'écart et maudire intérieurement toute ces personnes qui chantaient faux, qui braillaient. Ça lui donnait envie de vomir, non vraiment. Rien qu'à cette idée, Mayako couru vers les toilettes, ne prêta attention à personne et s'y engouffra. Décidément, elle ne supportait vraiment pas l'alcool, quelle idée avait elle eu d'en boire ? Et à trois reprises qui plus est, comme si elle n'avait pas pût s'arrêter au bout du premier cocktails. Non, il avait fallu qu'elle continue, qu'elle suive la cadence, qu'elle soit aussi misérable que tout ceux qui l'entouraient à ce moment là. Elle s'en voulu vraiment. Elle se releva enfin, attacha ses cheveux en une piètre chignon, réajusta sa robe, remonta tant bien que mal sur ses talons et se dirigea vers les lavabos. Elle avait vraiment une sale tête. Son maquillage avait coulé, quelques cernes commençait à se former dût à son manque de sommeil de cette nuit et à la fatigue qu'elle était en train d'accumuler. Elle baissa alors la tête et s'aspergea de grand coups d'eaux. Si Angelle la voyait dans cet état, à moitié débraillé, démaquillé et mal coiffée, elle la tuerait à coup sûr. Elle ne voulait pas la décevoir ce soir, alors tant bien que mal elle réajusta ses cheveux, accepta le maquillage que la fille à côté d'elle lui proposa, sûrement par pitié, et inspira un grand coup. Il fallait qu'elle retourne dans la cage aux lions.

Elle sortit des toilettes et tomba nez à nez avec un homme. Il semblait plus vieux qu'elle mais pourtant tout aussi embarrassé qu'elle d'être ici. Elle resta quelques secondes comme figée, continuant de tenir la porte et bloquant ainsi le passage. Ce fût la fille derrière elle qui, en lui criant de se bouger, la sortit de ses pensées. Elle s'écarta un peu et quitta l'homme du regard. Elle ne savait pas pourquoi elle l'avait fixé de la sorte, c'était vraiment irrespectueux, et puis, c'était surtout ridicule. Elle voulu lui parler, mais elle se ravisa. Elle commença à partir, et sans savoir pourquoi, elle eu besoin de dire quelque chose, de briser la glace. Elle savait que si elle partait maintenant, si elle refusait de se retourner, elle le regretterait. Et puis, de toute manière, elle n'avait rien à y perdre, elle comptait quitter cet endroit sordide. Elle n'avait nullement envie de retourner auprès d'Angelle et de ses amis hystériques qui, a en jugé par les cris aigus, devaient certainement être montés sur scène. Elle prit son inspiration et fit face à cet homme plus grand qu'elle. Ce fut à ce moment là que Mayako se rendit compte que, peut être que cette journée avait eu raison d'être, qu'elle n'était pas venue pour rien. Et finalement, elle n'eut pas le temps de se sentir intimidée que les mots sortaient déjà de sa bouche.


« Excusez moi, vous attendez quelqu'un ? »


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Message Sujet: Re: Moi, je chante pas! [Mayako my love]   Lun 18 Juil - 19:19


