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Nakunaru Academy

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 • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •

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Message Sujet: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Sam 2 Juil - 7:57




    ♪ « A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder les gens tant qu'y en a
    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
    En serrant dans ma main tes p'tits doigts » ♪


• Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •


Je ne réalisais pas trop de ce que je venais de dire à ce jeune gamin... C'est moi, et moi seul qui lui avait donné un rendez vous, en réponse à sa proposition ! Mais comment ai-je pu faire ça ? Il est mon élève ! Mais mon corps, mon cerveau, avait agit contre ma volonté, et j'avais dit cette proposition sans réfléchir, et maintenant que c'était dit, c'était trop tard, même si l'on dit souvent qu'il n'ai jamais trop tard pour repartir en arrière, là si. Mais avais-je vraiment envie d'y revenir dans le passé ? Pour me taire, ne rien dire, et ne pas le voir ce soir ? En dehors du cadre scolaire ? Non je ne penses pas que j'avais envie d'annuler tout ça. Bizarrement, bien que mon conscient me disait que c'était une grosse bêtise ce que je faisais, mon subconscient me poussait encore et encore, à continuer, car il voulait connaitre encore plus ce jeune homme. Qui était-il vraiment ? Etait-il un élève particulier ? Pour moi, oui, rien que par le faite qu'a un moment de la conversation je n'ai pu su me contrôler, ou encore que son esprit s'est complètement fermé au mien...

Cependant, il y a quand même quelques petites choses qui me chiffonnait.. Pourquoi avait-il parut si surpris que je l'interpelle lui qui paraissait si sur de lui quand il m'avait donné ce mot ? Je trouve tout cela étrange. Soit ce gosse joue à un jeu, soit il ne sait pas ce qu'il fait, soit.... Il est amoureux de moi. Je ne sais pas laquelle des solutions est la bonne, mais dans les trois cas, elle n'est pas forcément bonne pour moi, et je vais devoir faire attention. Un élève déçu, c'est quelque chose que je ne peux pas résigner à laisser passer. Et puis... Il y a certaines choses qui ne venaient pas de lui mais de moi.. Pourquoi ce petit "D'accord", qui n'a l'air de rien en soit, m'avait complètement réchauffé et m'avait fait sourire bêtement avant de retourné dans ma salle de classe ? Je ne sais pas. Il y a certaines choses qui ne s'expliquent pas, mais nous pouvons toujours essayer de les démontrer. Toujours est-il que ce problème, même s'il n'en est pas vraiment un... Je dois le résoudre!

L'heure d'après avec ma classe suivant fut... comment dire.. Chaotique ? Mon pouvoir s'emballait complètement, je n'arrivais plus à gérer, et je dus mettre fin au cours au bout de 20 minutes ! C'est fou comme une classe de 35 gamins peuvent générer comme pensée en si peu de temps. C'est tout bonnement maîtrisable. Je me demande même si je vais réussir à finir une année sans complètement partir en dépression ou mourir du a des migraines trop fortes... Je suis donc rentré en nage, avec un mal de crâne horrible dans ma petite maison que chaque professeur peut avoir s'il le souhaite. La première chose que j'ai faite, est de tout fermer, de me mettre dans le noir complet, de me déshabiller, et d'aller me réfugier sous le bon jet d'eau froide de ma douche. Quel bien cela pouvait me procurer. Mes maux de têtes ne pouvaient s'arrêter que de cette manière ! Les médicaments ne font que les stopper pendant quelques heures, ou les réduire, mais rien de plus. Je ne pouvais m'arrêter de penser à ce qui allait se passer ce soir. Et il allait falloir que je me bouge un peu si je voulais être à l'heure ! Mais une question existentielle se posait à moi alors.. Comment m'habiller ? Je me la joue décontracte ? Ou sérieux ? Ou jeun's ? Je ne sais pas... J'ouvre mon placard, je regarde, je scrute les piles de vêtements, ma penderie, et j'opte pour une petite chemise en toile blanche, et une short en jean de la même couleur. Tout en blanc, c'est parti. J'espère que ça ira.

Je me rends donc au parc, je suis comment dire.. nerveux ! On dirait que je suis à mon premier rendez vous, c'est assez étrange! Je suis déjà venu dans ce parc pour y courir, alors je connais un peu les petits coins sympa.. Et je décide de m'asseoir sur le banc en face de la fontaine. Je sors une cigarette de mon paquet, je l'allume et commence à fumer.. Je regarde ma montre: 20h03. Il ne devrait plus tarder...





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THE KING OF SHADOW *pan*

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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Mar 5 Juil - 14:04


    Tu pressais le pas pour rentrer chez toi, tu n'avais pas envie que les autres aperçoivent ta tête rouge comme une tomate. Tu n'arrivais pas à croire que tu sois toujours à l'origine de cette situation et elle devenait de plus en plus dangereuse pour toi. Tu étais terriblement terrifié, tu crains d'aimer à nouveaux et d'avoir confiance et qui plus est à un parfait inconnu. Oui, un parfait inconnu. C'était totalement idiot de lui avoir fait de telles avances comme si tu n'avais pas été maître de ton corps pendant ce laps de temps et pourtant tu ne regrettes pas tellement ce geste. Tu as cette sensation que ce professeur pourrait te faire oublier ton fantôme du passé, tu ne peux pas expliquer pourquoi tu as ce sentiment mais tu le sais et c'est tout ce dont tu as besoin. Une légère brise vient te soulever quelques mèches de cheveux et elle n'enlève ce rouge, qui représente une gêne d'une jeune adolescente amoureuse, de ton visage. Toi qui aime les imprévus, te voilà servi. Tu souris.

    Une fois dans ton espace personnel tu t'effondres sur ton lit. Tu n'as même pas pris la peine d'allumer les lumières, l'obscurité te réconforte. Tu enfonces ta tête dans ton oreiller, tu n'arrives pas à enlever ce sourire qui te déforme le visage. Tu as vraiment peur d'être heureux, tu as l'impression de commettre un crime, c'est si niais de penser au bonheur car tu sais qu'un jour il partira forcément. Tu le sais. Néanmoins tu en as très envie, tu aimerais bien devenir moins sinistre. Qui sait, peut-être que ce blondinet n'acceptera pas ton sale caractère et te jettera comme ça , sans préavis et tu l'auras mérité. Elle, qui doit t'observer depuis le ciel, doit bien rire de ce que tu es en ce moment-même. Ça te semble si irréaliste que tes battements de cœur s'affolent pour quelqu'un d'autre qu'elle. Finalement tu fermes les yeux pour ne les rouvrir que quelques heures plus tard.

    Quand tes deux globes oculaires se sont fixé sur ton réveil indiquant dix-neuf heures quarante-cinq tu as cru faire une crise cardiaque. En te levant tu as failli tomber à cause de ton sac qui était encore sur ton dos, tu le jettes rapidement sur ton lit et tu sors en quatrième vitesse de ta chambre, ne prenant même pas la peine de la fermer. Au fur et à mesure que tu avançais vers le parc tu avais l'impression de mourir. Tu es vraiment le dernier des imbéciles, il va partir sans t'attendre. Le chemin qui te mène au parc te semble si long que tu es persuadé qu'il se rallonge sans cesse. Tu cours de toutes tes forces sans penser à autre chose qu'à ton rendez-vous. Tu te fiches bien d'avoir les cheveux ébouriffés, d'avoir éventuellement des marques de draps sur la figure ou d'avoir la chemise un peu défaite. Si jamais il n'était plus là tu es sûr de te flinguer car tu n'oseras plus le regarder en face. Tout d'un coup il devenait ton unique priorité. Il faisait sombre et dans ton élan tu as trébuché sur un trottoir. Tu te relevas immédiatement pour reprendre ta course sans prendre le temps de dépoussiérer ton genoux gauche qui est venue heurter le sol en premier. Tu sentais pourtant un peu de sang qui coulait mais tu t'en foutais, tu ne sentais aucune douleur.

    Finalement tu es arrivé à bon port, un quart d'heure tout pile poil en regardant l'heure sur ton portable. Tu étais à l'heure mais tu étais essoufflé mais ça aussi tu t'en foutais, tu as réussi à y être sans le faire attendre. Tu parcourus ce jardin publique tout en le cherchant du regard, comme un enfant perdu. Ce parc, tu le connais comme ta poche et pourtant la nuit semble tout changer: les chemins, l'ambiance, les parfums et les bruits. Hélas tu n'avais pas envie d'en profiter pour le moment, tu étais tout paniqué. Tu détestes être en retard et soudainement tu le vois, assis sur un banc. Enfin tu as l'impression que c'est lui mais peut-être que tu te fourvoies. Tu aurais l'air d'un con si tu te trompais de personne alors tu t'approches doucement mais bon tu as aussi l'air d'un abruti comme ça aussi. Surtout qu'il était de dos par rapport à toi, tu savais encore moins comment l'aborder. Peut-être qu'il prendra peur et qu'il te mettra une droite bien placée, cela te remettrait éventuellement les idées en place. Arrivé à peine deux mètres de lui tu étais sur qu'il s'agissait de ton prof' de maths mais tu ne savait toujours pas comment l'interpeler. Tu toussas un peu pour signifier ta présence, toujours gêné cependant.

    « Hem ... Bonsoir. »

    Heureusement qu'il faisait nuit ou tu étais à contrejour d'un lampadaire ainsi il ne te voit pas rougir. Tu bafouillais un peu et tu n'avais toujours pas repris un rythme cardiaque normale. Tu étais un peu embarrassé mais content que tu sois avec lui.

    «Veuillez pardonner mon retard … Je me suis ... perdu. »

    Il était hors de question que tu lui dises que tu avais failli louper cette entre-vue parce que tu t'étais assoupis. D'ailleurs, s'il réfléchissait trente secondes il te grillerait vite fait avec ta tête de zombie.




Dernière édition par Noroi Tetsuya le Ven 8 Juil - 0:31, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Mer 6 Juil - 7:38




    ♪ « A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
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• Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •


J'attendais bien sagement assis sur mon banc, le soleil se couchait tout doucement, laissant derrière lui une traînée orange dans le ciel, ainsi qu'une belle lueur rougeâtre et orangée sur tout le parc. J'adore les couchés de soleil, je trouve ça totalement féerique, magnifique. Je penses que c'est un des meilleurs moment de la journée, ou au petit matin quand il se lève, pour nous annoncer une bonne journée. En tout cas, qui dit couché de soleil, dit tombée de la nuit, et ce petit vent frais l’annonçait très clairement. Quel idée j'avais eu de vouloir faire mon beau en étant juste en short et petit chemisette ? J'avais froid maintenant, et un frisson me parcourut tout le corps, me provoquant la chair de poule un peu partout. Je commençais vraiment à être frigorifié. Ce n'était qu'un élève, mais non, il avait fallut que je m'habille comme si j'allais rencontrer ma future petite amie pour la première fois ! Ce n'était qu'un gamin, qui m'avait proposé un rendez vous comme cela... Enfin, je ne sais pas vraiment, je suis totalement perdu avec lui, je ne sais pas vraiment ce à quoi il pensait à ce moment là, mais à mon avis ça n'avait pas l'air très clair dans sa tête non plus.

