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Nakunaru Academy

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 Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}

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Message Sujet: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Dim 17 Juil - 9:27


La vie à Nakunaru était ennuyante, monotone, sans grands moments d'adrénaline. Parfois, Wilhelmina se demandait pourquoi elle n'essayait pas de fuir de cet endroit morose pour partir à l'aventure dans les forêts brésiliennes, pour rencontrer des indiens et apprendre le langage de la fumée. Ce serait tellement plus distrayant … Plus le temps passait, plus elle se posait des questions sur un éventuel plan d'évasion. Sauf que ce serait inutile. Elle serait pourchassée, retrouvée, et renvoyée ici, avec -peut être- une puce dans le cerveau qui annulerait son don. Et vivre ici sans don, ce serait encore pire que maintenant. Rien qu'à cette pensée, la rouquine avait des frissons qui lui parcouraient tout le dos.

Alors qu'elle était allongée dans son lit -enfin, qu'elle avait la tête en bas, ses cheveux étalés sur le sol, et le reste de son corps sur ses draps- et qu'elle jouait à un jeu de voiture sur sa vieille Nintendo DS rose délavé, une affiche lui pourri sa partie. Après avoir littéralement gueuler dans toute sa chambre, et insulter le gars qui avait inventé l'ouverture des fenêtres quand il faisait chaud, la rouquine avait décidé de lire ce qu'il y avait d'inscrit sur cette affiche. Sois disant, une représentation théâtrale avait lieu ce soir. Sois disant c'était palpitant, merveilleux, représentant un chef d'œuvre du quatrième art, le TRUC à ne pas louper. Le regard totalement septique, Wilhelmina a balancé l'affiche dehors, non pas après l'avoir chiffonné, puis à fermer sa fenêtre. Seize heure, il était temps de prendre une douche.

Après avoir enfilé quatre tenues différentes, avoir essayé huit coiffures différentes, la rouquine se retrouva dans sa tenue habituelle : Cheveux détachés, short court noir, débardeur noir, et ballerines noires. Original à souhait, n'est ce pas ? Il était tout juste dix huit heures, et elle déambulait dans sa chambre sans savoir quoi faire. Soudainement, elle eu l'idée d'aller voir cette fameuse pièce de théâtre ! Peut être qu'elle serait grandiose ! Peut être qu'elle occuperait son temps jusqu'à … Au moins minuit ! Ce serait fantastique ! De plus, Wilhelmina n'était jamais allée voir une pièce avant. Ce serait l'occasion de faire de nouvelles choses, et de pouvoir se dire qu'on a essayé une fois, au moins.

… Au moins, elle sait pourquoi elle ne retournera jamais au théâtre. Jamais de sa vie elle n'avait autant lutté contre le sommeil. Peut être que c'était juste la pièce qui était bourré aux somnifères, peut être qu'il existait des spectacles géniaux... Mais la rouquine n'irait pas en tester d'autres, s'en était certain. Les yeux explosés, entre deux femmes totalement subjuguées par ce qui se déroulait sur scène, Wilhelmina cru à plusieurs instants qu'elle allait sombre dans l'inconscient. Jamais deux heures ont été aussi longues. Même certains cours passaient plus vite, pour vous donner une idée. Improbable. Totalement improbable. A un tel point qu'elle s'est bel et bien endormi, à une demi heure de la fin. En choquant littéralement les deux femmes à côtés d'elle, qui marmonnaient des « Quelle mal élevée ! Si je voyais sa mère ! Mais d'où elle vient ?! Olalalalala ! Quelle honte ! »



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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Dim 17 Juil - 14:39


Si ma vie était un piano, toutes les notes que je jouerais seraient entre l’aigu et le grave, une alternance continuelle de sons, comme le calme éphémère que je représente et la folie constante qui me dévore.
Si ma vie était une recette de cuisine, celle-ci serait haute en couleurs mais aussi en saveurs car je ne saurais jamais être là, banale, comme tout le monde, j’ai besoin d’être unique, de ne pas suivre de mode, je suis moi, funambule vacillant sur son fil trop étroit …
Si ma vie était un théâtre, j’aurais tous les rôles, excellente comédienne, personne sans véritable humeur ni sentiment, je suis là, je ne le suis plus, me remarquez-vous ? Savez-vous que je suis partie ? Je suis l’enfant aux expressions illimitées, l’enfant sans peur, l’enfant sans crainte, je suis la coquille en apparence remplie mais qui, ouverte, ne contient rien de plus qu’un vide perpétuel qui ne demande même pas d’être comblé.


~ Tic, Tac …

Ton temps passe et jamais il ne se ressemble …

… Tic, Tac ~

Ton temps ne s’arrête pas, tu ne trépasses pas, tu dois vivre … Pour les amuser, pantin désabusé, pas de pensées, juste un objet utilisé et réutilisé, tu n’es rien qu’un grain de poussière sur cette Terre étrange … et ça t’amuse.

« Ce soir, c’est le grand soir ! », disait l’annonce. Les rubans et les dentelles, les fanfreluches et les froufrous, tout était mis en place pour le plus grand plaisir du public. Une pièce de théâtre était toujours quelque chose d’incroyable, après tout. Megumi, comme à son habitude, était venue se poser dans un coin du théâtre, à regarder tout le monde s’échauffer, préparer son texte ou autre, jouant parfois avec les costumes, rêvant d’une vie qu’elle aurait toujours rêvé d’avoir, bien que celle-ci lui convenait parfaitement.

Son temps s’écoulait doucement, tandis que ses habitudes étaient là, encore et encore, pas prêtes de se détacher d’elle. La brunette s’était rendue là tôt, au matin, suite à ses habituelles terreurs nocturnes, incapable de retrouver le sommeil, elle était partie. Et la voilà ici, au théâtre, silencieuse, souriante et patiente. Rares étaient les fois où l’on pouvait la voir ainsi. Mais ce soir était le grand soir, il ne fallait pas déconcentrer les acteurs !

