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Nakunaru Academy

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 C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]

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THE KING OF SHADOW *pan*


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THE KING OF SHADOW *pan*

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Message Sujet: C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]   Dim 10 Juil - 6:11


    Il était encore tôt, les magasins commencent à peine à se réveiller. Assis sur un banc tu observes les lampadaires qui s'éteignent les uns après les autres, tu grelotes un peu alors tu te recroquevilles un peu plus sur toi même. Le ciel est un peu sombre, tu espères que la pluie ne pointera pas le bout de son nez parce que tu n'as pas envie de rentrer chez toi. Tu pourrais bien trouver refuge sous une devanture mais tu aurais l'air idiot. Le temps passe lentement et pourtant les marchands s'affolent afin de pouvoir ouvrir leur boutique à temps, il y a également de plus en plus de personnes qui flânent. Sous tes yeux se déroulent ce même spectacle qui se répète matin après matin, un cycle qui ne se lasse pas de tourner. Tu aurais très bien pu venir demain que ça serait toujours pareille et c'est précisément cela qui t'ennuies parce que toi tu ne sais pas quoi faire de tes journées à part aller en cours et à la piscine. Tu te laisses porter par la vie sans avoir ton mot à dire, tu étouffes. T'aimerais bien partir de cette ville. De toute façon tu ne peux aller nulle part et où que tu ailles tu as l'impression que rien ne changera.

    Tu finis par bouger car le banc, où tu étais, commençait à se faire assaillir par l'arrosage automatique. Tu n'avais, franchement, pas envie d'être trempé avec cette température matinale. Tu traînes ta carcasse là où bon te semble, là où les rues te paraissent plus sympathiques que les autres, là où se dégageaient de bonnes odeurs. Les avenues ne peuvent point être plus sombre que toi, tu peux bien t'engager où tu veux. Tu arrives devant un petit café, il est de tout ce qu'il y a de plus sobre. En y entrant tu sens différentes effluves d'arômes de café très agréables et tu y vois: un mobilier en bois de coloris marron ainsi que des coussins orangés aux allures confortables. La décoration de lierre au mur s'accorde très avec le reste. La petite clochette annonçant ton arrivée, tu commandas un café viennois. Tu étais, visiblement, le premier client de la journée mais tu n'avais pas envie de t'installer à une table, tu pris donc place au comptoir.

    Le serveur était serviable et rapide. Tu ne l'as que vaguement observé. Ta boisson, servie dans une tasse en porcelaine, te brûle un peu les doigts. La chantilly dansait au dessus du liquide brunâtre, elle n'allait pas tarder à céder à la chaleur. Tu t'amuser à la remuer avec ta cuillère pour la faire fondre davantage. Tu avais l'impression d'être comme cet amas blanc, mou. Tu ne te sentais pourtant pas déprimé comme la plupart du temps, juste un peu démoralisé. Tu appuyas ta tête contre ta main, la fatigue te reprenant d'un coup. Il n'y avait que la musique de fond qui te maintenait. Tu la trouvais sympa et tu aurais trouvé amusant de trouvé un jukebox ici. Tu remarques que cet endroit n'était pas extrêmement visité, peut-être parce qu'il n'est pas situé dans la rue principale. Tant mieux pour toi cela, tu n'aurais pas aimé qu'il y ait la foule ici. Le café te réchauffait entièrement le corps et draguait furieusement tes papille gustatives tant il était vraiment bon. Tu savourais chaque gorgées. Tu te sentais revivre en quelque chose.

    La clochette tinta de nouveau. Non pas pour annoncer ton départ mais celui d'une arrivée. Ta silencieuse ambiance était en péril, dommage. Tu n'as pas non plus envie de partir mais plutôt de recommandé un deuxième café viennois avec, peut-être, deux ou trois pains au chocolat. Tu ne regardas même pas la personne qui venait de rentrer, tu ne lui avais même pas dit:
    "Bonjour."
    Comme l'aurait fait un client lambda.


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Message Sujet: Re: C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]   Mer 13 Juil - 20:26


