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Nakunaru Academy

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 Tous sous surveillance [Yukio ♥]

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Message Sujet: Tous sous surveillance [Yukio ♥]   Ven 8 Juil - 18:38


«Tiens... Cette fille est mignonne,» songea-t-il en voyant passer une de ces étudiantes qu'il devait surveiller. Outre ce commentaire, il n'avait plus rien d'autre à penser à ce sujet. Elle n'avait rien fait pour attirer son attention, elle ne faisait que passer par-là et elle était tout à fait règlementaire. De ce fait, il n'avait absolument rien à lui reprocher alors il était tout naturel qu'il reconnaisse que c'était une jolie personne. N'importe quel homme qui se respecte doit avoir ce genre de pensées en voyant une femme passer, peu importe son âge. Ce n'était pas parce qu'il trouvait son physique agréable qu'il éprouvait du désir pour elle. Ça ne voulait rien dire. De toute façon, pourquoi se donnait-il la peine de se justifier à lui-même alors qu'il savait pertinemment qu'il n'avait rien fait de mal. Si on ne pouvait plus regarder une femme et reconnaître sa grâce splendide, où allait le monde? Enfin, c'était ridicule! Y penser encore alors qu'il avait croisé son chemin au moins deux minutes plus tôt et que s'il prenait la peine de se retourner, il ne la verrait plus. D'ailleurs, la reverrait-il que cela ne changerait pas grand chose. Elle serait toujours élégante et il ne se ressentirait toujours rien pour elle. Qu'on ne le prenne pas pour n'importe qui! «Je ne suis pas un pervers, ni un pédophile!» se dit-il en essayant de paraître convainquant, pour s'en convaincre lui-même. Il n'avait pas à se prouver qu'il ne l'était pas. Contrairement à bien d'autres, il n'avait jamais touché à la porno, encore moins la juvénile. Après, il ne portait jamais un regard déplacé sur une dame. Non, il devait ce genre de débat intérieurs à sa sévérité. Est-ce que le fait de se sentir attiré par des femmes plus jeunes que lui faisait de lui-même un être malsain? Aucunement. Il était simplement à l'inverse des autres hommes qui préféraient les femmes plus mures. De sa vie, jamais il n'avait eu de pensées irrespectueuses pour l'une des représentante de la gent féminine, au risque d'être répétitif. Chaque fois qu'il avait ressentit un sentiment pour l'une d'entre elles, il avait été sincèrement épris. Jamais il n'avait fait ses avances avec une mauvaise intention. Enfin, ça n'était pas arrivé souvent, il avait eu deux ou trois relations jusqu'à présent, mais ça n'avait jamais été très sérieux, bien qu'il eut toujours du mal à s'en remettre.

Pour en revenir à l'action, maintenant qu'on a eu droit au débat sur la pureté d'esprit de notre homme, Axel était en fait en route pour quitter le terrain de l'académie pour aller prendre sa pause déjeuner chez lui quand il avait aperçu la jeune incarnation d'Aphrodite. Lui-même aurai toutefois l'esprit trop terre à terre pour avoir conçu cette charmante métaphore. Bref, il s'apprêtait à quitter le campus quand il remarqua à un coin de rue de là son ex. Enfin, la plus récente de la courte liste. C,était lui qui avait larguée la jeune femme de vingt ans alors il n'avait pas spécialement envie de croiser sa route pour le moment, à peine un mois après leur rupture, surtout qu'il se remettait encore de la déception qui s'était tirée de cette relation. Également, il la savait encore assez fâchée contre lui. Apparemment, il avait rompu de manière brutale et vexante alors que leur relation était à son apogée, sans signes avant-coureurs. «Drôle de fille...» pensait-il à son sujet. Ils n'étaient sorties ensemble que trois mois et des poussières et en cette période de temps, ils avaient passé à peine plus de temps ensemble que deux connaissances. Après tout, il n'avait accepté au départ que parce qu'elle était jolie et gentille et qu'elle avait l'air très intéressée par lui, assez pour peut-être toute la vie. Il ne la connaissait pas beaucoup alors. Il s'avéra assez rapidement qu'il n'y avait aucun romantisme entre eux et que continuer ne servait à rien. Cette fille était stupide de ne pas l'avoir compris. Il ne retenait aucun bon souvenir, de cette relation platonique. Il n'avait pas été indifférent à la jeune femme, mais cette affection peu profonde eut tôt fait de s'effacer. Après, s'il pouvait passer par-dessus cette histoire sans trop de problèmes, elle avait le droit de prendre plus de temps à le faire. Afin de lui éviter toute douleur et, aussi, d'échapper à une éventuelle crise de colère et de larmes, il décida de reporter son heure de dîner à plus tard. Ça ne changerait rien de toute façon pour lui. Personne ne l'attendait.