Toujours est-il qu'il est déjà 20h05 passé, et qu'il n'est toujours pas là. Ce serait-il défilé ? C'est étrange, je ne le vois pas du tout comme ça. Il a l'air déterminé comme garçon, la preuve, il a osé me donner ce bout de papier, me chuchoter des mots à l'oreille. Ce n'est pas tout le monde qui aurait fait ça à un adulte inconnu, son prof qui plus est! J'étais quasiment près à me lever, étant à moitié mort de froid, car la fraîcheur et le vent nocturne de la tombée de la nuit étaient vraiment arrivés très vite, mais j'entendis des bruits de pas sur les petits chemins de sables du parc. Je regardais au loin discrètement par dessus mes lunettes de soleil bleutées qui ne me servait plus à rien, mais j'avais du mal à m'en séparer. En même temps, c'est un cadeau de ma petite Shizu, et comme je ne veux pas, et je ne peux pas l'oublier, jamais je ne jetterais ou laisserait de côté ces lunettes. Elles représentent beaucoup, beaucoup de chose pour moi. Peut être un peu trop même...

Bref, je vois donc ce jeune homme qui arrive. Oui, on dirait bien que c'est lui. Pour m'en assurer, je ferme les yeux, et... Hop. Me voilà dans sa tête. Cette fois çi je pu y accéder facilement. Je crus comprendre pourquoi, mais je n'en étais pas sur. Peut-être est-ce lorsqu'il n'est pas concentré ?! Aurait-il connue une télépathe étant plus jeune et avait-il appris à "se défendre" contre ça ? Je ne sais pas. Ce pourrait-être une question que je pourrais lui poser au cours de notre conversation, durant notre... rendez vous ? Je me mis à rigoler légèrement en entendant ses pensées! Il ne savait pas trop si c'était moi ou pas, c'est mignon... Quoi ? Mais pourquoi je trouves ça mignon moi ? Ce garçon me perturbe plus que tout, je ne sais même plus ce que je dis. Je l'observe s'approcher, naturellement je le regarde de haut en bas, et aperçois naturellement la petite blessure sur sa jambe, et son short un peu sali. Ce serait-il blessé en venant ? S'il s'est fait ça en tombant ou autre, je trouves ça très drôle. En faite, je rigole quasiment tout seul en le voyant et j'imagine totalement la scène, comme la scène à laquelle il pense... Si j'étais un inconnu! Il a de l'imagination vraiment.. C'est drôle ! Toujours est-il qu'a force de rire (doucement naturellement) , je n'avais même plus fait trop attention à lui et le voilà qui était presque devant moi, et qui avait toussoter histoire de dire " Bonjour je suis là !" , alors je levais la tête et repris mon air sérieux, lui faisant tout de même un petit sourire. Je ne voyais pas sa tête, les rayons sur soleil couchant arrivant droit dans mes yeux, je ne voyais pas très bien. J'entendais cependant au son de sa voix qu'il avait du courir pour venir... A moins que ce soit le stress qui le fasse parler comme ça ? Je n'en sais rien. En tout cas il ose m'aborder, même si nous nous étions parler déjà tout à l'heure, ce n'est pas la chose la plus facile de le faire une deuxième fois, surtout lors q'un rendez vous de ce genre. Puis le voilà qui s'excuse, je rigole un peu avant de lui répondre:


« Bonsoir ! Ce n'est pas grave pour ton retard! Bon j'étais près à partir mais bon, tu es là, c'est le principal ! »

Malheureusement j'entendis ce à quoi il avait pensé après m'avoir parler. Ainsi il s'était endormi... Ahah, j'allais jouer un peu avec lui maintenant! Je lui montrais la place sur le banc à côté de moi tout en lui souriant... J'étais bête à sourire tout le temps mais je ne sais pas, c'était un réflexe que j'avais depuis tout à l'heure. J'avais envie de lui sourire à ce petit gamin qui n'en était plus vraiment un.

« Tiens! Viens t'asseoir, tu devrais te reposer un peu après avoir couru ! Puis... Si tu veux t'allonger pour finir ta sieste, tu peux hein ! Au pire tu poses ta tête sur mes genoux ! »

Grand sourire de nouveau, mais celui ci, il était fait exprès, tout comme ma petite phrase. De quoi, je l'espère, le mettre un peu mal à l'aise. Je suis un peu joueur, et j'aimerais bien voir la tête qu'il fera après que je lui ai dit ça. Je penses que ce petit gars peut vite rougir.. Et j'aimerais vraiment voir ça. Un petit sourire sur son visage avec ses pommettes rougies par la gêne, oui, je n'attend que ça. Pourquoi ? Bah... je ne sais pas. C'est quelque chose qui m'attire chez les filles en général, mais j'avais envie de voir ça sur lui...





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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Mer 6 Juil - 15:57


    Tu as cru ton cœur défaillir pendant une toute petite seconde lorsque tu es arrivé à sa hauteur. C'était bien lui, pas de doutes possibles mais tu ne sais pas pourquoi mais il dégage quelque chose de différent de tout à l'heure. Il ne ressemblait plus à ce professeur que tu as rencontré quelques heures plus tôt, peut-être est-ce parce que tu le vois dans un contexte différent de la salle de classe.

    « Bonsoir ! Ce n'est pas grave pour ton retard! Bon j'étais près à partir mais bon, tu es là, c'est le principal ! »

    Tu as le corps en feu. Ta respiration n'arrive, décidément, pas à trouver de repos mais tu ne veux pas le montrer bien que ton visage te trahit du plus haut point et pourtant tu t'en fiches, tout ce que tu te contentes de faire c'est d'observer cet homme qui a une vilaine façon de sourire. Tu le sais bien que tu as l'air d'un raté comme ça mais ça ne vaut quand même pas la peine qu'il se moque ouvertement de toi, si ? Tu ne sais pas trop ce que tu dois penser, tu es encore paumé. Comme d'habitude, on ne te refera pas.

    « Tiens! Viens t'asseoir, tu devrais te reposer un peu après avoir couru ! Puis... Si tu veux t'allonger pour finir ta sieste, tu peux hein ! Au pire tu poses ta tête sur mes genoux ! »

    Tu retrouves cette désagréable sensation que tu as eu lorsque tu étais seul à seul avec lui. Cette impression qu'il sait ce qu'il se passe dans ton petit cerveau, qu'il sait tout de toi. Cependant tu ne restes pas à méditer dessus bien longtemps parce qu'en fait tout le monde peut bien deviner ce que tu viens de vivre et pour le peu que tu ais des cernes en prime. De plus tu étais surpris à propos de ce qu'il venait de dire. Le voilà qu'il semblerait presque à l'aise alors qu'il crevait d'incertitudes et de stupéfactions derrière son bureau. Tu ne répondis rien aux premiers abords, tu te contentes simplement de t'assoir à côté de lui. Ni trop près ni trop loin, juste ce qu'il faut. Tu grimaces un peu lorsque tu as du plier ton genoux meurtri mais tu ne ressens que des picotement, ce n'est pas bien grave. Toujours est-il que tu te calmes peu à peu, tu te retournes dans sa direction, les bras sur les cuisses. Tu avais l'air d'un bossus.

    "Mettre la tête sur vos genoux ? Ne me faites pas croire que vous vous croyez tout pouvoir vous permettre juste parce qu'on est censé sortir ensemble ce soir. "

    Tu avais repris ta tête d'insolent malgré le fait que tu soutenais son regard en contre-plongé. C'est vrai qu'il te paraissais étrangement arrogant avec un sourire qui ne te plaisait pas, tu préfèrais son faciès d'homme effaré. Tu vois clairement qu'il joue la comédie et ça te plaît pas. Tu te dis que tu as juste un imbécile en face de toi. Tu es déçus et pourtant tu es persuadé qu'au fond de toi il n'est pas comme ça, qu'il peut se montrer sous un meilleur jour. Tu n'aimes pas que les autres se défilent sous un masque alors que toi tu te mets à nus. Tu fronces des sourcils et tu caches ta tête dans tes mains qui sont un peu écorchées du à ta chute de toute à l'heure. Ça te fait l'effet d'avoir des petites aiguilles dans les paumes au moment où ton visage les touche et tu la retires aussitôt. Comme un sursaut. Tu admirais les cailloux par terre.

    '' Désolé d'être dans un état pareille … Ah ah. ''

    Ton rire était nerveux. Tu voulais à nouveau entendre sa voix, tu ne voulais pas d'un silence sinon ça ne valait pas la peine que tu viennes ici à la vitesse de speedy gonzalez. Tu te redresses et tu colles ton dos au banc, les étoiles te paraissent si jolies. Tu te surprends à aimer l'odeur que dégageait cet homme à côté de toi, une odeur qui t'étais plus qu'agréable.


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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Dim 24 Juil - 15:31




    ♪ « A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
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C'est drôle de le voir comme ça, tout essoufflé, cachant le fait qu'il venait de courir pour ne point arriver en retard. Je m'amuse encore à le regarder de haut en bas, et de bas en haut. Je le trouverais presque mignon. Mais non, ça ne peut pas être ça, ce doit être un autre sentiment que je n'arrive pas à expliquer. Ce ne peut être que ça. Je ne peux pas être attirer par un garçon, c'est contraire... Aux normes ? Je ne sais même pas si on peut appeler ça comme ça. Mais ce serait mal vu, puis... Puis ce n'est pas ma façon d'aimer, point! Pourquoi est-ce que je me pose autant de question à son sujet ? C'est fou comme un être humain peut vite en faire douter un autre, lui faire se poser des tas de questions dont jamais il n'aurait eu besoin de se les poser s'il ne l'avait pas rencontrer. Comme quoi la vie est faite de hasard, et que ce hasard on ne le contrôle pas vraiment, mais comme on dit, le hasard ou la chance, ça se provoque. Je ne suis pas forcément d'accord avec ça... Mais ce hasard là, je vais essayer de le gérer comme je peux. Résoudre ce problème non pas avec des équations comme j'en ai l'habitude, mais avec du sociale, si on peut dire ça comme ça. Bien évidemment, je dois régler ça par moi même, sans infiltrer l'esprit de ce petit jeune homme, qui doit faire environ un mètre quatre vingt je penses. Je l'observais un peu plus, et je pu détailler son physique, vu qu'il était débout, bien en face de moi. C'était un garçon élancé, qui avait l'air athlétique, mais je doute que ce soit le genre de jeune homme qui aime faire du sport, ou prendre soin de lui physiquement en passant des heures en sale de gym, mais son corps paraissait musclé naturellement. Je remarquais aussi, chose dont je n'avais pas vraiment fait attention, mais qui maintenant, me parait évident, qu'il avait les cheveux mi long, dont certaines mèches lui cachaient le visage. Ça ne m'étonne nullement. Comme je m'y attendais, c'est le genre de personne qui se cache derrière ces cheveux, mais je suis sur que derrière cette façade... Se cache quelqu'un de très bien. Je ressens ça comme jamais je ne l'ai ressentir auparavant, et je n'ai pas sondé son esprit aussi loin. Un pressentiment. Bon? Mauvais ? Nous verrons pas la suite.