Ça ne faisait pas tellement longtemps qu'il attendait on ne sait quoi. D'ailleurs, il n'attendait pas grand chose. Un miracle aurait sûrement été le bienvenue, mais il ne croyait pas trop en ce genre de trucs. Après tout, rien ne pourrait améliorer sa journée. Soit une carte d'autobus, un peu de pognon pour appeler un taxi ou encore une lampe magique avec un génie qui pourrait le téléporter jusque chez lui. La plus probable restait celle de lampe magique. Dans cet endroit, on ne savait jamais sur qui on allait tomber. Enfin, il ne fallait pas oublier que son frère avec ce talent même de créer des portes d'un endroit à l'autre et il n'était sûrement pas le seul à avoir ce type de pouvoir. Au bout d'un moment, les dons se ressemblaient tous. Ou pas, mais il avait cette impression depuis un moment déjà. Toutefois, il devaient bien être le seul imbécile à pouvoir endormir les gens en parlant à cause de phéromones ou on ne sait quoi du même genre. C'était assez humiliant en fait et il était bien aise de ne pas avoir eu trop de mal à apprendre à maîtriser cette malédiction. Un peu plus et il se retrouvait à toujours parler qu'en rimes... Bref, il fallait croire qu'il n'était pas dans les bonnes grâces des puissances divines de ce monde quelles qu'elles soient ce soir-là. Enfin, le temps lui semblait long. Très long. Il ne savait plus comment passer le temps pour ne pas trop s'ennuyer. Là-bas, les autres finiraient par se demander pourquoi il était parti si longtemps, mais il s'en fichait pas mal en fait. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire ce qu'ils pensaient de lui. La plupart des gens qui étaient là lui était de parfaits inconnus et il y avait longtemps qu'il n'avait plus rien à prouver à son frère et sa soeur. Le mieux, c'était que là où il se trouvait, il pouvait rester tranquille sans se faire déranger par des importuns. C'était bien de pouvoir s'adonner à un peu de détente après de longues heures de bruits et d'enthousiasme exubérant. Il poussa un soupir de découragement, en se disant qu'il ne trouverait pas mieux pour le reste de la soirée.

Au même instant, il sentit la prote s'ouvrir dans son dos et il s'en éloigna d'un large pas leste. Il avait de grandes jambes, il ne lui en fallait pas plus pour se tenir assez loin de l'ouverture pour que qui avait à passer puisse sortir. Il s'agissait d'une jeune fille, avec de longs cheveux noirs. Probablement une des étudiantes de l'académie. Il n'aurait pu en jurer, les femmes se servent de tant d'artifices pour tenter de paraître plus jeune. Elle était vêtue d'une courte jupe, un peu comme toutes les autres qui sortent en boîte avec leurs copines. Toutefois, il y avait quelque chose de différent qui plut instantanément au jeune surveillant. Il se permit de la regarder un peu, admirant un peu son apparence, comme il se plaisait souvent à le faire, si innocemment. Il ne trouvait jamais rien de plus beau qu'une jeune fille bien habillée, avec cette petite étincelle qui la faisait briller plus fort que les autres. Pendant un moment, elle sembla stupéfiée, immobilisée en plein milieu du passage, bloquant celui-ci à toutes les autres dames qui attendaient pour retourner s'immerger dans la foule de monde qui chantait à tue-tête des chansons à la mode. L'une d'entre-elles, trop maquillée pour être appréciable, s'énerva, impatiente qu'elle était d'aller retrouver son groupe. Axel secoua la tête devant ce manque flagrant de classe. Enfin, cela eut pour effet que la jeune fille cessât de le fixer comme ça et elle avança pour laisser passer l'impatiente.

Quand elle commença à s'éloigner, Axel continua de l'observer un peu, songeant qu'elle avait de fines jambes. C'était une assez bonne qualité pour une fille. Elle avait beau avoir des talons, il lui semblait que même si elle se trimbalait en souliers plats, ça ne changerait pas grand chose à cette impression. Enfin, à continuer à l'étudier comme ça, quelque imbécile viendrait le traiter de stalker et il n'avait pas du tout l'envie de s'attirer des emmerdes à cause d'une petite chanteuse d'occasion. Dans son manque de discernement, il ne croyait pas qu'elle soit là, tout comme lui, de mauvaise volonté. Il détourna son regard et songea à sortir prendre l'air et se fumer une cigarette. Ça lui ferait du bien et ça lui donnerait une excuse pour s'être absenté aussi longtemps. Il n'avait pas à en fournir, à l'âge qu'il avait, il n'avait de compte à rendre à personne, mais il était évident que ces gens lui poseraient des questions, lui demandant pourquoi il avait mis autant de temps à revenir s'amuser avec eux. Dans sa grande délicatesse, il ne les informerait sûrement pas de son ennui à se retrouver avec eux, encore plus à devoir endurer cette musique bruyante et déplaisante. Après, ce n'était pas un endroit fait pour lui qui détestait tant chanter et s'exposer à la honte de croasser plus laidement qu'un crapaud.

