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Nakunaru Academy

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 Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}

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Message Sujet: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Dim 17 Juil - 11:18


Wilhelmina n'a jamais de problème avec le personnel de l'Académie. Elle est plutôt obéissante, bonne travailleuse, et attentive. Les rares fois où elle s'est faite réprimandée, c'était pour « Utilisation de son don sur d'autres élèves », mais c'est tellement peu souvent que pratiquement rien n'est inscris sur son dossier. Avec un tel comportement au cours de l'année, Wilhelmina peut bien se permettre quelques écarts à ce régime. Et c'est bien ce qu'elle comptait faire aujourd'hui.

Elle avait passé la soirée à ruminer dans son coin. Elle s'ennuyait et ne trouvait nullement le sommeil. Pourtant, elle avait bu du lait, avait fait du sport, s'était relaxée, avait regardé un film, et même deux, mais rien y faisait : Elle n'arrivait pas à dormir. Parfois, ça lui arrivait, et elle faisait toujours des conneries après. Comme si sa frustration était telle qu'elle devait en faire part aux autres. Ou alors, il fallait qu'elle trouve un moyen original pour l'épuiser physiquement. Et généralement, cela marchait plutôt bien.

C'est sur cette pensée que la rouquine se leva, et s'attacha les cheveux en une queue de cheval haute, non sans avoir aussi dégagé son front de sa frange. Elle venait d'avoir l'idée brillante d'aller dans les sous sols de l'académie. C'était interdit aux élèves non ? Elle n'y avait encore jamais mis les pieds. Il était grand temps de remédier à ça, elle ne pouvait pas mourir sans être allée visiter ce lieu, dis macabre. Après avoir enfiler son jogging de sport noir, son débardeur noir et une bonne vieille paire de basket de sport, la rouquine pris une lampe torche et s'élança hors de sa chambre, telle une ombre furtive.

Arrivée devant les portes majestueuses menant à son délit, Wilhelmina s'arrêta un instant. Elle tâta sa poche pour s'assurer que sa lampe torche n'avait pas disparu soudainement, comme par magie. Mais non, elle était toujours bien là, au chaud, avec un paquet de mouchoir, des élastiques, des chewing-gum. D'ailleurs, elle en pris un, goût menthe, comme pour savourer encore un instant le fruit de sa délinquance. Puis, la rouquine poussa les lourdes portes des sous sols, non pas sans avoir, au préalable, trafiqué les serrures. Puis, elle s'élança dans les couleurs sinistres de ce lieu, en prenant soin de n'allumer sa lampe que bien après.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Lun 18 Juil - 6:43


Décidément, il se produisait toujours quelque chose quand il se préparait à quitter son poste et à rentrer chez lui. En plus, il venait de se taper des heures supplémentaires. En faisant sa dernière patrouille, il était tombé sur deux gigolos qui trouvaient hilarant de faire des graffitis sur les murs de l'école. En plus de devoir prendre leurs noms en note et de les sermonner, il fallut qu'il restât pour les surveiller alors qu'ils nettoyaient leurs obscénités. Vraiment, quelle plaisanterie de mauvais goût... Vous parlez d'une façon de terminer sa journée. Vivement les vacances où il serait débarrassé de cette tâche fatigante. Pourquoi avait-il choisi cette profession déjà? Cette décision était fort regrettable. La peine qu'il se donnait pour ne toucher que ce piètre salaire... Quel mauvais choix de carrière. Au moins, on pouvait se consoler avec le bonheur des yeux qui pouvaient jouir du plaisir de voir des tas de jolies jeunes filles. Stop! Axel n'aimait que regarder les jolis visages. Est-ce un crime que de vouer un culte à la beauté féminine? Les femmes étaient belles pour qu'on les admire du regard. Autrement, ça n'avait plus aucun sens à son avis. Enfin bon, la n'est pas la question. Disons, pour résumer que notre surveillant avait passé une très mauvaise journée et qu'il avait bien hâte de renter chez lui et de jeter ses souliers cirés au fond de son garde-robe pour ne plus les remettre avant de devoir retourner travailler le lendemain. Se voyant enfin déchargé de ses fonctions, deux heures plus tard que prévu, il avait l'estomac sur les talons et était prêt à avaler n'importe quoi. Enfin, comme son réfrigérateur était passablement vide, il n'aurait d'autre choix que de se taper une file d'attente au restaurant au coin de sa rue. Déjà qu'il n'aimait pas manger dans les lieux publiques... Il faudrait s'en contenter apparemment. «Pourriture de journée,» songea-t-il.

Au même instant, son portable vibra. Il n'y avait pas à dire, c'était soit Ludwig ou Elsa. Personne d'autre n'avait son numéro à sa connaissance. Il sortit l'appareil de sa poche et consulta l'écran: pas de doute, c'était Ludwig. Il décrocha et colla le combiné contre son oreille.

-Où est-ce que t'es encore passé? Me dis pas que tu t'es fait une des jeunettes à l'école!
-Tu aimes te plaindre auprès des autres de ma violence à ton égard ou tu es masochiste pour dire des conneries pareilles?
-Sérieux, tu devrais songer à marier une jolie fille de ton âge bientôt. Maman le disait encore tout à l'heure. Sinon, tu vas t'attirer sérieusement des embrouilles en tombant sous le charme d'une gamine de treize ans, ce qui n'est pas du tout conseillé tu vois.
-Écoute, si tu m'appelais juste pour te mêler de ma vie amoureuse, on ferait mieux de raccrocher. Occupe-toi de ton propre ménage.
-Voyons, tu es mon petit frère...
-D'une demi-heure seulement, le coupa-t-il.
-... et je dois prendre soin de toi comme il faut. D'ailleurs, tu te pointes bientôt? Maman t'envoie de la bouffe pour dix ans et ça fait au moins une heure que je poireaute devant ta porte.
-Je dois raccrocher. À tout à l'heure, répondit Axel avant de couper la conversation.

Une fois dans sa poche, il ne fallut pas attendre trente ans avant que le portable ne se remette à vibrer, mais il ne prit même pas la peine de regarder, puisqu'il savait que c'était Ludwig, et encore moins de répondre: il avait autre chose à faire. Alors qu'il se dirigeait vers la sortie tout en parlant avec son jumeau, il avait remarqué que la porte du sous-sol venait tout juste de se refermer puisqu'elle claqua tout juste devant lui. En tant normal, il aurait simplement appeler un autre surveillant à l'aide de son talkie-walkie, mais il l'avait oublié chez lui ce matin-là. Il aurait nettement préféré laisser le soin de vérifier ce qui se passait à l'un de ses collègues, mais le sens du devoir l'obligeait à aller vérifier bien qu'il n'était plus en service.

Il poussa la porte et descendit les sombres escaliers doucement pour éviter une mauvaise chute: dans leur désir d'aller à l'encontre des règlements, les élèves oubliaient toujours pourquoi ceux-ci existaient. Pourvu qu'il ne retrouvât pas un corps désarticulé en bas. D'ailleurs, il était surprenant que cette porte ne fût pas verrouillée en tout temps à son avis. Il atteignit la dernière marche sain et sauf, sans y découvrir de cadavre. Malheureusement, il n'avait pas de lampe de poche, ni rien qui s'en rapprochait, excepté un petit gudusse pour éclairer les serrures quand voulait ouvrir la porte de sa maison tard le soir, pour se repérer un peu dans le noir. Au moins, il connaissait bien les couloirs pour y être aller un certain nombre de fois aussi. Au cours de sa carrière et avant. Qui a dit qu'il avait toujours été un modèle à suivre sur le plan des règles?

-Qui est là? Demanda-t-il sur un ton morne qui démontrait à quel point il souhaitait en finir au plus vite.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Lun 18 Juil - 11:18


Le bruit de la porte se claquant n'était peut être pas des plus discrets. Mais il y avait tellement de brouhaha autour, provoqué par des personnes trop égocentriques pour regarder ailleurs que dans leur petite bulle narcissique, que Wilhelmina aurait parié que personne n'aurait remarqué le bruit. Ce qui était faux, mais sur le coup elle y a vraiment cru. Malgré ça, elle n'a pas allumé sa lampe torche avant d'avoir franchi la fin de l'escalier. Il faut toujours être prudent, même quand on est persuadé qu'il n'y aucun danger. Telle une ombre furtive, la rouquine longeait les murs et effleurait à peine les marches, pour limiter au maximum le craquement des marches.

S'élançant dans le corridor principal, la rouquine faisait presque corps avec la matière. D'une furtivité et d'une rapidité des plus calculées, elle se faufilait entre les obstacles jusqu'à qu'un bruit sourd retentisse. Marmonnant un juron, elle éteignit sa lampe torche et se plaqua contre un des murs poussiéreux. Une toile d'araignée s'est même emmêlée à sa chevelure rousse, ce qui pour effet de dessiner un rictus écœuré sur son visage. Mais vu l'obscurité totale des sous sols, personne ne le verrait, donc ce n'était pas très important en soi. Comparée à elle, la personne qui venait de pénétrer dans les lieux interdits ne prenait aucune attention pour se faire discret. Il le faisait exprès ou bien ?