Bref, je le regarde qui s'assoit près de moi, sans rien dire, sans relever ma petite blague... Le plus étrange, c'est que son visage reste de marbre. Ce gamin est tout de même effrayant tellement il arrive à contrôler ses émotions. J'aimerais tellement le connaitre plus, rien que pour savoir pourquoi... Pourquoi il est devenu comme ça ! Est-ce du à son passé ? Ou bien peut-être qu'il a toujours été comme ça. Nous verrons ça par la suite. Bien évidemment, il ne s'est pas allongé, et s'est contenter de s'asseoir à côté de moi, respectant les limites de sécurité si je peux dire ça. Un petit mètre nous séparait déjà. Mais en s'asseyant, son genoux le fit souffrir, je l'ai vu, il avait grimacé de douleur. Il faudrait soigner ça, ou du moins passer un coup d'eau dessus. J'attendis cependant ces réponses, et je prendrais les devant quand il le faudra. Le voilà qui se calme, et je retrouve le petit homme de marbre que j'avais vu dans ma classe. Sa voix est tout aussi froide que le reste de son visage.


"Mettre la tête sur vos genoux ? Ne me faites pas croire que vous vous croyez tout pouvoir vous permettre juste parce qu'on est censé sortir ensemble ce soir. "

Je ne pu m'empêcher de rigoler ouvertement à ce qu'il venait de dire, puis je me calmais peu à peu tout en le fixant bien droit dans les yeux, toujours le sourire aux lèvres.

« Parce que tu y as cru ?! Tu es bien naïf mon jeune garçon, et je dois dire que tu me déçois, je m'attendais à mieux venant de toi! Tomber dans un piège si gros....»

Quoi de mieux pour réveiller la bête qui est en lui que de lui envoyer des petits pics comme celui ci ? J'espère le faire réagir un petit peu. Mais je voyais sur sa tête, ce petit air de victoire, de je suis plus fort que vous, vous ne pouvez rien me faire. J'attendais donc impatiemment ce changement de visage, s'il bien sur, il réagirait à ce que je venais de dire. Ce que j’espérais vraiment. Le voir sortir de ses gonds un petit peu, le voir s’énerver, oui, c'est une chose que j'aimerais voir. Sauf que à faire le con, je ne contrôlais plus mon pouvoir un court instant, et des bribes de ses pensées me sont parvenues à la tête... la comédie, un imbécile, déçus . Mais je reprends vite le contrôle de tout ça, et mon sourire s'efface tout de suite, et je plonge mon regard sur lui, qui détourne la tête pour la placer entre ses mains ouvertes. Ce gamin est stupéfiant. Je ne joue pas vraiment la comédie, mais c'est vrai que je ne suis pas vraiment moi. Mais ce n'est nullement contre lui. C'est certes, sûrement à cause de lui, mais sans l'être directement. Il me perturbe, j'ai du mal à être moi même, mais il va falloir que je me reprenne, il doit même pas avoir 18 ans, je ne vais pas être déstabilisé par un de mes élèves quand même !
Je le vois qui relève la tête, et des petits gravillons sont restés collés sur ses joues, alors j'avances ma main pour les enlever tout en retrouvant un sourire, mais vraiment naturel. Je caresse donc sa joue du revers de la main pour y retirer les petits cailloux qui s'y était mis... Le contact de sa peau contre la mienne m'électrisa tout le corps, mais je restais maître de mes émotions, et ne laissait rien paraître.


« Ne t'excuse pas pour si peu, tu n'y es pour rien d'être tombé. Mais tu devrais venir avec moi, jusqu'à la fontaine au moins, qu'on puisse passer un coup d'eau dessus. »

Sur ces paroles, j'arrête de lui caresser la joue, qui à la base, était plus pour enlever les cailloux qu'autre chose, mais j'avais aimer ce contact entre nous. C'était une sensation qui ne m'était par arriver depuis longtemps. Et je sentais mes pommettes devenir chaudes. Oh non. Je rougissais ! Je me levais donc d'un bon, lui tournant un peu le dos, et me dirigeait vers cette fameuse fontaine, donc les derniers rayons du soleils éclairaient les jets d'eau qui coulait dans ce bassin, jets qui sortaient de belles tête de lions. Je me suis donc assis au bord, regardant mon reflet dans cette eau si cristalline, attendant d'y voir le sien... Me rejoignant.





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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Lun 25 Juil - 12:15


    Il riait. Il riait et toi tu ne comprenais pas pourquoi. Il avait un rire que tu n'aimais pas et pourtant sa tête était adorable à regarder. Tu détournes le regards.

    « Parce que tu y as cru ?! Tu es bien naïf mon jeune garçon, et je dois dire que tu me déçois, je m'attendais à mieux venant de toi! Tomber dans un piège si gros....»
    Tu ne répondis rien, tu réprimes même un soupir. Que faire ? Tu ne t'attendais pas à ce genre de comportement. Tu ne fis rien, tu faisais comme s'il n'avait rien dit. Tu regrettais un peu d'avoir lancé ce jeu stupide. C'était obligatoirement un jeu, ça ne pouvait être rien d'autre. Il était là à faire l'abruti et toi tu étais à côté de lui comme un déchet avec des gravillons sur la joue. Il te touche. Tu ne rêves pas, il réellement en train de t'enlever ces minuscules rocher de la figure. Tu t'efforçais de ne pas le regarder. Tu étais gêné. Il n'avait pas les mains douces, c'était un homme après tout. Que faire ? Tu as l'impression d'être un enfant qui s'est perdu. Pour être perdu, ça, tu l'étais. Tu n'arrivais même plus à penser correctement, ce n'est un geste banal comme n'importe qui aurait pu le faire mais ce n'est pas n'importe qui qui aurait pu te faire sentir aussi bien. Tu aimais le contact de cet homme aussi étrange cela puisse paraître. Si tu avais pu, tu aurais pris sa main pour la garder un peu plus longtemps sur ta joue. Seulement tu ne l'as pas fait, par peur sans doute ou tout simplement parce que ça n'avait pas l'air d'être un geste particulier pour le propriétaire de cette main responsable des affolements provenant de tes battements de cœurs. Oui, tu le voyais bien attentionné envers tout le monde et puis tu viens tout juste de le rencontrer, comment pouvais-tu espérer qu'il te considère comme un cas à part ? Bien que le monde serait triste si la Terre était peuplé d'être comme toi. Morose. Tu es un peu triste.

    « Ne t'excuse pas pour si peu, tu n'y es pour rien d'être tombé. Mais tu devrais venir avec moi, jusqu'à la fontaine au moins, qu'on puisse passer un coup d'eau dessus. »

    Tu n'aurais pas du te mettre en short ou alors il aurait fallu que tu ne tombes pas. Tu avais l'air fin avec ton genoux endoloris et voilà que ton cher professeur se met à avoir pitié de toi. Tu as l'air misérable. Il y avait un peu de honte qui te faisait froncer les sourcils. Il s'éloigne alors que tu ne lui a rien répondu, une fois de plus. Il avait les épaules larges. Tu hésites à le rejoindre. On aurait dit que sa présence t'avais fait oublier la nature qui t'entourait. Une nature qui fleurissait au milieu d'un paysage urbain. D'aussi loin que tu te souviennes, cette fontaine n'a jamais changé, tu ne te rappelles plus le nombre de fois où tu t'es assis dessus et à présent tu le vois assis à ta place. A ce moment-là tu te demanda si tu avais l'air aussi débile, toi aussi, à regarder l'eau ?

    Tu te lèves, la douleur est aussi pénible que lorsque tu t'es assis. Tu grimaces encore. Le soleil disparaît lentement, tu t'avances à la même cadence. Tu te trouves plus ridicule que jamais, tu n'as pas besoin de son aide. Tu peux bien te débrouiller tout seul. Néanmoins, tu le trouves attendrissant. Tu ne sais même plus comment tu dois te comporter avec lui, il bousille tes émotions. Tu fronces encore des sourcils. Tu te tiens juste derrière lui, tu te sens tout drôle. Tu ne sais pas quoi dire ni rien faire, tu savais juste te tenir derrière lui. Pourquoi regardait-il le reflet de l'eau ? On y voit rien, c'est ridicule. Sa présence ne semblait plus aussi pénible, comme s'il avait enlever ton aigreur en même temps que ces fichus cailloux. Tu soupires, tu as envie de le pendre dans tes bras, d'enfouir ta tête dans son cou et de respirer son odeur jusqu'au levé du jour.

    « Désolé. »

    Tu te baisses. Tu entoures sa tête de tes bras. Dieu qu'il sentait bon. Tu suivais juste tes envies, une impulsion. Tu regretteras ton geste plus tard, tu le sais mais pour le moment rien d'autre ne comptait. Toi qui exécute un geste de tendresse, il ne fallait surtout pas t'arrêter. Il fallait plutôt te filmer et fêter ça avec une bouteille de champagne. Tu resserrais un peu ton étreinte, tu avais peur qu'il prenne la fuite. Quoique cela aurait été compréhensif. Se faire câliner par son élève, c'est un peu tiré par les cheveux et peu conventionnel vis-à-vis des mœurs de la société. Mais tu te fiches de tout ça, tu ne prêtes guère attention aux regards des autres. Tu avais juste peur d'être un monstre aux yeux de cet homme. Juste lui en particulier. Tu ne comprenais vraiment pas ce qu'il t'arrivais.