Passionnée par le jeu si bien exécuté de ses comparses, Megumi se surprit à attendre impatiemment la représentation. Cachée derrière le rideau, elle pourrait tout voir, tranquillement, sans être dérangée. Pourtant, ses idées étaient là, mais son esprit en ferait autrement. En effet. Elle n’y alla pas. Elle n’assista pas à cette représentation tant attendue. Non. La demoiselle décida de plutôt de se balader dans l’enceinte du théâtre, à visiter chaque endroit pouvant s’avérer intéressant. Voir un jeu autre que le sien, face à tant de gens, peut-être cela lui rappellerait-il à quel point elle se sentait mal dans ce monde ?

N’être qu’une poupée allumeuse, peut-être cela était-il gênant pour elle ? Non, même pas. Allumer était un passe-temps devenu habitude. Pourtant, qui avait vu son corps ne serait-ce qu’une seule fois ? Personne. Personne n’avait jamais posé ne serait-ce que le bout d’une phalange sur son corps. Elle était pure. Elle. Pure. Vous y croyez ? La folie ne s’était jamais laissée approcher, jamais elle n’avait réussi à faire quoi que ce soit de charnel. La démence était faible et pudique ? Surtout réservée, à vrai dire.

Des applaudissements. Le premier acte qui se termine, la pause qui prend place, les spectateurs qui se ruent sur la boisson ou la nourriture, ne laissant de répit à aucun serveur. Camouflée, Megumi regardait la scène avec attention, se retenant de débouler en plein milieu de la foule avec un « Coucou ! C’est moi !! » des plus fous. Les autres étaient différents, étranges, pas plus qu’elle, cependant. Un sourire aux lèvres, elle partit doucement dans les vestiaires, titillant les comédiens. Ils étaient mignons et amusants mais aucun d’eux ne semblait réellement intéressant. Où est l’intérêt dans quelqu’un de totalement incapable de s’oublier pleinement ?

Megumi n’est pas elle. Mais elle n’est pas vous, autant qu’elle n’est pas moi. Ce n’est personne, juste une ombre, là, au coin d’un couloir, qui vous regarde, qui vous sourit, qui échange des milliers de choses avec vous … sans parfois en penser aucune. Manipulation ? Peut-être un peu mais pour s’amuser, il faut ce qu’il faut … et peu de gens vous diront le contraire.

Le rideau se lève. Reprise. Acte Deux. Et c’était parti. Environ une heure à déambuler encore et encore, n’était-ce pas amusant ? Oh, il y en avait, des choses à faire …

~ … ~

Le rideau recouvre la salle, dernière révérence, tout est fini. Megumi attendit sagement que tout le monde s’en aille pour finalement reprendre place là où toutes les chaises étaient disposées pour accueillir tout le monde et n’importe qui. Voilà ce qui pouvait se passer, maintenant ; Un jeu, rien de plus, le temps d’un songe, d’un soupir, d’un sourire … ? Le temps d’un rêve commun ? Avec qui ? Une fille, là, sur une chaise, à moitié … endormie ? Elle était mignonne. Mais seule. Megu’ passa non-loin d’elle, faisant virevolter ses cheveux. Debout, immobile, la brunette regarda face à elle : Une si grande estrade … Juste pour elle ? Quel bonheur !




Dernière édition par Kanetsu Megumi le Mar 19 Juil - 4:21, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Lun 18 Juil - 9:08


Wilhelmina n'avait pris aucun scrupule à s'endormir bêtement entre deux scènes, la fatigue ayant pris le dessus sur l'ennui. Elle s'était assoupie, sans s'en rendre compte. Les rêves qui lui volaient sa nuit était sans aucun son, comme un vieux film. Des brides de sa journée, déformées, amplifiées, malmenées, arrivaient et repartaient sous les yeux vides d'émotions. Comme un pantin articulé, elle regardait sa propre vie se dérouler entre une armoire rouge et un chien bleu. Victime de son propre mensonge, elle restait immobile, telle une poupée de cire, en fixant la lune noire qui prenait sa place dans le ciel blanc de son songe. Soudainement, une délicieuse odeur parvint à émoustiller ses sens, et à lui redonner un semblant de vivant. Ses couleurs ternes virent au plus lumineux, et lui permettent de quitter son monde sourd et muet. Une douce mélodie la réveille peu à peu et la ramène à la dure réalité.

Une affreuse douleur dans la nuque la force à essayer de se rendormir. Peut être que si elle se rendort, elle n'aura plus mal ? Sauf que le sommeil ne revient plus. Morphée en a eu assez avec elle, il veut passer à autre chose. Raidie par sa position inconfortable, la rouquine peine à se relever. D'une main molle, elle se masse légèrement la nuque, comme si cela allait changer quelque chose. Ses cheveux ébouriffés et ternes lui rappellent son rêve étrange, et lui donnent un goût amer dans la bouche. De nouveau, l'effluve de son rêve se fait sentir. Du regard, elle essaye de chercher d'où peut provenir cette douceur exquise. La salle est dénudée de monde, les éclairages sont faibles mais brulent quand même légèrement ses yeux. Soudain, comme une révélation, des courbes féminines se dessinent sous ses yeux. Depuis quand était cette fille ici ? Toute endolorie, et soudainement gênée, Wilhelmina se redresse, comme si de rien n'était.

D'un coin de l'œil, elle décrit la jeune femme qui se trouve à côté d'elle. Elle de grande taille, beaucoup plus qu'elle. Mais elle est aussi divinement belle. Peut être est-ce un effet d'optique, après tout. Un mélange entre la lumière tamisée, le fait d'être entrain d'émerger et … Et c'est tout. L'arôme que la rouquine avait senti n'émanait d'aucun autre endroit que celui de la chevelure brune-violette de cette jeune femme. Que faisait elle là ? Peut être était-ce une des gardes qui attendait que Will se réveille pour lui dire de partir. Quoiqu'elle ne semblait pas spécialement habillée pour être un majordome de théâtre. Mais tout est possible à Nakunaru, après tout.


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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Mar 19 Juil - 12:39


    « Je suis la folie des enfermés,
    Le sourire des déprimés,
    L’énergie des fatigués. »


Tu es la lumière d’une journée de ténèbres, celle que tout le monde remarque, le bon air qui manque à tout le monde, tu es toi, exception de toutes ces règles qui dansent et se balancent sur notre monde, tu es maîtresse des équilibres divins qui nous manquent à tous …


Tu es seule et accompagnée,
Heureuse et malheureuse,
Souriante et pleurante,
Douce et brutale.