Il s'apprêtait à se diriger vers la sortie, enfin, il commençait à prendre cette décision, quand la jeune fille revint vers lui, faisant complètement volte-face. Comme il s'y attendait peu, il eut du mal à saisir tout de suite ce qu'elle lui demandait. Ce n'était pas qu'il avait mal entendu, au contraire, c'est juste son cerveau qui avait besoin de plus de temps pour absorber l'information. Ses moyens lui revinrent assez rapidement pour que le temps qu'il prit à répondre ne paraisse qu'être une petite hésitation.

-Pas vraiment. Ce sont les autres qui m'attendent j'imagine, déclara-t-il en haussant les épaules.

Il était surprenant d'ailleurs que Ludwig ne soit pas encore parti à sa recherche pour le ramener parmi le groupe. Il n'avait pas eu besoin d'une pancarte lumineuse pour comprendre qu'il essayait par tous les moyens de le rapprocher d'une des filles du groupes. Et Elsa qui s'y mettait de son côté aussi... C'était assez pesant en fait. Il n'y pouvait rien pourtant. Il retint un soupir et chercha des yeux la porte: il n,y aurait pas de meilleur échappatoire. Son regard croisa, à son regret, la fille qu'on cherchait justement à pousser dans ses bras: elle avait bel et bien l'air de le chercher. «Oh non... Me dites pas qu'elle en pince pour moi déjà...» pensa-t-il avec découragement. Il n'avait pas du tout l'intention de se laisser poursuivre par une groupie. Une femme éperdument amoureuse de lui alors qu'il ne ressentait rien, ça ne faisait pas partie de ses objectifs. La tentation d'aller dehors n'en devint que plus forte et aussi charmante que soit cette jeune fille en robe courte, il préférait de loin quitter cet endroit avant que l'autre n'arrive. Enfin, si elle le retrouvait, il pourrait peut-être essayer de convaincre celle-là de jouer le jeu, mais c'était le genre comportement qu'il ne trouvait pas très correct vis-à-vis des dames. Surtout, il ne la connaissait pas, c'était une parfaite inconnue. Ce n'était pas comme s'il demandait ce service à une bonne amie. Il aurait aussi pu se défiler en disant qu'il était gay, mais connaissant son frère, cette fille devait être prévenue à l'avance de son orientation sexuelle, de même que de toutes ses petites aventures amoureuses. Il faudrait qu'il ait le pouvoir de jeter des sors aux gens pour qu'ils gardent des secrets, ça serait nettement plus utile...

-Je crois que je vais prendre l'air. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais on étouffe ici, finit-il par dire avant de tourner les talons.

Il ne savait pas pourquoi il avait indiqué son intention à cette gamine, mais c'était sorti d'entre ses lèvres avant qu'il ait pu y penser. C'était un de ces gestes spontanés comme on dit. Peut-etre avait-il envie qu'elle lui suive, il lui semblait que sa compagnie ne lui tomberait pas vraiment sur les nerfs, mais il n'aurait su dire pourquoi il s'était exprimé à voix haute. Il lui arrivait quelque fois de faire des choses sans trop s'en rendre compte, ni y penser. En même temps, cette déclaration, il l'avait fait autant pour lui-même. Le seul problème, c'était que si sa fan interrogeait l'inconnue, elle pourrait lui dire qu'il était dehors et ça n'était pas à son avantage. Une sérieuse envie de fumer commençait à le prendre. Il était temps d'aller allumer un de ces petits rouleaux de tabac et de remédier à ce manque de nicotine. C'est donc en se faufilant entre les gens qu'il atteignit la porte et finalement l'air frais. Il en inspira une bonne bouffée pour soigné ses poumons malmenés dans cet air collant à l'intérieur et glissa une main dans sa poche pour attraper sa boîte de clopes. Briquet en main, il en alluma une qu'il porta directement à sa bouche avant d'en expirer la fumée dans un soupir de contentement. «C'était ce qu'il me fallait,» songea-t-il avec plaisir et détente. Rien ne pouvait lui refaire son humeur mieux qu'une bonne dose de fumée qui donne le cancer.