    Les lampadaires s'allumaient un par un. Mais ça ne changeait rien, tu avais les yeux fermés. Tu te préparais à toutes éventualités. Il pourrait te cogner et partir en courant. Si cela se produisait, tu n'aurais pas la force de le rattraper. Tu n'avais pas du tout envie que cela se passe ainsi alors, étrangement, tu pries. Comme un homme, qui voyage dans un avion, sachant qu'il va s'écraser.



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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Mer 27 Juil - 3:32




    ♪ « A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder les gens tant qu'y en a
    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
    En serrant dans ma main tes p'tits doigts » ♪


• Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •


J'étais donc assis sur les bords arrondis de la fontaine. La chaleur ainsi que le jour commençait à tomber, laissant place à la petite brise douce de la tombée de la nuit, et à un couché de soleil des plus magnifiques. Le crépuscule, un de mes moments préféré de la journée. Une journée qui se termine enfin, un soleil qui se couche laissant une multitude de couleur dans le ciel, et ce doux vent qui vient vous caresser le visage. La seule chose à faire, c'est de fermer les yeux et de se laisser emporter, se vider complètement l'esprit, et ne penser à rien. C'est ce que je fais d'habitude, mais je ne pouvais pas ce soir. Je n'étais pas seul, et mes sens étaient tous aux aguets... Ce petit me faisait devenir complètement quelqu'un d'autre. J'étais déboussolé. Je me contentais de regarder mon reflet dans cette eau si limpide. Les jets d'eaux sortant de ses tête de lions faisait onduler la surface de l'eau, et donc, mon visage. Je me contentais juste de regarder, sans même sourire. Cette fontaine me rendait nostalgique. J'aimerais tellement, que son reflet soit là, à côté du mien. Oh non, je ne parles pas de lui. Mais bien évidemment d'elle.

Il ne mit pas très longtemps à arriver, mais je sentis comme une hésitation dans ses pas. L'élève que j'avais quitté cette après midi, à la démarche assuré, n'était pas du tout le même ce soir. Est-ce que c'est à cause de moi ? Peut-être que de mon côté, je le déstabilise aussi. Est-ce que cela voudrait dire quelque chose ? Je ne sais pas. Trop de question sans réponses flottaient de ma tête, dont je n'arrivais pas à me débarrasser. Mais comment savoir tout ça, sans éveiller un soupçon ? Bonne question. Le sentant arrivé, je me suis juste contenté de tourner la tête pour le regarder du coin de l'oeil. Il était vraiment beau.
Mais je pu m'empêcher de détourner le regard, regardant de nouveau la surface de l'eau, et je m'amusais à traverser mon reflet en mettant ma main dans l'eau. Je faisais des vas et viens sur la surface de l'eau, contrastant avec les vaguelettes déjà produites par les jets d'eaux. Que ne faut-il pas faire pour passer le temps, et tout faire pour ne pas croiser le regard de quelqu'un... Et je le sens derrière moi. Il est tout proche, je sens son odeur, son souffle qui vient se heurter à mon cou. Il est tout proche. J'ai le coeur qui palpite, mes sens en ébullition, mon cerveau qui ne sait plus quoi ordonner à mon corps. Je suis paralysé par le faite qu'un gamin de 17 ans soit juste derrière moi. Étrange n'est-ce pas ? Je tressaillis un peu en entendant cette voix. Cette voix si froide, portant tout les malheurs du monde, mais qui pourrait être si réconfortante. Il s'excuse. Mais je ne fais pas trop attention à ce qu'il dit. Je veux juste l'entendre de nouveau parler. Mais je n'eus même pas eu le temps de répondre....

Le temps s'arrête complètement. Je suis tétanisé, je ne peux plus bouger. Il... il me prends dans ses bras. Mais pourquoi ? Pourquoi fait-il ça ? Je ne suis que son professeur, et lui mon élève. Nous sommes des hommes tout les deux. Nous sommes trop différents. Mais ce contact. Cela faisait des années que je n'en avait pas eu de ce genre. Mon sang se glaçait à l’intérieur de moi, et une multitude de souvenirs me resurgissaient en pleine face. Elle. Elle avait la peau si douce, si parfaite, ses étreintes étaient un vrai réconfort, un vrai bonheur, que je ne pensais pas revivre de si tôt. Or ses bras à lui, sont peut-être plus forts, plus assurés et un peu moins doux, mais... Tellement similaires aux siens, et tout aussi réconfortants. Mais que m'arrive t-il ? Je compare mon ancienne femme, à ce gamin ! Ce n'est pas possible, je ne peux pas ressentir la même chose, non. Je ne peux plus aimer. Je n'aimerais plus jamais.

Pendant que je cogitais, pendant que tout mon passé remontait à la surface, tout comme tout l'eau de mon corps qui montait vers mes yeux, il continuait son étreinte, la resserrant même. Il fallait qu'il arrête, j'allais craquer.... Il faut que je fumes. Oui, une cigarette et vite. Alors je poses mes mains sur son torse. Erreur. Je voulais juste le repousser, mais je reste là, comme un con, à garder mes mains sur ce torse déjà bien musclé pour son âge, tout en aimant ce contact. Que m'arrivait-il... Je me ressaisis vite et força un peu sur mes avants bras, pour le faire reculer. Je pu donc me dégager de son étreinte, une larme coulant sur ma joue, mes lunettes ne camouflant plus grand chose, et je me levais d'un bon, fit quelques pas lui tournant le dos, et m'empressait d'allumer une cigarette. J'étais tout tremblant, j'avais du mal à garder le contrôle de moi même. Les larmes commençaient à couler à flots, mais je restais dos à lui, pour lui cacher.

Je restais dos à lui, la cigarette à la bouche, enfin allumé. Cette dose de nicotine n'a jamais été aussi bonne pour moi. Ce poison devenait pour moi, à cet instant, un pur elexir de bonheur et de détente. Je me calmais enfin. C'est une de mes qualités que je préfère. Reprendre vite le contrôle de sois. Mais c'était trop tard, il m'avait vu, j'en étais sur. Je ne pleurais peut-être plus, mais les larmes étaient encore présente, j'avais encore les yeux humides, et c'est encore légèrement tremblant que je revins vers lui, recrachant une bouffée de fumée. Nous étions là, tout les deux, l'un en face de l'autre, nous nous regardions, mêlant nos regards, nos émotions. Nous avions la même chose dans nos yeux. Cette détresse que seuls qui ont perdu un être cher, que ce soit par la mort ou comme moi, dans mon cas, par la séparation définitive. Avait-il vécu quelque chose de similaire à moi... Peut-être la raison pour laquelle il est si froid. Il fallait cependant que j'explique ma réaction. Il ne fallait pas que je le brusque, mais pas que je lui donnes de faux espoirs. Ce n'est pas gagné d'avance.


« C'est... c'est moi qui devrait m'excuser. Désolé de cette réaction... Ce n'est pas toi, ton étreinte était parfaite... Tout le problème vient de moi. Tu ferais mieux de rentrer, et de ne pas t'attarder ici avec moi. Tu n'y gagnerais rien. »

Je le regardais une dernière fois. Je lui fis un sourire. C'était un sourire vraiment sincère, un sourire que je n'avais pas fait depuis longtemps. Mais j'étais heureux d'avoir passé un moment avec lui. Mais la blessure dans mon coeur était trop récente, encore trop fraîche pour que je vives ce genre de chose. Je n'étais pas près. Même si ce n'était qu'une simple étreinte. Je tournais les talons, je mis les mains dans les poches et commençait à marcher. Mais je regrettais déjà ma démarche. Je voulais déjà me retrouver de nouveau dans ses bras. Alors après m'être éloigné, je ne pu m'empêcher de m'arrêter. Je restais tout de même dos à lui, planté là tout droit comme un piquet. Je l'attendais. Et j’espérais vraiment qu'il ne parte pas dans l'autre sens. Mais qu'il me rejoigne. Mon corps et mon cerveau me criait de partir en courant, mais c'est mon coeur qui contrôlait mon coeur en ce moment. Coeur qui s'emballe. Comme quand je l'ai rencontré elle. Cette sensation en moi, je la connais très bien. C'est l'amour.




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THE KING OF SHADOW *pan*


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THE KING OF SHADOW *pan*

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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Mer 27 Juil - 19:07


    Ses mains te brûlent le torse. Tu n'y croyais pas, tu n'osais plus bouger. Tu t'es mis à rougir, tu étais heureux. Malheureusement, ce sentiment de béatitude ne dura guère longtemps parce qu'elle t'est revenu à l'esprit, parce qu'à ce moment là tu regrettais de ne l'avoir jamais prise dans tes bras alors que lui, tu n'as eu presqu'aucune hésitation. Cet étranger. Tu te mords la langue. Du sang se répand dans ta cavité buccale, tu te sens un peu mieux. Tu fermes les yeux, tu sentais encore ses mains sur ton t-shirt. Preuve que tu étais là, que tu ne faisais pas partie du décor. Tu fronces des sourcils. Ça te répugne de penser que tu puisses encore pourvoir aimer quelqu'un, la vie ne te l'a pas encore assez bien appris ? Comment peux-tu encore croire au bonheur après son suicide ? Et pourtant. Et pourtant le sombre personnage que tu es se sent bien au contact de cet homme. Son odeur. On aurait dit une drogue, tu sens que tu ne peux plus t'en passer.

    T'aurais voulu que cela dure une éternité mais il en a décidé autrement. Tu ne savais pas ce que tu devais penser de son geste. Il n'a pas été vif dans sa gestuelle mais il t'a quand même repoussé. Était-se dû au fait que tu sois un homme, que vous ayez une différence d'âge assez conséquente ? Dans ce cas-là il n'aurait jamais accepté ton stupide jeu. Ou alors regrettait-il les conséquences de ses actes ? Quel homme irresponsable faisait-il dans ce cas. Tu ne savais pas. Tu ne sais jamais rien. Peut-être que tu refusais d'admettre que cela venait, tout simplement, de toi. Qui voudrait se faire enlacer par un imbécile froid comme toi ? Personne, évidemment. T'aurais quand bien voulu avoir une pensée plus optimiste mais visiblement, ce n'est pas ton fort.

    Lorsqu'il s'est dégagé, il pleurait. Bien que tu n'en ai vu qu'une larme fendant son visage en deux mais tu devinait aisément qu'il en versait beaucoup plus alors qu'il était de dos. Tu ne comprenais vraiment rien, vos rôles s'étaient inversés, ce n'était plus toi le gosse. Que faire ? Tu n'en avais pas la moindre idée. T'as été si niais pendant deux petites secondes que ça t'as suffit à te dégoûter de toi-même, comme d'habitude. S'il y avait eu une corde, un tabouret et un arbre … Tu te serais littéralement pendu sans autre forme de procès. Ça aurait tout aussi bien si tu avais eu le pouvoir de téléportation, tu serais immédiatement parti mais hélas non. Tu étais là, devant lui.