Tu es ton propre contraire, un jeu infini de contradictions, tu surprends, tu apaises, ton sourire attire, tu n’es qu’un manège, après tout, non ?


Silencieuse, elle était là, droite, toujours à regarder l’estrade. Des rêves interminables défilaient dans son petit esprit, alors que des scènes se succédaient doucement dans ses pensées, remplissant son univers de bonheur, chose rare, ces derniers temps. La poupée brune resta ainsi durant quelques instants, son monde se modifiant peu à peu, jusqu’à ce qu’un bruit, infime, certes, la sortit de ses songes. La rouquine avait bougé. Elle était certainement éveillée, maintenant. Un sourire naquit sur les lèvres de Megumi.

Lentement, la demoiselle se tourna vers la belle au bois dormant, toujours ce petit sourire présent sur son visage. Une pièce de théâtre pouvait parfois endormir, parfois lasser au point de faire fuir, parfois même courir dans les couloirs et les coulisses. Une pièce de théâtre, oui, était quelque chose de très aléatoire. « Ce soir, c’est le grand soir ! », certes, l’affiche pouvait avoir raison. Mais apparemment, dans le cas de cette jeune fille, c’était le grand soir pour se reposer. Le théâtre était vraiment quelque chose de bien, il fallait l’avouer. Cela permettait tellement de choses, finalement. Peut-être était-ce pour ces nombreuses raison que Megu’ aimait tant le théâtre ? Non, non, en fait, elle avait un avis plus complexe que ça.

La comédie était tout d’abord un art qu’elle aimait plus que tout au monde car cela permettait de changer radicalement de vision. La vie était une comédie, du moins sa vie en était une. Dénuée de bon sens, constamment à rire de tout et n’importe quoi, amusée de son existence, aussi simple et monotone soit-elle. Des rires, des larmes, des sourires, des cris, oui, sa vie est une comédie, constamment à changer, victime de sa versatilité. Mais tout est très bien ainsi, non ? Pourquoi changer pour avoir la vie de ces gens rationnels et trop terre-à-terre ? Il n’y a jamais rien eu d’amusant dans une vie sérieuse. À moins que, comment le savoir, puisque jamais, non, jamais, Megumi n’a eu droit à quelque chose de normal ?

Elle aurait pu lui souffler tous les « Bonjour » du monde, cela n’aurait pas été drôle. Rester dans l’ordinaire … Pourquoi ? Rien n’était drôle dans le banal. Alors la brunette resta silencieuse un instant, finissant par enfin se manifester.

    « Alors, bien dormi, la Belle au bois Dormant ? ~ Les pièces de théâtre sont réputées pour leurs vertus apaisantes et soporifiques, il paraît. ~ »


La brune se mit doucement à rire, assez moqueuse. Il était vrai qu’elle aimait bien taquiner et rigoler des autres, bien que ce ne soit jamais méchant. Surtout pas envers les jeunes inconnues qui avaient l’air mignonnes comme elle. ~ Qui était cette adolescente ? Mystère. Comment était-elle ? Mis à part le fait qu’elle semblait perpétuellement ennuyée par ses journées – au point de s’endormir dans un théâtre –, tout était également « noir », impossible de prévoir et de savoir. C’était une brume tantôt fine tantôt épaisse qui intéressait légèrement Megumi. Elle reprit la parole, de sa voix toujours aussi mélodieuse et amusante.

    « Hihi, je suis Megumi, fan de comédie et comédienne à mes heures perdues. M’enfin, je suis surtout une étudiante, tout comme toi, je suppose. ~ »


Un nouveau sourire, plus doux et avenant, véritable maîtresse des expressions en tout genre. Megumi n’était pas spécialement heureuse, juste toujours rayonnante, joueuse et prête à rire. Elle courut rapidement jusqu’à l’estrade, grimpant gracieusement dessus, s’y couchant avec un soupir d’heur.

    « Haaaa … C’est tellement bon de se sentir … vivante ? Quelle incroyable sensation … »


Elle resta immobile, dans une position donnant l’impression qu’elle faisait l’étoile, commençant à se fondre dans la matière, bien dans son petit monde qui recommençait à prendre forme. Ses songes la rattrapaient, la folie renaissait doucement. Ici, elle ne connaîtrait pas l’ennui, c’était impossible. Non, ici, elle serait … bien ? Cet instant de solitude lui plaisait, à la différence de l’habituel, elle qui était seule dans son petit monde et qui semblait pourtant bien le vivre …

Le Silence. Cette impression délicieuse d’être seule et en paix avec soi-même. Megumi, comme très peu de fois depuis son arrivée ici, pouvait enfin dire que c’était une bonne soirée. Pas de bécasse pour lui hurler dans les oreilles et lui déplaire, personne à envoyer chier aussi bien gentiment que froidement. C’était donc ça … le bonheur ? C’était étrange … Si étrange.

Elle se redressa doucement, regardant la petite princesse ensommeillée, un sourire taquin mais adorable aux lèvres.