« Qui est là ? ». Et merde. Wilhelmina reconnaissait cette voix entre toute. C'était la voix d'un pion exaspéré. Pourquoi il fallait que ça tombe toujours sur elle ? … Bon, d'accord, ça ne tombait jamais sur elle, mais pourquoi est-ce que ça commençait maintenant ? Le ton morne du jeune homme, dont le nom échappait à la rouquine, traduisait qu'il voulait vite en finir. Pourquoi il était venu ici s'il savait que ça prendrait un temps fou à faire plier un élève ? La rouquine farfouilla dans son esprit pour essayer de mettre un nom sur sa voix, mais elle en avait tellement rien à faire des surveillants que se souvenir de son prénom était un exploit. Un exploit qu'elle n'arrivait pas à mettre en œuvre. Elle lâcha l'affaire au bout de dix secondes, pour vous dire.

« Le pape. »

Répondit elle, le plus naturellement du monde avant de repartir dans les tunnels interminables de ces sous sols. Quand est-ce qu'elle allait enfin voir le bout de ces trucs ? Peut être, qu'avec un peu de chance, il y aurait des trucs intelligents à faire. Enfin, peut être pas « intelligents », mais occupants du moins. Enfin, il n'y avait plus qu'à croiser les doigts. Et puis, avec toujours un peu de chance, le surveillant lui aurait lâché les baskets, et il serait reparti vaquer à ses occupations, en laissant le « Pape » tranquille.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Mer 20 Juil - 18:36


Quand on pose la question qui est là à quelqu'un qui est soit dans son droit d'être là, en tant que concierge par exemple, soit à quelqu'un qui n'est pas supposé être là et qui ne souhaite pas être surpris en flagrant délit, on tombe dans l'illogisme le plus complet. Dans le premier cas, la personne n'a pas à vous répondre, étant dans son droit, et dans le second, elle ne le fera pas si elle a assez d'intelligence pour comprendre que ça ne serait pas à son avantage de se faire attraper. Toutefois, ce genre d'idées ne traversaient pas vraiment la tête de notre surveillant: c'était une réflexion trop poussée pour qu'il l'ait faite. Après tout, ce n'est pas en laissant aller les choses comme elles venaient qu'il pouvait se mettre à philosopher. D'ailleurs il avait toujours eu de mauvaises notes dans cette classe. C'était à se demander comment il avait fait pour ne pas échouer ce cours. Ce mystère resterait sûrement toujours irrésolu. Avec un tel esprit que celui-là, la philosophie était une sorte d'obstacle infranchissable. Comment aurait-il pu passer par-dessus? Avec ce genre de cerveau, il ne faut pas s'attendre à des miracles au niveau de la réflexion sur le monde et les grandes questions existentielles. C'était à se demander s'il s'en était déjà posées d'abord. La réponse restait clairement un non sec et net. Il n'avait jamais réussi à comprendre comment les gens faisaient pour se demander qui ils étaient alors que la réponse était si simple. Enfin bref, nous en revenons à cette histoire de porte claquée qui donnait sur le sous-sol. Claquer était un bien grand mot pour le bruit, mais un surveillant se doit de faire son travail comme il se doit. C'est-à-dire, il était normal qu'il remarque que la porte se soit fermée comme ça, alors qu'il était à peu près certain que le concierge était à l'autre bout de l'école, l'ayant croisé en chemin, à ce qu'il lui semblait. Après tout, il n'apprenait pas tous les déplacements de celui-ci par coeur au cas où une situation comme celle-là arriverait.

Ce qui fut surprenant, une réponse vint. Et il n'y avait pas de doute que ce n'était pas le concierge, ni un confrère, membre du personnel. Avec une petite voix comme ça, ça ne pouvait qu'être une petite fille. Pas très vieille. Et encore, il était difficile de savoir, certaines gens ont tellement la voix aiguë... Enfin, avec cette réponse, difficile de croire à autre chose qu'un étudiant. Après tout, quel enseignant se serait présenté avec autant d'ironie. Il n'était pas impossible que cela soit le cas, mais il lui semblait qu'un employé de l'académie ne se serait pas enfui en courant comme le suggérait le bruit de course que ses fines oreilles arrivaient à percevoir. Après quelques années de pratique, Axel avait appris quelques trucs dans le métier. Certaines de ses compétences s'étaient développées, mais ça n'en faisait pas un surveillant hors-pair, attrapant tous les coupables à la James Bond. On li avait échappé bien souvent. La perfection n'existe pas après tout. Et, malgré tout, monsieur Dorpmüller n'était pas encore très vieux, ni très expérimenté. Certes, il commençait déjà à gagner un peu de son ancienneté, mais outre cela, il était parmi les jeunes employés, la relève des vieilleries de son temps.

Il n'était pas dans les goûts de notre surveillant de perdre une partie toutefois, un peu comme tout le monde d'ailleurs. Sans être mauvais perdant, il avait mauvaise conscience quand il n'arrivait pas à mener sa tâche à terme. Dans ce cas-ci, il en faisait plus, mais on dit toujours mieux veux plus que pas assez. Bon, on en parle pour la nourriture, mais ça pouvait s'appliquer aussi dans le monde du travail, au défaut qu'il ne serait pas payé pour ce temps supplémentaire et qu'il n'aurait pas moyen de récupérer ses heures. Tant pis, le sens du devoir et le perfectionnisme l'emportait sur tout. Du coup, il ne pouvait pas laisser cet intrus partir sans rien dire. Voilà qu'il se mettait à marcher, se disant qu'il trouverait certainement en cherchant. D'ailleurs, il devrait s'aider un peu, pour ne pas trop chercher longtemps. Il détestait faire ça, mais il y avait des fois où il n'avait pas trop le choix. Il faudrait juste trouver une excuse pour que cela ne le touche pas. L'importance de ce secret était capitale. Personne ne devait le découvrir. Parmi tous les gens qui vivaient à Nakunaru, il avait un des dons les plus honteux et inutiles. N'oublions pas que monsieur avait sa fierté et voulait sa part de reconnaissance. Enfin, c'était l'heure de rendre ce talent un minimum pratique et désirable. Restait à trouver quelque chose à dire.

Sa voix s'éleva alors assez fort, racontant tout et n'importe quoi. Ce qui lui passait par la tête, ce qui donnait un discours assez décousu. Après tout, il ne restait jamais fixé sur une même idée plus de dix secondes, alors il aurait été surprenant qu'en improvisant un discours, il puisse faire mieux et se rende cohérent dans ses propos. Il ne restait qu'à espérer qu'il endormirait rapidement la personne qui avait osé passer outre le règlement et qu'il la trouverait facilement.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Ven 22 Juil - 10:42


Ayant déjà effacé de sa mémoire l'existence même du gêneur, Wilhelmina flânait presque dans les couloirs sombres des sous sols. La luminosité de sa lampe torche, baissée à son minimum, lui permettait tout juste de voir où elle marchait. Sa main libre, quand à elle, effleurait les murs, comme s'ils représentaient les plus précieux des joyaux. Se délectant de chaque pas de sa délinquance, la rouquine prenait presque son temps pour explorer les moindres portes. Certaines étaient condamnées, et ne l'intéressaient pas le moins du monde. Elle préférait rencontrer des portes fermées à clé, celles qui renfermaient des bric à bras secrets. Pas des portes bouchés menant à des pièces lugubres pleines de poussières, sans rien à cacher. Non, ce que cherchait la rouquine, c'était la perle rare. LA chose qui faisait que d'aller dans cet endroit était prohibé. Ce n'était tout simplement pas possible que ça soit uniquement à cause de son côté délabré. Il y avait forcément autre chose, quelque chose de terriblement morbide. Un secret enfoui dans les profondeurs de l'Académie, étouffé dans l'interdiction et le mystère. Tout cela exaltait tous les sens de la rouquine qui s'était prise à son jeu de découverte.

Plus les murs passaient, plus les portes défilaient, plus les secondes s'écoulaient, plus la rouquine se demandait pourquoi elle n'était pas venu ici plus souvent. Vu la longueur de ces lieux, il lui faudrait revenir encore et encore, afin de percer l'énigme qui hantait ces sous sols. C'était devenu, subitement, comme une priorité dans sa liste de chose à faire. Juste avant « Battre Red dans Pokémon Soul Silver », qui était anciennement premier. C'est rare quand la réalité passe avant les jeux vidéos, c'était une nuit à marquer d'une pierre blanche. Ou une pierre noire, plutôt. La rouquine n'était pas très fana du blanc, après tout. Elle aurait pu philosopher encore un petit bout de temps sur les tons blancs et noirs, mais une porte s'ouvrit un peu brutalement quand elle appuya sur la poignée. Prise au dépourvu, elle resta accoudé malgré elle, et perdit l'équilibre. A ce même moment, une voix lui parvint aux oreilles. Une voix douce et violente à la fois. Elle n'arrivait plus à réfléchir correctement, tout se heurtait dans son crâne à une vitesse folle ; comme si soudainement tous ses pauvres petites neurones avaient décidé de faire une course de char à la « Astérix aux Jeux Olympiques ». Ce qui fut affreusement insupportable. La rouquine se laissa tombé, et mis ses mains sur ses oreilles, comme pour cesser d'entendre cette voix. Au même instant, elle chuta dans les escaliers derrière cette porte, et ne pu retenir un cri de surprise et de douleur. Elle ne serait bien retenu d'attirer l'attention, mais elle n'y pensa même pas sur le coup. La dégringolade lui semblait tellement interminable que Wilhelmina croyait bien qu'elle allait finir dans un fossé en Chine.