    Sa cigarette. Voilà donc d'où venait cette douce odeur de tabac froid mêlé à son gel douche. L'ambiance devenait de plus en plus tendue. Tu commençait à devenir nerveux. Tu fronces des sourcils. Tu n'aimes pas ça. Il se retourne et tu ne reconnais plus rien de lui. Lui qui rirait au éclats il y a un instant, lui qui faisait le fier il y a un moment, lui qui t'as donné rendez-vous ici. Tu ne sais pas comment réagir, ce n'est pas l'envie qui te manque mais tu ne peux pas, c'est comme ça. Comme lorsqu'elle est morte, tu n'as rien pus faire. C'est malin, c'est toi qui a envie de chialer à présent. Mais ça aussi, tu ne peux pas. Tu n'as pas pu pleurer à son enterrement. Tu n'es vraiment pas humain mon cher. Tu te contentes de le regarder sans beaucoup d'état d'âme. C'est même à se demander si tu possèdes un cœur, parfois. Même toi tu te le demandes.

    « C'est... c'est moi qui devrait m'excuser. Désolé de cette réaction... Ce n'est pas toi, ton étreinte était parfaite... Tout le problème vient de moi. Tu ferais mieux de rentrer, et de ne pas t'attarder ici avec moi. Tu n'y gagnerais rien. »

    Est-ce que, par hasard, il tenterait de te faire croire que tu n'y es pour rien ? Que tu n'es pas responsable de son état ? Il se fout de toi, ce n'est pas possible autrement. Mauvais, tu sens de la colère montée en toi. Mais contre qui était-elle dirigée ? Tu ne savais pas, tu sentais juste une irrésistible envie de te cogner la tête contre un mur pour évacuer cette subite amertume. Et le pire, c'est qu'une fois de plus, tu n'avais rien à répondre. En ouvrant la bouche ne servirait à déverser un flot d'inepties sans nom ou pire, tu finirais pas l'insulter ouvertement. Tout simplement parce que tu ne sais pas comment réagir alors tu te contentes de le fixer. Il avait un sourire, faible mais un sourire quand même. Comment peut-on passer du rire au larme ? Il est vraiment étrange.

    Il part. Te laissant en plan, comme ça. Ça, ça ne t'aide pas à évacuer ta haine. T'aurais presque envie de e rattraper pour le cogner. Allons bon, il te fait venir ici pour partir comme ça aussi pitoyablement ? Tu te dis que ce type n'en vaux pas la peine au final. Tant pis pour lui, tant pis pour toi. Peut-être que c'est toi qui fait fuir les autres alors il vaudrait mieux qu'il s'éloigne de toi s'il ne veut pas avoir d'ennui, comme avoir des envies de suicide. Ça doit venir de toi, tu dois les contaminer avec ta dépression quotidienne. Et voilà, tu finis toujours comme ça. Ça te fatigue mais tu n'y peut rien, il faut toujours que tu finisses par broyer du noir. Mais alors pourquoi est-ce que tu as envie de le rejoindre ? Pourquoi tu veux à nouveau le reprendre dans tes bras ? Pourquoi tu ne veux pas le laisser s'en aller comme ça ? Ah … C'est certainement qu'avant te partir il avait cette expression si jolie sur son visage. Seulement, tu n'osais pas bouger. Tu avais peur qu'il te rejette à nouveau. Alors pourquoi est-ce qu'il n'avance plus ? Il t'attend. Oui, ça ne peut être que ça.

    Tu hésites à lui lancer un cailloux pour voir s'il fait encore l'idiot mais tu te retiens. A quoi il joue à la fin ? Avoue que tu es, tout de même, heureux qu'il ai l'air de t'attendre. Même si ce n'est pas le cas, tu t'en fiches. Tu aimes penser que c'est ainsi. Tu le rejoins plus vite que tu ne l'eus crût. Tu ne te souviens même plus quand est-ce que tu t'es retrouvé tout proche de lui. Tu ne pensais plus à rien à part suivre ton instinct, la même impulsion que lorsque tu l'as enlacé. Tu te mets face à lui, le fusillant du regard.

    Tu remplaces sa cigarette par tes lèvres.

    Un baiser, c'était juste un baiser. Volé certes, mais un baiser quand même. Tu colles ton front au sien, les yeux fermé. Ta voix tremblait.

    « Vous ne pouvez pas partir comme ça, c'est trop injuste. »

    Tu lui prends la main, tu la serres doucement entre la tienne. Elle te semblait plus douce à présent. Non, tu ne regrettais pas ton geste. Bon sang, te voilà dans tous tes états, tu n'avais même plus la force de le prendre dans tes bras. Tu ne savais plus quoi faire, il était là. Tu venais de l'embrasser et maintenant ? Allait-il fuir pour de bon ? Si oui, tu n'auras pas le courage de la rattraper et pourtant tu te sens capable de l'enfermer dans une cage pour qu'il n'appartienne qu'à toi. C'est drôle, n'est-ce pas ? Dire que tu ne connais toujours pas son nom.

    « Je ne peux pas vous laissez partir. Pas comme ça. »

    Ton corps entier tremblait. Tu serrais sa main un peu plus. Alors que tu étais prêt à abandonner, tu pensais ne plus être capable de rien et pourtant tes actes faisaient tout le contraire. Tu as à présent un homme qui n'est plus responsable de ses actes, c'est pitoyable. Néanmoins tu ne regrettes rien. Tu n'oses pas le regarder de peur de voir son visage et d'y apercevoir du dégoût, du rejet, de l'indifférence, de la pitié. Tu voulais le croire différent des autres, il a réussi à briser un peu ta coquille. Tu soupires.

    « Ce n'est pas grave si vous ne voulez pas de moi. On vient juste de se rencontrer et je ne connais même pas votre nom. Je ne sais même pas si je veux le savoir. »

    Oui, c'est bien comme ça. De toute façon tu pourras bientôt quitter la ville. Avec un peu de chance, dans moins d'un an. Tu t'embrouilles, tu n'es plus sûr de rien. T'aurais bien voulu te mettre à genoux et le supplier pour qu'il reste, si seulement tu savais à quoi il pensait. Tu pourrais presque l'accuser de te mettre dans un état pareille. Alors qu'il avait réussi à te mettre en colère un court instant, tu l'as rattrapé. T'aurais voulu dire:

    «Et pourtant je vous aime. »

    Mais cette phrase est restée sur ta langue, ta bouche refusant de s'ouvrir pour la laisser s'envoler jusque dans l'oreille interne de cet homme à qui tu tiens la mains. Il y avait encore beaucoup de choses à dire mais tu n'y arrivais pas, de plus la plupart sont absurdes. Ah ce n'est pas bon. Tu vas craquer. Si seulement tu savais émettre des émotions, sur ce coup tu crois bien que tu arriverais à pleurer. Toi aussi t'aurais aimer fuir à présent mais tu ne peux pas, ton corps refuse de bouger, il aime trop le contact de ce blondinet pour qu'il puisse t'autoriser à partir. C'est toi qui t'enchaînes tout seul, tu fais un sacré masochiste. Ce n'est pas une situation qui te convient, tu hésites trop. Toute cette niaiserie, que tu n'as pas ressenti depuis longtemps, te donne envie de prendre un révolver, de le le charger, d'enlever de cran de sécurité, de diriger le canon contre ton cœur et de tirer. Non, pas dans la tête, tu risquerais de te louper. Et puis non, en mourant tu risquerais de retomber sur elle. Ce n'est peut-être pas une si mauvaise chose. La revoir n'est peut-être pas une si mauvaise chose. Tu irais peut-être mieux, son sourire te ferais peut-être oublier qu'elle s'est tuée sous tes yeux. Ah mais peut-être qu'elle ne veut plus te voir, tu ne ferais que l'attrister davantage. Alors que tu prends milles précautions à son égard, tu ne te gênes pas pour faire ton égoïste avec cet homme. Peut-être que tu le retient parce que tu n'as pas su la retenir ? Le fais que tu l'assimiles à cet homme te donne envie de vomir. Tu as peur de ressentir de l'amour à nouveau et pourtant on ne peut pas dire qu'il n'y a pas d'amour qui trône dans ton cœur pour lui.

    « Si vous voulez fuir, fuyez pour de bon.»

    C'était ton ultime effort. S'il partait, c'était la fin. Tu avais lâché sa main.


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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Ven 5 Aoû - 4:59




    ♪ « A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder les gens tant qu'y en a
    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
    En serrant dans ma main tes p'tits doigts » ♪


• Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •





Un seul mot me vient à l'esprit. L'espoir. Et oui, j’espérais tellement qu'il vienne me rejoindre, mais en même temps, j'espérais aussi qu'il s'en aille, qu'il parte en courant, me laissant là tout seul, que je puisse réfléchir à tout ce qui venait de se passer, et repartir chez moi, m'allonger, me reposer et oublier tout ça. Mais arriverais-je à oublier cette sensation que je venais de vivre ? Même si cela ne restait qu'une simple étreinte ? Je ne penses pas, j'avais envie de revivre ce moment. J'avais réfléchit à tout ça en l'espace de deux minutes, restant là debout comme un con, en plein milieu du parc, tout près de la fontaine qui venait de s'arrêter. C'est dommage, le petit clapotis de l'eau m'apaisaient vraiment, et là, le stress reprenait. Je fumais ma clope plus vite que d'habitude, les larmes s'estompaient peu à peu, j’essayais de me calmer un maximum, mais j'avais les jambes et les mains qui tremblotait et les joues ainsi que les yeux, complètement humide. Je me demandais à quoi il pouvait penser, mais je ne voulais absolument pas violer son esprit de nouveau, je ne suis pas comme ça. Le problème, c'est que je ne le voyais plus, était-il toujours derrière moi ? Ou était-il déjà partit ? Je n'en savais rien, mais je ne voulais pas me retourner de nouveau, sinon ça voudrait dire " Viens je t'attends". Mais je ne voulais pas lui montrer que je le désirais. Ce n'étais qu'un rendez vous entre élève et professeur, pour parler ou je ne sais quoi. Je ne pensais absolument pas que ça finirait comme ça, mais peut-être était-ce quelque chose que je désirais vraiment finalement. Même moi, je n'avais pas de réponse à toutes ces questions que moi, je me posais. Mais peut-être se posait-il les même questions, et alors là, tout irait bien. Mais nous ne pouvions aucunement savoir tout ça, et personne n'osait vraiment faire le premier pas. Quoi qu'il avait déjà bien entamé les festivités. Jamais je n'aurais osé faire ça, mais lui, il a du prendre son courage à deux mains, pour venir déjà, pour m'étreindre comme ça. Il devait être plus fort psychologiquement que moi, alors je me demandais aussi pourquoi ? Qu'est-ce qu'il avait vécu ? Je suis certains qu'il a un passé amoureux similaire au bien. Il a perdu un être cher qu'il aimait. Mais qui ? Et comment?

