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Nakunaru Academy

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 Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]

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Message Sujet: Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]   Ven 24 Juin - 13:46


Et je cours, je me raccroche à la vie ♪



T'as déjà vu des reportages animaliers où le guépard court après la gazelle ? Tu sais, elle a peu de chances de s'en sortir. Elle court, comme jamais elle ne l'avais fait auparavant. Et toi, t'es léthargique derrière ta télé, tu te contentes de regarder. Ou de zapper. Jamais t’imaginerais être la gazelle qui fuit, qui se crame les jambes juste pour pas claquer. Sauver sa vie. L'instinct. La peur. Le coeur qui bat. L'envie de se retourner toutes les secondes pour voir où en est ton agresseur. Celui qui veut ta peau. Celui qui te veux. Celui qui va mettre fin à tes jours. Et toi, tu cours autant que tu le peux. Parce qu'à n'importe quel moment, il peut t'avoir. T'as l'impression qu'il est juste derrière. Qu'à chaque seconde, tu va sentir sa main se refermer sur ton T-shirt et te tirer. Adieu. Tu vois la scène ? Peut-être que ça à l'air marrant de loin. Mais quand c'est toi qui cours comme un cabri, tu penses pas trop à te marrer. Tout ça pour dire qu'un taré me courait après. Quand je dis un taré, c'est en fait un grand mec baraqué, qui faisait des gestes dans tous les sens et qui gueulait comme un porc que t'égorges. Magnifique, n'est-ce pas ? Les mètres défilaient à une vitesse hallucinante sous mes pieds. Je faisais des grands pas, le plus rapidement possible. Bien-sûr, on était pas dans un film. Donc je ne me rétamais pas par terre en trébuchant sur un caillou invisible. Comme une bouffonne. Non. Je courais. Je sauvais ma peau. Je visais les rues. Plus que quelques secondes et j'y serais. Seconde. Seconde. Seconde. Seconde. Voilà. Quelques secondes passées. Je me plongeai dans un nouveau monde. Plus stressant. Plus gris. Plus sale. Plus malodorant. Ça puait la mort, en gros. La rue était petite, mais c'était pas une petite ruelle non plus. Deux ou trois personnes se promenaient tranquillement sur le trottoir. Ils avaient l'air normaux. Pénards. Ils vivaient dans leur petit monde tout beau et guilleret. Ce qu'ils ne savaient pas, c'était que le "guépard" et la gazelle étaient entrés, sans demander la permission, pour y foutre le bordel. Je galopais sur le bitume. Cours Forest, couuuuurs !C'était ce que me criait une petite voix dans ma tête. J'ai vu une rue qui donnait sur la gauche. J'étais sur le trottoir de droite. Kamikaze ? Pas tant que ça en fait. Il y avait des voitures, d'accord, mais elles allaient arriver d'ici une dizaines de secondes. En gros, j'avais le temps de traverser. Je n'ai pas hésité. Je me suis ruée dans la ruelle étroite. Je sentais que je commençais à fatiguer. Mes poumons me brûlaient et je sentais le sang battre à mes tempes. Eau. Boire. Stop. Arrêtes-toi et affronte ton destin. Oui, mais je veux pas crever. bah continue à courir alors. Plein d'idées contradictoires se bousculaient dans ma tête. Mais je continuais à courir. Au tournant, j'ai cru que j'allais renverser une petite vieille qui revenait des courses avec son panier à roulettes. Avec une esquive foudroyante, je 'lai évitée. Même moi j'y croyais pas. Mais je n'avais pas trop le temps de m'attarder sur mes exploits. J'ai foncé. Tout droit. Direction le bout de la rue. Quelques secondes ont suffi et j'ai pu entendre, derrière moi, les bruits de pas du gars. J'avais l'impression que le sol tremblait à chaque fois que ses pieds touchaient le sol. mais le pire, et j'en avais conscience, c'était qu'il avait gagné du terrain. Le bout de la rue, enfin. J'ai tourné à droite, histoire de me retrouver en parallèle avec la première rue que j'avais empruntée. celle par laquelle j'étais arrivée. Il y avait déjà plus de monde. Quand j'ai déboulé en courant, toute transpirante, certains visages ont pris une expression hautaine. Genre "La jeunesse, c'est plus ce que c'tait d'mon temps". J'étais vue comme une délinquante. Amen. J'ai bousculé quelqu'un au passage et me suis excusée. Wazza. Mon épaule. J'étais en train de souffrir. Alors, comme je n'ai honte de presque rien, je me suis mise à gueuler.

    Bougez !

Les gens s'écartaient sur mon passage. Je savais ce que j'avais besoin de trouver. Un restau', ou un endroit hyper fréquenté. Le gaillard n'oserait sûrement pas s'attaquer à moi en public. J'ai continué à courir, de moins en moins vite. Je ne savais pas du tout dans quelle rue j'étais. Alors j'ai encore pris une rue à gauche. Après le tournant, en face de moi, j'ai cru voir la Providence. Dieu m'envoyait un signe. Un magasin de vêtements s'offrait à mes yeux, pile en face de la rue que je venais de prendre. Pas mal de gens passaient mais personne ne marchait dans la rue dans laquelle je me trouvais. Alors que je croyais être sauvée, j'ai entendu un bruit de respiration fort juste derrière moi. Accompagné d'une sorte de roulement de tambour. Et là, avant que je n'aie réalisé que le mec m'avait carrément rattrapée, j'ai senti une poigne de fer me chopper l'épaule. Je suis nulle en endurance. Je peux être rapide, mais jamais sur une trop grande distance. Et là, je m'en voulais de ne pas avoir bossé mon endurance pendant toutes ces années. Ans que j'avais préférés voir s'écouler derrière mon ordi, ou avec mes amis. J'aurais du faire plein plein sport. Ça m'aurait sauvé la vie. J'allais mourir. Heureuse d'avoir vécu.