Tic, tac, nuit cauchemardesque, temps qui ne passait plus, tic, tac, les battements de son cœur fébrile qui résonnaient dans sa tête, tic, tac, cette angoisse qui renaissait au creux de ses songes, tic, tac, son esprit qui se laissait envahir par la folie, tic, tac, un sourire qui raviva son visage, tic, tac, des dents blanches montrées au monde, tic, tac, un long soupir poussé à l’attention de cette aube naissante qui recouvrait les alentours.
Elle se leva, ses petites mains serrant le drap avec force, des tremblements assaillant son corps depuis déjà quelques minutes. De légers spasmes gênants, des gouttelettes de sueur qui dessinaient le creux de ses reins. Que s’était-il passé ? Terreur nocturne pour vous, habitude pour elle. Ce n’était qu’un cauchemar, oui, un cauchemar, la demoiselle en avait vu d’autres mais le temps, fidèle allié, lui avait appris à se rassurer auprès de la lueur du jour naissant. Elle en avait besoin. Mais elle avait aussi besoin de l’air extérieur, pour se rafraîchir … Mais tout d’abord, il lui fallait une douche. Oui, une bonne douche pour dissiper les marques de cette nouvelle nuit de frayeur, bien que ce soit habituel …

Tic, tac, sortie de la douche, elle était propre, elle allait déjà mieux. Un petit tour près de son lit où elle récupéra son lecteur MP3, histoire de ne pas s’ennuyer durant cette « balade » matinale et, enfin, Megumi quitta sa chambre. Cette fois, ce n’avait pas été une insomnie, alors pourquoi ? Habituellement, elle ne dormait pas. Non, la brunette ne trouvait pas le sommeil, pensant que son corps avait été déserté par celui-ci. Puis quand bien même, lorsqu’elle le trouvait, c’était toujours de très courte durée … ou sinon, comme cette fois, c’était coupé par une suite d’images terrifiantes.
Autant dire que sa folie pouvait avoir une excuse pour se manifester. Mais pourtant, ça ne justifiait pas grand chose … Megumi était fière de ce qu’elle était. Oui, c’était quelque chose de bon, de doux, d’agréable. Quelque chose d’indescriptible, presque. La folie était un paradis mental qui n’avait pas de fin. Un paradis éternel dans lequel il était possible de se noyer et de ne plus retrouver la lumière mais qui, dans son atrocité, restait quelque chose d’incroyablement beau. Les fous seraient donc masochistes ? Étrange question que voilà.

La voilà dehors, à regarder les alentours. Comme chaque matin, il n’y avait rien, personne, juste le vent qui soufflait et le bruit de ses pas martelant doucement le sol. Des baskets fines, pas adaptées pour la marche, mais utilisées dans ce but. Réellement masochiste ? Peut-être, qui sait ? Un long soupir. Elle continua d’avancer, finissant par se retrouver dans la ville, à la recherche d’une chose intéressante. Comme à son habitude, la brune ne passa pas dans la rue principale, cherchant de nombreux détours. Pourquoi aller dans un endroit bondé, après tout ? C’était tellement gênant de se retrouver entourée de beaucoup de personnes inintéressantes … Megu’ en avait la nausée, tous ces gens qui déambulaient sans aucun but … Autant qu’elle, mais pourtant, elle se savait hors de ce lot étrange. Puisque dans sa tête, c’était une tempête de dires et de souvenirs, non, elle n’avait pas de but et n’en voulait pas. Eux pouvaient en avoir un mais ils se plaignaient de ne pas en avoir. Humanité détestée, elle qui est pourtant dedans, tout la répugne, tout la dégoûte, elle s’enfermait de plus en plus dans la folie, n’était-ce pas magnifique ?

Il lui aurait fallu quelqu’un de doux, de gentil, de fou ? Quelqu’un qui aurait de l’intérêt, pas de monotonie, des sourires, des regards, des jeux, de l’amusement. Quelqu’un de bien. Était-ce seulement si rare ? Pauvres êtres dénués d’intérêt, des escargots ? Pourquoi pas … Mais plus des huîtres. Des coquilles vides, avec quelque chose de totalement nul en eux. Ouais, l’humain la dégoûtait purement …

Arrivée devant un café simple mais particulier, de par l’odeur qui s’en dégageait, la demoiselle décida d’entrer, tout bêtement, sans rien dire de particulier, toujours aussi silencieuse, ses écouteurs encore dans les oreilles, la musique presque à fond, c’est là tout le bruit qui pouvait émaner d’elle, hormis ses pieds martelant toujours le sol. Elle s’arrêta, regardant à droite, à gauche, humant les délicieux parfums de la pièce, un bar tout ce qu’il y avait de plus simple. Pas envie d’être seule, elle décida de se poster au bar, non-loin d’un étudiant.

Un étudiant … ? Attendez. Un air de ressemblance. Quelqu’un qu’elle a vu. Qu’elle ne connaît pas mais qu’elle a croisé. Quelque part, au détour d’un couloir ou dans une … classe ? Oui, c’était ça ! Dans une classe ! Ils étaient tous deux dans la même classe. Oui mais … et alors ? Cela ne changerait pas grand chose à ce qui se déroulait. À moins que … ? La demoiselle ôta doucement ses écouteurs de son oreille, éteignant son MP3, se laissant porter par la musique du bar. Ce matin serait peut-être différent, qui savait ? Espérons … Oui, l’espoir, chose assez faible face à ce qui pouvait bien se passer dans une vie.