Sans s'attarder plus qu'il ne fallait, il rebroussa chemin, en se disant qu'il pourrait faire une petite patrouille dans l'école. Après tout, la plupart des gens se trouvait en pause-déjeuner, et c'était plus logique qu'il reste en fin de compte. Il trouvait son horaire drôlement bâti. Enfin, c'était la première fois depuis qu'il travaillait. Ça ne faisait pas longtemps, certes, il lui restait beaucoup d'années avant de pouvoir prendre sa retraite. Comme le temps était plutôt agréable, du genre ni trop chaud, ni froid, il préféra faire de la surveillance dehors plutôt qu'à l'intérieur. D'ailleurs, à cette heure, les couloirs étaient soit vides, soit nettoyés des fauteurs de troubles par ses collègues. Quant à lui, il était mieux de rester à l'extérieur, surtout après les trois longs jours de pluie auxquels ils avaient eu droit dans les derniers jours. Déjà qu'il allait se coltiner la salle de retenue tout l'après-mi, autant profiter de l'air pur de l'extérieur. Plutôt que de se diriger vers la grande cour qui devait déjà pullulé de monde, il prit le chemin de la petite. S'il devait faire des bêtises, c'est là qu'il irait. Il marchait sans trop penser, l'air perdu dans ses réflexions, mais, en fait, il ne songeait à rien du tout. Son esprit s'était finalement vidé, malgré la jeune fille de tout à l'heure.

Une fois à destination, une odeur de tabac se faufila jusqu'à ses narines. Sans tarder, il se laissa guider vers la source de ce relent de cigarette. Jetant à peine un coup d'oeil à l'élève délinquant qui osait fumer sur le terrain scolaire, il lui retira sa clope et s'en empara sans aucun scrupules.

-On ne fume pas à l'intérieur de l'enceinte de l'académie. Je confisque cet objet,
déclara-t-il de son ton neutre, froid, hautain et autoritaire.

Cela faisait trop d'adjectifs en fait, mais ça décrivait bien un peu sa façon coincée de s'exprimer. Ne prêtant plus aucune attention au fumeur, il porta la cylindre de tabac à sa bouche en se détournant: il avait autre chose à voir. Enfin, cette sèche tombait à point, à peine entamée d'ailleurs. Il avait fini son dernier paquet ce matin même et n'avait pas encore eu le temps d'aller s'en procurer d'autres, ce qu'il comptait faire durant son heure de lunch. «Tiens, c'est la même sorte que celle que j'achète on dirait,» remarqua-t-il avec nonchalance. Il se fichait bien de faire ce qu'il venait d'interdire à quelqu'un.


J'espère que ça te va, tu me dis sinon (:


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Message Sujet: Re: Tous sous surveillance [Yukio ♥]   Jeu 4 Aoû - 9:07




    ♪ « Bonjour mon ami, How are you my friend ?
    Ca va très bien, thank you
    Bonjour my friend, How are you mon ami ?
    Dites-moi d'où venez vous ? » ♪