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Message Sujet: Re: Moi, je chante pas! [Mayako my love]   Mar 19 Juil - 14:50


Mayako se perdait dans la contemplation de cet homme, mais sa voix grave et forte la sortit de ses pensées. A ces simples mots elle se douta que lui aussi avait été trainé ici de force. Tant mieux, au moins il ne faisait pas parti de tous ces hystériques qui montent sur scène en criant comme des bêtes sauvages. En parlant de bêtes, les personnes derrières elle devait forcément en être vu la force avec laquelle elle avait été poussée vers cet homme. Elle avait du mal à supporter ce troupeau qui la poussait sans qu'elle ne puisse rien faire. Déjà qu'elle avait du mal à tenir sur ses talons, mais si en plus on la bousculait, elle allait finit par tomber, c'était certain. Tant bien que mal, et par on ne sait quel miracle, elle réussit à rester debout. Bon, c'était déjà ça. La foule finit par se retirer, sûrement pour aller admirer la jeune fille qui chantait superbement bien à ce moment là. Jamais elle n'avait autant aimé une chanteuse de karaoké ! Ainsi elle pût se reculer un peu et reprendre une distance convenable. Elle remarqua le regard fuyant de l'homme en face d'elle, il semblait chercher quelque chose, ou quelqu'un. Elle n'eut pas trop de mal à garder un visage souriant pour ne pas montrer sa déception. Et puis, peut être qu'elle se faisait des idées, après tout, il lui avait bien dit que c'était les autres qui le cherchaient et non l'inverse. Mayako réussit à se convaincre qu'il fuyait sûrement quelqu'un, oui, c'était forcément ça, pourquoi serait-il encore là sinon ? Elle n'eut pas le temps de répondre à sa question que la voix puissante de cet homme retentit à nouveau en y répondant pour elle.

Bien que l'entendre dire l'endroit vers lequel il se dirigeait dérouta quelque peu Mayako, elle ne se découragea pas pour autant. Elle allait lui emboîter le pas quand quelqu'un posa la main sur son épaule l'obligeant à lui faire face. Elle hésita un instant, ne sachant que faire, mais trop affaiblie par son petit passage dans les toilettes, elle se retourna en pensant trouver Angelle ou quelqu'un du groupe. Mais qu'elle ne fût pas sa surprise quand face à elle se trouvait le visage fatiguée, mais surtout totalement inconnu d'une fille. Elle était sûrement plus vielle qu'elle, mais Mayako la dépassait d'une bonne tête. A en juger par sa bouche qui remuait, celle-ci était en train de lui parler, mais avec sa voix fluette elle ne pouvait pas parler plus fort que les bruits environnants. Las de la regarder essayer de s'exprimer, ce fût Mayako qui prit les devants en lui indiquant d'un mouvement de tête de la suivre un peu plus loin, tout en faisant très attention de ne pas poser sa main sur elle. Elle n'avait vraiment pas envie d'apprendre le passé de quelqu'un ce soir.

Après avoir fait le tour du karaoké, elle avait fini par trouver un endroit un peu plus calme, qui était probablement un isoloir. La jeune fille face à elle pût alors s'exprimer et Mayako l'écouta avec attention. Ainsi, elle était à la recherche d'un homme plutôt grand, qui approchait de la trentaine, plutôt mignon. Mayako regarda dans les alentours, mais ne croisa personne qui correspondait à sa requête. Celui qui aurait pût y répondre était bien sûr l'homme de tout à l'heure, mais il était hors de question qu'elle lui indique l'endroit où il se trouvait, après tout, c'était peut-être elle qu'il fuyait... Ou qu'il cherchait des yeux quelques instants plus tôt. Et sans réfléchir, elle finit par lui répondre qu'elle l'avait vu sortir du Karaoké, sans doute pour aller dans un café plus calme. Jamais Mayako n'avait réagi de façon impulsive et son propre comportement la surpris. Pourquoi se mettait elle à protéger, si puis-je dire, cet homme qu'elle ne connaissait même pas ? Elle devenait folle à coup sûr.