Battement de cœur solitaire, elle le regarda, commandant finalement un chocolat et une chocolatine, un petit sourire aux lèvres, donnant une impression de gentillesse peut-être inexistante. Son cœur, toujours aussi seul, finit par se manifester, un peu plus fort. Elle allait parler, oui, parler. Dire bonjour ? Demander l’humeur ? Non. Il ne fallait pas trop parler, à trop en dire, on devenait ennuyant. Alors elle soupira, laissant juste un mot s’échapper d’entre ses lèvres.

    Bonjour.


Politesse oblige, elle ne dirait rien de plus. Après tout, qu'y avait-il à ajouter ? Rien. Non, rien.


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Message Sujet: Re: C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]   Lun 25 Juil - 10:09




    «Bonjour.»

    Tu te retournas quand même à ses mots, une voix féminine. Une simple fille comme on en trouve par poignée. Tu lui fis juste un signe de la tête pour exprimer ce que tu ne voulais pas dire à l'oral. Son visage te disait quand même quelque chose. Tu l'avais déjà vu quelque part mais pas moyen que tu t'en rappelles et ça t'énerve un peu. Ça te tourmente de ne pas savoir où tu l'aurais déjà croisé mais finalement tu laisses tomber. Cela ne t'apportera pas grand chose de la reconnaitre. tu te frottes un peu la nuque.

    Ta boisson est servie accompagnée de deux chocolatines, l'odeur te semble un peu différente. Peut-être que c'est parce que tu n'es plus seul … Et pourtant tu ne sens pas qu'elle puisse être une nuisance sonore. Tu ne peux t'empêcher de la dévisager, discrètement cela dit. Elle avait une sale mine, un visage qui semblait manquer de sommeil. Un peu comme le tiens en ce moment même d'ailleurs. Tu soupires. Tu tournes la cuillère dans ta tasse, tu refais une valse avec la chantilly avant de la déguster en quatre fois. Tu commences à avoir mal au dos, tu t'étires. Tu lâches un bâillement. Tu la regardes, elle a commandé un chocolat chaud et des viennoiseries. Tu n'aimes pas l'odeur du chocolat chaud. Tu ne l'aimes pas tout court enfin du moins, plus depuis que tu as rempli tes veines avec du café.

    Zut, tu viens de te brûler la langue. Tu fais la moue et tu as mal. Tu manques de cracher un juron mais chaque mouvements de langue est devenu fort désagréable alors tu te contentes de froncer des sourcils. C'est malin, tu n'as plus du tout envie de finir ton café. La douleur s'estompe un peu mais tu sais que tu ne pourras plus manger de plat chaud avant deux ou trois jours. Tu n'as pas de chance. Tu recommences à remuer la cuillère dans ce liquide assassin. Tu en as assez. Tu veux partir, de toute façon tu ne peux plus boire sans causer un autre attentat à ta langue.

    Et dans une ultime maladresse en tentant d'extraire ton portefeuille de ta poche, tu renverses ton café. Décidément, c'est une boisson vraiment agressive. Pourquoi a-t-il fallu que ça éclabousse sur la jeune fille ? Ça fait si cliché. Néanmoins, ça s'est réellement passé. Tu ne savais pas quoi faire. Tu étais vraiment paniqué.

    « Ah heu … ! Veuillez m'excuser ! »

    Pourquoi ce soudain vouvoiement ? A priori elle n'avait rien d'une princesse et elle n'avait pas l'air d'être bien plus vielle que toi se ce n'est qu'elle ait le même âge que toi.

    « Je suis désolé ! »

    Tu tentais de nettoyer autant que tu pouvais avec ta misérable serviette en papier. Tu enchainais des paroles confuses. Il ne restait plus rien de la tranquillité qui régnait en maître il y a cinq minutes. Tu avais envie de creuser un trou et de t'y cacher pour au moins les cents prochaines années. Tu ne la regardais plus. Tu n'entendais plus la musique. Tu ne faisais plus attention au décors du café. Plus rien n'allait, le café était imbibé.