Tous sous surveillance


Quelle journée. Ca avait été ma pire journée depuis que j'étais devenu professeur de mathématiques à Nakunaru. De ma matinée, jusqu'à la fin de la journée, tout c'était vraiment mal passé, comme si le bon dieu me punissait. Pour commencer, j'avais passer une nuit horrible, parsemée de cauchemars en tout genre, me coupant complètement l'envie de me rendormir. J'étais donc rester quasiment tout la nuit, allongé dans mon lit, à regarder par la fenêtre ouverte, la lumière de la lune qui éclairait toute l'académie. Je me mis en tailleur, et je contemplais tout ce beau paysage. Je pouvais même voir le parc au loin, et tout les alentours de Nakunaru. Il est vrai que je suis superbement bien placé ici. Le jour se levait peu à peu, me laissant voir un tout autre spectacle, cependant, je ne pu pas trop l'observer, étant donné qu'il fallait que je me prépare pour donner mes cours. Et oui, je commençais à la première heure. Il n'y a pas que les élèves qui sont à plaindre dans l'histoire à avoir cours de maths dès le matin, le professeur aussi, ça le fait chié. Les élèves ne suivent jamais, nous ne sommes pas vraiment réveillé, et nous faisons donc le cours, dans le vide, et quasiment pour rien. Heureusement que j'ai quelques petites têtes, qui sont vraiment très doués en mathématiques, et qui font vivre un peu mon cours, me donnant un peu de force et de courage.
Je rentre donc dans ma douche pour me préparer, jet d'eau glacial. Plus une goutte d'eau chaude. Ca continue ! Petite douche à l'eau glacée, ça met de bonne humeur. Je prends un petit bout, une tasse de café puis mon paquet de clope, tout en en prenant une dans ma bouche, ma veste sur le porte manteau et je file. J'ouvre la porte de mon appartement, la referme et descend dans le hall. J'appuie sur le bouton, j'ouvre la grande porte du hall de l'immeuble. Chiotte. Il pleuvait à torrent. Et ma clope du matin, j'allais la fumer comment moi ? C'est pas possible, tout est contre moi aujourd'hui ! Heureusement, il y a un petit renfoncement qui est couvert, alors je m'y met en dessous et me fume ma clope.

Direction l'école maintenant. Hall bondé à cause de la pluie, j'essaye de me faufiler entre tout ces élèves, qui parlent de tout et de rien. Ce brouhaha collectif m'insupporte. D'habitude je n'y fais pas attention, mais aujourd'hui, il ne valait mieux pas me chercher. Et je penses que les peu d'élèves que j'avais sur mon chemin l'ont compris, me laissant un passage après avoir gueulé sur un pseudo émo qui écoutait de la musique à fond. Arrivé dans ma salle, tout les élèves étaient éparpillés un peu partout dans la salle. Je posais donc ma sacoche en faisant le plus de bruit possible, tout en me raclant la gorge. Tout le monde alla donc s'asseoir en vitesse. Voilà une bonne chose de faite, je n'allais pas me faire emmerder ce matin. Ce matin du moins. Et oui, après cette matinée assez paisible, la pluie s'était arrêté. J'avais bien mangé, mais la journée était loin d'être finie. Et oui, je tombais sur la pire classe après le repas, la plus turbulente, celle qui aime le moins les maths d'autant plus. A peine arrivé dans ma salle, je vois qu'elle est étrangement ouverte. Je regarde en haut, rien. Pas de sceau ou autre coincé dans la porte, alors j'entre. Et là, je vois toutes les tables et les chaises empilées les unes sur les autres. Quel bande de petits c*ns. Je me retournais, et je les voyais à moitié en train de tous rigoler. Je ne fis pas semblant dans mon énervement ou dans mes menaces, et ils remirent vite les chaises comme elles étaient. Sauf que pendant le cours, personnes, je dis bien personnes, n'avait suivi mon cours, et je l'avais bien vu, ou entendu. Et oui, j'avais activé mon don et j'avais bien écouté leurs pensées. Je les fis sortir 20 minutes plus tôt. Qu'ils aillent se défouler dehors pendant qu'il y a un brin de soleil, ça m'éviterait de faire des cours pour rien.