    « Viens ! ~ Ça fait du bien de se coucher ici !! Et puis on est toutes seules, ici, on peut faire tout ce qu’on veut ~ ! »




Dernière édition par Kanetsu Megumi le Dim 16 Oct - 5:42, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Ven 22 Juil - 5:33


Totalement ébahi devant la scène qui s'offrait à elle, Wilhelmina se muta dans un silence pesant. Elle était seule dans un théâtre, avec pour seule présence, autre qu'elle même, une fille qui semblait complètement tarée dans son genre. Toujours silencieuse, la rouquine l'écoutait parler. Mais que répondre à ce genre de dialecte ? Un sourire amusé forcé se dessina sur la bouche de Wil quand l'inconnue ria se façon moqueuse. Que faire d'autre ? Aucune idée. Elle se laissait guider par cette personne extravertie qui ne cherchait ni à se cacher, ni à fuir quoique ce soit. C'était à la fois intéressant … Et extrêmement effrayant. Si elle n'avait peur de rien, c'est qu'il y avait matière à, non ? Tout dans la tête de Wilhelmina bouillonnait pour essayer de remettre ses idées en place. Elle venait tout juste d'émerger, et n'avait pas eu le temps de se préparer à son hypocrisie journalière. Ni à quoique ce soit d'autre. Cette fille, qui semblait s'appeler « Megumi », l'avait totalement prise au dépourvu. « Je suis une étudiante, enfin tout comme toi je suppose ». Il n'en fallut pas plus à la rouquine pour qu'elle farfouille dans les archives de ses souvenirs pour retrouver l'identité de cette fille. Après tout, elle avait pour habitude de connaître à peu près tout le monde dans l'académie, pour savoir à peu près à qui elle avait affaire. Mais aussi poussé qu'étaient ses recherches express, Wil n'arrivait pas à mettre un don sur le nom de Megumi. Ce qui la frustra profondément.

La brunette semblait rayonnante de joie, comme une enfant qui venait de tomber sur son nouveau jouet. A moins qu'elle simulait d'être heureuse pour faire plaisir à ses parents. Wilhelmina ne le savait pas vraiment, mais cela ne l'intéressait pas. Soudainement, elle parcourut les chaises pour arriver sur l'estrade du théâtre, sous l'œil perplexe de la rouquine qui ne la quittait pas du regard. Elle débitait une phrase assez spéciale, comme quoi il serait bon d'être couché sur du parquet. Que de faire ça permettait de se rendre vivant. Toujours aussi incrédule, la rouquine leva un sourcil dubitatif. Que faisait donc Megumi allongé de cette façon sur l'estrade ? Elle attendait le déluge ? Le silence fit son apparition assez subitement. Wilhelmina émergeait lentement, profitant d'un moment de calme pour se frotter les yeux et s'étirer discrètement. Elle se leva pour regarder la scène peu croyable qui se passait. La brunette, aussi belle qu'étrange, semblait faire corps avec le sol. Tout d'à coup, elle se redressa, avec une lenteur aussi surprenante qu'imprévisible, qui surpris légèrement Wil. Ce mouvement lui donnait l'impression d'être dans un vieux film surnaturel où les mort ressurgissaient de la terre pour envahir, détruire et manger (peut importe l'ordre, soit dite en passant) le peu d'humains qu'il restait encore de vivant. Totalement flippant.

Le sourire espiègle aux lèvres, Megumi invita Wil sur la scène. Étrange proposition, non ? Mais vu l'anormalité du décor qui se plantait lentement entre les deux jeunes femmes, pourquoi refuser ? Peut être n'était-ce que la suite de son rêve, après tout. Tout était curieux depuis qu'elle s'était réveillée. Peut être l'était-ce déjà avant ? Après tout, aller au théâtre n'est – ce pas tout simplement une idée farfelue ? Bouillonnant de question, la rouquine avançait lentement vers l'estrade. Peut être que le pouvoir de Megumi était de s'infiltrer dans les rêves de ses victimes ? Ce serait totalement étrange comme don, mais Wil ne voulait pas essayer de vérifier si tel était le cas. Après tout, il ne valait mieux pas essayer et risquer sa propre vie. La rouquine avait encore tant de chose à faire … Comme gagner sur Mario Kart en 150 CC. Oui, chacun ses priorités. Se hissant sur la scène, Wilhelmina ne prit même pas la peine de prendre les escaliers. Elle s'approcha de Megumi, et s'asseya en tailleur juste en face d'elle. Sur le coup, elle ne savait pas du tout quoi dire, quelle attitude employée, ni comment réagir.

« Wilhelmina, enchantée. »

Dit-elle, avec un large sourire sur le visage. Pour la première fois depuis bien longtemps, la rouquine affichait un vrai sourire, et pas juste quelque chose de faux, d'hypocrite... C'était une première, un jour à marquer d'une pierre blanche. Ah mais oui, à ce point là. Se couchant à côté de Megumi, la rouquine se laissa à son tour bercer par une nouvelle sorte de folie. Après tout, si ce n'était qu'un rêve, pourquoi pas ?

« Il fait beau ce soir, n'est ce pas ? »

Murmura t-elle en fermant ses yeux émeraudes. La douceur de ce lieu était enivrante, à un point que Wilhelmina était de plus en plus détendu. Que c'était bon de respirer un peu, de souffler et de se détendre. Après tout, elle en avait bien besoin, non ? Peut être qu'elle se réveillerait jamais après tout.



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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Jeu 28 Juil - 15:01


[ c’est pourri, c’est pourri, mais j’avais vraiment pas d’inspi … >< ]

Elle se réveillait doucement, émergeant de ce sommeil si lourd qui avait duré le temps d’une pièce de théâtre. Oui, la rouquine sortait doucement de cette somnolence réparatrice … ou dissipatrice. L’ennui avait été chassé par le sommeil … C’était une bonne idée, d’après Megumi. M’enfin. Là n’était pas le sujet. La demoiselle, après avoir balayé les sièges du regard, remarqua que la rouquine s’était levée et se dirigeait jusqu’à l’estrade, tout simplement. Elle y monta « à l’arrache », ne prenant même pas la peine de passer par les escaliers. Non, autant ne pas se casser la tête, après tout … Elles étaient là toutes les deux alors bon, autant ne pas avoir de gêne, si ?

Un sourire, agréable sourire, était présent sur les lèvres de la demoiselle qui se présenta. Wilhelmina, nom que beaucoup auraient pu penser imprononçable, nom qui pourtant était très mignon et surtout pas d’ici. Megumi hocha la tête en souriant, optant pour l’appellation « Will », rendant d’ailleurs son sourire à la demoiselle. Elle était adorable et calme, peut-être pourtant que Megumi lui avait un petit peu fait peur ? Après tout … Une fille qui dit se sentir bien sur une estrade au point de se coucher dessus, lorsque l’on la voit pour la première fois … Cela ne semble jamais très « normal ». Mais une fois que le test est effectué, cela change directement. Eh bien oui. Puisque la brunette ne disait pas que des sornettes – oui, la rime est très mauvaise mais passons –, ayant déjà testé cela plus d’une fois auparavant. Pas sur cette estrade, bien évidemment.