Le contact avec le sol l'assomma à moitié. Il fut sec. Brutal. Douloureux. A tel point qu'elle en lâcha un gémissement étouffé. Portant ses mains à son crâne, elle retenu ses larmes de couler et chercha à tâtons sa lampe torche. Sauf qu'elle ne la trouva pas. Un léger grincement lui fit comprendre que la porte se refermait. Pas entièrement, comme si quelque chose la bloquait. Sa lampe peut être ? Aucune idée. Wilhelmina n'avait qu'une envie, c'était de dormir. Comme si les paroles de tout à l'heure prenait tout leur sens profond. Se laissant lentement sombre dans l'inconscient, la rouquine songea qu'elle aurait préféré s'endormir dans son lit. Tout à l'heure, elle allait bien, elle avait envie d'adrénaline, de s'amuser et là, là elle avait envie de rejoindre Morphée. Après tout, il voulait d'elle pour une fois, alors pourquoi lui refuser ça ? Le goudron froid contre ses joues, la rouquine oubliait presque sa propre douleur tellement ce sol était glacial. Après réflexion, même l'air ambiant était glacial. Un frisson parcourut le corps de la jeune fille qui se réveilla à peine, avant de sombrer -de nouveau- d'un coup. Que cela faisait il un bien fou que d'être fatigué pour de vrai. Pendant un instant, alors qu'elle avait les paupières mi closes, la rouquine cru apercevoir une silhouette se dessiner dans l'encadrement de la porte. Peut être n'était-ce qu'une illusion après tout. Sa lampe était elle seulement allumée là haut ? Peut être pas. Il y avait de forte chance, après tout, qu'elle se soit brisée en tomba par terre. Après tout, tout était possible.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Dim 24 Juil - 10:59


Axel avait simplement continué de marché, tranquillement, en disant tout et n'importe quoi. C'était un peu comme s'il pensait à voix haute. Et comme cela a sûrement déjà été dit, on aurait juré entendre parler un être maboul. Tout du moins, un léger retard mental ou quelque chose comme ça. Dur de comprendre qu'en fait, il était simplement comme ça parce que c'était quelqu'un d'assez détaché et nonchalant. En fait, ça le fatiguait vachement aussi de parler comme ça dans le vide, sans savoir quand il tomberait sur l'intruse. D'ailleurs, il était peut-être déjà passé devant elle sans l'apercevoir. Après tout, il faisait assez noir, ça n'aurait pas été surprenant. Pourquoi n'était-il pas allé chercher un collègue à la place de s'aventurer là comme ça? À quelle heure partirait-il de cet endroit? Minuit? C'était pas le pied... Et il y avait toujours Ludwig qui l'attendait sur le pas de la porte. Le connaissant, il resterait bien là jusqu'à vingt et une heures le lendemain soir, juste pour l'engueuler de lui avoir raccroché au nez comme ça et de l'avoir fait poireauter aussi longtemps. Qu'est-ce qu'il n'avait pas la tête à faire des heures supplémentaires et de se taper une engueulade juste après... La journée avait été vraiment pénible... Alors qu'il énonçait ces pensées, il entendit quelque chose qui ressemblait beaucoup à un cri humain, ainsi qu'un bruit de chute. Il s'arrêta de parler et de marcher, cherchant à découvrir d'où ça provenait.

Au bout d'un moment, il put se repérer et il choisit une direction. Rien n'indiquait que c'était effectivement la bonne, mais parfois, il fallait savoir se fier à son instinct. Un peu inquiet pour la sécurité de la personne qui était possiblement tombée, il se dépêcha et accéléra le pas. D'un coup que son pouvoir avait commencé à faire légèrement effet, étant tombé sur une forte tête, et que cela lui avait seulement provoqué une faiblesse, occasionnant la chute? Bon, ça aurait été à l'élève délinquant de ne pas avoir voulu braver les interdits, mais ça ne serait pas bon pour lui d'avoir blessé quelqu'un dans l'exercice de ses fonctions, et encore, il était en dehors de celui-ci même. Juste par principe aussi, ça ne lui plaisait pas trop l'idée de blesser quelqu'un sans raison. Bah, ce n'était pas tant sans raison que ça, après tout, il fallait punir les écarts de conduite, mais ce n'était pas comme lorsqu'il donnait une raclée à son frère pour avoir pousser le bouchon trop loin. Il y avait des choses qu'on pouvait aisément se permettre dans une relation amicale qui était intolérable en ce concernait les rapports au travail. Et blesser la clientèle n'en faisait pas partie, à moins de faire partie d'un club sado-maso qui proposait ses services de tortures à faible prix. Naturellement, ce n'était pas du tout le poste de notre surveillant au sein de l'académie et de toute façon, il n'aurait jamais accepté cet emploi si cela avait été dans sa description de tâches.

Au bout d'un court moment, il aperçut un faible jet de lumière à la hauteur du sol. En s'approchant, il lui apparut que c'était une petite lampe de poche, coincée dans une porte. Il la prit délicatement et sentit encore quelque peu de chaleur sur la poignée: on la tenait encore quelques instants auparavant. Il fronça les sourcils, inquiet. «Mais où est passé le propriétaire?» se demanda-t-il. Il se releva, puisqu'il s'était accroupi pour s'emparer de la lampe, et ses yeux balayèrent le couloir. Il s'aida de la lampe torche pour voir s'il ne trouverait pas un corps affalé quelque part, mais il n'en vit trace nulle part. Il ne restait plus qu'à se tourner vers... la porte. Même après qu'il ait récupéré le bâton de lumière qui la maintenant ouverte, elle ne s'était pas fermée complètement, s'étant seulement accotée contre le cadre. De sa main libre, il attrapa la poignée et tira vers lui, pour ouvrir le battant, créant ainsi une ouverture. Il remarqua assez rapidement qu'il était devant un escalier. Il ne savait pas qu'on pouvait s'enfoncer plus profondément sous terre après le sous-sol. Comme quoi on aurait toujours des surprises dans cette académie. Il essaya de voir en bas, mais il n'était pas trop sûr de ce qu'il voyait. Il était trop loin et le faisceau lumineux n'était pas assez puissant pour qu'il se montre bien efficace. Il ne restait qu'une chose à faire: descendre. Ce qu'il entreprit de faire sans tarder.

Un peu avant la fin des marches, il put apercevoir légèrement qui il avait piégé. C'était une jeune fille, entre douze et quatorze ans peut-être, avec une tête flamboyante d'après ce qu'il pouvait en voir. Il redoubla de précautions pour ne pas lui marcher dessus une fois à la dernière plateforme avant de s'agenouiller à son côté. Il ne semblait pas y avoir de mauvaise blessure. Sa respiration était régulière: elle dormait. Elle n'en hériterait que quelques ecchymoses. Cela soulagea Axel qui avait tout d'abord craint qu'elle se soit cassé le cou. Heureusement, ce n'était pas le cas. Il s'arrangerait pour lui éviter les heures de colle, en gardant l'incident secret. La direction était naturellement au courant de son pouvoir, ainsi que quelques autres employés qui avaient soit fréquenté l'école avec lui ou à qui il avait joué de mauvais tours quand il était un garnement d'étudiant. Enfin, il retira sa veste et la plia pour la glisser doucement sous la tête de l'étudiante. Si ça se trouvait, elle se réveillerait bientôt, il n'avait pas mis beaucoup de puissance dans sa voix quand il avait activé son pouvoir. Toutefois, tout dépendant des gens, la durée du sommeil variait beaucoup, alors on ne pouvait jamais prévoir ce qui allait arriver. Si dans une quinzaine de minutes elle était toujours au pays de la belle au bois dormant, il la porterait jusqu'à l'infirmerie et dirait qu'il l'avait trouvée endormie sur le sol et qu'elle semblait avoir fait une mauvaise chute.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Mer 27 Juil - 6:51


Wilhelmina faisait un étrange rêve. A moins que ça n'en soit pas un. Elle ne savait pas trop, à vrai dire. Elle le saura bien quand elle se réveillera, non ? Si elle se réveille. Dans son rêve en noir et blanc, elle revoyait son petit frère courir dans un champ de blé. A moins que ce fut un champs de fleur. Il avait un short rouge, rayé bleu, et il était pied nus. Comment pouvait-elle savoir les teins qu'avaient ses vêtements si elle ne rêvait pas en couleur ? Les songes n'ont aucun sens de toute façon, c'était connu. Elle aimerait bien savoir ce que cela ferait de pouvoir s'infiltrer dans la tête des gens pendant qu'ils dorment, pour essayer de décrypter leurs fantasmes enfouis. Ce serait terriblement amusant, n'est – ce pas ? Peut être qu'elle devrait tester sur quelqu'un, après tout. Mais sur qui ? Elle ne partageait sa chambre avec aucun autre pensionnaire de Nakunaru après tout. Comme si l'appel de son pouvoir infiltrait ses songeries, la rouquine décrypta quelqu'un qui se trouvait proche de son petit frère. Éris. Cette fille qui portait le même sang que Wilhelmina dans son corps, mais qui mériterait juste de mourir.