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Message Sujet: Re: C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]   Jeu 28 Juil - 13:12


Megumi n’avait pas de plainte à lancer, rien à dire, c’était le silence devant un bon petit-déjeuner chaud, une chocolatine et un chocolat, quoi de plus ? Rien, c’était justement ça qui était si bon. Le silence. Lui aussi était un cadeau, c’était le silence total dans cet établissement, il n’y avait que le tic-tac de l’horloge et la musique qui faisaient office de bruit pour que ce ne soit pas comme une sorte de cathédrale où elle aurait été gênée. Ah, les cathédrales étaient une belle plaie, tout de même … Lieu où les gens priaient pour une divinité des plus mystérieuses … Megu’ était du genre à pas mal se moquer des coutumes, des us et des croyances, sa vie n’était, après tout, qu’un fil de folies qui tangue, sur lequel elle aime se balancer encore et encore, quitte à rater ne serait-ce qu’un pas et tomber définitivement. À moins que la chute ne soit qu’une étape pour mieux se redresser et continuer sa route … Mais là n’était pas le sujet.

Entre deux tic-tacs, la brune remua la cuillère dans son chocolat, attrapant un petit morceau de la viennoiserie pour le manger doucement. Sa nuit avait été un cauchemar, une nuit avec beaucoup de tremblements, de mouvements, de gémissements plaintifs, mais une nuit qui ne lui fit pourtant pas tant de mal. Son visage était certes fatigué, son corps ne semblait pas spécialement l’être, rafraîchi par l’air extérieur, il pouvait très bien esquisser le moindre des mouvements généraux, que ce soit une course ou autre … Ce qui la gênait, en fait, était de ne pas pouvoir assurer toutes ses nuits de manière normale, combien de temps cela faisait-il, déjà, qu’elle ne dormait plus assez ? Très longtemps, non ? Son don n’était pas non plus un cadeau, l’ayant amenée dans un endroit spécial avec des gens tous aussi bizarres les uns que les autres. Des gens bizarres mais attachants, certes.

Elle leva les yeux de la boisson chaude, croisant le regard du garçon de sa classe avec un sourire, il était plutôt mignon, mais avait l’air également fatigué. Il ne semblait pas méchant, essayant juste de prendre son café de manière normale. Un peu comme tout le monde. Dans le silence, qui plus était. Ses yeux ne restèrent pas longtemps posés sur lui, histoire de ne pas paraître pour une persécutrice en manque de quoi que ce soit – surtout que dans ce genre de situation, l’on passe souvent pour une personne en manque de sexe … Il fallut peu de temps aux adolescents pour que tout bascule.

Tout. D’un seul coup. Cela se passa très rapidement, personne n’aurait pu le prévoir, personne n’aurait pu le savoir, c’était une simple maladresse, arrivée là par-hasard et qui troubla toute une ambiance. Au revoir le calme, au revoir le silence, bonjour le café. En sortant son portefeuille, le jeune homme fit glisser la tasse au point qu’elle se renversa sur Megumi.

Une sensation chaude.
Quelque chose de liquide.
Une sensation étrange …
Une brûlure ?

Ce n’était, après tout, pas si grave, si ? Elle soupira, encore tâchée, dommage, aujourd’hui, elle ne finirait pas la journée. Mais, au lieu de se mettre à ronchonner comme une fille superficielle ou râleuse juste pour faire chier – ou encore chochotte ? –, Megumi sourit doucement, regardant la tâche, prête à attraper son mouchoir et enlever tout ça quand il brisa le silence, d’un air assez inquiété qui amusa encore plus la jeune fille. Il se fondait en excuses, aillant même vouvoyé la demoiselle.

« Ah heu … ! Veuillez m'excuser ! » C’était une parole amusante, qui la fit sourire. « Ah heu … ! Veuillez m'excuser ! » Pourquoi la vouvoyer ? Elle ne lui était pas supérieure, après tout … « Ah heu … ! Veuillez m'excuser ! » C’était drôle, mais il devait être extrêmement gêné pour se perdre dans de telles excuses pour un simple café … Mais ce n’était pas fini … Non, il lâcha un autre soupir, une autre parole, moins « coincée », cette fois-ci, en tamponnant un peu partout là où se trouvait le café, faisant sourire Megumi. Au final, sa main se posa sur la sienne, l’arrêtant dans son élan, alors qu’un rire s’immisça dans la péripétie. Un rire, ramenant le calme, brisant le stress. Où était le mal, dans cette maladresse, alors ? Il n’y en avait pas, cela arrivait !

Se calmant, toujours souriante, la demoiselle récupéra le papier et le posa sur la table. Le serveur le ramassa rapidement, laissant les deux adolescents dans la salle. Se faisant rassurante, pourtant toujours un peu euphorique et folle, la brunette prit la parole à son tour, relaxant l’atmosphère, aidant la pression à redescendre doucement.

    T’en fais pas, t’en fais pas ! Ce n’est qu’une tâche, je ne vais pas en mourir ! lâcha-t-elle, rieuse, avant de reprendre Ça se nettoie … et puis … suffit de changer de vêtement, non ? T’en fais vraiment pas, ça va aller.