Dernière édition par Miko T. CHASE le Mer 27 Juil - 3:21, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]   Dim 26 Juin - 11:16


Vous savez, il y a des moments comme ça ou nous avons qu'une seule option, ou un seul choix s'offre à nous. Ici, par exemple, Hikaru se sentait obligé de courir pour échapper à la boule de nerf qui le suivait. Il ne tournait pas la tête, la gardait bien droite pendant qu'il avançait. Si il la tournait et qu'il voyait qu'il avait gagné du terrain, il s’inquiéterait pour rien et adopterait une attitude et des pensées plutôt négative. Son principal problème ? Il n'est quand même pas un sprinteur né, il ne court pas vraiment très vite, même sur une courte distance. Par contre, ce qu'il a à revendre, c'est du souffle et de l'endurance. Il aurait encore pu courir à cette vitesse de façon constante pendant une bonne heure encore s'il l'avait souhaité. Seulement, la foule commençait à être plus compacte, les gens étaient plus présents. En même temps, il est arrivé jusqu'aux rues de la ville sans s'en rendre vraiment compte. Avec un peu de logique, on devine aisément qu'il n'était plus à ses trousses. Avec sa carrure plutôt frêle, lui n'avait pas de mal à courir au milieu des gens. Mais le gros lourd finirait immanquablement à pousser les gens, renverser les passants, écraser les chiens domestiques. S'il n'entend aucune plainte ou personne tomber, c'est qu'il est déjà bien loin de lui. Il marcha à un rythme normal. Sa respiration était normale et régulière, il n'était pas vraiment fatigué. Maintenant, il n'avait plus grand chose à faire. Sa guitare commençait tout de même à peser sur son dos. Pas qu'elle soit extrêmement lourde, mais à force, et avec sa course, elle lui rappelait sa présence. Il marchait, pour ne pas dire déambulait, dans les rues. Il rentrait dans certaines boutiques, regardait ce qui pouvait être intéressant. Et généralement, il n'y avait rien. En même temps, le shopping, c'est pas ici.

C'est pendant qu'il vagabondait qu'il sentit de l'agitation dans l'air. Sur le qui vive, il était prêt à repartir. Mais cela faisait pas mal de temps que c'était calme. Il aurait sans doutes préféré lâcher l'affaire. Alors, pourquoi ? Après tout, il ne préférait pas savoir. Il tenta de se faire le plus discret possible, se fondre dans la foule. Opération néanmoins plutôt réussie, si il ne s'était pas fait pousser violemment à deux reprises. La première fois, par une personne qu'il n'a pas identifié, une petite bousculade. Par contre, la deuxième personne, c'était le gros lourd en personne. Il semblait totalement exténué, le pauvre. Mais quand même pas inoffensif ou non dangereux. Au loin, une voix, une voix de fille ou de femme. Bref, une voix féminine, ou une voix d'homme qui en impose pas beaucoup.


Bougez !

Il cru vaguement reconnaître cette voix. Vu qu'il en imite beaucoup et qu'il à un énorme répertoire, il peut assez facilement savoir quelle voix est à qui. Cependant, il n'avait pas beaucoup de temps pour y penser maintenant. Tiraillé par se curiosité maladive, il se mit à courir pour pouvoir les suivre, pas trop vite pour ne pas se faire repérer quand même. Il se demandait bien qui ce gros pouvait poursuivre. Sans doutes quelqu'un comme lui, qui aurait brisé une sorte d'éthique vestimentaire. C'est, selon lui, une énorme bourde que de juger les gens de cette manière. Cela pourrait presque être criminel. Mais bon, il ne peut pas vraiment refaire le monde. Si il pouvait...Na, il préfère pas y penser, ce serait trop le bordel s'il était à la tête d'un quelconque pays. C'est à ce moment que l'inconnue tourna dans un magasin de fringues, et évidemment, elle était poursuivie. Il ralentit quand il passa devant, et regarda par la vitrine tout en continuant de marcher, d'avancer. Il reconnut cette fois facilement la fille qu'il avait laissée il y a déjà quelques minutes. Pourquoi il lui en voulait ? Il avait peut-être remarqué qu'ils avaient parlé ensemble dans cette cours ? Il s'approchait lentement d'elle, il semblait lui en vouloir. Il la regardait, et il eut l'impression qu'elle le vit passer, limite qu'elle l'avait regardé dans les yeux. Et lui passait devant la boutique. Il l'avait maintenant dépassée quand il s'arrêta au milieu de la rue. A vrai dire, il ne savait pas quoi faire. Devant un gars comme ça, il ne se sent pas vraiment à l'aise. Mais il ne pouvait pas la laisser seule, si ? Après tout, c'est peut-être de sa faute si elle est dans cette situation. Il n'était pas lâche. Seulement, fallait pas pousser quoi. Planté en plein milieu, il se faisait bousculer. Il restait impassible, mais à l'intérieur, il bouillait. Il fallut qu'il y réfléchisse à plusieurs fois et, colérique comme il est, qu'il se morde fortement l'intérieur de la joue (jusqu'au sang, pour vous dire) avant de finalement tourner les talons et rentrer dans le magasin. Il avait un goût de métal dans la bouche. Du sang ? Bizarrement, pour lui, le sang a toujours eut un goût étrangement métallique. Il ne savait pas vraiment pourquoi, et en même temps, il ne veut pas trop savoir. Devant lui, le gros de tout à l'heure, menaçant devant la fille, et justement, cette dernière, de dos à cet instant. Elle devait se sentir mal, l’atmosphère était assez oppressante, surtout avec la pluie dehors, et les gens qui,voyant la scène, se contentait quand même de passer. En parlant de pluie, cela rappelle à Hikaru qu'il est trempé jusqu'à l'os. Il se mit derrière le gars, à une distance quand même raisonnable. C'est à ce moment qu'il remarqua qu'il saignait toujours de l'intérieur de la joue. Il ne voyait pas son visage, mais espérait que ça ne se voyait pas de l'extérieur.

" Eh, dis donc. Ça te dirait pas de lâcher cette pauvre fille qui t'as sans doutes rien fait, et de te mesurer à quelqu'un qui serait un peu plus à ta mesure ? A moins que tu n'en ai pas assez, et que tu préfère t'en prendre à des filles. Qui pourrait t'en blâmer ? "

Il ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il se tourne aussi vite et le regarde de façon dédaigneuse. Ahah, paradoxal, il pensait l'aider, mais il finirait peut-être tous les deux à l'hosto. Le gars fonçait bêtement sur lui, limite s'il lui avait sauté dessus. Il l'esquiva bien facilement, trop à son goût. Il se retrouva ainsi à côté de la fille.