Soudainement, le rêve vire au cauchemar. Le ciel s'assombrit avec les cheveux de la rouquine qui virent au noir ailes de corbeau. Impossible de bouger pour elle, qui voit le regard sadique de sa sœur qui ouvre grand ses bras pour accueillir son doux petit frère dans une étreinte mortelle. Lui, il court, inconscient, sans se poser de questions. Il ne voit pas le piège se refermer, telle la petite souris qu'il est, tombant dans les griffes du plus dangereux des félidés. Luttant contre une prison invisible, Wilh use toute son énergie pour se battre contre l'ennemi et protéger son frère … Mais il est déjà trop tard. Beaucoup trop tard. Un voile noire l'empêche de voir ce qu'il se passe, mais elle entend les hurlements stridents de son cadet. Les larmes aux yeux, Wilhelmina se réveilla en hurlant, dégoulinant de sueur. Passant une main humide sur son front, elle s'accrocha à ce qu'elle pensait être sa couette. Serrant ses poings contre son cœur, elle chercha à tâtons l'interrupteur de sa lampe de chevet.

Soudainement, comme si un éclair venait de lui traverser le cerveau, la rouquine se souvint qu'elle n'était pas du tout dans sa chambre. Loin de là, même. Tout lui revint en mémoire assez vite. L'escapade nocturne, le pion peu discret, la voix qui donnait envie de dormir, la chute... Elle s'était endormie dans les sous sols de l'académie à cause d'un parfait inconnu qui trouvait cela très marrant d'endormir les gens dans ce genre de situation cocasse. Essayant tant bien que mal de réhabituer ses yeux à la luminosité quasi inexistante de la pièce, elle se demandait où elle était. Un bruit sourd se fit entendre, comme une sorte de claquement de porte. Une faible faisceau émanant d'une source inconnue, ce qui lui fit tourner la tête un peu brusquement. Refermant ses yeux très rapidement, Wilhelmina reposa sa tête brutalement sur le sol. Ce qu'elle pensait être une couette était une veste qui lui servait d'oreiller. Mais vu qu'elle n'était plus à sa place, la rouquine su qu'elle aurait une bosse dans moins de cinq minutes vu le bruit que venait de faire sa tête contre le sol froid et dur. Un bonheur sans fin, cette soirée.

Tournant la tête vers l'inconnu qui se trouvait à côté d'elle, Wilh réhabituait ses yeux à la lumière. A côté d'elle, un homme qui la fixait comme si elle était importante à ses yeux. C'est sur que si elle mourait ici par sa faute, il risquait d'avoir des problèmes. Des mecs qui endorment les gens, c'est peu commun. Quoique … Tout existait en double dans Nakunaru. Rares étaient les dons uniques. S'étant habituer à la lampe, la rouquine pu dévisager sans retenu l'homme qui la fixait. Ils avaient des cheveux noirs, tirant sur le bleu. Ce qui était d'autant plus bizarre si c'était naturel. Ils étaient mi longs pour un homme, et tombaient sur son visage et sa nuque de façon négligée. Cela aurait pu le rendre terriblement beau, si Wilhelmina ne le trouvait dix fois trop vieux. Ses yeux, de couleurs tout aussi étranges que sa chevelure, étaient vairons. Il feignait l'indifférence totale, complètement refermé sur lui. Ce visage, aussi charmant soit – il rappelait quelque chose à la rouquine. Quelque chose de mauvais. Ce mec, c'était un surveillant. Et là, ça sonnait le début des problèmes, n'est ce pas ?

« Salut, il fait beau non ? »


Prononça Wilhelmina, comme ci de rien n'était. Elle se releva, et enleva la poussière qu'il y avait sur ses vêtements noirs. Enfin, s'il y en avait. Elle ne voyait pas très peu à vrai dire, dans le noir. Elle n'avait pas encore la super capacité de voir dans le noir. Ce qui serait vachement cool, si on y réfléchit bien, non ? Puis, elle pris sa larme torche avec une vivacité qui ne permis pas au surveillant de la tenir comme il faut. Elle remplaça l'objet pris par la veste qu'il lui avait prêté.

« Ce fut une merveilleuse rencontre, je vais vous laissé hein. Merci pour la veste ! »


Dit-elle, l'air de rien, en faisant une légère courbette. Puis, elle commença à partir. Où ? Aucune idée. A vrai dire, elle s'enfonçait encore plus dans les profondeurs des sous sols, sans vraiment se poser de questions. Malgré les apparences, Wilh avait une mémoire des plus développées. Jusque là, elle savait tout à fait par où elle était passée. Enfin plus ou moins … Elle était tombée sur la tête à deux reprises, après tout. Tout ça à cause d'un mec aux cheveux bleus, hein. Totalement improbable.



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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Sam 30 Juil - 19:31


Cela faisait déjà un petit moment qu'il attendait que la jeune fille se réveille enfin. Un peu inquiet de savoir savoir s'il n'avait pas blessé gravement la jeunette: oui, même pour lui, elle était trop peu âgée pour qu'il ne s'intéresse à elle, je ne dis pas s'ils avaient tous deux vingt ans de plus, mais disons qu'à ce moment-là, une gamine à peine entrée dans l'adolescence, ça ne lui était pas tellement attirant, il se mordait les lèvres, pour ne pas se ronger les ongles. C'était donc de façon à peu près désintéressée qu'il se faisait du soucis pour elle. À dire vrai, ç'aurait été la même chose s'il ne l'avait pas fait tomber en bas des escaliers. Avec cette sorte d'anxiété, le temps semblait passer si lentement qu'au bout d'à peine quelques minutes il avait l'impression que des heures s'étaient déjà écoulées. Même, il ne pensait plus au temps supplémentaire qu'il faisait et qui ne serait pas payé. «Si seulement j'étais allé chercher un collègue...» Cette pensée ne lui vint même pas en tête. Évidemment, s'il n'avait pas suivi cette étudiante en bas pour la faire sortir et la sermonner, elle ne serait pas étendue là, plongée dans une semi-coma. Il lui sembla qu'il était temps d'emporter la malheureuse à l'infirmerie pour qu'on s'occupe d'elle. Il n'était pas guérisseur, un pouvoir qui aurait été nettement plus utile, il n'avait même pas suivi ses cours de secouriste averti, cela l'ennuyait trop. Enfin, de toute façon, il aurait fallu plus qu'une carte de petit sauveteur pour traiter une blessure surnaturelle. Après, s'il endormait les gens, il ne les réveillait pas.

Il venait à peine de se pencher vers elle pour la soulever, parce qu'il ne pouvait pas le faire autrement puisqu'il n'avait pas de pouvoir de télékinésie, qu'elle se mit à remuer. Apparemment il ne lui avait pas donné de beaux rêves... Son cri avant de se réveiller complètement en témoigna. Ne voulant pas paraître pour un pedobear, ce qu'il n'était absolument pas, il recula un peu. Enfin, la pauvrette semblait un peu égarée, ce qui arrivait assez régulièrement quand les gens se tiraient de ce sommeil forcé. D'ailleurs, celle-là, c'était tout un cas. Elle s'était brutalement cognée la tête et pendant un moment, Axel craignit qu'elle ne soit retombée dans le coma. En tous cas, elle serait bonne pour une énorme bosse. Bien qu'il se sentit mal pour elle, rien dans son visage ne pouvait l'indiquer. C'était toujours ce masque neutre. Alors, c'était assez difficile de savoir ce qu'il pensait réellement.

Apparemment, il n'avait pas trop à s'en faire, la petite avait la tête dure. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour être de nouveau sur pied. Sans qu'il ne puisse rien y faire, elle était debout, torche en main et lui, il était toujours en position accroupie. Avant qu'il ait eu le temps de répondre, elle était déjà repartie. Il se ressaisit rapidement et noua sa veste autour de sa taille en se dirigeant vers l'obscurité dans laquelle la demoiselle s'était enfoncée. Comme elle n'avait pas eu le temps d'aller bien loin, il entendait le faible bruit des pas. Il avançait rapidement, déterminé à en finir. Ça non, il ne la laisserait pas s'enfuir ainsi. Pour qui le prenait-elle? Un idiot?

À la cadence qu'il avançait, il rattrapa l'impertinente étudiante en deux trois mouvements. Sans plus de cérémonie, il la saisit par la taille avant de la faire basculer par-dessus son épaule, à la manière d'un sac à patates. Du moins, c'était ce que mon père me disait quand j'étais gamine et qui me passait ainsi à travers de son épaule.

-Eh oh jeune fille! Il est interdit de visiter les sous-sols! D'ailleurs, le couvre-feu est déjà passé. Fini les aventures, on remonte et on retourne au lit! Même que je crois qu'il faudrait vous envoyer à l'infirmerie, fit-il d'un ton sévère, bien qu'il parlât toujours ainsi ou presque.