Après avoir laissé la fille partir, elle se dirigea vers le bar. Elle commanda un verre dont elle laissa au barman le choix du contenant. Elle le regarda remplir ce grand verre selon son imagination et elle l'admira presque. C'était fou de voir quelqu'un faire preuve d'autant de confiance en soi. Il n'hésitait pas, savait exactement les doses qu'il mettait sans pour autant les vérifier. Elle aurait pût rester des heures à le regarder faire tant ce spectacle était fascinant, mais son verra arriva bien vite et il lui fallait retrouver l'homme de tout à l'heure. Après tout, elle n'avait pas laissé une pauvre fille s'aventurer seule dehors pour rien. Elle paya, et après un dernier sourire à cet homme fascinant, elle se leva plus déterminée que jamais.

Une fois sur la terrasse, elle n'eut pas de mal à le retrouver, même de dos. Il était plus grand que la plupart des hommes présents à ce moment-là, mais dégageait une classe incomparable. Sa posture était parfaite, il se tenait droit tel une statue de cire. Elle s'avança d'un pas léger vers lui, et, une fois arrivée juste derrière, elle hésita. Et s'il l'envoyait balader ? Peut être qu'en partant il avait espéré se débarrasser d'elle. Il fallait qu'elle tente une approche plus subtile, quelque chose de mature. Elle ne pouvait vraiment pas lui dire qu'elle était la fille de tout à l'heure qui était sortie des toilettes en gardant le regard rivé sur lui. C'était ridicule. Et puis, elle remarqua la fumée qui émanait de sa bouche. Elle se mit sur la pointe des pieds et lui susurra ses quelques mots :


« Êtes-vous au courant que fumer ce n'est digne que des vilains garçons ? »

Elle se senti rougir mais ne voulait pas faiblir derrière lui. Alors, sans un mot et, sans lui laisser le temps de répondre elle passa devant lui et parti s'assoir à une table un peu plus loin. Elle sirota un peu son verre avant de le poser sur la table. Elle faillit défaillir en avalant la première gorgée de celui-ci. Elle ne savait pas si c'était dût au fait qu'elle avait vidé tout son corps de l'alcool à peine quelques minutes auparavant, ou si c'était parce qu'il était vraiment fort. Quoi qu'il en soit, elle refusait de faire la fillette. Cet homme était plus vieux qu'elle et elle refusait de le laisser croire qu'elle n'était qu'une pauvre petite gamine sans intérêt.

Elle refusait également de le laisser croire qu'il pouvait l'intéresser, alors ce fût du coin de l'oeil qu'elle prit le temps de le regarder un peu mieux. Ses traits du visage paraissaient assez fins sans pour autant laisser croire que ce visage était celui d'une fille, sa mâchoire le démontrait bien. Elle crût remarquer une certaine particularité dans ses yeux, mais elle n'eut pas le temps de voir laquelle, elle avait préféré tourner sa tête pour qu'il ne remarque pas son regard discret. Au passage, elle avait juste eut le temps de remarquer ses vêtements. Une chemise blanche et un pantalon en toile noir. Basique mais, classe, elle n'avait rien à redire là-dessus. En fait, elle n'avait rien à redire tout court, elle n'avait pas eu le loisir de le regarder assez pour pouvoir le juger et voir où pouvait se situer ses défauts. Et oui, car même le plus merveilleux, le plus charmant des hommes en a, c'est évident. Non qu'elle le considère comme le plus séduisant des hommes qu'elle ai pût rencontrer jusque là, mais il avait un côté attirant qu'on ne pouvait lui nier.