Voilà, enfin la journée finie. Vite vite vite. Il faut que je sortes, que je m'en grille une autre. J'avais besoin de ma dose de nicotine pour soulager mes nerfs du à cette journée de merde. Je sors donc par derrière, pour me rendre dans la petite cours, et m'allume ma cigarette, tout en continuant à marcher. Je m'arrêtais en plein milieu de la cour, profitant des premiers rayons de soleil depuis un petit moment. Mais à peine j'avais entamée ma clope, que quelqu'un me la retira de la bouche. Bordel! Ce n'était vraiment pas le moment de plaisanter avec moi, et je vis volte face. C'était le jeune surveillant.. Je l'avais vu qui s'était présenté en salle des profs, mais je ne me souviens plus de son nom. Qu'est-ce qu'il avait à me piquer ma cigarette ?! La réponse fut vite apportée sans que je le demande. Il me disait que je n'avais pas le droit de fumer dans l'enceinte de l'école. Mais je suis professeur tout de même! Et j'en avais vraiment besoin. Il allait pas m'énerver lui non plus ! Et le voilà qui s'en va en la mettant dans sa propre bouche. Non mais pour qui il se prenait là ! Je le rattrapais donc en lui tirant le bras, pour qu'il se retourne, puis, comme un petit gamin, je lui reprends ma cigarette, mais je la garde dans ma main pour parler.

« Pour qui vous vous prenez monsieur le petit surveillant là. Ce n'est vraiment pas la journée pour me faire respecter le règlement à la lettre. Ce n'est qu'une petite cigarette comme une autre alors fichez moi la paix, merci.»

Et oui, j'étais énervé. Je lui tenais toujours le bras, et je l'avais bien fixé, bien droit dans les yeux, puis, marquant une petite pause, je le lâchais et continua mon chemin, direction le petit banc au fond de la cour. La journée allait-elle, continuer dans sa lancée, et mal se finir aussi ? L'avenir nous le dira...




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Message Sujet: Re: Tous sous surveillance [Yukio ♥]   Mar 9 Aoû - 17:54


Il était ironique qu'Axel n'écrase pas la cigarette du fautif et qu'il la porte lui-même à ses lèvres. C'était même illogique. Mais, bon, il était dans la nature de notre surveillant acharné de se montrer quelque peu contradictoire. Également, comment aurait-il pu résister à un peu de nicotine, alors qu'il était au boulot, un travail qu'il détestait en fait. Gérer tout le stress de toutes les plaisanteries de ces gamins détestables... Avait-il été ainsi lorsqu'il était jeune? Sûrement plus en fait. À sa façon. Il n'était pas dans ce genre turbulent et bruyant, mais disons qu'il avait enfreint son lot de règlements lui aussi. Juste qu'il était plus intelligent que la plupart des élèves et il ne s'était jamais fait prendre dans les endroits interdits qu'il visitait. Eh oui, l'art de la dissimulation, ça lui connaissait. Enfin bref. Ça n'a aucun lien avec la situation actuelle. Encore une fois, il bravait les règles, mais avec peut-être un chouilla moins d'arrogance et un chouilla plus d'inconscience. Vraiment, pour faire exactement ce qu'on venait d'interdire, c'était un travail bâclé. Ou encore, fait drôlement. Normalement, les surveillants évitaient de braver les interdits devant les élèves. Ça ne faisait vraiment pas sérieux, ni très crédible dans le métier, si vous voyez le genre.

Enfin, il était tombé sur un petit coriace qui tenait assez fort à sa clope. Du genre... à sauter sur lui pour le retenir. Bon, sauter ne serait pas le terme exact, mais il sentit assez rapidement une main s'enrouler autour de son bras. «Qu'est-ce qui se passe?» songea-t-il mornement. Il se retourna pour faire face à l'impertinent qui avait osé le touché et lui voler sa cigarette. Lui-même ne se souvenait déjà plus qu'il l'avait piquée à quelqu'un quelques instants plus tôt. Cette situation l'ennuyait passablement et il se retint de bailler devant ce visage indigné. C'était une des rares fois où il croisait quelqu'un de plus grand que lui. Enfin, ce n'était que de quelques centimètres, mais n'empêche. Et encore, quelques centimètres, on aurait pu calculer facilement en millimètres. Ce n'était quand même pas une raison de le traiter de petit surveillant. L'esprit d'Axel ne lui permettait pas de voir l'insulte cachée derrière cela, cette façon de le rabaisser en sous-entendant qu'il était inférieur à ce blondinet enragé. Il aurait fallu qu'il y pense beaucoup plus longtemps qu'il n'accordait de temps à une seule pensée. Alors bon, le sarcasme était fichu. Pauvre petit professeur. D'ailleurs, Axel ne le savait même pas, que c'était un professeur. Comme pour la plupart des autres profs d'ailleurs. Il ne reconnaissait même pas ses collègues les surveillants des concierges.