En fait, on notait un brin d'amusement pour quelqu'un qui le connaissait bien. Il avait décidé de ne pas reporter l'incartade de la pensionnaire. Un genre d'accord tacite. Enfin, maintenant qu'il avait mis la main sur la fillette, il fallait retrouver la sortie. Ou l'une d'entre elles. En courant un peu partout, il avait perdu ses repères et en plus, il faisait assez noir. Il n'avait jamais été une lumière en ce qui concernait l'orientation et s'il se perdait, ce n'était pas une mince affaire que de retrouver son chemin. Le tout, c'était de ne pas le laisser apparaître à la jeune fille et de faire semblant de savoir où il allait. Autrement, avec ce sale caractère arrogant qu'elle semblait avoir, elle finirait par se moquer de lui et Dieu savait qu'il n'avait pas la tête à se faire railler. Oui, monsieur commençait à être assez crevé et à avoir terriblement faim. Rien pour arranger son humeur d'un naturel irritable voyez-vous...


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Sam 13 Aoû - 13:35


Bon. Ce bougre de surveillant n'avait pas eu l'air de vouloir lâcher l'affaire pour l'instant. Peut être qu'elle aurait du partir en courant ? Après tout, il n'avait pas du bien voir sa tête avec la faible luminosité des sous sols. Mais Wilhelmina ne pouvait pas se leurrer la face trop longtemps : Avec sa tignasse de feu, elle ne passait rarement inaperçu parmi les autres élèves. Encore moins quand on a une paire de lunette de cette taille. Elle songea sincèrement à investir dans des lentilles. Après tout, ce serait plus pratique, plus discret … Et puis, cela changerait pour une fois. Peut être même que certains élèves arrêteraient de venir lui parler sans cesse pour qu'elle explique ce qu'est la masse moléculaire qu'il fallait noter à la question 2)b. Plus Wilh avançait, plus elle songeait à acheter des lentilles. Et même, des lentilles de couleurs. Est-ce que des lentilles de couleurs et de vue existaient ? Oh, tout était possible, après tout.

D'un mouvement assez furtif, elle baissa l'intensité de sa lampe, en sillonnant, slalomant entre les murs et les corridors. Il ne faut pas dire que cet instant dura éternellement, car bizarrement, ses pieds se détachèrent du sol assez soudainement. Oh, en plus d'endormir les gens, il avait le pouvoir de télékinésie ? … Wilhelmina faillit bien paniquer pour de bon, et éteignit sa lampe totalement. A moins que ça soit elle qui se soit éteinte toute seule, après tout. La rouquine aurait été incapable de vous le dire. Surtout qu'elle venait de comprendre qu'elle s'était faite soulevée du sol par la force humaine, et non magique. Ce qui était assez rassurant et déroutant. D'où il la touchait comme ça celui là ? De plus, il entama une espèce de monologue assez étrange qu'elle n'écoutait qu'à moitié. Plus occupé s'affoler inutilement qu'autre chose, la rouquine n'arriva pas à retenir l'inévitable : Son « don ».

Cela ne dura que quelques secondes, mais elle se retrouva les fesses à terre. Elle n'avait que très rarement l'habitude de s'alarmer de cette façon, et de laisser filer son pouvoir du bout de ses doigts pour se rependre dans le corps de quelqu'un sans qu'elle le veuille réellement. Il est vrai que d'accoutumance, s'infiltrer dans la tête de quelqu'un ne lui laissait aucun remord, mais là c'était différent. Elle n'avait pas contrôler son pouvoir, et avait sans doute causer d'affreux sifflement, et une horrible migraine à ce pauvre type. Il est vrai qu'elle voulait qu'il la lâche, et qu'elle avait réussi, mais ce n'était pas une raison. Totalement éberluée par elle même, Wilhelmina regarda ses mains, comme si elles faisaient parties des plus odieuses traitresses. Ce qui était presque le cas pour la rouquine. Il fallait sérieusement qu'elle se remette à l'épreuve pour le contrôle de son don, parce que ça ne pouvait pas continuer comme ça.

Reposant son attention sur le corps du surveillant dont elle avait sauvagement abusé de ses pouvoirs contre son gré, elle pâlit. Il n'avait pas l'air au meilleure de sa forme, là comme ça, dans le noir. Se relevant d'un bond, on aurait cru qu'elle allait fuir. Elle s'approcha de lui et l'aida à se relever, sans vraiment y arriver. Elle recula légèrement, quand elle vit son regard se poser sur elle, en fixant le sol.

« Je suis terriblement désolée, je voulais pas, sincèrement, d'habitude je contrôle mais pas là, je suis vraiment désolée, excusez moi. »


Jamais de toute sa courte existence Wilhelmina ne s'était senti aussi mal après avoir user de son don. Même contre sa sœur, elle avait moins de remord. Après tout, cette fille était une garce, pas de quoi pleurer. Mais cet homme n'avait rien demandé à personne. Il ne faisait qu'exercer son boulot, sans broncher. Et, sincèrement, la rouquine trouvait qu'il avait bien du courage ce pauvre type à faire ce travail. Parce que des incidents comme ça, c'était fréquent. Et la majorité du temps, les pensionnaires en avait rien à faire des conséquences.

Plutôt honteuse, Wilhelmina ne remarqua même pas que durant leur chute, sa lampe torche s'était brisée par terre. Après tout, à quoi bon s'intéresser à du bien matériel quand elle venait de sonner quelqu'un comme ça ? Oui, la rouquine était une personne très contrôleuse sur sa vie, et elle ne supportait pas que son don lui échappe. Elle a toujours travailler durement pour le maitriser de telle sorte à ce qu'il ne lui échappe jamais. Et toutes ces années de boulot venait de s'effondrer bêtement. A cause de la panique. Décidément, elle préférerait ne rien ressentir.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Jeu 18 Aoû - 10:51


La gamine était vachement légère. Trop même. Enfin, seulement pour qu'elle ralentisse un peu Axel dans sa marche. Il ne savait toujours pas par où aller, mais il avançait au gré du vent, sauf qu'il n'y en avait pas. D'ailleurs, c'est assez rare qu'il y ait de fortes brises dans les couloirs humides et obscurs d'un sous-sol. Au mieux, on y trouvait des traces de moisissure. Ou des bestioles rampantes et répugnantes. Peu importait sur quoi il risquait de tomber, il aimait mieux ne pas y penser. Pas qu'il soit ultra sensible à ce genre de choses, mais disons qu'il trouvait cela assez répugnant et qu'il préférait éviter d'en voir si c'était possible. Les machins chouettes à l'aspect douteux et affreux, ce n'était pas trop sa tasse de thé. Au moins, contrairement à bien des gens dans son cas, il ne se mettait pas à hurler et piquer sa crise de nerfs en les voyant. D'ailleurs, je ne pourrais même pas dire s'il a déjà piqué une crise de nerfs. Sûrement pas, ça n'est pas du tout son genre. Enfin, il n'eut pas le loisir de chercher longtemps quelque chose sur lequel commencer à faire de l'hystérie chronique. En effet, au bout de quelques secondes à peine, il sentit ses jambes se dérober sous lui, une douleur perçante lui martelait la tête. Il ne se demanda pas ce que c'était, une seule pensée envahit son esprit: «Que ça s'arrête.» La douleur, il ne pouvait pas la supporter. C'était un truc pour lequel il avait une intolérance sévère. Enfin, excepté les masochistes, c'est rare les personnes qui apprécient foncièrement souffrir. Et ce n'était pas étrange, pour lui, car il ne pouvait pas fixer ses pensées sur plus d'une chose à la fois, encore moins lorsqu'il avait mal. Dans ces cas-là, il ne pouvait penser qu'à la douleur. Il ne pouvait pas l'éviter, ni même la laisser glisser plus loin, à penser à autre chose. Il ne fallait pas chercher à comprendre cet esprit un peu tordu, dans la mesure du possible.

Bref, après avoir senti des picottis dans les jambes, une fois qu'elles eurent flageller assez longtemps, il s'effondra sur le sol, oubliant d'affirmer sa prise sur l'étudiante pour aller porter ses mains à sa tête. Il ne pouvait pas comprendre de quoi il s'agissait, c'était hors de portée pour lui, même s'il avait pu réfléchir. C'était un peu comme si son cerveau avait décidé de faire un court-circuit avant de se mettre hors-service en attendant qu'il puisse fonctionner à nouveau. Combien de temps cela pourrait prendre? C'était une bonne question. Ce genre de situation n'était jamais arrivé auparavant, ce que l'on peut considérer surprenant en sachant combien de pouvoirs étranges se retrouvent parmi les habitants de Nakunaru. Enfin, avec la variété, il faut s'attendre à tout. Même aux poussées soudaines d'acné, il en était passablement sûr. En dehors de ce moment-là, bien sûr. Cela a déjà été dit, mais il n'arrivait pas à penser à autre chose qu'à ce pauvre crâne lancinant.