Tout en apportant une nouvelle fois son verre jusqu'à sa bouche, Mayako ne pût s'empêcher de penser à Angelle. Elle l'avait laissé sans même lui dire où elle allait. D'un autre côté, celle-ci n'avait pas eu l'air mal à l'aise au milieu d'eux, elle avait même plutôt l'air heureuse dans les bras de son Dom Juan. Elle entreprit de prendre son portable pour lui envoyer un message, histoire qu'elle ne parte pas sans elle. Comment allait elle rentrer sinon ? Mais tout ne se passa pas comme elle l'aurait voulu. L'alcool devait être plus fort qu'elle ne le pensait car en essayant de poser le verre sur la table elle en renversa la moitié sur elle. Elle se leva brusquement en poussant un juron et, tant bien que mal, elle attrapa pas le paquet de mouchoir qui traînait dans sa poche et en sortit un, ce qui ne fût pas une manoeuvre facile. Elle commença alors à tamponner le liquide qui commençait à s'infiltrer dans les mailles de son tee-shirt, mais cela n'eut pour effet que d'empirer la chose. Elle se sentait vraiment ridicule à ce moment-là. Elle qui n'avait pas voulu passer pour une gamine, c'était raté. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû boire, pourtant elle l'avait fait. Et maintenant il suffisait de voir dans quel état lamentable elle était pour comprendre son désarroi. Elle finit par se rassoir et pris sa tête entre ses mains en grommelant des mots, des bouts de phrases sans rapports les uns avec les autres. Elle n'aimait pas se faire remarquer, elle espérait qu'en se cachant dans ses mains les gens autour d'elle ne la verraient plus et oublieraient ce petit incident.


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Message Sujet: Re: Moi, je chante pas! [Mayako my love]   Jeu 21 Juil - 19:26


La première bouffée passée, la cigarette se termina rapidement. Trop vite au goût d'Axel qui voyait avec la fin de ceci la fin de son départ et son retour au sein du groupe d'amis de son frère et de sa soeur. Il faut dire que cette idée ne lui plaisait guère. Comment cela aurait-il pu être? Il ne connaissait pas ces gens, ne voulait pas les connaître et préférait de loin rester là où il était, bien tranquille et seul. Il jeta son mégot dans un cendrier mis à la disposition des fumeurs comme lui et récupéra son paquet de cigarette dans sa poche. Plus qu'une. Il faudrait la faire durer celle-là, autrement, il aurait vite plus aucune raison pour rester dehors. C'était malpoli de fumer à l'intérieur d'un lieu publique, il était bien élevé ce garçon. Enfin, il porta ce bâton qui donner le cancer à sa bouche et l'alluma à l'aide de son briquet. Autant profiter de ses dernières minutes de liberté paisiblement. Il jeta un coup d'oeil au ciel, indifférent à l'éclat des étoiles qui brillaient fort, maintenant qu'il commençait à se faire vraiment tard. Il s'était écarté des autres gens qui profitaient de la fraîcheur de l'air pour se raviver les esprits et faire redescendre la chaleur interne de leur corps. C'était plus facile pour lui d'être seul. Les gens, il n'aimait pas trop. Il aurait pu s'asseoir à une table, mais il n'en voyait pas d'avantageuse pour lui. D'ailleurs, il ne trouvait pas d'intérêt à rester assis seul pour fumer un peu. Le seul regret qu'il avait à rester à l'écart, debout sur ses pieds, c'était qu'il était facilement repérable et que si on venait le chercher, on le trouverait aisément, ce qu'il souhaitait éviter par-dessus tout. Par chance, ils ne penseraient peut-être pas à sortir sur la terrasse pour le chercher. Le seul défaut, c'était qu'ils croiraient peut-être qu'il était parti sans eux et il serait obligé de rentrer à pieds parce qu'il n'avait pas assez d'argent sur lui pour se payer un taxi pour le retour. Quant au bus... Il ne supportait pas les transports en commun, ça le rendait malade.