Après cette petite engueulade bien sentie qui ne fit aucun effet sur Axel, si ce n'est qu'il eut l'impression qu'il était tombé sur un débile pour faire un tel cinéma pour une cigarette, alors qu'il en avait en plus sûrement encore plein son paquet, le blondinet s'en fut, un peu plus loin, sa cigarette à la main. Il rejoignit le petit banc à l'autre bout d'où notre jeune Allemand d'origines se tenait. Ce qui eut comme résultat de mettre en pétard le pion. D'où celui-là sortait-il pour se permettre de bafouer son autorité? Non, Axel détestait qu'on se fiche de lui de la sorte et ce n'était pas ses quelques cheveux de plus qui lui faisait peur. Il avait d'autre chose à faire que de reprendre les mêmes personnes pour les mêmes bêtises. Un seul avertissement aurait dû suffire. Le pouvoir de persuasion se serait encore montré bien plus utile que cette histoire de marchand de sable... En même temps, il était vrai qu'une seule cigarette ne pouvait pas faire de mal... Genre, qui pourrait pour dire quoi que ce soit à ce sujet? La cour était vide. Personne ne pouvait rien voir. Et l'unique bouffée qu'il avait prise lui avait fait monté la nicotine à la tête et déjà, il sentait un petit manque. Machinalement, il fourra sa main dans sa poche droite de pantalon. Il ne trouva pas son paquet, parce qu'il l'avait déjà jeté ce matin-là, l'ayant vidé avec sa dose du matin.

Tout naturellement, son regard se porta sur le blondinet qui avait repris son bâton de tabac dans le fond de la cour. Sans qu'il n'y réfléchisse réellement, quoique ce n'était pas vraiment dans son genre de réfléchir avant d'agir. Sans dire un mot, sans attendre aucune approbation, il se laissa tomber sur le banc, d'un air las. Il se tourna l'air plutôt neutre, vers l'autre type, un peu comme s'il ne venait pas de se faire engueuler, comme s'il n'avait jamais vu cet homme de sa vie. Vous savez, un peu comme les fois où rencontre quelqu'un pour la première fois et qu'on lui demande un truc, comme ça, random. Enfin, bon, il allait réellement lui demander quelque chose, de toute façon.

-Hey, tu m'en passes une? fit-il avec nonchalance.

Est-ce que le blondinet accepterait ce revirement de situation aussi facilement? On ne le savait pas, mais Axel aurait été surpris de se faire crier dessus une autre fois. Probablement que le mec, il n'y comprendrait rien. Après tout, à peine une minute plus tôt, il venait de lui confisquer sa cigarette en lui disant que c'était interdit et maintenant, il lui en demandait une... Il ne fallait pas chercher la logique, ça non...


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Message Sujet: Re: Tous sous surveillance [Yukio ♥]   Ven 23 Déc - 15:19




    ♪ « Bonjour mon ami, How are you my friend ?
    Ca va très bien, thank you
    Bonjour my friend, How are you mon ami ?
    Dites-moi d'où venez vous ? » ♪


Tous sous surveillance


Tout allait mal, et voilà que ça continue encore. Quelle journée de merde. En plus de ça, il fallait ajouter ce surveillant qui t'enlevais ta dose de plaisir quotidienne. Ta nicotine. Nous nous fixons tout les deux, moi ma cigarette à la main, son bras dans l'autre, mais il ne dit rien et reste totalement calme bizarrement. Enfin bon, je n'allais pas rester là des heures, alors j'allais dans le fond de la cours, là où je m'installais de temps en temps avec mon Testuya, sur ce banc où nous passons des moments en amoureux, quand la cours est vide et que personne n'est là pour nous embêter. Car ce n'est pas une chose facile de vivre presque caché d'un amour que l'on a vraiment pas envie de cacher. Car oui, l'amour que je porte pour lui est vraiment quelque chose que j'ai envie de crier sur tout les toits, de dire que c'est l'homme de ma vie, que je veux vivre avec lui car je l'aime plus que tout. Mais évidemment, ça, je ne peux pas le dire, je suis professeur, il est élève... Je ne sais même pas si quelque chose est mentionné dans le règlement contre ce genre de relation. Peut-être que notre petit surveillant policier le sait lui, mais je ne me vois pas lui poser la question, ça serait déplacé. Qui sait, une fois, si jamais une conversation s'installe entre nous deux, mais chose que je ne penses pas réalisable vu comment c'est parti pour l'instant. Il est vrai que j'ai réagis un peu vite et très mal, mais s'il savait la journée de merde que j'ai passé. Je devrais aller m'excuser auprès de lui, mais je n'ai envie qu'une chose, c'est que Testuya finisse les cours pour qu'on se rejoigne. Puis je n'avais nullement envie de me relever, j'étais trop bien installé, en train de profiter de mon petit rouleau de nicotine, que je fumais, désormais, paisiblement.