En quelques instants, il eut comme la vague impression qu'on essayait de le relever, mais son corps lui apparaissait comme une vaste masse molle et flasque sur laquelle il n'avait plus aucun contrôle. Il reprenait peu à peu un plus d'emprise sur son être, mais sans plus. Ses oreilles bourdonnaient bruyamment, il entendait assez mal ce que la jeune fille lui disait. Ce qui restait surprenant, c'était qu'elle ne profite pas de cette diversion pour s'en aller. Logiquement, elle aurait dû partir et éviter les conséquences, en espérant qu'il ait perdu la mémoire entre temps. Ou encore qu'il ait trop honte de s'être fait avoir comme ça pour en parler à qui que ce soit. Elle aurait été plus intelligente de fuir. Axel avait en horreur qu'on s'attaque à lui et qu'on gagne: sa fierté en prenait un coup. Surtout quand il se faisait surpasser par une gamine d'à peine douze ou treize ans. Combien de fois ce pouvoir serait-il maudit? Probablement à l'infini. Sauf s'il devenait un jour papa, ça serait moins chiant de faire taire bébé. Il n'en était pas encore rendu là, loin de là même.

-Que... Quoi?


Il lâcha finalement sa tête et cligna plusieurs fois des yeux. D'un coup, c'était comme si cette douleur n'avait pas existé, n'eut été un petit élancement qui continuait à persister. Il secoua la tête et posa ses mains sur le mur près de lui. Ce qui restait de ce mal devait avoir été attrapé quand sa tête avait cogné cette paroi de ciment. Peut-être avait-il écrasé quelques bestioles au passage. Au moins, il ne s'était pas déchiré la peau. En tout cas, il n'y avait pas de sang et c'était déjà ça de gagner. Il frotta l'arrière de sa boîte crânienne en espérant que ça fasse partir le mal. Déjà, il pouvait pressentir l'horrible bosse qui en résulterait. Saleté... Il s'appuya contre le mur et se releva, encore chancelant sur ses pattes. Son regard se posa sur la délinquante en herbe et il la dévisageait avec quelque chose qui mêlait dégoût, horreur et colère ensemble. Bref, ça n'améliorait pas son visage, lui donnant même une certaine dose de laideur. Il était plus séduisant avec son air neutre habituel, mais bon, il n'était très certainement pas en mode séduction à ce moment-là.

-Qu'est-ce que tu as fait gamine? Demanda-t-il, l'air sévère, les sourcils froncés.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Lun 29 Aoû - 9:59


Wilhelmina avait beau se morfondre dans des multitudes d'excuses, rien n'y changerait. Elle le savait. Comme toutes les personnes vivant sur cette Terre, personne n'acceptait les maladresses des autres si ça les touchait. Oh, si ça touchait quelqu'un d'autre, c'était marrant, sans importance. Mais quand cela touchait SA petite personne, SA propre fierté, eh ben c'était autre chose. La rouquine avait eu souvent à remarquer ça quand elle jouait avec son « don » sur les autres. Les spectateurs riaient de bon cœur, si seulement il en avait un, mais dès que le regard perçant du bourreau se posait sur eux, c'était une autre affaire. Car le malheur des autres avait toujours été une chose distrayante pour ce pauvre âme en peine, mais tant que ça ne touchait pas leur monde nombriliste, tout allait bien, n'est ce pas ?

Cet excès d'égocentrisme a toujours indifféré la rouquine, qui se disait que de toute façon, c'était leur problème est pas le sien. Mais, ironie du sort, quand ça avait directement un impact sur elle, cela changeait la donne. Ce comportement faisait-elle d'elle une parfaite excentrique comme les autres ? Absolument pas. De toute façon, elle n'arrivait pas à réfléchir. Son esprit était bien trop embrumée, dans l'essence même d'un mélange de colère et de tristesse. Les effluves qui procuraient cette douce violence lui montait aux cerveaux, jusqu'à l'empêcher de contenir des larmes. Le liquide salé se répandait sur les joues de la rouquine, qui s'empêcher de laisser filtrer le moindre bruit entre ses lèvres. Pourquoi est-ce qu'elle avait l'impression d'être un monstre ? Jusque là, elle s'était empêché de penser ça, préférant l'auto dérision mental aux insultes des autres. Mais là, quand elle voyait ce type, censé représenter l'Ordre de Nakunaru, la regarder de … De cette façon, avec ce dégout, cette haine... Tout cela lui rappelait encore les sentiments qu'elle lisait dans le regard de sa sœur. Enfin, cette pseudo « sœur » qu'elle avait eu à une époque. La peur dans le regard de cette mère qui l'avait élevé, comme si elle venait de réaliser qu'elle avait créer un monstre de la pire espèce. Il n'y avait eu que son père pour avoir eu un comportement normal, et l'avoir envoyé ici. Depuis, elle avait travaillé très dur pour parvenir à maitriser son pouvoir, dans l'unique but de sortir de cette cage aux fous. Elle voulait retrouver son père, pour lui poser des tonnes de questions, et revoir sa mère pour lui montrer à quel point elle était de nouveau normal. Et puis, elle voulait voir la terreur dans le regard de celle qui avait tué son frère.

Wilhelmina aurait tellement avoir un don utile, comme la projection astrale ou la téléportation. Avec un peu de chance, elle aurait pu entrer en contact avec les gens en dehors de cette ville magique, elle aurait pu de nouveau voir le regard aimant de ceux qui l'avait éduqué. Ou alors, elle aurait aimé avoir le don de parler avec les morts, de voir leur visage, et de pouvoir entendre le son de leur voix. Avec un peu de chance, elle aurait même pu avoir des contacts avec eux. Oh, que tout cela aurait été merveilleux. Mais elle avait du hérité de cette malédiction incontrôlable qui dégoutait les gens au plus haut point. Comme si ce « don » avait été la pire des créations de cette terre. Ah mais si seulement elle pouvait le contrôler, elle n'en serait pas là, à devoir supporter le regard de ce pion, dans la pénombre d'un sous sol. Elle ne serait pas senti aussi humilier, de pleurer silencieusement devant cet homme qui la reluquait comme si elle était une mutation des plus hideuses. Qu'avait elle dont fait au monde pour mériter tant de haine et de mépris ? Elle faisait des efforts, plus que n'importe quel autre guignol de ce foutu pensionnat. Et pourquoi est-ce qu'elle était encore là, hein ? Elle voulait revoir sa famille ! -Ou du moins ce qui reste de celle ci-, au lieu de pourrir ici avec une simple Nintendo DS, et des cours ennuyeux.

Reprenant sur elle même, la rouquine passa son bras sur son visage humide. Elle avait beaucoup plus versé de larmes qu'elle ne le pensait. Mais vu que cet adulte, aussi irritable soit – il, ne l'avait pas remarqué, elle n'allait pas lui montrer et le clamer. Ses yeux s'étaient habitués au noir, et elle voyait plutôt bien. Elle arrivait à discerner les obstacles qui pourraient se trouver sur son chemin, et arrivait très bien à lire le regard haineux de l'Autre. Tout allait bien, donc. Sans rester une seconde de plus dans ce taudis, elle fit volte face. Elle n'allait pas prier cet inconnu de l'excuser, s'il n'arrivait même pas à essayer de comprendre ce qu'elle ressentait. Toujours aussi nombrilistes, les gens. Surtout quand ils possédaient des « dons », ils pensaient que leur cas était celui de tout le monde. C'est sur que endormir les gens doit pas être très compliqué à maitriser. Oui, c'était une pensée totalement égocentrique qu'elle se permettait volontiers, ahaha.

Ne trouvant même pas la force, ni la repartie, pour répondre à toute cette rage délivrée contre elle, la rouquine ne pris même pas la peine de prononcer ne serait-ce qu'un traitre mot. A quoi bon de toute façon ? Ça aurait été retourné contre elle. Et puis, elle n'avait même pas le courage pour prononcer un seul petit mot, de peur de fondre en larme de nouveau. Ou, au mieux, d'avoir la voix qui trahisse son état psychologique. Totalement abattue, la rouquine n'aurait pas pu le courage d'en vouloir à ce type s'il essayait de la consoler. Ce qu'il n'aurait jamais fait de toute façon. Parce que je suis un monstre.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Sam 3 Sep - 13:33


Avec la douleur de moins en moins lancinante qu'il avait à la tête et l'obscurité ambiante, Axel distinguait plus ou moins bien la jeune fille. C'était à peine s'il pouvait voir plus qu'un peu de sa peau opaline. Pourtant, il eut cette vague impression qu'elle pleurait... Ce qui ne faisait pas vraiment de sens dans la tête de notre surveillant. Pourquoi n'était-elle pas encore partie en courant pour éviter la pénitence qu'elle risquait de se voir infligée si elle restait auprès de lui? Si elle fuyait maintenant, il n'y avait plus aucune chance qu'il ne la retrouve. Et même s'il y arrivait, il n'aurait pas de preuves contre elle, alors ça ne servirait à rien. Cette fille était bizarre. Enfin, comme tout le monde à Nakunaru en fait. Quoiqu'il y avait quelques extrêmes ici et là. Néanmoins, impossible de dire où se situait réellement Wilhelmina – naturellement, Axel ne savait pas qu'elle s'appelait comme ça. Outre ce détail d'anormalité, cette pensée qui frôla quelques instants l'esprit de notre pion dévoué, il n'arrivait toujours pas à savoir si elle pleurait ou non. Et il commençait à se sentir mal. Oui, il était atrocement fâché contre elle. Oui, il avait eu pendant quelques secondes des envies meurtrières à son sujet, mais il était contre sa nature de blesser une fille, peu importe son âge, d'aucune façon. C'était un gentleman. Pas une vulgaire mec de nos jours qui se tapent fille à fille pour le plaisir d'assouvir son appétit sexuel de Shin. C'était un homme bien élevé voyez-vous. J'aime bien les pervers, mais j'adore mes personnages plus modérés à ce niveau.