" Aller, vas y, barre toi, dépêche ! "

Il attendait que la fille se barre, ou qu'au moins, elle se mette à l'abri. Il se rapprocha du gars, et se tenait juste devant lui. Sans hésiter, le gars le poussa violemment. Il essayait surtout de temporiser le temps qu'elle parte, qu'elle se sauve. Sans vouloir faire le macho, il a plus de chance de s'en tirer qu'elle. Et c'est la qu'il y eut un bordel. Le gars semblait super excité, vraiment énervé. Il est quand même rare de croiser des personnes comme ça. Généralement, ils ne poussent pas plus loin, se contentent d'un « j'te retrouverais » et se barrent. Lui semblait vouloir en découdre jusqu'au bout. Pourquoi ? Car Hikaru est habillé en noir et à un bracelet de force ? C'est plutôt ridicule. Bref, cela étant, ils commençaient à s'échanger quelques petits coups, pas encore de trucs de batards. Surtout que lui se protégeait très bien, les réflexes de la boxe revenaient assez vite. Il espérait juste qu'un moment, quelqu'un vienne l'aider, bien que ça l'étonnerait, mais il veut juste que Miko se soit au moins mise à l'abri. Croyez pas que c'est parce qu'il l'apprécie. Non, il ferait ça pour n'importe qui, même s'il a longuement hésité quand même. La routine s'installait, il foutait des coups, il s'en recevait quelques uns, cependant les siens avaient sans doutes plus d'impact que ceux d'Hikaru. La, ça commençait presque à sentir le sapin...Il allait pas tenir longtemps, si il continue comme ça. Il ne tient pas à l'étaler. Sans se vanter, il en serait capable. Mais il est plutôt non violent, il n'aime pas trop frapper sans raison valable. Il se prenait quand même plus de coups, parés certes, qu'il en infligeaient. On va se marrer.

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Message Sujet: Re: Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]   Lun 27 Juin - 1:28


J'ai entendu une voix. Je m'attendais à ce qu'elle soit agressive et pleine de haine. Je m'attendais au pire. Je croyais même qu'au final, il se contenterait de me frapper, de me réduire à néant et de m'abandonner là, seule, sous les yeux des passants moqueurs. J’ai pensé à la dernière chose que j’aurais voulu faire dans ce monde. Et franchement, je ne trouvais rien. Ou plutôt, j’aurais aimé faire des tonnes et des tonnes de choses. Mais ce qui allait le plus me manquer serait sûrement l’été. Sa chaleur. Son soleil. Ses vacances. Il paraît que quand on meurt, on voit sa vie défiler devant ses yeux. Je n'y crois pas. Je n'y ai jamais cru. C'est pour ça que je n'ai rien vu, au moment où le son de la voix s'est glissé dans mes oreilles. En parlant de cette voix, je la connaissais. Et elle est parvenue à s'élever au dessus du vacarme de la rue. La pluie. Les gens. Les voitures. Les vibrations sont quand même arrivées jusqu'à mes oreilles. En même temps, IL n'étais pas très loin. Je parle de celui qui m'a sans doute sauvé la vie. D'un certain côté, je le remerciai d'être venu. D'être là. Mais j'aurais aussi voulu qu'il se trouve de l'autre côté du Monde. Si j'avais balancé une pierre sur le gros, c'était pour que LUI puisse se barrer. Pas pour qu'il revienne se faire massacrer la tronche. Je dis ça, mais je ne connaissais pas les aptitudes physiques de "mon sauveur". Si ça se trouve, il éclaterait le porc en moins de deux. Il le saignerait jusqu'à ce que mort s'en suive. J'étais déjà dans mes divagations, puisque j'avais entendu les paroles prononcées par Hikaru :

    Eh, dis donc. Ça te dirait pas de lâcher cette pauvre fille qui t'as sans doutes rien fait, et de te mesurer à quelqu'un qui serait un peu plus à ta mesure ? A moins que tu n'en ai pas assez, et que tu préfère t'en prendre à des filles. Qui pourrait t'en blâmer ?

Héroïque. J'ai osé me retourner. La main du mec costaud était encore sur mon épaule, mais il ne me regardait pas. Il était tourné vers Hikaru. En à peine une fraction de seconde, l'emprise qu'il avait sur moi s'est envolée, et je l'ai vu sauter sur le jeune homme. J'ai prié. Mon coeur s'est mis à battre. Fort. Plus fort. Plus vite. Mais Hika' l'esquiva. Rapide. Il se retrouva à côté de moi et me hurla presque dessus :

    Aller, vas y, barre toi, dépêche !