Puis, Will s’allongea doucement sur la longue planche de bois, semblant comme emportée par une sensation de détente, fermant les yeux, parlant du ciel. Il faisait … Beau ? Megumi hocha la tête, lâchant un simple « hmm » pour montrer qu’elle était d’accord avec elle, se couchant à son tour sur l’estrade, se laissant emporter par la même sensation que la rouquine.

Le délire n’était pas réellement là, bien que les pensées de la demoiselle semblait se porter sur tout un tas de choses telles que la vie d’un lapin blanc au milieu d’un fourré, Alice et le Chapelier fou et tellement d’autres contes … Et si sa vie en était un, hein ? Oui, et si sa vie était un conte ? Tout serait tellement plus merveilleux, avec des choses aussi surprenantes les unes que les autres, un monde où la folie n’avait aucune limite, un monde un peu rare où la folie gouvernait tout, un de ces pays où le rêve est maître du destin de tout un chacun. Un pays merveilleux … Wonderland ? Pourquoi forcément Alice ? Ce n’est pas drôle si tout s’y rattache, n’est-ce pas ?

Mais sa vie ne serait pas drôle, dans Alice au Pays des Merveilles. Non, parce que l’amusement, dans la folie, est d’être le seul à pouvoir faire des choses étranges, surprenantes et toutes dénuées de sens. Oui, c’est ça qui est drôle et qui donne justement l’envie de faire naître la folie dans l’esprit de tout un chacun. Une fois l’originalité dissipée, ce n’est pas drôle … C’est comme un rêve. Une fois réalisé, il n’est plus un rêve, n’est-ce pas ? Eh bien voilà …

Je pouvais le voir, ce silence qui venait jusqu’à moi, je pouvais le voir chasser l’ennui, pour la première fois depuis longtemps, je ne sentais pas l’ennui venir, je voyais juste une magnifique onde blanche pleine de détente … Nous étions « bien », le calme était partout, je n’avais rien à demander de plus. Mais combien de temps cela durerait-il ? Nous n’allions pas rester silencieuses comme ça pendant cent-sept ans, si ? Non, non … Mais que dire ? Hmm …

Megumi se mit à réfléchir, lorsque la situation vint toute seule. Où étaient-elles ? Dans un théâtre. Que faisaient les gens dans un théâtre ? Ils regardaient le temps passer … ? Non ! Autre chose, autre chose. Ils regardaient … des pièces de théâtre ! Eh bah oui, c’est dingue tellement c’est facile … Mais il fallait y penser ! Elle soupira. Oui, c’est bien de savoir qu’on fait des pièces de théâtre dans un théâtre mais la – ou les – quelle(s) … excellente question. Derechef, un soupir prit place dans l’air. Passons, elles parleraient d’autres choses pour l’instant.

Un sujet au hasard, un sujet au hasard, un sujet au hasard et …

    Dis-moi, Will’ … puisque tu es ici, c’est que tu as aussi un don, n’est-ce pas ? lâcha-t-elle en souriant, brisant le silence. Je sais que c’est hâtif mais … tu veux que l’on se les montre ? Ça permet de faire connaissance, il paraît. Et puis, c’est le temps que l’on trouve autre chose à faire …


Sa voix était plus douce, plus posée. Où était la folie ? Elle était vite partie, apparemment …




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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Sam 13 Aoû - 14:59


Le calme s'installait. Lentement, Wilhelmina se laissait bercer par cette douce folie. Morphée avait il décidé de rattraper toutes ses années d'absence aujourd'hui ? Dès que la rouquine se posait quelque part, elle avait envie de le rejoindre dans les rêves les plus absurdes, juste pour reposer son corps fatigué. Pendant un instant, elle repensa à sa vie d'avant, celle où tout était beau. Où elle avait encore des cheveux dont la couleur était comparable à la noirceur des Enfers, et où le seul don qu'elle avait c'était pour exaspéré sa grande sœur narcissique. Ah, c'était la belle vie, non ? Les mains sur son ventre, la rouquine ne sentait même pas son ventre gargouillé sous le poids la faim qui le tiraillait.

La chaleur ambiante était agréable. Un poil au dessus ou en dessous aurait été de trop. Wilhelmina se trouvait dans un état de bien être total. Même si le parquet de l'estrade se montrait très peu réceptif à la température environnante, on s'y faisait vite. Pendant quelques secondes, -où peut être était ce quelques minutes, ou quelques heures- le silence était le maitre de ces lieux. Par moment, des bruits extérieurs, étouffés par l'épaisseur des murs, venaient abimer la quiétude envahissante. Mais ils disparaissaient bien vite pour de nouveau laisser régner la tranquillité.

Soudainement, Megumi, où celle qui semblait porter ce doux nom, fit une proposition des plus étranges. Habituellement, la rouquine l'aurait envoyer paitre, détestant faire une démonstration de ce qu'on osait appeler un « don ». Elle préférait l'utiliser sur des gens qu'elle jugeait méritant, et qui s'en passeraient bien. S'en était tout de suite plus drôle, non ? Enfin, du point de vue de la rouquine ça l'était, et c'est ce qui comptait après tout. La voix de Megumi était plutôt posée, calme, totalement à l'opposé de tout à l'heure, comme si l'once de toute démence s'était dissipé avec le silence. Wilhelmina se redressa et se mis en tailleur juste en face de la brunette.

« Si ça t'amuse. Commence. »

Dit-elle, plutôt détachée de ce qui pourrait se passer. Après tout, de quoi pouvait elle craindre ? Le pire pouvoir qu'il puisse exister, ce serait qu'elle reste transformer en hamster toute sa vie. Ou en tout autre animal dénudé de conscience. Après, les souffrances physiques ou psychologiques infligées par les dons ont tendance à disparaître avec le temps. Le pouvoir le plus inutile que Megumi pourrait avoir serait l'annulation de don. Comment faire passer le temps sans pouvoir utiliser son don alors que l'on comptait le faire de cette façon ? Ahaha, tordu comme raisonnement, n'est – ce pas ? Faut dire, la rouquine n'est pas la plus normale de cette académie. Quoique vu certains cas... Elle avait tendance à se sentir équilibrée parfois.