Comme il commençait à avoir un niveau de douleur relativement bas, Axel tenta de se redresser un peu, pour voir si la jeune fille se portait bien. Toutefois, il se releva beaucoup trop brusquement ce qui raviva son mal. Il ferma les yeux, maugréant contre cette pauvre caboche et y porta sa main, comme si ça pouvait effacer la souffrance. Enfin, c'était apparemment un réflexe humain. On a mal quelque part et on touche pour guérir. Ou inspecter les dégâts. Va savoir. Le fait est que dans ce court laps de temps, un peu de bon sens sembla rattraper la délinquante en herbe et elle prit enfin la poudre d'escampette. Toutefois, je n'ai pas encore dit mon dernier mot et je vais m'amuser à jouer au marionnettiste sadique. Dans un pareil cas, Axel aurait normalement abandonné toute poursuite. Néanmoins, cette fois, c'est exceptionnel et pas normal. Il se leva donc rapidement et partit à la chasse de la fillette, poussé par un sentiment qu'il ne pouvait expliquer autrement par la pitié – parce qu'il ne savait naturellement pas que je l'incitais à la suivre, je travaille avec art.

Enfin, lui aussi, il s'était habitué au noir. Il y voyait mieux. Et il avait de grandes jambes. Bon, il courait un peu croche, comme un poulain qui vient de se lever, mais au moins il avançait rapidement. Le pouvoir d'être un géant. Si on veut... Bref, de façon très prévisible, car il est hors de question que ça se termine sur une image d'Axel aussi peu classe, il rattrapa Wilhelmina. Ouais, c'est cliché, tout est trop facile, mais dans la fiction, on fait bien ce qu'on veut. Et je suis sûre de toute façon que j'avais une perche dans cette direction là. Au pire, je me serai rattrapée au vide, c'est tout. Bon, j'en reviens à ma narration pure et simple. Le bras de la pauvresse voletait derrière elle, enfin, près de son corps et il formait une proie facile pour la main tendue d'Axel qui s'empara de ce frêle poignet. Sévèrement, mais doucement, il attira la rouquine dans ses bras et la serra bien fort, comme sa mère avait coutume de le faire quand il était déprimé ou triste. Il lui caressa la tête gentiment, plus ou moins en silence. Il avait bien deviné, elle avait bel et bien pleuré.

-Allons, ce n'est pas grave. Ça arrive à tout le monde de ne pas arriver à se maîtriser.

Il prit sur lui de la bercer un peu. Axel n'aimait pas particulièrement les enfants, mais devant une petite fille en détresse, c'était comme s'il savait comment il fallait agir. En gros, il était doué avec les filles. Les plus jeunes filles. C'était un peu comme un don. Mais, pas de la même nature que tous les autres de Nakunaru. Ou, peut-être que si mais qu'il ne l'avait jamais vraiment réalisé. De toute façon, valait mieux que cela reste un mystère. Imaginez si cela venait à se savoir. Plus aucune fille ne voudrait l'approcher et adieu le rêve familial de notre homme. Non, il fallait plutôt compter sur le fait qu'il était juste très compréhensif et moins obtus que les autres hommes.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Ven 23 Sep - 4:16


    Wilhelmina était assez agacée par elle même. Ces derniers temps, elle avait pris l'habitude de réagir de façon excessive, sans comprendre pourquoi. Elle s'énervait, pleurait, criait et insultait avec beaucoup trop de facilité. Même pendant les cours, elle n'arrivait plus à maintenir son rôle hypocrite trop longtemps, rechignant dans son coin toutes les cinq minutes. Il fallait qu'elle se reprenne, sinon … Sinon quoi d'ailleurs ? Wilh n'arrivait même pas à se souvenir pourquoi elle jouait ce jeu stupide. Mais c'était devenu une habitude, une mélodie lancinante qui se répétait jour après jour, sans grandes interruptions. Les rares fois où elle se détendant, c'était devant sa console à jouer à Mario Kart ou Pokémon. Peut être que ce serait sympa, un jour, de faire un multijoueurs. De sa main gauche, la rouquine se tapa contre le front. Elle divaguait et racontait n'importe quoi, n'est ce pas ? Totalement lassée par son comportement, elle jugea qu'il était tant de rejoindre ses « quartiers » pour commencer cette nuit qu'elle méritait à juste titre. Et puis, elle prendrait bien un ou deux jours de repos à la place d'aller en cours. Cela s'annonçait comme un plan parfait.

    Les bras ballants, Wilhelmina avançait assez rapidement, perdue dans ses divagations complexes, quand Axel -bien qu'elle ignorait toujours son nom- lui attrapa le poignet. Merde, toute cette histoire n'allait pas enfin cesser ? Elle connaissait le chemin de la sortie, et elle allait renter gentiment chez elle. Bien que ce « chez elle » ne serait rien d'autre qu'une illusion de confort jusqu'à qu'elle rentre réellement à sa maison. En attendant, elle se contentait de ça. Mais passons. Le pion, qui venait de lui prendre l'avant bras d'une main ferme faillit bien recevoir de nouveau le goût amer du pouvoir de cette académicienne, qui se retenu au dernier moment. Ce n'était pas le moment de jouer, se disait – elle se laissant entrainer. Ce qui se passa très vite semblait prendre des heures dans l'esprit de la rouquine qui ne s'attendait pas à retrouver sa tête coller contre le torse chaud d'un parfait inconnu. Enfin, c'était toujours le même « parfait inconnu » que tout à l'heure, mais il restait toujours un anonyme dans la tête de Wilh. Nul n'empêche que … Pourquoi est-ce qu'il venait de la prendre dans ses bras ? Plutôt surprise, si ce n'est carrément stupéfaite, elle n'osait pas trop bouger. Qu'est ce qu'il allait faire ? L'endormir pour la mener jusqu'à un quelconque lieu de torture ? Il allait la violer et laisser son cadavre gisant dans les sous sols de Nakunaru ? Peut être qu'il n'était pas un surveillant, mais plutôt un monstre ressurgi des profondeurs des ténèbres.

    … Bon, la rouquine divaguait peut être un peu beaucoup. La fatigue devait surement avoir un impact direct sur sa paranoïa. A cette pensée, elle se détendit légèrement, sans pour autant que ça aie beaucoup d'effet sur ses muscles crispés. Les mains du jeune homme lui caressait les cheveux. Ce qui empêchait Wilhelmina se trouver cette situation normale. Peut être qu'elle s'était endormie après tout. Pourquoi diantre faisait-il ça ? D'une voix calme et apaisante, il lui dit des mots réconfortants. Mais elle trouvait ça beaucoup trop malsain comme situation pour être réconfortée. Elle était plus gênée et apeurée qu'autre chose. Il fallait qu'elle … Qu'elle quoi au juste ? C'était affreusement peu anodin comme situation. Délicatement, la rouquine se défit de l'étreinte de l'adulte et recula légèrement. Elle ne savait pas trop comment réagir. C'était plutôt gentil de sa part, mais terriblement maladroit. N'ayant pas l'habitude de ce genre d'attitude, Wilh ne savait pas vraiment comme répondre. C'était … trop bizarre.

    « Euh... »

    Fut le seul mot qu'elle arrive à sortir de sa bouche. Elle était vraiment, et même extrêmement, embarrassé par la situation. De nouveau, Wilh ressenti de l'énervement pour elle même. Décidément, si elle se croisait dans la rue, elle s'en foutrait une bien comme il faut tellement se trouverait pathétique.

    « Merci.,dit-elle avec une certaine hésitation. Je crois que je vais rentrer, enfin, euh ouais. J'aurais pas du venir, désolée. »

    Ce genre d'excuse lui arrachait la bouche dans l'habitude, mais actuellement c'était sorti tout seul, tellement elle ne savait pas du tout comment réagir. Sincèrement, jamais de sa vie elle avait eu à faire à ce genre de … bizarrerie.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Sam 24 Sep - 16:35


Axel ne pouvait pas s'expliquer pourquoi il avait attiré la fillette dans ses bras. Ce n'était pas du tout dans son genre. Même qu'en général, il était plutôt... mauvais avec les enfants. Il ne savait pas par quel bout les prendre, encore moins comment il fallait les consoler quand il pleurait. Enfin, on ne pouvait pas vraiment considérer Wilhelmina comme une enfant en fait. Oui, elle avait treize ans, mais elle était plus vieille que les vrais gamins. C'était une adolescente. Même qu'elle avait l'air d'être plus vieille que son âge si on regardait attentivement. Évidemment, Axel ne savait encore rien des détails concernant l'identité de sa délinquante en larmes. Bon, je dramatise, mais c'est ma technique préférée pour donner un peu de pouvoir à mon smexy de surveillant. Bref. Malgré le pathétisme de l'attitude de mon Axou chéri, il était plein de bonnes intentions. Il ne comptait pas violer mademoiselle. Non. Combien de fois l'ai-je déjà dit? Sûrement un million tellement je suis du genre à toujours radoter: Axel n'est pas un pédophile! Il a juste un petit lolita complex, mais pas au point de vouloir se faire les gamines qui sont deux foi plus jeunes que lui. Et encore, il avait quinze de plus qu'elle. Il était assez vieux pour être son père. Bah oui. À quinze ans, si un gars couche avec une fille, elle peut bien finir enceinte. Enfin, à cet âge-là, de toute façon, Axel n'était pas intéressé par les filles alors il était évident qu'il ne pouvait pas être réellement son père. Quelle démonstration inutile au final. Au moins, je me suis amusée un peu.