J'ai eu quelques secondes de je ne sais trop quoi, à rester plantée là. Sans bouger. Sans rien dire. Et je crois même que je ne respirais plus. Alors je me suis retournée, et j'ai couru. Droit dans la foule. J'ai couru. J'ai fui. Mes jambes me portaient toute seules. Mon corps et mon cerveau me disaient de fuir. Mais malgré tout, je ne savais pas si c'était mon coeur ou bien autre chose, mais quelque chose me disait de ne pas le laisser seul. Là bas. C'était moi qui avait cherché. C'était lui qui allait payer. Et Jamais dans ma vie, même étant petite, je n'ai permis que mes amis ne se ramassent la merde que j'ai laissée derrière moi. Jamais. Mais la peur me broyait. Elle m'oppressait. Je continuais à courir. Toute mon âme était restée aux côtés d'Hika. Il fallait que je retourne la récupérer. Mais plus rien n'allait comme je le voulais. Je croyais avoir tout réglé. Je croyais que tout allait se passer comme Moi je le voulais. Je ne savais pas à quel point je m'étais trompée. Je me suis arrêtée et agenouillée dans la rue. En fait, je crois plutôt que je suis tombée. Là, les larmes se sont mises à couler. De colère. De haine. J'en étais consciente, mais je ne pouvais rien faire. Mes pulsions commençaient. Mélangées à la pluie, les gouttes avaient un goût âcre, amer et doucement salé. Mon ventre me faisait mal. Tu sais, comme quand t'es dans un manège qui descend hyper vite vers le bas. Qui tombe. T'as l'impression que des milliards de papillons s'éclatent à faire le Grand Huit dans ton bid'. Adrénaline ? J'en sais rien. Ce dont j'étais sure, c'était que quoi qu'il arrive, j'allais me reprendre en main. Grâce à cette haine accumulée en moi qui éclatait de temps en temps. Cette colère qui me permettait de survivre. J'ai serré les poings. J'ai serré les dents. A m'en faire mal. Je ne souhaitais qu'une seule chose : la mort de l'individu. Pas même sa souffrance. Juste sa mort. Je n'étais plus moi-même. Ou bien, au contraire, je me révélais au grand jour. Question de point de vue. Je me suis relevée. J'ai fait demi-tour. Je ne regardais même plus les gens. J'étais dans un monde à part. Je savais exactement où il fallait que j'aille. J'avais l'impression qu'un passage se faisait devant moi. Et j'ai à nouveau couru. Droit vers la baston.
Quand je suis arrivée près du lieu où les gars s'échangeaient les coups, je me suis mise à marcher. Fondue dans la foule. Devenue invisible. Je me suis préparée. Toute cette énergie négative s'est accumulée dans mes jambes. J'étais à gauche du lardon, donc à droite d'Hika'. Je n'ai même pas réfléchi. Je n'étais plus en état de réfléchir, tant les mauvais sentiments m'aveuglaient. J'ai chargé le mec. J'y ai mis tout ce que j'avais. Toute mon âme. Toute ma rancoeur. Jamais je n'avais fait ça à quelqu'un. Pas même au rugby. Le choc m'a stoppée nette dans mon élan. J'ai senti que j'avais réussi à faire bouger le gars. Mais ce n'était pas suffisant. Je n'avais pas assez attendu. Il aurait fallu que la haine me submerge totalement. J'ai eu mal à l'épaule. Et honnêtement, je pensais que lui aussi avait mal. J'ai atterri sur le bitume sans le faire mal. Je savais exactement ce que j'avais à faire. Je me suis roulée à terre, de façon à me retrouver sur le ventre, pour ensuite me relever et à nouveau disparaître dans la foule. Je n'ai pas vraiment cherché à voir comment allait Hika'. J'étais concentrée sur ma cible et je voulais juste lui arracher les membres, un par un. J'ai tourné autour d'eux, toujours cachée par les autres. Le gars se méfiait, même s'il était toujours concentré sur le héros du jour. J'ai attendu d'être derrière le vieux pour lui donner un chassé dans l'arrière du genou. De façon à le faire tomber. Et hop, j'ai encore disparu. C'était la première fois que je me battais comme ça. Jamais je ne m'étais crue capable de me monter contre quelqu'un de cette taille. J'avais peur. Si Hikaru coulait, je coulerais avec lui. Quoi qu'il puisse en dire.


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Message Sujet: Re: Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]   Lun 27 Juin - 12:17


Bon, déjà, il était assez content d'une chose : elle l'avait écouté et était partie. Au départ, il avouera avoir hésité, se demandait si elle avait un quelconque orgueil, une minuscule fierté qui l'aurait faite rester, l'aider. En même temps, il ne l'aurait pas aidée si il soupçonnait qu'elle resterais déjà pour se faire casser en deux. Rien ne dit non plus que ce sera pas lui à sa place, car la, lui qui comptait sur son endurance, le vieux n'en démordait pas et continuait à le rouer. Ça commençait presque à devenir délicat, et pensait maintenant à se tirer lui aussi. Quel est l’intérêt de rester, à part si une part de nous même est masochiste ? Aucun intérêt, vraiment. Il commença alors l'opération « Tu m'as pas vu, j'ai jamais été la, je me barre discrétos ». A vrai dire, ça semblait marcher, il réussissait à traîner son opposant vers l'entrée contre son gré. Hikaru faisait maintenant dos à l'entrée, elle était juste à sa portée. Mais à chaque fois qu'il faisait mine de reculer ou de se barrer, il était ramené à la réalité en se faisant tirer ou en se prenant un coup. Il était bloqué, et bien sur, pour bien continuer le stéréotype du gars qui, pour une raison inconnue, tient tant à te frapper et faire preuve de violence, il n'est arrêté par personne. A dire vrai, tout le monde détourne le regard. A sa surprise, une personne l'a interpellé pour lui demander d'arrêter. Après s'être faite royalement ignorée, cette personne haussa les épaules et continua à marcher, sans rien dire de plus, sans rien faire, les bras ballants et la tête baissée. Il n'en attendait pas plus, après tout, il s'était mit seul dans cette merde. Et il commençait à montrer de sérieux signes de fatigue. Et il avait toujours ce goût métallique dans la bouche, ce qui était plus handicapant qu'autre chose.

Et la...Surprise, gag, échec total. Cette...Abrutie ? Ouais, disons ça, ne mâchons pas nos mots. Bref, Miko était revenue. La, il aurait presque envie de dire « PAUSE ! » au gars, se tourner vers elle, la frapper, l'engueuler. Il est venu l'aider à se barrer, elle se barre...Mais revient ? Et en plus, elle fonçait sur lui, utilisait la foule à son avantage. La, il était resté bouche bée, pour un peu il en serait tombé sur le cul. Mais cela n'empêche que du coup, il l'avait lâché pendant quelques temps. Un peu vexé, il resta un peu sur le côté pour se reposer. Il regarda un peu le spectacle, et les passants ne comprenant rien. C'est presque triste. Cependant, il réagit quand le gros commençait à s'intéresser de très près à Miko, à la suivre. La, il avança vers lui, et d'un coup, se mit entre elle et le gars, histoire de se pendre le coup à sa place. Ouais, il voulait juste se mettre entre eux, mais il avait donné un coup avant, un coup qu'il croyait dans le vent mais qui était dirigé vers Miko. Même en le parant avec ses deux bras, il recula légèrement, et il crut même se donner un coup en lui même, car il fut surpris par la puissance du coup et se prit ses bras dans la gueule. Au moins, il se l'était bouffé à sa place.