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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Dim 4 Sep - 7:38


Commencer … Oui, elle pouvait commencer. Mais … Commencer était quelque chose d’étrange pour elle, puisque dans son cas, il n’y avait pas qu’un don mais bien deux. L’existence de deux pouvoirs, aussi étranges furent-ils. Des pouvoirs qui, tous deux, avaient trait à la température du corps, l’un plus spécialement lié à l’existence d’un sentiment à la fois malsain et naturel, éveillant les sens les plus enfouis, ces sens peut-être pas encore éveillés pour une demoiselle telle que Will’. Ressentait-elle ces désirs étranges qui menaient dans des endroits parfois peu décents ? Là était la question. La décence en voudrait à Megumi, bien que l’indécence s’en lécherait les babines de l’aider à découvrir de telles choses. Si jeune et pourtant si pervertie. Megu’ réfléchit, des questions toujours aussi spéciales faisant des allers-retours dans son esprit déjà bien dérangé. Elle soupira et changea d’option. Ce pouvoir serait inutilisé, bien que très utilisable.

Il resterait un recours, une option, si la demoiselle voulait qu’il soit utilisé. « La cage aux folles » … Lieu des plaisirs indécents, dans le coin d’un esprit encore trop innocent, il ne devait pas apparaître, pas se créer, pas naître dans des songes aussi innocents. Pas maintenant. Peut-être jamais. Quoique. Mais il restait tout de même une option, si cela était vraiment gênant, celle-ci s’avérait bien plus douce, mais toujours aussi spéciale. Des pouvoirs qui se complétaient l’un et l’autre, finalement, bien que cette fois … Il serait peut-être seul. Petit pouvoir de manipulation, chaleur humaine, froideur d’un corps, hypothermie ou surchauffe, pourquoi pas les deux ?

Dans son esprit, tout se succédait, c’était un manège infini, un manège qui continuait, un manège qui tournait encore et encore, la folie, pourtant, semblait déjà loin, que dire alors ? Son temps s’écourtait mais s’éloignait encore, elle aurait voulu lui courir après. La jeune femme soupira puis, d’un coup, leva les yeux. Plus simple encore, il y avait deux pouvoirs, plus simple encore, il lui faudrait savoir, pour ne pas se lancer dans un dilemme inutile, pour ne pas réfléchir, pour ne pas se perdre dans les méandres de son esprit, pour finalement repartir à la case départ.

Deux pouvoirs, deux utilisations, un jeu de chaleur, un jeu de froideur, un jeu qui se suivrait, elle voulait voir et découvrir, puisque ça amusait Megumi, alors elle découvrirait. Pas de remords, juste un jeu étrange, un pouvoir étrange, quelque chose de bizarre mais quelque chose de bien … Ou presque ?

La brunette soupira de nouveau. Des soupirs, de longs soupirs, jusqu’à ce qu’enfin, elle se lance. Jouant à balancer des images plutôt malsaines dans l’esprit de Will’, la demoiselle se demandait au passage ce que ça faisait d’être confronté à … un fantasme ? Un rêve ? Un être adoré ? La personne parfaite qui vous caresse tendrement, vous embrasse, vous donne cette sensation d’être reine. Un rêve, un songe plus qu’agréable, un songe qui, doucement, s’immisçait en l’être ciblé pour y laisser germer des graines de perversité totalement décalées. Une scène de théâtre, un amour pour le jeu, pourquoi un tel don alors ? C’était mal fait, mais c’était ainsi. Bref. Elle arrêta rapidement son manège, laissant la demoiselle respirer.

    Ce pouvoir est appelé « la cage aux folles ». Comme tu viens de le voir … il permet de faire ressortir les rêves les plus pervers ou étranges, enfin, quelque chose qui nous fait étrangement envie, pour le « retourner » contre nous. C’est … plutôt … bizarre …


Elle ria doucement, trouvant cela assez inhabituel de parler ainsi, oui, son pouvoir était assez original, mais oui, il permettait bien des choses. Cependant, ce n’était pas fini. Non, rien ne pouvait se finir aussi vite après tout. Le second arriva rapidement, donnant un contrôle total à Megumi sur la température du corps de la rouquine. Celle-ci ne se gêna pas, d’ailleurs, pour refroidir la demoiselle, de sorte à ce que l’effet du premier don s’estompe. Le froid vint vite dans le corps de l’ado’ puisque ses lèvres prirent rapidement une teinte violacée. Du coup, la démente – bien que calme – continua de jouer avec ce petit manège pour lui redonner une température ambiante.

Le visage de l’adolescente a nouveau « normal », Megumi signa la fin de sa petite démonstration, relâchant sa camarade après une bonne séance de torture.

    Voilà, voilà~♪ Tu vois un peu à quoi ressemblent mes pouvoirs, maintenant ? Ils sont étranges, n’est-ce pas ? Désolée, hein~ Surtout pour la cage … Elle effectua une courte pause. À toi, maintenant~ !




Dernière édition par Kanetsu Megumi le Dim 16 Oct - 5:44, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Mar 13 Sep - 12:11


L'attente … 3 … 2 … 1 … On repart. Il pourrait même y avoir une petite musique d'ambiance, non ? A la place, un silence lourd, pesant, oppressant, régnait en maitre sur les lieux vidés de vie. Wilhelmina attendant un quelconque signe de vie de sa camarade, mais il n'en était rien. Elle semblait perdu dans ses pensées, comme si elle avait totalement oublié ce qu'il venait de se passer. A moins qu'elle ne se concentrait pour déferler sa puissance avec grâce et élégance. Ce qui était un peu flippant en soi, si son don méritait tant de temps pour être appeler puis maitriser. Une légère goute de sueur perla sur le front de la rouquine qui commençait à s'imaginer des dizaines de scénarios plausibles.