Quand elle s'écarta, Axel baissa les bras, sans trop de réactions autres que de l'indifférence. Ça ne lui faisait rien si elle trouvait ça bizarre ou déplacé. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire? Peu de choses en fait. Il avait ce qu'il croyait être pour le mieux. Après tout, il ne se targuait pas d'être doué pour réconforter les gens. Néanmoins, même si c'était assez maladroit, il y avait de la bonne volonté. C'était déjà ça de gagné. Il la regardait impassiblement, sans chercher à comprendre ce qu'elle pensait, comment elle prenait son intervention. Ce n'était pas de ses oignons. Il s'en fichait bien. En fait, en ce moment, il avait plus qu'envie: rentrer chez lui et de se taper une bonne nuit de sommeil avant de revenir à l'école pour une longue journée de travail. Ensuite, il songeait qu'il aurait besoin de l'aide de la gamine pour sortir de là, il n'avait aucune espèce d'idée d'où il était. À ce stade, il pensait même à l'avouer. Mettre son orgueil de côté ne lui ferait pas trop de mal.

-Oui. D'ailleurs, je crois bien que j'aimerais moi aussi rentrer chez moi. Allez, passe devant. Je ne dirai rien à propos de ce qui s'est passé.

Il sourit aimablement. Après tout ce qui s'était passé, il croyait qu'elle avait déjà été assez punie comme ça. Puis, il n'avait pas trop envie de se taper la paperasse supplémentaire que cette infraction lui donnerait. Sûrement que le lendemain, il le regretterait, mais bon. Parfois, il fallait apprendre à vivre avec un peu moins de sécheresse. Dieu qu'il avait hâte de partir! La journée avait été vraiment trop longue. Après tout, il laissait partir une élève en infraction tout aussi banalement, comme si ce n'était rien. Bah, il faudrait vivre avec les conséquences un jour. Puis bon, à cette étape, il était un peu tard pour prendre en note le nom de la jeune fille. Il espérait même qu'elle ne le mentionne pas. Du coup, il se sentait pris d'une bouffée intense de culpabilité et décidait de faire tout de même un rapport. Dans l'anonymat, ça lui devenait impossible.

-Au fait, demain matin, passe faire un tour à l'infirmerie. J'aimerais mieux penser que quelque blessures que ta chute dans les escaliers soient soignées correctement.


[Je crois que nous arrivons à la fin de cette rocambolesque aventure mon amie (;]


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Ven 21 Oct - 4:10


    Le surveillant était prêt à tout oublier, à tout effacer. C'était parfait ça dis donc ! Wilhelmina s'empêcha de sourire mais elle ne put un cacher un léger rictus aux coins des lèvres. Peut être qu'inconsciemment elle lui avait insufflé ça dans la tête mais que son pouvoir n'avait eu d'effet tout de suite à cause de la colère qui avait envahi les veines de ce cher jeune homme. En tout cas, peut importait la raison, il était d'accord pour ne rien dire à personne. Peut être parce qu'il avait la flemme de remplir des papiers. Néanmoins, il invita la rouquine à aller à l'infirmerie en cas de problème. Bah bien sur. Trop heureuse pour dire contester cette invitation, elle se contenta de hocher évasivement la tête. S'élançant dans les couloirs, le sens de l'orientation de Wilhelmina la guida assez vite aux escaliers d'où elle avait chuter. Bon, il est vrai qu'elle avait fait trois fois demi tour avant de retrouver complètement le chemin, mais elle fut trop surprise que le surveillant la suive qu'elle avait trop peur pour faire quoique ce soit. Pourquoi diantre la suivait-il comme ça ? Il n'y avait que deux possibilités : Il voulait s'assurer qu'elle rentre bien chez elle, ou, il ne savait pas du tout où était la sortie. La rouquine était beaucoup trop concentrée sur sa carte mentale pour se réfléchir à autre chose d'aussi inutile.

    Dans le silence total, les deux acolytes de fortune retrouvèrent la sortie au bout d'un petit quart d'heure. Sentant la fatigue lui picoter les yeux, Wilhelmina songea au fait qu'elle avait eu ce qu'elle voulait : Une escapade assez loufoque pour lui permette de trouver le sommeil assez vite. L'Académie était vide, la ville aussi. Elle quitta le surveillant sans lui dire au revoir, s'enfonçant dans la pénombre, faisant corps avec l'obscurité. Elle appréciait le fait de se rendre quasiment invisible comme ça, c'était une sensation terriblement plaisante. Pendant quelques instants, elle resta immobile dans un coin de ruelle étroite, juste pour savourer le fait d'être enfin seule. Se perdant dans ses pensées, elle faillit bien sombre dans l'inconscient et rechuter sur le sol. Elle se retint au mur et décréta qu'il était temps qu'elle retrouve son chez-elle. Sans plus de temps, elle fila à travers les rues pour retrouver celle où elle vivait pour se reposer enfin. Instinctivement, elle alluma la lumière, en pénétrant dans son appartement, et faillit bien avoir un vertige à cause de la soudaine intensité qui lui traversait l'iris.

    Wilhelmina eu à peine le temps de voir son propre reflet, salit par la poussière et la boue, fatigué et à moitié endormi. Elle éteignit la lumière et avança à tâtons à travers les pièces si familières qu'elle fréquentait depuis un an ou deux. Puis, toujours dans le silence total, elle s'enfonça dans ses couvertures pour se laisser bercer par un sommeil bien mérité.


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Message Sujet: Re: Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}   Jeu 17 Nov - 8:42


Ouais, c'était vraiment stupide, mais il était vraiment perdu. Enfin, il n'avait pas fait exprès aussi. Faudrait être con pour faire exprès de se perdre dans un sous-sol alors qu'on fait des heures supplémentaires qui finalement ne donneront rien, absolument rien! Bah oui, probablement trop las pour distribuer des punitions, il avait pris cette étrange décision de laisser partir la fillette sans rien dire, ni lui imposer de conséquence. Pas même une petite copie! Voilà comment soudoyé le surveillant: s'arranger pour qu'il utilise son pouvoir endormant au moment où vous êtes en haut d'un escalier. Comme ça, pris de remords parce que vous vous êtes cognés dangereusement la tête, il ne se donnera pas la peine de vous donner des conséquences. Il faut le faire hein? Échapper à Axel Dorpmüller est tout un exploit. Il était reconnu pour être un de ces surveillants chiants qui lorsqu'il te chope ne te laisse aucune chance, aucun moyen d'échapper à ton cruel destin d'heures de colle. Eh oui, il ne te reste qu'à prier pour qu'il ne t'oblige pas à laver le plancher à la brosse dent une fois qu'il t'a pris la main dans le sac. Voyez, il était même prêt à travailler encore après la fin de son chiffre de travail, au point de s'enfoncer dans les sous-sols pour poursuivre une gamine. Lui qui ne connaissait pas vraiment cette partie de l'école... Par surprenant qu'il se soit égaré comme ça. Enfin, il pouvait toujours se servir de sa proie qu'il laissait filer pour retrouver le monde extérieur.

Au bout d'une quinzaine de minutes, ils sortirent enfin et se retrouvèrent dans les couloirs de l'académie. Il laissait partir la gamine sans rien dire, ni même s'assurer qu'elle retournait bel et bien à son dortoir. Il ne restait qu'à espérer pour elle qu'elle ne se fasse pas prendre par l'un des surveillants en faction la nuit. Enfin, secrètement, il espérait qu'elle se ferait prendre. Comme ça, elle recevrait son châtiment et il s'en tirerait correctement. Après tout, il n'y avait rien pour prouver qu'il l'avait laissé filé ni rien. Surtout qu'il n'était plus en fonction à cette heure-là. Mais bon, sa petite crise de larmes l'avait ému un peu et il ne le souhaitait pas vraiment d'être prise à errer dans les couloirs alors qu'elle devait dormir paisiblement dans son lit à cette heure-là.

Tandis qu'il se laissait aller à ces quelques pensées, son téléphone se mit à sonner à nouveau. Il remarqua alors que son frère avait essayé de l'appeler à maintes reprises au courant de la dernière heure. Il décrocha, ennuyé.

-Connard! Ça fait une heure que j'essaie d'appeler! Et là, je commence à me les geler sérieusement! Tu débarques bientôt?
-J'arrive.

Il raccrocha et quitta l'école en direction de son appartement où il devrait affronter un frère en furie. Mais bon, des deux, Axel avait toujours été le plus fort...


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Rien n'est interdit si on court vite. {Axel}

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