La, il commençait tout de même à en avoir marre. Il ne savait pas ce que faisait Miko, mais à ce moment précis, il en avait rien à foutre. Il retourna devant le mec, et lui mit un coup, pas très fort, juste pour montrer qu'il était encore la. Il se contenta d'encaisser pendant quelques minutes, comme un homme on va dire, puisqu'il ne se protégeait pas, ou qu'à moitié, et il se prenait donc pas mal de coups. Ça fait mal, très mal. Mais il le met en confiance avant d'y aller. La, il était plus déterminé qu'il y a quelques minutes. Alors qu'il lui porta un coup qui aurait pu le sonner, il le bloqua plus ou moins bien du bras gauche, et tapa l'autre gars en plein dans le sternum. Il sait qu'en frappant a cet endroit, vers le plexus solaire, la respiration devenait très difficile pour la personne. Cela représentait quand même un certain danger, car frapper si fort ici sur une personne ayant déjà des problèmes de respiration, ça peut être dangereux. Heureusement, il ne semblait pas en avoir, il se contenta de faire quelques pas en arrière. Il en profita pour le frapper. Assez lâche, mais pas trop de choix. Il n'avait pas vu Miko depuis quelques temps, elle s'était peut être barrée. Néanmoins, il avait essayé de se relever, même à court de souffle. Il était maintenant à genoux. A vrai dire, c'était impressionnant. Lui avait mal partout et semblait plus fatigué que tout à l'heure, sans être complètement hors service. Alors que ce gars se relevait, il n'y était pourtant pas allé de main morte. Mais on voyait qu'il luttai, galérait. C'est la que Hikaru fit un geste assez pragmatique. Il posa son pied droit son l'épaule droite du gars, et poussa d'un coup, le forçant à se retrouver allongé sur le sol. Il lui ferait presque pitié et il oublierait presque ce qu'il vient de lui faire. Il se mit debout, devant lui, sans aucune hésitations.


" Casse toi...Barre toi, vite. Ou je te finis. A toi de voir. "

Cela pourrait être assez drôle, car il vient lui même de l'empêcher de se barrer en le faisant s'allonger. La, sous la colère, il pourrait se ruer sur lui pour arranger sa gueule à coup de poing, et tel un artiste, remodeler son nez, son menton, bref, son visage en entier sous ses coups. Cependant, il garda son sang froid, et c'est la qu'une main se posa sur son épaule. Il l'ignora. Au moins, il y avait une justice. Les passants avaient rien fait pour lui, ils feraient rien pour ce gars en retour. C'est déjà ça, bien qu'il y trouve un certain problème dans le comportement de ces gens. Il avait fixé le gars. Hikaru avait une respiration bruyante, mais toujours aussi régulière. Après avoir lancé un regard plein de dédain à sa victime, maintenant allongée sur le sol, il partit s'asseoir sur un petit banc dans la boutique. Après, il y avait plusieurs options. Soit le gars se relevait et l'attaquait, ce qui serait une grosse erreur. Soit il se barre, et mieux vaut pour lui qu'il ne recroise pas sa route. La tête baissée, il regardait le sol après s'être un peu intéressé aux gens aux alentours. Tout reprit son cours normal. Plus personne ne le regardait, il vit de nouveaux visages, des personnes n'ayant pas vu la scène de leurs yeux. Les clients revenaient même dans la boutique, ne prêtant pas attention au pauvre homme suffocant par terre. Le genre humain est vraiment pourri...

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Message Sujet: Re: Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]   Ven 1 Juil - 11:01


♫ Je me saoule avec le bruit des corps qui m'entourent ♪
Les humains se déplaçaient. Pathétiques êtres vivants. Petites marionnettes de chair et d'os. Ils bougeaient, grouillaient comme des insectes. Je hais les insectes. Je hais la race humaine. Mais je suis née, alors autant en profiter. Je me cachais. J'étais invisible. J'étais intouchable. Protégée par l'ignorance des autres. Mon ombre se confondait avec celle des autres. Si je n'avais pas existé, le monde n'aurait pas été différent. Les mouvements de la foule ressemblaient plus aux remous d'une vague qui vient lécher la plage pour repartir d'où elle vient qu'à autre chose. Tout le monde baissait la tête. Personne ne regardait le combat. Moi, j’apercevais par très brefs flashs ce qui se passait grâce aux espaces laissés entre les personnes. Ils marchaient comme des militaires, concentrés sur leurs pas, plongés dans leurs pensées sans dire un mot. Des automates. Des robots. On aurait pu croire qu'on les avait vidés de toute autre envie que de marcher. Lavage de cerveau. La pluie tombait encore. Elle les humidifiait. Mais ils ne semblaient même pas touchés. Personne ne tombait, personne ne glissait. Ils suivaient tous leur trajet, sans jamais s'écarter de leur piste imaginaire. Ils modifiaient leur trajectoire si un obstacle, autrement dit : une personne trop lente à leur goût, les empêchait de continuer comme ils le faisaient. Je me sentais étrangère parmi ces gens. Ils ignoraient la baston. Ils me mettaient dans une rage folle. J'avais envie de tous les frapper, l'un après l'autre, éternellement. Leur cramer les cheveux. Leur crever les yeux. Afin qu'ils ne puissent vraiment plus voir. Au lieu d'éviter. Puis, j'ai eu un flash. Le gars était à genoux et commençait à se relever. Hikaru semblait être assez mal. Il devait un peu galérer. J'ai eu envie de tuer quelqu'un. Je n'avais rien pu faire. Je n'avais fait que fuir. J'étais une pauvre enfant apeurée et lâche. Et je n'oublierais pas ce geste avant longtemps. Égoïste. Stupide. Lâche. Peureuse. Je n'aurais pas pu me regarder à nouveau dans une glace après ça. Hika' leva sa jambe, posa son pied sur l'épaule du gars et l'écrasa au sol. Vue brouillée. Quelqu'un est passé et j'ai perdu le fil des évènements. Le vieux était à terre. Je ne risquais sûrement rien. Alors je me suis approchée. J'ai vu que le jeune homme parlait au porc, mais je n'ai pas compris ce qu'il disait. Un gars dans la boutique a mis une main sur l'épaule d'Hikaru, qui n'y a même pas fait attention. Il s'est levé, après avoir jeté un regard totalement dédaigneux à sa victime et est allé s'asseoir. La rage bouillonnait encore en moi. Au début, j'ai voulu suivre Hikaru pour savoir s'il allait bien. Mais la haine a pris le dessus. Je me suis approchée du gars allongé au sol et je lui ai craché dessus. Un gros glaire bien dégueulasse. Oui, je suis dégueulasse. Et alors ? J'en ai profité pour lui mettre un coup de pied dans les côtes et le regarder en riant. Je sais. Pas de quoi être fière. Mais je ne contrôle pas ça. Ces pulsions qui font de moi un être pourri. J'ai regardé moi aussi, une dernière fois, le perdant du jour. Puis je me suis retournée et j'ai marché droit sur Hika'. Une fois plantée bien devant lui, j'ai commencé à hausser le ton :

    Pourquoi t'es venu, hein ? J'me démerdais très bien toute seule !