Il venait à peine d'allumer sa seconde clope qu'il sentit quelqu'un dans son dos. Quelques instants plus tard, un souffle chaud se dirigeait vers son oreille et il y entendait quelques mots. «Qu'est-ce qui dit que je n'en suis pas un?» répondit-il intérieurement, pensant avoir parler à voix haute. Il lui arrivait parfois de penser quelque chose et d'avoir cru le dire alors que ce n'était pas le cas. Surtout quand il avait l'esprit embrumé par la fatigue et l'ennui, ce qui était le cas ce soir-là. Comme aucune réponse ne venait, il se tourna, juste à temps pour voir une jeune fille aller s'asseoir à une table. Pendant un instant, il entr'apperçut son visage et ce fut juste assez pour qu'il reconnaisse la charmante fille des toilettes. Il se plut un moment à la regarder, ignorant sa cigarette: ça ne ferait la faire durer un peu plus longtemps. N'empêche, la nécessité d'avaler une nouvelle bouffée de nicotine se fit pressante et il continua de fumer, tout en regardant du coin de l'oeil la jeune femme. Il avait un sourire amusé au coin des lèvres, se demandant ce qu'elle avait cherché en venant lui dire cela. L'esprit des femmes était incompréhensible et insaisissable. Plus souvent qu'autrement, il n'arrivait pas du tout à comprendre ce qu'elles attendaient de lui. C'était sûrement pour cela qu'il n'avait jamais pu poursuivre à terme une relation de couple. Bon, il fallait dire aussi qu'il n'avait certainement pas trouvé chaussure à son pied dans toutes ces histoires. Est-ce qu'il comptait faire de l'oeil à mademoiselle? Non, pas vraiment. Même s'il vouait un culte à la beauté, il n'en restait pas moins qu'il ne sautait pas sur la première venue, simplement parce qu'elle était jolie. D'ailleurs, il préférait autant éviter ce genre de comportement. Surtout qu'un bon caractère était nécessaire à faire son bonheur. Difficile, oui, il l'était à sa manière. Enfin, ça tourne en déchirure intérieure au plan sentimental, alors que rien de tout cela ne faisait rage dans sa tête. Il était encore assez conscient de ce qu'il faisait à ce moment. Plus tard, je dis pas, de toute façon, on ne peut prévoir comment ils réagiraient, ni ce qui se passerait.

Axel n'était pas gêné de s'avouer qu'il la regardait et il se fichait bien qu'elle s'en rende compte. Peut-être croirait-elle à de mauvaises intentions, mais comme il n'en avait pas, il ne pensait pas à ce genre de conclusion. Pour lui, un regard était naturel. Ne pas détacher ses yeux de ce qui a des attraits était tout simplement logique. Pourquoi agir autrement? Il lui semblait que c'était encore plus louche. Il aimait la franchise et ne cherchait pas à se dissimuler. D'ailleurs, de quoi devrait-il se cacher? Qu'est-ce qu'un coup d'oeil soutenu prouvait? Même qu'il était assez impossible de prouver qu'il l'ait surveillée ainsi, tranquillement. Il aurait simplement pu regarder dans sa direction, distrait. Une bouffée de plus. Déjà il ne restait plus grand chose. Avec l'habitude, ces choses ne durent plus longtemps. Il aurait bien préféré, mais la vie nous réserve parfois d'étonnantes surprises. Si ça se trouvait, en rentrant, il aurait beaucoup de plaisir à écouter beugler des amateurs et se joindrait-il peut-être à eux. Cette option était assez improbable, mais comme on dit, rien est impossible. Dans le meilleur des cas, ils seraient prêts à repartir à son retour. Connaissant sa fratrie, il en doutait énormément, mais la vie est pleine de cadeau. Une des filles aurait trop bu et s'en serait trouvée malade, ce qui aurait demandé à tout le groupe de déguerpir et tout le monde pourrait rentrer chez eux. En attendant le moment béni où il pourrait retrouver son appartement et son lit chéri, autant passer un temps agréable à mater une jolie fille. Il fallait savoir apprécier les petits plaisirs de la vie comme celui-là. Et Axel n'était pas contre cette idée, qui lui paraissait même fort attrayante. Puis, il ne pourrait en profiter qu'une soirée, n'ayant que très peu de chance de revoir l'élégante demoiselle.