Perdu dans mes pensées, je ne l'avais pas senti venir, et ayant la tête baissé, je ne l'avais pas vu non plus. Je fus donc étonné quand je vus des pieds, juste en face des miens, alors je relevais la tête, les yeux gonflés à cause des larmes, mais à peu près cachée par mes lunettes. Il était là, planté en face de moi, il me fixait. Je ne sus même pas quoi dire, ni faire. J'étais tellement heureux qu'il soit revenu, qu'il n'ait pas fuit, et qu'il soit revenu me voir. Un léger sourire apparut sur mon visage que je ne pu dissimuler. Du moins, pas tout de suite. Mais l'avait-il vu ? Je n'en sais rien. Nous étions là, tout les deux, débout, ma cigarette à la bouche, la fumée s'élevant au dessus de nos têtes. Son regard en disait long. Il avait envie de me tuer. Parce que j'avais fui ? Parce que je n'avais pas osé répondre à son étreinte ? Il ne connaissait rien de moi, son regard, je lui foutrais bien où je penses. Il me jugeait ou quoi ? Pour qui il se prenait ?! Après la joie, la tristesse, là c'était la colère qui commençait à monter. Il ne savait pas pourquoi je fuyais tout ça, et il me regardait méchamment. J'avais envie de le gifler. Mais je me retint de faire ça, je ne suis nullement quelqu'un de violent ! Et cette colère fut vite estompée... Pourquoi ? Il s'était d'abord approché de moi, et avait levé la main vers mon visage. Ses doigts avaient saisi ma cigarette, puis, se mettant légèrement sur la pointe des pieds, il déposa ses lèvres sur les miennes...

Quelle sensation. C'est totalement indescriptible. Je ne contrôlais plus rien, je ne savais plus quoi faire, je me laissais totalement faire par ce jeune homme qui lui, osait. Il osait m’étreindre, il osait m'embrasser. Qu'oserait-il d'autre ? Encore une fois, la réponse vint sans que je pus dire quoi que ce soit. Il me prend la main, détachant ses lèvres des miennes. Il voulait que je restes. Il me disait que je n'avais pas le droit de partir. Et que lui, il ne pouvait pas me laisser partir. Qu'est-ce que cela signifiait alors ? Il voulait que je reste, parce qu'il le désirait vraiment. Je ne savais plus quoi penser. Je ressentais tout de même son stress. Il tremblait, sa main me broyait presque la mienne. Il continuait de parler. Je ne l'écoutais presque plus, trop abasourdi pour me concentrer sur ses paroles. Sauf pour sa dernière phrase. Je l'avais bien entendue. Elle résonnait dans ma tête. Il l'avait prononcé, ce mot. "Aimer". Avais-je bien entendu ? Avait-il bien prononcer «Et pourtant je vous aime. ». Que signifiait ce mot pour lui. Avait-il la même signification que moi ? Pourquoi ce baiser? Rah! Il fallait que j'arrête de me poser toutes ces questions. Ces mots, ce baiser, tout ce qui se passait me donnait un mal de crâne horrible, je ne contrôlais plus rien. Merde. Je ne contrôlais plus rien du tout, mon contrôle de mon dos foutant le camp, j'entendais ces pensées. Mais étrangement, j'entendais toutes les pensées de tout Nakunaru. Les émotions avait développé mon pouvoir puissance 10. Je ne comprenais du tout ce qui m'arrivait mais cette douleur était vraiment horrible. Mes jambes commençaient à flancher, ma tête allait exploser. Je ne pu rester sur mes jambes, et posait mes deux genoux à terre, au bord de l'évanouissement. J'étais là, à genoux devant lui, je voyais ses jambes. Je me tenais la tête, et me mis à fermer les yeux. Je me sentais totalement faible, mais il fallait que je reprennes le contrôle de moi même. Je me calmais deux minutes. Puis je lui agrippais le bras pour me relever, et retourna m'asseoir près de la fontaine, me passant un peu d'eau sur le visage. Je lui tournais de nouveau le dos, mais il fallait que je me reprennes. Il allait me prendre pour un faible, mais je m'en moquais. Il ne pouvait pas savoir ce qui ce passait dans ma tête, il ne le saura sûrement jamais, il ne saura peut-être rien de moi. Cependant, j'avais envie de lui expliquer. De lui dire pourquoi je réagissais comme ça. Le voilà qui me disait que si je voulais fuir, je pouvais. NON. Je n'avais plus envie de fuir !

Je pris donc l'initiative de me retourner de nouveau, de revenir vers lui pour lui prendre la main. Je le tirais un peu, pour lui indiquer de me suivre. Je me contentais juste de lui dire ça, à tout son monologue:

« Viens. Suis moi. »

Je connaissais un petit coin dans ce parc. Un petit étang, avec un banc sous un très beau saule pleureur. Nous y arrivâmes assez rapidement, et je l'invitais à s'asseoir sur ce banc. La vue était magnifique. Je savais aussi que ce saule recueillait des nids de luciole. Donc en plus de la douce lumière de la lune qui se reflétait dans cette petite étendue d'eau, les lucioles virevoltaient dans tous les sens, donnant un petit côté féerique à la chose. Je suis plutôt du genre romantique, mais d'habitude je prévois la chose. Là ce n'était que de la pur improvisation d'endroit, même si j'étais déjà venu dans ce coin. J'espère que ça lui plaira, que je pourrais me faire pardonner d'avoir fuis comme ça. Il fallait absolument que je lui dises. Pas que je ne passes pour une faible, qu'il comprenne tout. Je n'allais pas cependant tout lui dire. Il fallait que j'en dises un minimum pour qu'il comprenne, je n'allais pas lui dévoiler ma vie comme ça. Je me retournais donc légèrement pour être bien en face de lui, et planter mon regard dans la sien. Pour cela, j'enlevais mes lunettes, mes yeux étant redevenus légèrement normaux même si ça se voyait que j'avais pleuré.

« Encore une fois, je suis désolé. Désolé d'avoir fuis comme ça, de t'avoir tourné la dos, de ne pas avoir répondu à ton étreinte ou ton baiser. Il faut que tu comprennes que... Je n'ai pas un passé des plus glorieux en amour, c'est pour cela que je réagis comme ça. Et j'ai l'impression que... tu es comme moi. »

Voilà, j'en avais dis suffisamment. Je me sentais beaucoup plus serein, et étrangement, je ne pensais pas à Shizuka quand je lui avait dit tout ça. Non, je ne pensais qu'a lui, à son visage qui m'écoutais, qui me regardais. Instinctivement, ma main qui se tenait sur le bord du banc vint lui caresse sa joue, puis remonta tout doucement dans ses cheveux. Je crois bien que je l'aimais moi aussi. Ou du moins, il m'attirait. J'avais envie de lui. Je me penche donc vers lui, ma main toujours dans ses cheveux caressant l'arrière de son crâne, et je lui déposait un baiser sur ses douces lèvres. Ce n'était pas un baiser volé comme le sien. C'était un doux et tendre baiser. Mon autre main libre pris la sienne, et je me reculais un peu pour lui sourire, rougissant légèrement. Je sentais qu'il pouvait m'aider à tourner la page, j'avais besoin de lui, vraiment.

« Je ne fuirais plus, promis. Car.. Je crois que moi aussi, je t'aime. »

Je tournais la tête et m'adossa complètement contre le banc, contemplant la petite étendue dos, et je me mis à sourire, je souriais vraiment, c'était un sourire franc et heureux que je n'avais plus fait depuis des années. Mon bras passa derrière sa tête, et je me rapprochais de lui, le collant aussi contre moi. Nos deux deux têtes, ainsi que nos corps se touchaient. J'aimais tellement cette sensation. J'aurais pu dormir ici, avec lui, et y rester l'éternité.

« Au faite. Mon nom, c'est Yukio Tanaka. »




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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Ven 5 Aoû - 12:42


    Il tombe à tes genoux. Avait-il mal ? Il avait l'air de souffrir le martyr. Alors que tu t'apprêtais à l'encercler de te bras encore une fois, c'est lui qui t'agrippes le bras pour se relever. Tu n'as pas eu le temps de faire quoique ce soit, tu n'as rien pu faire. Tu n'avais qu'une envie: faire disparaître ton visage larmoyant. Tu trouvais que ça ne lui allait pas, bien que sincèrement ça ne va à personne. Il avait juste une tête où la tristesse ne lui allait pas, contrairement à toi. Si tu pouvais aspirer son malêtre. Oui c'est ce que tu as pensé en voyant le rouge qui envahit ses petites prunelles de ses yeux, tu n'as plus envie de le voir comme ça mais tu ne sais pas par quel moyen tu y arriverais. De toutes façons tu ne sais rien faire et ça t'énerves. Tu serres les poings. Tu faisais tout pour qu'il reste avec toi et lui fuyait. Il ne fuyait pas exactement mais tu l'interprétais tout comme, tu le regardes s'éloigner tristement pour se laver le visage. Tu le regardais avec un air désolé mais il ne voyait rien. Peut-être qu'il est allé effacé la trace de ton baiser. Tu ne sais et tu ne veux pas savoir. Tu veux arrêter de penser au pire, tu veux mettre un filtre de pensée positive dans ton petit cerveau mou mais ce n'est pas possible. Tu serres doucement ton bas meurtri jadis par la fille que tu aimais. Ta veste masquait ton affreux bandages, ce n'était pas plus mal. Tu devais avoir l'air bête, à fixer le sol. Tu souris tristement. Quelle situation inconfortable, tu ne savais pas où te mettre.