Megumi soupira, comme si elle se résignait à quelque chose qui ne lui plaisait pas. La rouquine reposa son regard sur elle, s'arrachant quelques minutes à sa torpeur. Soudain, sans qu'aucun signe avant-coureur fassent leur apparition, une étrange vague de sentiment envahi la Wilhelmina. Des images érotiques, des sentiments de chaleur sensuelle, et des voix hurlant de plaisirs, tout cela s'infiltrait dans l'esprit de la rouquine, sans qu'elle ne puisse rien contrôler. Les pupilles dilatées, elle voyait les plus profonds de ses fantasmes, dont elle ne doutait point de l'existence, se produire sous ses yeux avec une sensualité et une jouissance enivrante, la poussant à s'en délecter avec plaisir.

Puis, tout s'arrêta, la laissant quelque peu haletante. Comment avait-elle pu prendre du bien être à cet abomination ? Même dans ses rêves les plus osés, elle n'avait jamais vu de telles images, et cela ne lui avait jamais procurer un tel … un tel effet. Plutôt honteuse, elle senti le rouge lui monter aux joues. Elle avait terriblement chaud, comme si elle sortait de sport. Impossible de se contrôler, elle préférait éviter le regard de son bourreau. C'était donc ça son pouvoir ? Pouvoir faire ressurgir les pires démons des personnes rien qu'en déversant des flots de … de sexe dans leurs esprits, et les mettre en déroute d'un simple clignement des paupières, grâce à leurs pires fantasmes ? Ce don était terrible. Un frisson parcourut l'échine de Wilhelmina pendant que Megumi expliquait le but de son étrange -et affreusement pervers- pouvoir. Le tout accompagné d'un petit rire, comme si tout cela était un jeu. … Peut être en était – ce un, au final.

La rouquine essayait de reprendre le contrôle de son corps, en prenant de grandes respirations silencieuses pour calmer son excès hormonal soudain. De nouveau, le silence s'installa, mais prit beaucoup moins ses aises que tout à l'heure. Tout à l'heure qui semblait maintenant si loin, après avoir gouté les délices de la perversion. Rien qu'à cette pensée, les joues de la jeune fille prirent de nouveau une teinte cramoisi, bien malgré elle. Pourtant, son corps fut pris de tremblement. Wilhelmina avait terriblement froid, et se sentait faiblir. Claquant des dents, elle avait comme l'impression que toute sa chaire gelait de l'intérieur, comme la pire des tortures. Incapable de bouger, ou de se défendre contre l'ennemi invisible, elle eu l'impression que d'un instant à l'autre, elle passerait de « l'autre côté » pour rejoindre son défunt petit frère.

Tout son être semblait être le jouet de quelqu'un d'autre, qui s'amusait à contrôler le moindre frisson qui devait ou non la parcourir. Atrocement frustrant, elle n'avait pourtant pas la force de réfléchir concrètement. Peut être était-ce quelqu'un qui venait de venir dans le théâtre, lui aussi voulant faire une démonstration « magique ». Pathétique, aurait pensé Wilhelmina si elle avait le contrôle d'elle même. Ce qui n'était, manifestement, pas le cas. Pourtant son corps commençait lentement à reprendre une température normale, lui laissant le luxe de pouvoir à nouveau bouger ses membres autrement qu'en tressaillant de froid. Puis nouveau, cela vacilla. Le manège ne pris fin qu'après un temps indéterminable, mais l'important fut qu'il se stoppa à un moment. Megumi conclu le tout, en expliquant qu'elle avait deux dons et qu'elle était désolée -surtout pour le premier. Cette fille était vraiment étrange. Pour finir, elle convia sa camarade à elle aussi faire une petite démonstration.

Beaucoup moins classe que le « Je te touche pas, je te regarde pas, j'ai juste à me concentrer », Wilhelmina posa sa main sur le poignet de Megumi, sans lui laisser le temps de se poser des questions. Elle s'infiltra dans l'esprit de cette démente, mais ne pris pas le temps de desceller quelque chose. Elle n'avait pas spécialement envie de lire dans ses pensées, de découvrir le plaisir malsain qu'elle prenait à user de sa « Cage aux folles », ou de l'attrait qu'elle avait pour rendre ses ennemis incapable de bouger. Tout cela, elle ne voulait pas le savoir. Alors elle se contenta de swinguer grossièrement entre les états d'esprits de la belle, et de lui souffler des choses sans aucun sens, ni intérêt, sans queue ni tête. A vrai dire, la rouquine ne savait pas trop quoi faire. La douleur se lisant sur le visage de sa victime la laissa de marbre, comme toutes les autres fois. Pendant un instant, elle se surprit à essayer de comprendre ce que pouvait ressentir les gens quand elle usait de son pouvoir sur eux. Au même instant, elle perçu un douleur lancinante dans un recoin de la tête de Megumi, et aurait bien aimé aller plus loin, mais elle se retenu, et ravala son pouvoir. La « torture » avait assez duré, même si elle n'avait pris fin qu'une trentaine de seconde après le contact entre les deux jeunes filles. Wilhelmina avait appris à ne pas trop faire éternisé son don, de peur de les mettre dans un coma. Sa « grande sœur » en avait fait les frais, plus ou moins. Mais elle, elle le méritait, ce n'était pas la même chose.

Reprenant une distance qu'elle jugea « convenable » entre elle et Megumi, la rouquine se mis en tailleur, et fixa un point invisible dans la salle vide qui s'étendait devant elle. Pendant un instant, elle se perdit totalement, sans aucune pensée, sans aucun but, comme si son âme avait temporairement quitté son corps pour le laisser sans aucun souffle. Puis, aussi vite qu'elle avait sombré dans cet état, elle reporta son attention sur la brunette, sans prononcer un seul mot. Elle se contenta de la dévisager, sans aucune gêne. Il faut dire, avec un corps comme le sien, Megumi devait être habituée à être examiner de cette façon. Toutes les « jolies filles », si elles étaient « biens formées », passaient au crible très rapidement. Heureusement, Wilhelmina n'a jamais vraiment fait partie de cette catégorie de personne. Était-ce peut être à cause du look « intellote » qu'elle se donnait volontairement pour faire fuir les gens.