Je savais que j'avais tort. Je savais que j'étais malhonnête. Mais cette fois, c'étaient mon égo surdimensionné et ma fierté qui parlaient. Franchement, entre me faire exploser la gueule et faire exploser la gueule de quelqu'un par ma faute, j'aurais préféré jouer les victimes. Je ne lui pas laissé le temps de répondre, puis j'ai enchaîné, avec une vois bien plus douce cette fois :

    Je veux dire, merci. Et pardon. Si tu savais comme je m'en veux. Tu t'es pris les coups à ma place, et ça, je pourrais jamais me l'pardonner.

Je me suis accroupie devant Hika' en mettant ma main sur son épaule. Je l'ai fixé en face, droit dans les yeux, la voix tremblante :

    Ça va au moins ?

J'avais fait une erreur. J'avais commis une faute. Et j'étais prête à tout pour effacer ça. Même si je savais que ça ne partirait jamais totalement. Ça resterait toujours au fond de moi, et je savais déjà qu'à chaque fois que je reverrais le jeune homme, cette dette que j'avais envers lui remonterait. Oui, c'était une dette. Une dette que je considérais énorme, qui semblait très grave à mes yeux et que, pourtant, je tenais absolument à payer. La colère s’en est allée aussi vite qu’elle était arrivée. En un claquement de doigts. En une fraction de seconde. J’avais chié grave sur ce coup-là. Mais la seule chose qui m’importait à ce moment là était de savoir comment celui qui m’avait presque sauvé la vie allait. Je lui devais bien ça.


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Message Sujet: Re: Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]   Mar 26 Juil - 8:46


De toutes façons, tout était fini. Il n'y avait plus grand chose à faire, vraiment. La tempête était passée, suivie d'un calme plat, ou seul le brouhaha des gens passant dans la rue et le bruit de leurs chaussures sur la route restaient. Rien de plus à faire, sa seule possibilité était maintenant de se barrer, partir au plus vite, avant que l'autre gros molosse se relève et recommence à remplir sa sale besogne, à savoir pourrir la vie des braves gens honnêtes. Il se ferait presque rire de se classer dans cette catégorie. Après tout, il avait cherché la merde, il ne peut nier. Et cette expérience ne va même pas le changer, ce n'est pas vraiment la première fois après tout. Depuis tout petit il est comme ça. Bref, ne replongeons pas dans le passé, ce n'est pas la meilleure des choses à faire pour l'instant. Comme il avait dit, tout était déjà finit, mort et enterré. Il se demanda donc pourquoi Miko avait continué sa provocation, sa guerre personnelle, en frappant un gars déjà à terre. A vrai dire, selon lui, elle n'avait pas vraiment participé à sa mise à mort. Si elle voulait maintenant faire la fière, tant mieux. La, il était un peu sur les nerfs quand même. Il aime pas se battre, d'habitude, mais à circonstances exceptionnelles, actions exceptionnelles. Pour un peut, il en oublierait la présence la jeune fille, jusqu'à ce qu'elle se plante devant lui. Elle le prenait presque de haut, il n'appréciait qu'à moitié cette attitude. Surtout que les mots qui sortirent de sa bouche ne firent que confirmer son hypothèse.

Pourquoi t'es venu, hein ? J'me démerdais très bien toute seule !

A ce moment, il aurait tellement voulut rétorquer, lui en foutre plein les dents, et comme on dit, lui dire ses quatre vérités et lui écraser la face dans le caniveau. Que croyait-elle ? Qu'il est venu pour ses beaux yeux ? Non, petite, ceci était une raison personnelle. S'il ne l'avait pas aidée, il se serait sentit coupable, serait rongé par le remord, ne cesserait d'y penser. Sa sécurité, il s'en foutait pas mal. Certes, s'il l'avait sauvée à la même occasion, il aurait fait d'une pierre deux coups, ce qui n'aurait pas été si mal selon lui. Seulement, elle ou une autre, voir même un autre, un inconnu, une anonyme, la donne aurait été la même. Même sa voix, son ton...Cela avait été insupportable à ses oreilles. C'est lorsqu'il allait répondre qu'elle continua, le coupant alors qu'il n'avait même pas encore ouvert la bouche. C'est fort, très fort.

Je veux dire, merci. Et pardon. Si tu savais comme je m'en veux. Tu t'es pris les coups à ma place, et ça, je pourrais jamais me l'pardonner.

Sa voix ? Elle s'était déjà faites plus douce, plus compréhensive. Il se mettait à douter sur la jeune fille, toujours plantée comme un piquet. Il se demandait quelle intonation, quelle phrase reflétait sa vraie personnalité. L'agressive, qui se demandait bien ce qu'il pouvait bien faire ici. Ou l'autre, celle qu'il vient d'entendre, sans conteste plus douce et plus sympathique à entendre. Peut-être même les deux, une personne lunatique ? Ou même impulsive, sanguine. Une personne qui aurait peut-être même du mal à contrôler ce qu'elle peut bien dire ou penser. Trop difficile à cerner pour lui, surtout dans ces conditions.

'' C'est pas un problème. J'ai déjà pris bien d'autres coups pour quelqu'un d'autre. Et ils ont tous finit par se le pardonner, justement. ''

Après tout, c'était assez normal pour lui, je veux dire, ce comportement devrait être tout à fait habituel. Les gens ne devraient pas en être abasourdis ou désolé quand il se font sauver, que ce soit d'une manière -ici, en se faisant casser les dents à la place d'une autre personne – ou d'une autre. Il ne devrait pas y avoir une quelconque histoire de dette, de remerciement, d'admiration. Quand il redressa la tête, il la vit accroupie, juste devant lui, le fixant dans le blanc des yeux. A vrai dire, il trouvait ça presque plus respectueux que quand elle était debout, mais pas moins gênant. Il n'est pas forcément dans un super état, que ce soit physique ou moral. Ce n'est jamais vraiment agréable de sentir les yeux d'une personne vous regarder d'une façon si appuyée que vous avez l'impression qu'elle peut voir votre âme ainsi que tous vos petits secrets les plus sombres. Et si c'était ça, son pouvoir ? Non, quand même pas. Il n'existe rien de tel, n'est-ce pas ? Vaut mieux chasser toutes ces idées de son esprit.