    « Viens. Suis moi. »

    Ses mots sont semblable à une boîte à musique cassée, la mélodie est affreuse mais elle s'enfonce dans ta boîte crânienne et tourne en rond. Ta main est chaude, elle est réchauffée par cet homme qui te cause tant de soucis dans ton pauvre petit cœur. Sa peau était définitivement douce mais sa poigne témoignait encore l'homme qu'il était. Tu te laisses faire, tu ne sais pas où il t'entraîne mais peut importe. Chez la police pour harcèlement sexuel ? Peut-être. Tu t'en fous, tu crois que tu es juste heureux qu'il te prenne la main. Ce lac, tu n'étais pas venu depuis longtemps. Ah oui, c'est sûrement parce qu'il ne t'apporte que des souvenirs tristes. Des souvenirs qui lui sont toujours liés, elle aimait tant venir ici. Tu pourrais partir en courant et lui dire qu'ici ce n'est pas possible mais tu ne peux pas faire une chose pareille parce que sa main tient encore la tienne. S'il voyait ta tête de chien battu, il rirait de toi … ou peut-être pas mais elle, oui sûrement. Tu ne veux pas qu'elle vienne envahir tes pensée, tu ne veux pas, tu n'as plus envie, tu n'en as plus la force. Il te montre un banc, tu t'assois à côté de lui. C'est presque comme si vous étiez revenu à la case départ, avec moins de distance entre vous et des lucioles en plus. Que peut-on leur trouver à ces bestioles ? Elles ne font que de la lumière mais pour quelqu'un d'aussi sombre que toi ne doit pas être en mesure de comprendre toute la douceur de l'ambiance qui vous enveloppe tous les deux. Le romantisme est un terrain inconnu pour toi, une chose que tu as lu dans les livres mais tu n'es pas en mesure d'appliquer dans la vie. Et puis l'appliquer avec qui ? Personne.

    Il te parle mais tu ne sais pas quoi répondre. Un passé peu glorieux en amour hein … C'est pire que peu glorieux. Il est quasi-inexistant. C'est ce que tes lèvres brûlent envie de dire et pourtant tu ne peux pas faire ça, non. Parce qu'elle a énormément compté et compte toujours pour toi, tu ne peux pas la balayer comme ça même pour deux ou trois paroles futiles contenu dans un discours d'un gamin de dix-sept ans comme toi Quand bien même vous vous regardiez dans les blancs des yeux tu ne veux pas lui répondre, tu as peur de dire quelque chose qu'il ne faut pas. Tu n'as pas non plus envie de lui mentir. Pourquoi faut-il que cet étrangers te torture mentalement à ce point ? Comment ton cœur peut battre comme un dingue dans ta poitrine en sa présence ? Pourquoi penses-tu l'aimer ? Tu n'as aucune réponses à donner. Ah, qu'est-ce que tu aimes qu'on te caresse les cheveux. Peut-être qu'en te forçant un peu tu pourrais arriver à ronronner. Il te fait perdre toute notion de logique. Il se rapproche de toi, tu as compris son intention et tu te laisses faire. Un tendre baiser, un vrai. Un de ceux que l'ont fait entre amoureux. Une onde de joie te parcours le corps. A cet instant tu te dis que tu peux crever heureux maintenant. Tu as une réponses à tes questions maintenant. Tu ne comprends pas ce qu'il t'arrive parce que tout est nouveau pour toi et cela t'effrayait, tout simplement. T'aurais voulu fondre tes lèvres aux siennes tant tu aimais la sensation, comme une drogue dure dont on devient indépendant après la première prise. Mais toutes choses ont une fin, il se recule un peu. Tu n'avais pas fait attention à la couleur de ses yeux jusqu'à maintenant. Tu serrais ses doigts dans les tiens, doucement.

    « Je ne fuirais plus, promis. Car.. Je crois que moi aussi, je t'aime. »

    Son sourire est tout simplement sublime. Tu rougis. Tu ne prends même pas la peine de tourner la tête pour te cacher. Tes joues sont rouges un peu comme les siennes. Vous êtes un peu comme deux gamins qui vivent leur premiers amours mais ce n'est pas le cas. Si seulement ta langue savait se délier, tu pourrais lui répondre. Vous faites juste un dialogue de sourd. Tant pis, tu es avec lui, c'est tout ce qui compte et il n'a pas l'air de désapprouver ton silence. Il passe son bras derrière ta tête, vous ressemblez à un vrai couple maintenant. Tu ne rougis plus, la honte et le dégoût n'ont plus leur place. Et pour une fois, tu te laisses aller sans déprimer ni rien.

    « Au faite. Mon nom, c'est Yukio Tanaka. »

    Yukio Tanaka … Il te balance son nom comme ça, sans crier gare. Quoiqu'à ce stade, prendre des gants ne sert plus à rien. Tu es encore plus heureux de connaître son identité, c'est presque rien mais maintenant tu peux lui donner un nom autre que « blondinet » ou « professeur ». Si tu avais été un peu plus attentif, tu aurais pus le savoir depuis le début mais si tu l'avais été, il ne serait jamais venu te voir. Sans doute. Tu n'avais jamais aimé le hasard et ce soir, tu ne le remercie plus que jamais. Alors que tu aurais pu rester dans ce doux cadre, il restait une interrogation qui te perturbait.

    « Vous pouvez lire mes pensées, n'est-ce pas ? Parce qu'après tout, quand est-ce que je vous ai dis que je vous aimais ? … Je ne l'ai que pensé. »

    Non tu ne plaisantais pas. Non tu ne te foutais pas de lui. La question était très importante. Alors qu'il n'y a même pas quelques heures tu le haïssais parce que tu pensais qu'il avait ce pouvoir identique à Sarah. Tu n'en avais plus rien à faire, tu ne veux plus le confondre avec elle mais pour cela il fallait qu'il le dise clairement. Tu avais besoin de savoir, pour pouvoir enfin l'oublier. Et parce que tu pensais ne plus jamais tomber amoureux qu'il t'intrigue de plus en plus, même si tu es en territoire inconnu tu étais certain d'une chose: tu ne le laisseras pas fuir, plus après ce qu'il vient de se passer. C'est comme s'il avait déclenché un volcan dans ton corps, un volcan qui était censé être éteint. Tu oses enfin prendre la paroles pour dire tout ça, c'est un peu pitoyable. Son corps collait au tiens te faisait vibrer de l'intérieur. Ce n'est pas bon, il te déstabilise beaucoup trop et pourtant c'est si bon de pouvoir décrocher de la réalité. Si tu le pouvais tu ferais en sorte qu'il fasse nuit pour toujours et qu'il n'existe plus que ce parc et que vous restiez cloué au banc à observer les lucioles. Le vent te caresse un peu les cheveux.

    « Je veux être franc, je ne sais pas trop ce qu'aimer veut dire. Mais si ça veut dire que je n'arrive pas à me faire à l'idée de quitter votre présence alors oui, je vous aime. »

    Même toi tu ne savais pas trop ce que tu voulais dire. Tu hésites mais tu continues de parler, comme un moulin à parole.

    « Je suis désolé si je suis maladroit, je n'ai pas l'habitude de tout ça … Les dialogues, les étreintes, les baisers. »

    C'est évident quand on y regarde de plus près, tu feins de parler avec tes camarades de classe mais tu te mets toujours à l'écart. Tu ne sais pas comment te comporter avec les autres, pas avec sincérité. Et avec Yukio tu as envie d'être comme les autres de ton âge. Tu n'es encore qu'un gamin, tu as le droit d'avoir encore le goût et la joie de vivre. Tu te lèves et tu te mets face à lui. Tu trembles à nouveaux.

    « Est-ce que je peux vous faire confiance ? »

    Parce que si c'est pour que te fasse abandonner à nouveaux, si c'est pour encore fonder des espoirs pour du vent, si c'est pour que tu hésites à rester en vie ou crever comme un chien … Ce n'est pas la peine. Tu n'oses même pas imaginer la tête que tu fais, une expression qui chancèle entre la colère et la tristesse. T'avais envie de crier au monde ton malêtre. T'aurais aimé contenir tes émotions mais tu n'as pas su y arriver. Alors que tu semblais être parfait tu viens tout briser. La honte revient, le dégoût aussi. Vivre comme un loup solitaire doit être pesant pour que tu finisses dans cet état. Parce que toi, tu as vraiment envie d'y croire, tu as vraiment envie d'y aller à fond, tu crois que tu peux arriver à l'oublier. Une grenouille brise le silence. Tu te rends compte que tu es ridicules à rester debout, tu reviens t'assoir.

    « Désolé. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive quand je suis avec vous. »

    Tu prends sa main et tu la portes à ton nez, il avait vraiment une bonne odeur. Tu y glissas un autre baiser. Un qui voulait dire adieu à ton passé. Non tu ne la remplaçais pas par Yukio, jamais. Elle restera toujours dans un coin de ta tête.

    « Je sais que c'est un peu égoïste de ma part mais j'aimerais vraiment sortir avec vous, de tout mon cœur. »



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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Jeu 1 Sep - 9:42




    ♪ « A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder les gens tant qu'y en a
    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
    En serrant dans ma main tes p'tits doigts » ♪


• Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •


Aussi bizarre que cela puisse paraître, je lui disais enfin mon nom. Donner son nom, n'est pas quelque chose de très dérangent en soi, mais le dire après avoir fait une sorte de pseudo déclaration d'amour, qui en est vraiment une finalement, c'est tout de même assez bizarre. D'autant plus que moi, je connaissais son nom, je connaissais des choses sur lui, pouvant pénétrer dans ses pensées, l'ayant dans ma classe, j'avais quelques informations aussi sur lui, mais rien de plus. Noroi Tetsuya. A quoi ça m'avançait de savoir son nom ? A rien, puisque je n'osait même pas l'appeler par son prénom... Je me contentais de simple pronom, pour ne pas avoir à l'appeler. Appeler quelqu'un par son nom, ou son prénom, c'est signe d'intimité. Que l'on se connait, et j'en passe. Et ça je ne voulais pas, pas encore pour le moment. Du moins c'est ce que je pensais. Car l'entendre parler, me regarder, être là assis à côté de lui, j'avais vraiment envie de lui. De l'embrasser, de le câliner, d'être tout le temps à ses côtés. L'amour, oui, je crois que l'ont peu définir tout ces mots, par l'amour. Mais je fut vite sortit de mes pensées quand il me fixa comme il sait si bien le faire, et ne dit rien sur mon nom ou tout ce que je viens de dire, mais me balance cette question direct, sans prendre de gants.