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Message Sujet: Re: Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}   Ven 7 Oct - 14:03


Sensations étranges … Une enfant, une adolescente, qu’était-elle, finalement ? Megumi ne s’en était pas réellement préoccupé, libérant ses deux dons sur elle d’un coup, telle une rafale. La pauvre ? C’était un jeu, amusant petit jeu où les pions étaient de plus en plus intéressants. Lui faire ressentir cette étrange sensation d’être face à ses désirs sexuels les plus secrets, était-ce une mauvaise idée ? Une idée étrange, la propulsant dans d’insondables songes éphémères qui apparaissaient comme des flashs pour repartir aussi vite, au bon vouloir de la brunette. Et d’un coup, les rôles s’inversèrent. Après que Megumi ait mené Wil’ dans ce monde étrange qu’étaient ses propres fantasmes, c’était à elle d’être confrontée à un phénomène surnaturel … Une infiltration ? Un voyage dans sa tête. Dans cet endroit où était cachée son histoire, ce sanctuaire sombre où la démence était reine, dominante de tout, où il n’y avait quasiment qu’elle.

Megumi ferma les yeux, se mordillant doucement la lèvre à cause de la douleur générée par cette intrusion. Mais elle n’était pas réellement gênée de ça, n’ayant absolument rien à lui cacher. Des secrets ? Aucun. Ou peut-être que. Mais pourquoi les dissimuler ? Ce n’étaient que des songes gardés sous silence, rien de plus. Et puis … Loin de sa folie, Megumi était capable de donner confiance et intelligence. Enfin … à ceux qui le méritaient. Elle ? Hm … Peut-être ?

Et, d’un coup, le rideau se lève. Entracte ?

Cette étrange sensation se termina doucement, faisant tomber cette image de mystères surnaturels. Là, c’était tout, elle avait sa balade dans les songes de Megumi. La brune rouvrit lentement les yeux, dévoilant ses prunelles à la rouquine. Les saphirs se hissèrent délicatement dans les yeux de Wilhelmina, à la recherche de quelqu’un chose … De quoi ? Elle-même n’en avait aucune idée, à vrai dire. Megu’ ne faisait que la regarder, étrange petite fille au regard insistant. C’était l’une des premières personnes à ne pas la prendre pour une véritable timbrée.

Certes, elle n’avait pas été ainsi mais … Non, depuis un bon moment, depuis qu’elle était avec cette fille, en fait, elle n’avait manifesté que peu de démence … Vraiment peu. Oui, elle n’était quasiment pas « barge » depuis le début de cette … rencontre ? journée ? soirée ? Hm … C’était étrange, à dire vrai. Fortement étrange. Mais elle n’était pas gênée pour autant. Pas le moins du monde. Elle se sentait … bien. Oui, pour une fois, ce n’était pas sa folie qui la rendait paisible. Non, c’était différent. Par rapport à habituellement où elle aurait repoussé cette demoiselle en simulant une autre de ses scènes imaginées comme ça, d’un coup. Une … improvisation. Oui, comme ça, d’un seul coup, la folie venait et l’entourait, la rendant heureuse, euphorique, totalement jetée. Au point de parler de … poneys ? qui ont des arcs-en-ciel en guise d’excréments ? Étrange, non ? Mais cette fille n’est pas bizarre … juste … folle ?

Ses yeux étaient restés. Depuis ces quelques minutes, elle s’était réellement noyée dans les émeraudes de Wil’. Puis, finalement, un sourire naquit sur ses lèvres. Il se voulait quelque peu rassurant, voire protecteur. Un peu le genre de sourire qu’une grande sœur ferait à sa cadette. Mais … Parmi ce silence, dans ses pensées, une question naquit, brûlant les lèvres de Megu’. Certes, elles s’étaient montrés leurs dons mais … Qu’avaient-ils fait, de manière subjective ? Eh bien oui, ils procuraient certaines sensations, faisaient telle ou telle chose de manière objective mais … réellement, quels sentiments créaient-ils ? Et Wilhelmina, qu’avait-elle vu dans la tête de Megumi ? À vrai dire, ce n’était pas une mais bien des questions qui lui enflammaient la bouche. Des questions assez intéressantes, au final, mais surtout des interrogations bien curieuses.

Mais toutes les questions se basaient sur ce besoin de satisfaire une curiosité, quelle qu’elle soit, d’ailleurs. Les indiscrétions liées à cette envie de savoir beaucoup de choses faisaient toujours bouger une rencontre, après tout. Alors Megumi leva doucement les yeux, lâchant ce regard insistant qu’elle avait posé sur la petite rousse. Son sourire resta, cependant, avant que ses lèvres ne commencent à remuer lentement, brisant le silence sans pour autant créer un brouhaha désagréable. Au contraire, sa voix prenait le rythme d’une douce mélodie dénuée de toute note possible de folie.

    Après ces démonstrations, hm … Je serai curieuse de savoir … ce que tu en as pensé. Ce que ça t’a … fait ?


Son sourire s’étira, compréhensif. Elle savait pertinemment que son pouvoir attisait les sens pour exciter la victime, oui, ce n’était plus un secret pour elle depuis longtemps. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle rajouta, après un court laps de temps ;

    Évidemment, je sais que mes pouvoirs touchent la chaleur, qu’elle soit corporelle ou différente, d’ailleurs. Mais ce qui m’intrigue le plus, c’est de savoir ce que ça fait … vraiment. Tu sais, la « cage aux folles » … Je ne saurai jamais ce que ça procure. C’est bien pour ça que je te demande, en fait.


Frustration ? Déception ? Non … Juste une simple question de curiosité, encore une fois. Ah, tout se basait toujours là-dessus, après tout … Mais. Encore une fois, en tant que « protectrice » mais également génératrice de toutes ces choses, elle savait combien cela pouvait être gênant de parler de ce que l’on voit et ressent après cette étape. Donc, sans se presser, elle reprit la parole.

    Bien sûr, si tu ne veux pas en parler … tu peux éviter le sujet et lancer autre chose, hein. Je sais à quel point ça peut être gênant de raconter tout ça.


[Désolée pour le retard ._.]


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Bon, ce n'était pas le meilleur choix anti-ennui. {Megumi}

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