Ça va au moins ?

''Euh...Ouais, bien sur, ça va...J'ai, euh, connu pire. ''

A vrai dire, sa question et son ton, une voix calme, tremblante et presque pleine de regrets l'avaient un peu...Je ne trouve pas les mots...Troublé ? Un truc du genre. Elle ne ressemble pas à la fille qu'il a croisé tout à l'heure, dans la cour. Mais ce qui l'avait le plus gène et limite énervé, c'est sa main sur son épaule. Hikaru n'est pas quelqu'un de très tactile, alors sentir cette présence physique sur son épaule lui chauffait le bout des oreilles, si vous voyez ce que je veux dire. Gardant son sang froid, il attrapa l'avant bras de la jeune fille et le décala, histoire que sa main ne fasse plus pression sur son épaule. Il se détendit un peu, la regarda à son tour, d'un regard totalement neutre, dénué d'émotion, mais on ne peut quand même pas dire qu'il était glacial. Sa voix, quant à elle, était toute aussi neutre que ses yeux.

'' Ne crois même pas avoir une quelconque dette envers moi, infime soit-elle. Tu ne me dois rien. Après tout, cela est plus ou moins de ma faute à la base. On oublie. ''

Juste car il trouve que ce ne serait pas poli de se barrer comme ça en laissant la demoiselle seule avec une armoire à moitié dans les vapes, il restait assis devant elle. Seulement, ils savaient tous les deux qu'il ne fallait pas traîner. Après tout, il était juste sonné et avait quelques difficultés respiratoires. Si il se lève et qu'ils sont encore la...Oh, puis merde. Il ne partit pas, mais montrait tout de même son envie de bouger en gigotant un peu, comme si ses nerfs reliaient l'information « bouge ton cul » jusqu'au cerveau, mais que son corps ne voulait pas bouger.

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Message Sujet: Re: Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]   Mar 26 Juil - 10:04


    C'est pas un problème. J'ai déjà pris bien d'autres coups pour quelqu'un d'autre. Et ils ont tous finit par se le pardonner, justement.

Ces mots me firent mal. Mal à entendre. Mal à comprendre. Mal à accepter. Alors comme ça, Hikaru avait déjà aidé plusieurs personnes. Il avait déjà subi. Il n'étais peut-être pas celui qu'il voulait faire croire. Le mec distant. Le gars neutre. J'étais persuadée qu'il avalait quelque chose. Qu'il avait des principes aussi. Que c'était pas qu'un simple type qui aime sa battre, jouer les victimes ou les agresseurs, ça dépend. Ce jeune homme était étranger. Complètement. D'ailleurs, je n'arrivais pas du tout à le cerner.Et ça me faisait bizarre. Je ne savais pas du tout comment m'y prendre pour qu'il se sente à l'aise. Et son malaise me mettait moi aussi mal à l'aise. Cette situation me stressait. Mais je m'inquiétais pour le jeune homme. Je m'en voulais d'être partie. Mais putin, pourquoi j'avais fait ça ?! Jamais je n'aurais dû. J'allais culpabiliser avec mon action débile pendant longtemps. Je ne connaissais pas les personnes qui avaient fini par "se le pardonner", mais je m'étais promise de toujours rendre mes dettes. Toujours. Et d'ailleurs, j'en devais toujours une à un ami de la primaire, parce que j'avais sans faire exprès déchiré son cartable. Quand il était rentré chez lui, le soir, c'était lui qui s'était fait déchirer. Hm. Il fallait que je remédie à ça. Je me concentrai sur le gars qui étais assis devant moi. Quand je lui ai demandé si ça allait, si m'a simplement répondu qu'il avait connu pire. Un gars des rues ? Possible. Mais c'est pas forcément parce qu'on a des emmerdes et qu'on a déjà participé à des bastons violentes qu'on vient forcément de la rue. Idée effacée. En tout cas, c'était un mec courageux. Rien ni personne ne pouvait dire le contraire. Sa main vint s'accrocher à mon avant bras, histoire de le décaler un peu, pour qu'au final, aucun contact physique ne s'établisse entre nous deux. Je reculai ma main, pour la cacher sûrement dans ma poche. Je ne savais pas où je l'avais mise, je m'en foutais. Mais l'important était de ne plus la voir. Je l'avais mis encore plus mal à l'aise. Son regard vint se planter dans le mien. Inexpressif, neutre. Sa voix, accompagnant à merveille les yeux, me lança un :

    Ne crois même pas avoir une quelconque dette envers moi, infime soit-elle. Tu ne me dois rien. Après tout, cela est plus ou moins de ma faute à la base. On oublie.

Là, je ne savais plus du tout comment gérer la situation. Je me suis reculée, de quelques centimètres en arrière, puis j'ai détourné mon regard et baissé la tête. Mes cheveux me sont tombés sur le visage. J'ai rougi. De honte. Je ne voulais pas qu'il voie ça. L'état pitoyable dans lequel j'étais. Ce petit quelque chose qui me rongeait de l'intérieur et me faisait me sentir un monstre. Je me suis levée, mes genoux ont craqué. Je me suis dirigée vers la sortie du magasin. Sans le regarder, je me suis adressée à lui.

    Ok, ça roule.

En réalité, je n'avais nullement l'intention de renoncer à rembourser ma dette. Selon ses principes, je ne lui devais rien. Mais selon les miens, ce qu'il avait fait méritait quelque chose d'important en retour. J'avais honte d'agir comme ça. De prononcer ces paroles. D'ailleurs, je m'en suis mordue la lèvre. J'avais l'impression de renoncer à ce en quoi j'avais cru pendant longtemps. J'ai inspiré un grand coup, je me suis retournée pour regarder Hikaru et j'ai pris une voix qui se voulait plate, sans tremblements, sans cassures.

    Tu viens ? On ferait mieux de s'barrer vite fait avant que l'autre se réveille.