Megumi s’en fichait pas mal, que la tâche puisse être tenace, d’une manière ou d’une autre puisque bon, ce n’était qu’un bout de tissu servant à protéger une couche de peau sur un corps. Une tâche ne venait jamais à bout de la vie de quelqu’un … elle n’allait pas non plus en faire tout un plat, ce serait parfaitement inutile.

    Au fait, je m’appelle Megumi. Même si on se connaît déjà de vue.


Nouveau sourire. Elle ne lui en voulait pas et ne lui en voudrait certainement jamais. Pas pour si peu.


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Message Sujet: Re: C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]   Sam 30 Juil - 15:35


    Alors que tu peinais pour rattraper tes erreurs, elle riait. Tout du moins, c'est ce qu'il t'a semblé. Remarque, tu devais ressembler à un clown, pour une fois que tu ressembles à quelque chose tu devrais te réjouir. Tu étais prêt à pousser un autre soupir mais sa main posée sur la tienne t'arrêta net. Sa peau était chaude, tu retiras la tienne aussitôt. De gêne ? Sûrement pas, tu n'es pas un de ces ado en rut. Tu as juste sentis que son épiderme était anormalement chaude. Ou bien était-ce toi qui avait la peau trop froide à force d'être être triste et déprimé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept ? Aucune importance.
    Le serveur devait rire lui aussi … peut-être. Peut-être pas, il pourrait être en colère contre toi pour avoir sali le sol. Qui sait. Il avait une présence de fantôme, tu ne l'avais même pas vu s'avancer pour ramasser la serviette de la demoiselle qui avait un jolie sourire. Il disparut de la même façon qu'il est apparu, il a sûrement pris ton air confus aussi. Comme si toutes émotions s'étaient envolées de ton visage. T'es pourtant pas taillé dans du marbre alors cet aspect de pierre ?

    « T’en fais pas, t’en fais pas ! Ce n’est qu’une tâche, je ne vais pas en mourir ! lâcha-t-elle, rieuse, avant de reprendre Ça se nettoie … et puis … suffit de changer de vêtement, non ? T’en fais vraiment pas, ça va aller.»

    Tu ne sais pas comment réagir. Dois-tu lui rendre son sourire ? Impossible. Dois-tu lui répondre ? Tu ne vois aucune réplique à donner. Tu es déstabilisé ou plutôt rassuré, par son calme. Tu ne sais pas. Tu l'imaginais bien sortir de ses gonds heureusement pour toi que cela ne s'est pas passé ainsi, tu n'aurais pas supporté. Tu supposes que c'est bien ainsi et qu'il n'y a rien de mieux à faire. Tu la regardais droit dans les yeux. Elle avait les pupilles bleues. Tu ressemblais à un serpent face à une souris. Il y avait quelque chose qui te dérangeais de plus en plus. C'était son visage. Tu fronces des sourcils. Tu l'avais vraiment déjà vu quelque part. Non ce n'est pas cette vieille excuse à deux francs six sous que l'on sort pour draguer. Cette envie de savoir qui c'est te brûle plus que le café ne t'as brûlé la langue. Si ça ne tenais qu'à toi tu lui braquerais une lampe dans la gueule juste pour lui demander où vous vous êtes déjà vu. L'odeur de son chocolat chaud te piquait le nez.

    « Au fait, je m’appelle Megumi. Même si on se connaît déjà de vue.»

    Son nom … Ne te dis absolument rien. Nada. Pourtant ça confirme le fait que tu l'ais déjà vu. Elle te reconnaît mais pas toi, ce n'est pas la première fois. Tu ne retiens presque jamais les noms et quand bien même tu y parviens, l'associer au visage correspondant reste une bien lourde tâche. C'est presque comme tous ceux, que tu croises au cours de ton quotidien ennuyeux, étaient de parfait inconnus. Pourtant tu ris avec eux, par simple courtoisie. Pourtant ils te confient leurs problèmes et tu leur donnes des solutions, par simple courtoisie. Pourtant tu … La revois. Hm. Oui ça y est, ça à fait 'tilt' dans ta petite tête. Alors comme ça elle est dans ta classe. Ça explique tout. Tu n'aimes plus son sourire, tu lui en rend quand même un. Un de ces faux-sourires qui passent pour des vrais aux yeux des idiots et des naïfs. Parfois ça te désespères de les voir tomber dans ton piège de faux-semblant, stupide cercle d'entourage. Tu aurais pu les renvoyer balader dès le début mais elle s'y était opposée, elle voulait que tu te fasses plus d'amis alors tu continues ton manège mais rien ne t'y force à présent. Tu es vraiment débile. Le souhait d'un personne chère n'est-il pas incassable, surtout quand elle est morte ? C'est impossible, elle aura toujours le contrôle sur toi. Tu soupires.