Je me contentais de pencher la tête en arrière, soupirant et soufflant mes bouffées de fumées dans le ciel. Que c'était bon de sentir le vent contre ma peau, regarder ces nuages si libres flotter dans le ciel. Des fois j'aimerais être un nuage, au moins tu es libre de voguer dans le vent, personne n'est là pour t'empêcher de fumer, de ne pas faire çi, ou ça. Lui, il n'est pas dirigé par des règles ou des lois à la con, que beaucoup s'amuse à violé de plus en plus. Quel rêve. Mais ce rêve, et mes pensées partirent vite en fumée, tout comme celle que je continuais d’expédier dans le ciel, vers ses nuages, quand j'entendis des bruits de pas sur les graviers de la cours. Quelqu'un approchait vers mon banc. Encore un chieur venu gâcher ma journée ? Ca ne pouvait être que ça, Testsu' ne peut pas encore avoir finit les cours. Alors je baissais la tête, et je le vis là, à travers mes lunettes, teintées à cause du peu de soleil qu'il y avait dehors. Le surveillant. Il était revenu. Il avait décidé de me faire chier mais jusqu'au bout ou quoi ? Apparemment oui, car sans me saluer, me parler, ou même me demander la permission, il s'assit sur le banc, à côté de moi. Si je n'avais pas été ici, le résultat aurait été le même. Quel insolent ! Puis voilà qui me regarde, et me pose une question des plus banales, comme si de rien n'était. Sauf qu'il y a la manière de poser les questions. Lui il y va direct, me tutoyant, n'étant pas poli en demandant gentiment avec un "s'il te plait". Non, il se contente d'un " Hey, tu m'en passes une ?". Pour qui il se prend celui là ? Alors je soupirais, limite en souriant, mais j'étais vraiment las de cette journée, que je n'avais même pas envie de me prendre la tête avec lui. Alors je pris mon paquet dans ma tête et lui en tendit une, tout en sortant mon briquet de l'autre main. Il prit la cigarette en bouche, et je lui allumais moi même son rouleau de nicotine, mais je pu m'empêcher de lui faire une petite remarque, sur le ton de l'ironie, avec un petit sourire en coin.

« Je croyais que c'était interdit de fumer ? Comme quoi, même ceux qui appliquent les règles peuvent les enfreindre. Bref, à l'avenir, soit plus poli quand tu demandes quelque chose, et évite de faire chier les professeurs, ils en bavent autant que toi.»

Je continuais de sourire. Finalement, il dégageait quelque chose de sympa, je suis sur qu'il pouvait être sympa oui. En le voyant arriver j'avais eu envie de me lever, mais je crois bien que je vais rester, je sens que ce petit dialogue, que j'espère nous aurons, pourra être intéressant !