J'ai attendu quelques secondes. Je voulais dire à Hiraku des milliards de choses. Des choses qui l'auraient sans doute réjoui, qu'il aurait été content d'apprendre. Que j'allais disparaître par exemple. Que je ne chercherais jamais à reprendre contact avec lui, pour m'assurer de ne pas vouloir lui rendre la pareille. Jamais. J'avais l'impression que le jeune homme ne me portait pas dans son coeur. Et je comprenais tout à fait ça. On ne se connaissait pas. On s'étaient presque "engueulés". Ce que moi j'aimais, lui le détestait. Je ne savais pas ce qu'il pensait, ce qu'il éprouvais. C'était frustrant. Mais de toute façon, après aujourd'hui, nous n'allions plus jamais nous croiser. Malheureusement.


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Message Sujet: Re: Fais la gazelle, fais la gazelle. [Terminé]   Mar 26 Juil - 13:24


Beaucoup de détails permettent aux personnes les plus observatrices de voir tout ce que son interlocuteur voudrait vous cacher.

Le visage, surtout son expression, peut révéler de nombreuses choses sur une personne. Ici, les mimiques faciales de Miko la trahissais grandement. Cependant, elle semble changer à chaque fois de faciès, comme si a chaque fois qu'elle change d'expression, un masque tombe pour en laisser paraître un autre. Tout comme le fait qu'elle ait, en plus qu'il l'ait repoussée, caché sa main dans une poche de sa veste ou de son pantalon, un truc du genre. Ça signifie un malaise, un regret, sans doutes celui de son geste. Elle n'a pas à regretter quoi que ce soit. Après tout, elle ne pouvait savoir, pour un peu il en viendrait même à SE considérer comme fautif, alors qu'après tout, il n'en est rien. Mais qu'on le touche comme ça, il ne supporte pas trop. Enfin, c'est surtout qu'il vient de rencontrer cette fille il a à peine douze heures. Même pas une demie journée, cela reste honorable tout de même, car se retrouver dans la même galère ensemble et réussir à s'en sortir, cela intervient d'habitude bien longtemps après la rencontre entre deux personnes. Mais ce n'est pas assez pour apprendre à connaître, communiquer. Pas à son goût.

Après le visage, le gestuelle de chaque personne indique ses intentions, ses sentiments, et pour les plus observateurs, leurs états d'âmes. Ici, le fait qu'elle se soit reculée aussi vite, le regard posé ailleurs que sur lui et les cheveux barrant son visage indiquait une certaine honte, voir même un dégoût de soi même. A moins que ce soit...De la pitié ? Il n'était pas encore assez bon pour voir tout ça. Ce n'était qu'un amateur, bien qu'il ne s’entraîne pas vraiment. Il compare juste la réaction de la personne en face de lui à une autre personne qui a pu avoir cette dites réaction. Cela peut-être compliqué à comprendre, les mots se bousculent un peu dans son esprit. C'est la qu'elle se leva et se barra. Partie ? Non, elle avait juste rejoins l'entrée du magasin. Il imaginait bien qu'elle ne partirait pas sans lui dire au revoir, quand même, cela ne semblait pas être dans son style. Cependant, ce qu'elle lui dit le dérouta, une phrase toute conne, juste trois petits mots...


Ok, ça roule.

Le dernier élément qui peut permettre de comprendre une personne, élément important puisque c'est celui qui permet de communiquer. La parole, les mots, l'intonation qui en sort, le sens caché de certaines phrases, un intonation douteuse ou trop poussée qui pourrait montrer une certaine exagération. Ici, sa voix se voulait neutre, c'est justement la voix qu'il utilise le plus. La voix passe partout disons, qu'on utilise quand on manque d’intérêt pour la personne en face de nous ou on cache autre chose, le vrai sentiment, le véritable état qui brûle au fond de nous et qu'on essaie de faire taire. Certaines personnes y arrivent avec plus ou moins d'aisance, et Hika pensait que lui y arrivait très bien. Elle aussi, mais il perçu quelques pointes d'embarras, de gêne, comme tout à l'heure en fait. Il n'en était rien, sans doutes, mais c'est tout de même ce qu'il percevait. En tout les cas, il sentait qu'elle n'était pas trop d'accord avec ce qu'elle venait de lui dire. Elle doit avoir un orgueil ou une certaine fierté qui fait qu'il pensent qu'ils risquent de se revoir bientôt. Bientôt ? Oui, car la, il comptait partir et se reposer. Il faillit oublier une chose capitale, sa guitare, qui a sans doutes glissé de son dos pendant qu'il se faisait, hum...Ouais, disons tabasser, il balaya la pièce d'un regard avant de la voir aux côtés du gars, qui commençait à reprendre ses esprits. Il la ramassa sans même prendre la peine de lui jeter un regard. Après tout. Il la remit bien sur son épaule, leva la tête et regarda en direction de l'entrée. La jeune femme y était toujours plantée, semblant presque attendre quelque chose. Il soupira et avança un peu, quand elle se retourna vers lui. A visage presque totalement découvert, il remarqua que tout ce qu'il venait de notre plus tôt pouvait se révéler faux. Elle avait presque l'air plus normal, moins honteuse, moins gênée...



Tu fais chier, Miko.


Tu viens ? On ferait mieux de s'barrer vite fait avant que l'autre se réveille.

'' Je suis on ne peut plus d'accord. ''

Il se rapprocha de la sortie et s'arrêta à côté d'elle. Sans même la regarder, il se mit à lui parler, avec une voix un peu plus normale, un peu plus enjouée, et sans même imiter quiconque, se permettant même de lui faire deux ou trois petites frappes sur les omoplates, et tout en faisant ces actions, il commença à partir.

'' Bon, je vais te laisser vaquer à tes occupations. Je ne vais pas te gêner plus longtemps. Sans rancune, hein ? Aller, à bientôt j'espère ! ''

Il sortit du magasin. Elle aurait pu le rattraper si la foule n'était pas aussi compacte, car en une demie seconde, il se retrouva noyé dans la masse, comme emporté par les flots.
Oh, et pourquoi à bientôt? Car elle à l'air d'être une fille pleine de surprise, une des personnes avec qui Hikaru pourrait trainer sans avoir honte ou certains remords.





[Court et mal écrit, Gomen !]

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