    « Ah bon alors tu connais déjà mon nom alors.»

    On aurait dit que ces mots t'avaient aspirer de la salive rien qu'en roulant sur ta langue tant ta voix était sèche et sûrement désagréable. Tu te remets bien en place sur ton tabouret, regardant ta tristement ta tasse vide. Tiens ? Elle n'est pas tombée. Quoi, le simple fait qu'elle te connaisse déjà de vue te débéquète ? Ah non ce n'est pas ça ? Alors pourquoi tu fronces des sourcils pour la en nième fois ? Tu ne te savais pas aussi boudeur. Qui plus est pour une raison qui a l'air plus que dénuée de sens.

    Tu déchires ta chocolatine en milles morceaux, mettant des miettes partout sur le comptoir. Le serveur n'allait pas être content, sans doute. Mais tu t'en fous. Elle ne mérite même plus de s'appeler « chocolatine » désormais tant tu l'as éventrée, défigurée, malmenée. Sa copine, viennoiserie de même catégorie, devait craindre de finir comme elle, tremblotant dans sa minuscule assiette. Tu la regardais d'un air sadique.

    « Que tu termines en miette dans mon estomac ou en dehors n'est-il pas la même chose ? Et comme j'ai pas envie de vous manger toi et l'autre qui vient de se faire démembrer… »

    Tu t'aperçois que tu faisais un dialogue mentale avec un pain au chocolat, tu ne peux réprimer un fou-rire. Un vrai.

    Ça faisait longtemps que tu n'en as pas eu un. Tu en as mal aux côtes. Tu en oublies pratiquement la présence de Megu .. Heu, si Megumi. Tu en oublies même l'endroit où tu te trouvais. Que c'est bon de rire. Tu en tombes à la renverse, manquant de te mordre la langue à l'atterrissage violent sur le carrelage en damier digne des années cinquante. Le siège était un peu haut, ton dos te fait mal. Tu restes planté là à regarder le plafond. A ce moment-là, tu te dis que le café a eu une chance de cocue à être tombé sur une fille, toi tu as eu droit au sol. Les bras étalé par terre, tu arrêtes de rire lentement. Tu la regardes enfin.

    « As-tu déjà parlé à une chocolatine ? »

    Tu devais avoir l'air idiot, pour changer. Tu fais un sacré remue-ménage dès le matin. Ça faisait longtemps que tu ne t'étais pas sentie aussi vivant.


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Message Sujet: Re: C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]   Dim 4 Sep - 9:25


Un simple soupir … C’est tout ce qu’elle fit, soupirer. Après tout, l’histoire était allée vite : Il avait fait tomber son café, c’était parti en cacahuète, des excuses mâchées, difficiles à prononcer tant il semblait stressé. Et maintenant, des faux-sourires, des paroles froides. Mensonge ? Mais elle n’en avait rien à faire. C’était dur, certainement, de sourire après une période aussi nerveuse, c’était dur d’être naturel après une telle gaffe ? Hm. Après tout, quelle importance ? Elle s’en fichait pas mal, Megumi. Besoin de sincérité ? Autant rester avec soi-même, là, l’hypocrisie ne peut naître, avalée tout aussi vite par l’impossibilité de se mentir. M’enfin, certains y arrivaient, pour aller mieux, sûrement. Ils le faisaient et ne semblaient pas en être gênés. C’était débile, cela exaspérait la brunette qui, en réponse à ses propres songes, soupira de nouveau.

D’après lui, elle connaissait déjà son nom. Euh … Réflexion … Oui, peut-être. Mais elle ne s’en souvenait pas. Ou peu. Question assez étrange, question gênante, question dérangeante, mais tant pis, elle s’y ferait. Après tout, ils étaient deux – le serveur n’était jamais compté comme présent dans ces cas-là –, donc Meg’ n’aurait pas à se casser la tête pour l’appeler par son prénom. Elle le retrouverait de toute façon, ils étaient dans la même classe. Sa voix était aussi froide que la glace, sa manière de parler avait filé un petit frisson invisible à la brunette. Pourquoi être … ainsi ? Encore une fois, cette question ne trouverait sûrement jamais de réponse. Ils ne se connaissaient pas vraiment, ils ne se connaîtraient peut-être pas plus, au train où allait les choses.

Quoique.