« Vous pouvez lire mes pensées, n'est-ce pas ? Parce qu'après tout, quand est-ce que je vous ai dis que je vous aimais ? … Je ne l'ai que pensé. »

Et là, je restais figé... Ce qu'il venait de dire me fit comprendre que tellement j'étais emballé par tout ce qui se passait, je n'avais même pas fait la différence entre ses pensées et ses paroles. C'est bien la première fois que cela 'arrivait. Cela voulait tout dire, c'était une sorte de signe du destin, ou quelque chose comme ça. Il était fait pour moi, c'est ce que cela voulait dire. Et oui, encore une fois, je m'emballe peut-être un peu vite, mais depuis elle, je n'avais jamais ressenti quelque chose du genre, peut-être que cela me permettrait de l'oublier, définitivement... Peut-être que cet amour que je ressens pour ce jeune Tetsuya sera plus fort que l'amour que je lui portait, à elle. Nous verrons par la suite. Toujours est-il qu'il fallait que je lui réponde, et qu'il était maintenant trop tard pour mentir. Il m'avait repéré. Cependant j'aimerais bien savoir son don à lui aussi. Ce sera une autre de mes questions que j'aurais à lui poser par la suite. Je lui souris donc, ne le lâchant pas du regard, et pris le temps de lui répondre, calmement.

« Quel boulet je fais. Moi qui voulait garder ça secret le plus longtemps possible, pour tout le monde dans cette académie, c'est loupé. A moins que bien sur, tu gardes ça pour toi ? Tu ferais ça pour moi ? Car oui, effectivement, je lis dans les pensées. Et je pensais sincèrement que ces paroles étaient sorties de ta bouche et non de ton esprit, c'est troublant je dois dire. »

Je venais de me rendre compte que je lui avais un peu parler comme un gamin sur le coup, mais bon, tant pis. C'est dit, c'est trop tard, il n'y ferait même pas attention, qui sait. Je restait cependant près de lui, me rapprochant encore un petit peu plus, et je lui pris la main, comme si de rien était, et je regardait le paysage, puis regardait les lucioles virevolter dans le ciel, avant de me reperdre de nouveau dans son regard. Quand la douche froid arriva, je le regardait encore. Bien évidemment, j'aurais du m'en douter. Il est jeune encore, le mort aimer n'a pas vraiment de signification pour lui. Je n'avais quasiment pas entendu la fin de la phrase, d'une oreille à vrai dire, que je m'étais mis à cogiter comme un malade. Pourquoi je me faisais autant de sang d'encre ? Il venait de dire qu'il ne voulait plus me quitter. Si l'amour c'était ça, alors oui il m'aimait. Cela veut tout dire. Et non, je suis encore là à me poser des questions. Quel con je fais. Il ne fallait pas que je gâche ce qui venait de se passer. Ah ca non. Je gâche suffisamment de chose comme ça, je ne vais pas en rajouter. Et le voilà qui parle, encore et encore, lui qui n'avait pas l'air de parler avant, il continuait de plus belle, se morfondant dans des excuses sans queue ni tête. Il était tellement mignon quand il s'excusait, alors qu'il se débrouillait vraiment très bien. Alors qu'il osait m’embrasser, m'étreindre, être proche de moi. Alors pour le remercier en quelque sorte je lui souris, et pour lui faire comprendre que j'étais bien à ses côtés, qu'il faisait ça très bien, je l'embrassa de nouveau, plus passionnément que les baisers précédents. C'était un baisé rempli de passion, d'amour, et d'envie. Mais le voilà qui se lève, et je vois, dans son regard, quelque chose de grave. J'observe tout de lui, ses mains et ses jambes reprennent leur petit tremblement du début de journée. Était-ce de ma faute ? J'avais peut-être dit quelque chose qu'il ne fallait pas dire. Le tour de la question fut vite cerné quand il me demanda si il pouvait me faire confiance. Je posais de nouveau mon regard sur lui, et bizarrement, je ne souriais plus... Et je répondis plus gravement que je ne le pensais, m'enfin.

« Bien sur que tu le peux. »

Ce n'était pas vraiment froid, mais c'était plutôt d'un ton assez calme, posé, et plutôt grave. Pourquoi, je ne sais pas, sûrement parce que lui, il avait l'air mal en me demandant ça. J'attendis sa réponse, l'observant encore et toujours, mais j'essayais de faire ça le plus subtilement possible, je comprendrais que ça puisse le gêner. Puis finalement, il vint se rasseoir à côté de moi. Encore plus bizarre que moi ce jeune garçon, mais je n'avais pas envie de lire dans ses pensées, non. J'attendrais maintenant. J'attendrais qu'il me dise ce qui ne vas pas, qu'il vienne me parler de lui même, que je puisses l'aide, et le réconforter du mieux que je peux. Il était tellement mignon que lui passait une main sur le visage, lui tournant la tête pour qu'il me regarde, et je lui souriais à nouveau. J'avais envie de le voir sourire moi aussi...

« Cesse de t'excuser constamment. Je crois que j'ai moi aussi, eu ma part niveau bizarrerie avec toi, tu ne penses pas ? On est toujours un peu bizarre dans les débuts.. »

Pendant que je lui parlais, il pris ma main, et se mit à la sentir.. Oui oui, il sentait mon odeur. Il avait l'air d'aimer. Je frémis d'un coup quand il m'embrassa la main, tout en fermant les yeux, mais ils ne restèrent pas fermés très longtemps. Ils s’écarquillèrent quasi naturellement quand il me dit cette dernière phrase, qui instaura un bon gros silence entre nous deux.

« Je sais que c'est un peu égoïste de ma part mais j'aimerais vraiment sortir avec vous, de tout mon cœur. »

Finalement, en y réfléchissant bien, je penses que cette phrase, je l'attendais du plus profond de mon coeur. Parce que moi je n'aurais jamais osé lui dire ce genre de de chose. Me l'avouer à moi même, et encore moins à lui. Mais encore une fois, il osait. Il n'avait pas peur, ou du moins il ne le montrait pas. Alors je me levais, lui pris la main et le força à me suivre, et nous partîmes en courant de ce parc, sans que je ne lui dises rien. En réalité, j'avais très froid, et j'avais envie de lui dire tout ça au chaud, assis sur mon canapé, avec un café et des chocolats. Mais je ne pu m'empêcher de m'arrêter un peu avant la sortie du parc, le prendre dans mes bras sans qu'il ne puisse plus rien dire.

« Je vais te dire une chose. Ce n'est pas égoïste, puisque moi aussi j'en ai envie. Et lorsqu'on est deux à vouloir quelque chose, il n'y a rien d'égoïste là dedans tu ne crois pas ? »

Lorsque je finis ma phrase, je lui soulevais le tête en soulevant son menton, et je l'embrassais de nouveau.

« Tu vas avoir une sensation de déjà vu, mais.. Viens. Suis moi.»

Et je l’amenai au chaud dans mon petit logement de professeur, qui est plus grand que celui des élèves, certes, mais ce n'est pas non plus le grand luxe. Je le fis rentrer, puis me dirigeais tout de suite vers le côté cuisine, pour aller faire couler un café, tout en lui disant de faire comme chez lui. Sauf que je ne sais pas si comme moi, chez lui, il y a des caleçons par terre, des pantalons sur les chaises et j'en passe... Lorsque je revins et que je vis ce bazar, je ne pu m'empêcher de rougir, mort de honte, et je repris tout mes caleçons, chemises, et pantalons dans les mains pour aller mettre tout ça dans la salle de bain. Bien sur, il fallait que ce maudit boxer traîne aussi, là où je lui dis de s'asseoir... Tout confus, je repartis vite dans la cuisine. Je pris le café, des chocolats et des gâteaux, et m'assis à côté de lui.

« Hum, je suis vraiment désolé pour ce désordre, j'ai un peu de mal à m'organiser avec les cours, plus ce logement... Tu veux un café j'espère ? Et prends des gâteaux hein.. Il faut manger.»

Et voilà, je commençais à dire des conneries. Vite, qu'il me fasse taire...




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Message Sujet: Re: • Quand le problème n'en est pas vraiment un... Il faut tout de même le résoudre •   Dim 4 Sep - 4:13


    « Quel boulet je fais. Moi qui voulait garder ça secret le plus longtemps possible, pour tout le monde dans cette académie, c'est loupé. A moins que bien sur, tu gardes ça pour toi ? Tu ferais ça pour moi ? Car oui, effectivement, je lis dans les pensées. Et je pensais sincèrement que ces paroles étaient sorties de ta bouche et non de ton esprit, c'est troublant je dois dire. »

    Surpris de se réponse ? Non pas tellement. Tu t'en doutais fortement après tout. Tu ne sais pas trop si tu dois en être heureux ou non. Tu ne réponds que par un léger mouvement de tête signifiant que tu ne dirais rien à personne à propos de son don. Tu étais confus mentalement, tu tentais de t'accrocher vainement à quelques repères mais c'était peine perdu. Tu sombres dans la naïveté, petit à petit. Ce n'est pas pour autant que tu déteste cette sensation, tu ne demande que de pouvoir te reposer sur lui, que tu puisses avoir confiance en lui. A cet homme qui répond au prénom de Yukio, à cet homme qui te tient la main. Tu as l'impression que tout t'échappe, que tout va trop vite et pourtant tout te convient.


    « Bien sur que tu le peux. »
    Avais-tu bien entendu ? Ces quelques mots qui ne faisaient que répondre à ta question te faisait battre le cœur un peu plus vite, un peu plus fort. Ça cognait tellement contre ta cage thoracique que cela ne t'étonnerait qu'à moitié que celle-ci cède te faisant ainsi faire une hémorragie interne. Il pose sa main sur ton visage, tu ne peux plus te passer de son contact. Son sourire te fait défaillir. Tellement perturbant que tu t'étais levé en t'excusant pour la énième fois. Son odeur avait quelque chose de spéciale.

    « Je sais que c'est un peu égoïste de ma part mais j'aimerais vraiment sortir avec vous, de tout mon cœur. »

    Un gros silence suivit cette phrase. C'est naturel mais tu avais quand même peur. Peur d'un refus. Tu voulais que tout soit clair dans cette situation, que tout soit comme tu le pensais, qu'il n'y ait aucun doute nul part. Puis sans vraiment t'en rendre compte tu te laisses entraîner, tu n'as même pas eu le temps de te demander où est-ce qu'il pouvait bien t'emmener comme cela que tu te trouvais déjà à la sortie du parc. Bien niché dans ses bras. Tu ne cherchais pas à comprendre, c'était bien aussi comme ça. Il t'embrasse sans vraiment répondre franchement à ta question, tu vas prendre ça comme un oui. Tu ne sais déjà plus le nombre de fois où vous vous êtes embrassés, ça n'a pas tellement d'importance non plus. Là non plus tu ne te demandes pas où est-ce qu'il veut t'emmener, du moment que c'est avec lui, ça te va.



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