Ainsi, quand celle-ci renversa le contenu de son verre, il le vit. Même que cela lui décrocha un des plus sincères sourires qu'il avait eu depuis longtemps. «On voulait faire la grande?» songea-t-il amusé par cet incident. Combien de fois avait-il vu de jeunes adolescentes, ou récentes adultes, essayer de se vieillir en buvant plus qu'elle ne pouvait en supporter? Une femme mûre savait s'arrêter quand elle le devait. C'était là qu'on reconnaissait les plus matures des autres. Néanmoins, Axel n'avait rien contre les gamines qui voulaient devenir plus vieille plus vite. Ça leur donnait un petit charme qui n'était pas détestable en fait. Il leva les yeux un instant et jeta un coup d'oeil autour de lui: personne d'autre ne semblait avoir remarqué quoi que ce soit à part lui. Encore, il était à se demander s'il aurait porté attention à la jeune fille si elle ne lui avait pas d'abord parlé. Il était évident qu'il ne l'aurait pas fait. Comment aurait-il pu y porter attention, il y avait tellement de monde que ce serait difficile de se mettre à se concentrer sur une seule prsonne.

Assez amusé de la situation, il failli ne pas remarquer qu'il avait été repéré. Il ignora le cri qu'on avait fait en appelant son nom et et fit comme s'il ne s'était pas reconnu. D'ailleurs, en réfléchissant bien, il dû admettre qu'on ne l'avait pas vu, mais qu'on cherchait à savoir s'il était là. Afin d'éviter les embrouilles, il se dirigea vers la jeune fille. Avec le liquide, son chandail commençait à devenir transparent, ce qu'il jugea peut-être un peu gênant pour elle. D'ailleurs, les vêtements mouillés sont toujours inconfortables et non-recommandables. Aimablement, il retira sa chemise et la lui tendit: heureusement qu'il portait toujours un t-shirt ou une camisole en-dessous de ses chemises. Naturellement, il ne se serait sûrement pas promené torse nu comme ça dans un lieu public. Déjà que de porter uniquement ce t-shirt destiné à être porté sous autre chose ne lui plaisait pas trop. Enfin, c'était pour rendre service à une dame et cela avait ses mérites.

-Tenez. Prenez ça. Au moins, on ne verra pas à travers vos vêtements. Peut-être que les fumeurs ne sont pas tous de vilains garçons après tout,
fit-il avec un sourire en coin.

Il écrasa ce qu'il restait de sa cigarette dans un cendrier, puisqu'on en trouvait partout dans ces lieux-là et s'assit en face de la jeune fille, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Il l'observa un peu de plus près, ce qui lui permit de noter l'intensité du bleu de ses yeux, du moins de celui qu'on pouvait voir. Cette couleur lui plaisait bien. Ça faisait joli. Après, c'était une très jolie fille, en considérant les goûts de ce jeune homme, qui n'était pas tellement sévère en fait. Bon, un tout petit peu. Il sortit un mouchoir de sa poche, sa mère l'ayant habitué à toujours en avoir un sur lui et s'en servit pour éponger un peu du dégât sur la table. Comme ça, ça ne coulerait pas de partout et la jeune fille ne se retrouverait pas plus mouillée qu'elle l'était déjà. Rester humide trop longtemps pourrait lui faire attraper aisément un rhume, à moins que son pouvoir ne soit de ne jamais attraper le rhume. Pendant un instant, il se surprit à souhaiter que ce soit le cas, ainsi son don ne serait pas le seul d'assez banal.


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Message Sujet: Re: Moi, je chante pas! [Mayako my love]   Aujourd'hui à 1:27




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Moi, je chante pas! [Mayako my love]

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