Puis, d’un coup, tout bascula. L’univers voyait d’autres modifications, cette fois, c’était … le camarade de Megumi qui pétait totalement un câble, déchirant sa viennoiserie, tandis que la demoiselle s’affairait à déguster la boisson chaude. Le chocolat lui titillait les papilles tandis que ses narines se délectaient de l’odeur qui s’en échappait. Hm, que c’était agréable. Puis, alors qu’elle allait reposer ses lèvres sur la tasse pour boire à nouveau ce qui lui servait de petit-déjeuner, un fou-rire l’arrêta. Il était … violent. D’ailleurs, il avait arrêtée net la jeune femme qui, prise dans l’incompréhension totale, se retrouvait à la place de folle perdue. Oui, voilà, cette fois-ci, c’était elle qui avait la place de petit être paumé, dans un néant de délires. Cette fois, elle ne comprenait rien, cette fois, la folle n’était pas elle mais bien lui. Gentille petite folle à qui l’on avait volé son rôle.

Boum !

Sa tête se tourna, d’un coup, alors qu’elle aperçut le pauvre être à gésir sur le sol. Il était tombé de son tabouret mais était toujours aussi mort de rire. Que s’était-il passé ? Pourquoi ? Comment ? Plein de questions qui auraient beaucoup plus de mal à trouver de réponses que les précédentes. À moins que. Il était totalement à terre, incapable de bouger, se calmant doucement. Ses bras étaient étendus, il regardait le plafond, plutôt pensif. Megumi pencha la tête, perdue dans une incompréhension devenue maintenant omniprésente. Le matin n’était peut-être pas le meilleur moment pour se montrer folle, ce n’était peut-être pas le moment propice à dire des conneries à la pelle. Pourtant, il lui suffisait de peu de choses pour qu’une rafale de petits lapins verts, jaunes et roses déboulent dans son esprit et fassent la foire. C’était simple de se plonger dans un délire, mais de là à en tomber ainsi à la renverse … Euh …

Mais lorsqu’il se mit à parler, tout devint plus clair. Parler. Oui, c’était bien de parler. Mais à … une chocolatine … ? C’était assez étrange. Pourtant pas assez pour surprendre ou même déranger Megumi. Parler à une chocolatine, oui, et alors ? Était-ce un drame, un problème, quelque chose de trop bizarre pour des personnes trop lucides ? Trop de rationalité dans ce monde encore trop calme, une folie devait se préparer pour arriver, les gens devaient devenir incapable d’être nets, ayant la facilité de se perdre dans des délires insensés, sans en avoir … peur ? Après tout, où était le problème ? Être fou était quelque chose de magnifique, quelque chose d’impossible à soigner. Le bonheur des autres passait par la connerie des uns, non ? En étant fou, on était bien. M’enfin. Presque ?

    — Je t’avoue que … non. Je n’ai jamais parlé à une chocolatine de ma vie. Mais à te voir, ça m’a tout l’air d’être … amusant. Follement amusant, oui.


Elle sourit, tout bêtement, sans rien dire de plus. Parler à une chocolatine … Mais pour lui dire quoi ? « Nyahahahaha, pauvre chérie, je vais te faire la peaaaaaaaauuuuuu ! » ? Hm … Il n’était pas assez fou pour y penser. Enfin. Peut-être, peut-être pas, après tout, qui savait ? Lui le savait. Lui se souvenait de ce qu’il lui avait dit. Mais à quoi bon lui demander ? Il y avait d’autres choses à faire.

    — Des menaces, je suppose, puisque la pauvre bête a fini … émiettée ? Sauvagement, qui plus est. Héhé, tu n’y es pas allée de main morte, pauvre d’elle.


Puis Megumi fixa son chocolat. Hm … Et lui, que pouvait-on lui dire ? « Autant perdre le liquide vital qui te sert à nicher dans cette tasse plutôt que de te retrouver par terre à chercher un nouveau refuge … Viens, petit petit, viens dans mon estomac. ». Euh … Ouais, non, pas vraiment, non. Vaut mieux pas dire ça, il la prendrait pour une perverse sans cerveau. Il aurait peut-être peur, aussi.

    — Tu parles à d’autres aliments … ou boissons, des fois ? Ou est-ce la fatigue qui te joue des tours ? En tout cas, si c’est la fatigue, je crois que je vais l’aimer de plus en plus, héhé. Si elle rend les gens ainsi … c’est que je doutai de ses capacités.


Et maintenant, tu vas être vue comme une folle, très chère.~ C’est drôle, non ? Haha. Tant pis. De toute façon, tu ne peux pas reculer devant … ta vraie nature …


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THE KING OF SHADOW *pan*


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Message Sujet: Re: C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]   Ven 21 Oct - 14:50


    Tu gisais là, par terre sur ce carrelage froid, fait de lignes parallèles et perpendiculaires entre elles mettant en valeur les carrés noirs et blancs. Tu gisais là, à raconter des conneries à une inconnue peut-être pas si inconnue que cela, c'est tout de même une camarade de classe. A laquelle tu n'avais jamais vraiment fait attention.