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Message Sujet: Re: Tous sous surveillance [Yukio ♥]   Dim 25 Déc - 12:29


Ouais, il pouvait bien lui en passer une. Ahhh! Qu'est-ce que c'était merveilleux. Il glissa tout de suite le fin bâton qui te fait attraper le cancer des poumons entre ses lèvres et laissa le blondinet l'allumer pour lui, bien qu'il avait son propre feu dans sa poche. Axel ne partait jamais de chez lui sans son briquet. C'était toujours pratique d'en avoir un sur soi et rien ne disait qu'il ne passerait pas s'acheter un nouveau paquet en rentrant. D'ailleurs, il le ferait probablement parce que ce n'est pas tout le monde qui accepte de faire l'aumône de ses cigarettes. Enfin, quant à l'autre jeune homme, si ça lui plaisait de pousser la gentillesse jusqu'au point de la lui allumer, il n'allait pas se mettre à tempêter comme un idiot. C'était vraiment très aimable d'avoir déjà accepter pour lui en donner une, alors bon. Il aspira sa première bouffée, savourant les bienfaits de la nicotine sur son corps beaucoup trop soumis au choc du stress. Il allait remercier le jeune homme, mais celui-ci ne lui en laissa pas l'occasion en prenant lui-même la parole.

Oui, c'était toujours interdit de fumer, mais ce n'est pas parce que c'est prohibé qu'on ne peut pas le faire. Ou plutôt, un surveillant applique les lois et après, il fait ce qu'il veut. Oui, dans sa tâche, il devrait tacher de prôner le bon exemple en respectant les règles, mais il ne pouvait pas être parfait en tout temps. D'ailleurs, il n'y avait personne pour voir qu'il se contredisait dans ses actions et ses propos. Outre ce type qui lui avait fourni son tabac enroulé. Au fait, s'il savait que c'était interdit de fumer, pourquoi le faisait-il et lui donnait-il les moyens de le faire? C'était un autre type à la contradiction facile... Oh, mais non! C'était le même mec qui venait de l'engueuler, non? Oui, maintenant qu'il y pensait, c'était bien lui. Eh bah, il l'avait oublié sur le coup. Bon, ce n'était pas grave, personne n'allait en mourir de toute façon. Pus tout le monde était heureux maintenant.

« Je croyais que c'était un élève, je n'ai pas pris le temps de regarder tout à l'heure. Et merci pour la cigarette. »

Ouais, il connaît quand même quelques rudiments de politesse. Les mots magiques, on les lui avait enseigner, même s'il ne s'en servait pas toujours comme un bon garçon. Quand au tutoiement... il n'aimait juste pas le vouvoiement. Quand on le vouvoyait, il se sentait vieux et ça le plombait vraiment. Comme on lui avait appris à ne pas faire aux autres ce qu'il ne voulait pas qu'on lui fasse, il se débarrassait, en général, de cette marque de politesse. Dans le fond, il ne s'en servait qu'en face de supérieur ou de personnes âgées. Pour un simple collègue de travail, l'utilisation de la deuxième personne du singulier lui semblait tout à fait appropriée.

Enfin, la critique était tout à fait à propos et Axel ne s'en formalisa pas. S'il avait remarqué que c'était un professeur dès le départ, il n'aurait pas confisqué l'objet. Après tout, il savait à quel point travailler dans un établissement scolaire est vraiment chiant. Il faut vraiment en avoir la vocation. D'autre part, il était là pour surveiller les élèves pas le staff de l'académie. Ce qui était fort logique. Il n'était pas policier, alors il n'avait aucune responsabilité en ce qui concernait les agissements des adultes. Il n'était pas payé pour se charger d'eux. Il ne s'en mêlerait donc pas plus que cela n'était nécessaire. Déjà qu'il n'aimait pas pour dix sous son métier, il été improbable de croire qu'il voudrait en faire plus que ce qu'on lui demandait. De surcroît, le salaire ne valait pas la peine de faire plus que le nécessaire, compte tenant également qu'il n'y avait pas beaucoup de possibilités d'avancement pour un type comme lui. Comme ça se présenterait, il passerait les reste de ces jours comme un pauvre surveillant paumé, sans aucune ressource. Le jour où il se trouverait une nouvelle vocation serait béni. Ce job allait finir par le tuer, très sérieusement.

« Engagez-vous qu'ils disaient... Il faut être soit fou ou inconscient pour s'engager dans les rangs du personnel scolaire... » fit-il dans un soupir.

Oui, il avait conscience de voler sa réplique de départ aux légionnaires des BD d'Astérix le gaulois, mais cela représentait bien la situation. Il inhala une nouvelle bouffée de nicotine et recracha la fumée en faisant des cercles. Ouais, avec le temps, on apprend à faire tout un tas de trucs.


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