    «Je t’avoue que … non. Je n’ai jamais parlé à une chocolatine de ma vie. Mais à te voir, ça m’a tout l’air d’être … amusant. Follement amusant, oui.»

    Que disais-t-elle ? Quels sens pouvaient bien soutenir les mots qui se déversaient de sa bouche ? Elle te trouvait … Drôle ? Drôle. Ce petit mot trottait dans ta tête, il semblait avoir chassé tous les autres mots de ta cervelle de déprimé. Il était là, comme un roi, dans ta tête. Un roi bien solitaire cependant. Qui pouvait te trouver drôle ? Qui pouvais-tu inciter à le dire ? C'est comme ça que tu en es arrivé à te dire qu'elle pouvait se moquer de toi. Oui c'est certainement ça. Remarque, comme si tu en avais quelque chose à faire. Néanmoins, ta joie de vivre que tu avais il y a deux minutes, s'est dissipée comme par magie. Comme une traîner de poudre sur laquelle on avait avait soufflé violemment dessus. Elle souriait.

    Tu trouvais son visage désagréable.

    «Des menaces, je suppose, puisque la pauvre bête a fini … émiettée ? Sauvagement, qui plus est. Héhé, tu n’y es pas allée de main morte, pauvre d’elle.»

    Tu la regardais avec un air dubitatif. T'avais l'impression qu'elle était à la fois à côté de la plaque et à la fois non. Comment dire ? Et bien … Comme si elle avait répondu à une question que tu n'avais pas posé. Elle s'imaginait ce que tu avais bien pu dire à cette chocolatine qui n'avait, pourtant, rien fait pour mériter une telle torture. Sa réplique te laissa de marbre.

    Elle regardait son chocolat, tu avais l'impression de ne pas exister à ses yeux. Que tu ne représentais rien, comme un fantôme. Quelque chose d'impalpable, d'intouchable, d'indiscernable. En quelque sorte, ça t'as un peu énervé.

    «Tu parles à d’autres aliments … ou boissons, des fois ? Ou est-ce la fatigue qui te joue des tours ? En tout cas, si c’est la fatigue, je crois que je vais l’aimer de plus en plus, héhé. Si elle rend les gens ainsi … c’est que je doutai de ses capacités. »

    La voilà qui parle encore. Et encore. D'accord c'est toi qui t'es sentie de bonne humeur pour avoir maintenu la conversation et voilà que tu le regrettes déjà ? Tu es décidément trop versatile. Tu n'y peux rien, tu n'as pas l'habitude de vivre avec les autre alors forcément, ça donne pas mal d'égocentrisme tout ça. Tu le sais que ce n'est pas bon.

    Tu te relèves enfin, il faut dire que la position n'étais pas des plus agréables. Tu en profites pour ramasser la chaise, cette pauvre innocente que tu as entraîné dans ta chute. Tu te ré-installes derrière le comptoir comme s'il ne s'était rien passé, tu remues un peu ton café avec ta cuillère, faisant tinté l'objet en argent contre l'émaille du minuscule récipient aux parois extérieures encore immaculées.

    « Qui sait ? Je dirais plus que c'est la fatigue ou … Non, juste un caprice. Je crois que si on me demandait mon groupe sanguin je dirais bien ''Café noir sans sucre''. Je crois que ça me rend nerveux, le café. »

    Tu la regardais avec un air un peu triste, la fatigue qui n'insinues lentement mais sûrement sur ton corps le rendant lourd et douloureux, alourdissant sérieusement tes paupières. Mais tu ne voulais pas dormir, non. Quand bien même ton état physique allait lâcher.

    « Dis-moi, comment es-tu arrivé jusqu'ici ? Moi je suis venu par hasard, j'aurais très bien pu être ailleurs en ce moment même. »

    Tu ne sais plus ce que tu racontes mais tu t'en fous, tu as besoin de parler pour te maintenir éveillé. Cette fille ne te semblait plus aussi désagréable, certainement que c'est parce que tu as tout mis sur le compte de la fatigue, le fait de ressentir les choses terriblement négatives. Tu avales doucement ton café, laissant la chantilly te dessiner une fine moustache blanche que tu éradiques aussitôt avec une serviette blanche. Tu repousses la coupelles contenant ta deuxième chocolatine, tu n'en avais plus envie.


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C'est les dames qui paient. [PV Megumi x Noroi]

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